00:00 RTL, bonsoir !
00:02 Say it ain't so, Joe Vince, say it ain't so
00:07 RTL, bonsoir, on s'occupe de vous jusqu'à 20h avec la fine équipe en studio
00:11 Marion, Cyprien, Sir Alex, Bise Oreig
00:14 Et en studio également maintenant notre spécialiste musique, Stephen Bellery, bonsoir Stephen !
00:18 Bonsoir à tous !
00:20 Et nous sommes tous ravis d'accueillir le plus Frenchie peut-être des chanteurs britanniques
00:24 notre grand invité de la deuxième heure, bonsoir Mered !
00:27 Bonsoir monsieur !
00:28 Merci d'être avec nous, alors vous allez jouer pour les auditeurs de RTL dans quelques minutes en live
00:32 avant vos "Three Nights in Paris"
00:34 excusez mon accent
00:35 Non c'est bien !
00:36 Ce week-end qu'on se sert au Trianon, la semaine prochaine le 19 au Bataclan
00:39 Vous retrouvez la scène un an presque jour pour jour après un grave accident de la route
00:44 près de chez vous, près de Pau, votre voiture avait percuté un poids lourd
00:48 "Il est temps de rappeler que je suis encore vivant" c'est ce que vous dites
00:51 Oui absolument, mais je dis ça seulement parce que
00:56 j'étais dans l'ambulance, j'allais vers l'hôpital
01:02 et déjà ils m'ont montré ce que les journalistes ont pris comme photo de ma voiture et tout ça
01:08 déjà j'ai pas vraiment réagi dans quel état était la voiture
01:14 et de là ça partait très très vite, c'est parti en Angleterre
01:19 et en Angleterre les journales ont saisi ce moment
01:24 pour décrire toute ma vie
01:27 et ça veut dire, c'est la seule fois qu'ils ont jamais fait ça
01:32 pour la première fois, on racontait tous les petits programmes de télé
01:37 les petites séries de télé
01:39 et en effet je me suis dit "mais merde c'est le télé"
01:43 comment dire en français ?
01:44 "une necrologie"
01:47 c'est une vraie necrologie
01:49 le problème avec ça, c'est que quand ils le racontent
01:52 ils peuvent pas dire "ah non il est pas mort"
01:55 alors je suis toujours mort !
01:59 vous n'avez aucun souvenir de l'accident encore aujourd'hui ?
02:03 aucun, même aujourd'hui
02:05 et personne ne me le croit
02:08 et la seule chose que j'ai commencé à comprendre
02:14 c'était qu'en effet c'était une journée où ça faisait 38 ou 40
02:21 et j'ai mangé dans un resto où c'était le seul sans paraboles
02:26 et j'ai pas eu un chapeau
02:28 et après une heure et demie j'ai rentré dans ma voiture
02:30 il y avait le clim à fond
02:32 et que possible, on m'a dit que c'est possible de froidir la cervelle
02:37 ou je sais pas, mais enfin quand même
02:39 j'ai pas une image de ce qui s'est passé
02:42 et vous en êtes sorti avec une vertèbre fracturée
02:44 franchement c'est tout, c'est miraculeux
02:46 vous allez retrouver la scène, tant mieux
02:48 est-ce que vous savourez la vie autrement aujourd'hui, après cet accident ?
02:52 est-ce qu'on se dit c'est du bonus maintenant ?
02:54 non !
02:55 (rires)
02:57 en vérité non !
02:59 c'est pas qu'on se dit "merde, ça c'était très près"
03:03 non !
03:05 je vais vers cette demi-fin
03:10 beaucoup plus aujourd'hui qu'avant
03:15 c'est vrai que maintenant je me sens beaucoup plus mortel
03:19 vous remontez sur scène, on est ravi évidemment
03:21 de pouvoir jouer vos plus grands succès devant votre public
03:24 "Said and So" évidemment, "One Night in Bangkok"
03:27 des succès incroyables en France
03:29 mais nous les français, on n'a pas toujours compris le sens véritable de vos chansons
03:33 on parle pas bien anglais nous
03:35 c'est pour ça que dans les concerts j'essaie d'expliquer un peu les chansons
03:40 ou après ou avant
03:43 mais le problème avec ça c'est que dès qu'on commence à traduire
03:47 on commence avec une chanson qui s'appelle "Boy on the Bridge"
03:50 dès que je dis "c'est garçon sur le pont"
03:52 on est foutus !
03:54 on est foutus parce que c'est tellement cucul
03:57 et c'est ça que j'ai appris
04:00 "Said and So" c'est une chanson sur Joe Jackson, star du Belle Espouse des années 20
04:04 non, pas du tout
04:05 on a cru après, on m'a dit "il faut jamais dire non"
04:08 oui, vous pouvez dire non parce que c'est mou
04:11 mais Joe Jackson, il n'a pas dénoncé la corruption dans son écrivain
04:14 dans l'histoire il n'a pas ré, mais c'est plutôt un rédacteur en chef à Washington
04:21 qui expliquait à un anglais, un présentateur anglais
04:25 pourquoi ? parce que le présentateur lui demandait "comment ça se fait ?"
04:29 avec toutes les preuves qu'on a sur Nixon
04:31 et qu'il a menti
04:33 il parlait du Watergate
04:35 il y a une analogie quelque part entre la corruption dans le baseball des années 20
04:38 et la corruption pendant le Watergate
04:40 oui, exactement
04:42 et ce que le rédacteur en chef a dit c'est que
04:45 il a utilisé comme métaphore, comme image
04:49 l'histoire de Joe Jackson qui a fait tomber son équipe
04:52 pour de l'argent
04:53 et qui avait des enfants qui tournaient autour de l'arène
04:56 pour des mois après
04:58 en disant "dis nous que c'est pas vrai Joe"
05:01 vous écrivez une chanson sur la corruption
05:03 et nous les français, comme on ne comprend pas bien l'anglais
05:05 on est persuadés que c'est un super slow
05:07 une chanson d'amour quoi
05:09 et vous dites que des enfants étaient conçus sur cette chanson
05:12 alors il faut être juste, il faut accepter la vérité
05:15 après 40, 50 ans
05:17 et il faut se dire
05:19 si je ne les ai pas fait comprendre
05:22 la corruption mondiale
05:24 bon parce que Trump, on est vraiment
05:27 beaucoup plus proche de cette chanson que d'autres
05:30 oui c'est toujours d'actualité pour vous
05:32 mais j'ai contribué à la productivité française
05:35 à la natalité oui
05:37 et l'autre jour, pour la première fois
05:40 j'ai rencontré un enfant qui était né grâce à cette chanson
05:43 c'est dingue !
05:44 et c'était beau comme moment
05:46 j'avais vraiment les frissons
05:48 donc vive la corruption quoi !
05:49 oui absolument !
05:51 vous la jouerez pour nous tout à l'heure
05:53 cette chanson dans ce studio
05:55 vous êtes venu avec votre guitare
05:57 mais à chaque fois que vous la jouez sur scène
05:58 vous le remarquez ?
05:59 la magie tout de suite elle opère ?
06:01 peut-être
06:03 c'est plutôt le fait que
06:05 j'ai écrit dans la rage
06:07 et le fait que ça devient de plus en plus vrai
06:10 comme contexte
06:12 ça me donne encore de la rage
06:15 et le fait que les français n'ont pas compris un mot
06:18 ça me donne suffisamment de rage
06:20 pour le faire encore une fois
06:22 parce qu'ils n'ont pas compris
06:24 j'ai même trouvé une métaphore pour leur expliquer
06:28 ils sont contents avec ça
06:30 c'est que j'ai la jambe gauche en Angleterre
06:32 la jambe droite en France
06:33 on se met les couilles dans la manche
06:35 en effet ça explique tout
06:39 c'est ça que je voulais dire
06:42 quand on commence à essayer de
06:44 trop prochement de traduire
06:46 le français en anglais
06:48 et l'anglais en français
06:50 c'est très difficile
06:52 et on perd quelque chose des deux cultures
06:55 Murad vous restez avec nous
06:56 on va évidemment aborder dans un instant
06:58 cette histoire d'amour
07:00 un pied en France et je vous laisserai la suite
07:02 et un pied en Angleterre
07:04 qui dure maintenant depuis des décennies
07:05 vous restez avec nous
07:06 vous êtes le grand invité de la deuxième heure dans RTL Bonsoir
07:08 RTL Bonsoir
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