00:00 7h45, alors entre la polémique la semaine dernière sur le port de la baïa à l'école désormais interdite, les déclarations d'Emmanuel Macron qui se dit
00:07 favorable à une expérimentation sur le retour de l'uniforme à l'école,
00:10 en tout cas d'une tenue unique,
00:13 on parle beaucoup de vêtements en ce moment en cette rentrée Guillaume Rouland et on en parle ce matin avec
00:17 Jacqui Bowen qui est le président de la FCPE dans les Roses.
00:20 - Ça parle beaucoup chiffon,
00:20 effectivement, et peut-être que ça masque le reste que des problèmes. Bonjour Jacqui Bowen.
00:25 - Oui, ça basque un petit peu tous les problèmes effectivement de l'éducation nationale.
00:30 On met l'accent sur de l'accessoire et
00:34 l'essentiel est là. D'ailleurs je salue vos auditeurs et puis je salue aussi tous les élèves que j'ai vu ce matin se diriger vers les
00:39 écoles et je ne pensais pour ceux qui attendent toujours qu'on leur indique dans quelle été de l'élisement vous pourrez suivre les cours.
00:43 - Alors on va prendre le temps de parler de ça aussi mais malgré tout ce matin,
00:46 merci d'avoir répondu à notre invitation, on évoque aussi ça avec nos auditeurs,
00:51 effectivement l'idée d'une tenue unique à l'école défendue par Emmanuel Macron lors d'une interview accordée à un youtuber il y a deux jours et qui
00:59 envisage de mettre en place une expérimentation. Alors bonnes ou mauvaises idées selon vous ?
01:03 - Alors déjà c'est un euphémisme effectivement par rapport à l'uniforme, on voit qu'il y a déjà une modulation.
01:08 La véritable question c'est à quel problème ça répond ?
01:12 Donc quels sont les objectifs derrière cela ?
01:15 - Oui, et vous avez un doute là-dessus parce que parmi
01:18 les arguments de ceux qui sont en faveur de cette tenue unique, il y a
01:22 en règle pour le coup le problème effectivement des
01:25 tenues à caractère religieux et on favorise la mixité sociale en évitant évidemment
01:32 l'exhibition des marques et choses comme ça.
01:34 - Oui, c'est certainement une simplification, une facilité, puisqu'il y a certainement d'autres moyens pour le faire.
01:40 La réduction des inégalités par exemple sociales ça se joue pas seulement sur les vêtements, ça se joue surtout sur le lieu où est-ce qu'on est.
01:47 L'égalité, il faut l'étendre un petit peu plus parce qu'effectivement dans l'établissement il y aura une égalité de forme, mais après ça
01:53 où est l'égalité entre des établissements
01:56 de centre-ville qui ont des options, des particularités
01:59 et des de péri-urbaines qui ont beaucoup moins de possibilités d'enseignement ?
02:03 Donc si on parle de véritable égalité, il faut aussi parler de ça.
02:06 Il faut parler des absenteeismes de professeurs, ou des quartiers où il y a beaucoup d'absenteeismes
02:10 puisque le ministre lui-même reconnaît que ça fait 12 millions d'heures perdues, il parlait de 15,
02:16 il faut ramener ça en fait sur pratiquement sur une scolarité, ça présente presque une année.
02:20 Ça veut dire qu'il y a des élèves qui vont par exemple au bac, au bout de 15 ans de scolarité,
02:24 c'est comme s'ils étaient en fin de première.
02:26 - Il y a des manières plus efficaces de lutter contre ces inégalités que de le résumer à un simple
02:32 problème de vêtements en fait, c'est ce que vous nous dites ce matin.
02:35 - Oui, on est vraiment sur l'apparence, l'apparence vestimentaire.
02:39 - Tout de même, Jacqui Bowen,
02:40 quasiment 80% de nos auditeurs qu'on interroge ce matin sur la question,
02:44 et j'imagine que parmi nos auditeurs il y a beaucoup de parents d'élèves où qu'ils l'ont été,
02:48 même s'ils n'ont plus d'enfants scolarisés, ils ont un point de vue sur la question,
02:51 sont favorables à cela malgré tout quand même.
02:53 Et on a l'impression que ça fait des années que les gens sont favorables,
02:56 mais qu'on continue d'en parler mais on ne le fait pas.
02:58 - Oui, mais à nouveau, à quel problème ça répond ?
03:00 Il est assez facile d'être favorable et surtout que quelque part ça révèle une nostalgie
03:04 d'une époque en fait que personne n'a connue, puisqu'on parle actuellement du retour de l'uniforme.
03:08 En fait, il n'y a pas de retour, ça serait l'instauration d'un uniforme, il n'a jamais existé en France.
03:12 - Oui, c'est vrai, on avait les blouses à l'école primaire.
03:14 - Oui, des blouses protectrices qui existent toujours d'ailleurs dans les salles de science,
03:18 qui existent toujours dans les salles de dessin.
03:20 - Ce n'était pas véritablement un uniforme.
03:22 - Tu te le fais.
03:23 - Je me permets d'intervenir pour rappeler notre numéro de téléphone, le 04 67 58 6000,
03:27 parce que vous avez forcément un avis sur la question,
03:29 cette tenue unique, est-ce qu'il faut l'imposer ?
03:32 Vous en pensez quoi ? Quel est votre point de vue ?
03:34 Appelez-nous là tout de suite, on veut vous entendre ce matin, 04 67 58 6000.
03:38 - Et donc, Jacques Bohène, vous nous disiez en ouverture, pour nous, à l'AFCEPE,
03:42 c'est bien gentil tous ces débats, alors on parle de la baïa, on parle de la tenue unique,
03:46 on parle de la rénovation thermique, la dernière déclaration en date, le sport,
03:50 Emmanuel Macron veut plus de sport à l'école,
03:52 mais vous dites, pendant ce temps-là, on ne parle pas des vrais problèmes de l'éducation.
03:56 - L'arrivée de la rénovation thermique en est un,
03:58 puisqu'effectivement dans notre région, on est bien placé,
04:00 elle est arrivée vers l'été, les enfants transpirent, les enseignants transpirent,
04:04 donc effectivement c'est un vrai problème.
04:05 - Je dis que ce n'était pas un vrai problème.
04:06 - Il n'a pas annoncé comment il le finançait par contre,
04:08 puisqu'on sait que les établissements sont à la charge des communes,
04:11 des départements ou de la région.
04:13 Ça, ce n'est pas annoncé non plus, donc un bel effet d'annonce,
04:16 mais alors chiche, mais avec quelle réalité, quel moyen a fait un financier ?
04:19 Il parle de, sur 10 ans, de rénover je crois 40 000 établissements, ça ne suffit pas,
04:23 ça ne correspond pas à tous, mais avec quel moyen ?
04:25 - Plus de sport à l'école, puisque c'est la dernière déclaration,
04:28 le dernier souhait exprimé par le président de la République, vous en pensez quoi ?
04:31 - C'est effectivement un corps sain dans un esprit sain, donc tout à fait favorable,
04:35 par contre, est-ce qu'on va rajouter encore des heures en plus,
04:39 ou est-ce qu'on va l'équilibrer sur les programmes très chargés que nous en faisons ?
04:43 - Et vous dites aussi que cette rentrée 2023, en dépit des apparences,
04:46 c'est une rentrée aussi compliquée que les autres, peut-être un peu plus,
04:50 même parce que contrairement aux promesses du ministre,
04:53 il n'y a pas systématiquement, et vous allez nous dire,
04:55 pour ce qui concerne le département de l'Éros, ce qu'il en est,
04:57 il n'y a pas systématiquement un enseignant devant chaque classe, là, aujourd'hui ?
05:00 - Oui, dès le premier jour de la rentrée,
05:03 par exemple au lycée Jean Monnet, il manque un professeur principal,
05:08 ce qui n'est quand même pas neutre, de Montpellier,
05:12 il y a un collège, je ne sais plus lequel, où il manque la principale
05:15 à traverser à chercher un professeur de dessin, puisqu'il n'y en a pas.
05:19 - Dans le primaire, des difficultés particulières à votre connaissance ?
05:22 - On n'a pas encore les retours, on a demandé à nos conseils locaux
05:25 de nous indiquer très vite si on atteignait le 100%,
05:28 comme l'a annoncé le président, ou s'il y a des manques,
05:31 et il y a effectivement des manques.
05:34 - 0467 58 6000, vous êtes nombreux à vouloir prendre la parole,
05:37 on accueille Karim, qui est à Montpellier, qui lui, visiblement, est contre.
05:40 Je vous rappelle, la question c'est, faut-il imposer une tenue unique à l'école ?
05:43 Bonjour Karim. - Oui, bonjour tout le monde.
05:45 - Alors, expliquez-nous. - Je vous écoute.
05:47 - Bah, écoutez, moi je suis contre, tout simplement,
05:50 parce qu'il y a d'autres problèmes à régler actuellement
05:53 pour les élèves à l'école, le problème d'harcèlement, par exemple,
05:58 à l'école, et d'autres problèmes aussi en France, en général.
06:01 Mais moi, c'est un preuve d'échec de Macron, par exemple, et de sa politique.
06:06 Que ce soit à l'étranger, regardez ce qu'il se passe en Afrique,
06:10 regardez ce qu'il se passe dans le monde, où ça se passe,
06:13 ou à l'intérieur, regardez l'échec énorme qu'il a, et sa politique,
06:18 à l'intérieur de la France, concernant le pouvoir d'achat.
06:21 Il ne parle pas de gazole, par exemple, il ne parle pas des salaires,
06:24 des "ebaya", la tenue unique, l'uniforme, ça, on s'en fout,
06:30 on veut manger, on veut la sécurité, on veut la sécurité.
06:33 - Vous êtes d'accord avec notre invité, Karim, pour dire que c'est un écran de fumée,
06:36 cette affaire-là, donc, manifestement.
06:39 - Oui, puis la perle d'Attalucuteur l'a évoquée, effectivement,
06:43 par rapport à l'harcèlement, c'est souvent un argument qui est mis en avant.
06:46 Le costume, la tenue unique, pour ça, comme on veut,
06:50 il y aura toujours des grands mecs, des petits gros, des binoclars,
06:54 des roues, des gens avec des couleurs de peau différentes,
06:59 il y a plein de causes dans ces harcèlements,
07:02 prendre sur un prix, sur n'importe quoi, c'est pas le costume qui va changer.
07:06 Dans les pays où il l'applique, par exemple en Angleterre,
07:09 les élèves savent très bien que le costume, il vient de chez Harold's,
07:13 ou il vient de la boutique de solde coin.
07:15 - On a entendu un con, je crois qu'on va entendre deux pours, maintenant.
07:18 Il y a Marie qui est à Montpellier. Bonjour Marie !
07:20 - Bonjour Franck Bleu !
07:22 - Bonjour Marie, on vous écoute !
07:23 - Quel est votre point de vue à vous ?
07:25 - Eh bien, mon point de vue, je suis pour la tenue,
07:28 parce que nous, quand déjà, quand nous étions jeunes,
07:32 on portait des blouses, déjà, et toute la classe était pareille,
07:39 donc je pense qu'il n'y a pas de différence s'il y a une tenue
07:43 pour chaque classe, différente, mais une tenue, et tout le monde est pareil.
07:50 Le riche, le pauvre, le moyen, tout le monde est pareil.
07:53 Donc je pense que c'est une idée géniale.
07:57 - Merci Marie d'avoir pris la parole ce matin.
07:59 On va écouter Annie, qui a peut-être le même point de vue d'ailleurs.
08:01 Bonjour Annie !
08:02 - Bonjour !
08:03 - Alors Annie, qu'est-ce que vous en pensez ?
08:05 - Ayant porté l'uniforme toute ma scolarité,
08:07 je peux dire que ça ne tue pas un enfant sur lui, un uniforme.
08:11 - Un vrai uniforme ou une blouse ?
08:14 - Oui, j'avais un vrai uniforme.
08:16 J'avais un vrai uniforme parce que je suis allée dans une école à Montpellier
08:19 qui s'appelait l'attention Marcorel pour les demoiselles,
08:22 et on avait un uniforme, bien sûr.
08:24 Et depuis, j'adore, cet uniforme-là me plaisait beaucoup.
08:28 Je ne râlais pas du tout.
08:30 On avait l'uniforme, point barre, ça se discutait même pas.
08:33 Maintenant, il y a un gamin de 3 ans, il dit à sa mère comment il veut s'habiller.
08:36 Donc il faut trouver une solution.
08:38 Alors l'uniforme, si je vais devant un bât-hut, déjà il le porte.
08:43 Jeans, pull, jean, sweat, jean, tout le monde.
08:46 Les filles, les garçons, tout le monde.
08:48 Donc le bain, on va dire "Allez, on garde le jean".
08:50 Une blouse.
08:52 - Bon, peut-être pas l'uniforme, mais au moins une tenue un peu neutre et identique.
08:55 - Voilà, comme ça, ça évitera aussi que les profs voient le nombril des demoiselles.
08:59 M'enfoire, c'est pas plus mal.
09:01 Donc voilà.
09:03 - Merci Annie.
09:04 - C'est une blouse.
09:05 - Merci Annie, c'est noté.
09:06 - On va nous appeler ce matin, donc on va essayer de passer tout le temps.
09:07 On termine avec Dolorès qui est à 7.
09:08 Bonjour Dolorès.
09:09 - Bonjour tout le monde.
09:11 - Alors vous en pensez quoi ?
09:12 - Je suis pour.
09:13 - Pour aussi.
09:14 Oh là là, il y a beaucoup de pour ce matin.
09:15 - J'ai l'exemple de ma petite-fille, moi.
09:18 J'ai une petite-fille qui a 13 ans.
09:21 Elle porte l'uniforme depuis la maternelle.
09:25 En fait, ma petite-fille en est ravie.
09:29 Elle a deux tenues, une tenue de classe et une tenue pour le sport imposé.
09:34 Tout le monde les même.
09:35 Mais de l'avis de ma fille, et je le crois, c'est une grosse économie d'argent.
09:41 Parce que pas de frais de différentes toilettes, etc.
09:46 On achète les uniformes point barre.
09:49 Un gain de temps tous les matins.
09:51 On n'a pas à se disputer pour savoir ce qu'on va mettre.
09:53 - Pas faux non plus.
09:54 - Voilà.
09:55 Et ma petite-fille est ravie aussi parce qu'elle gagne du temps.
09:59 Elle aussi, elle en est consciente.
10:01 Elle est ravie quand elle revient à la maison de mettre une tenue qui lui convienne et qui lui plaît.
10:06 Enfin, évidemment, pour les deux, pour toute la famille, ça se passe pour le mieux.
10:13 Économie d'argent.
10:14 - On a bien compris.
10:15 On a bien compris Dolorès, Jackie Bowen, on terminera par ça.
10:18 L'argument économique, on n'en a pas parlé, mais c'est vrai que ça peut aussi s'entendre.
10:22 - J'ai bien entendu que la jeune fille, quand elle rentre à la maison, elle change de tenue.
10:25 Ça veut dire qu'il faut une tenue pour l'école et une tenue pour la maison.
10:28 Donc l'économie, je pense que c'est plutôt un coût supplémentaire.
10:32 Et qui le supportera ?
10:34 Parce que dans la région, on a des mères qui se sont portées volontaires.
10:36 On ne sait pas vraiment à quoi elles se portent volontaires.
10:38 - En tout cas, quatre appels d'auditeurs, trois qui s'emplorent, ça reflète notre sondage de ce matin.
10:42 Avec, je le rappelle, presque 80%, 78% exactement à vous prononcer en faveur de cette tenue unique à l'école.
10:48 - Vous disiez que malgré l'uniforme, il y aura toujours des binoclats, il y aura toujours des gros, des petits.
10:52 - Tout à fait, j'y reste personnellement, ça ne change rien.
10:54 - Sauf si l'uniforme qu'il choisit, c'est celui de Casimir.
10:56 - Ah, si c'est Casimir, là, il n'y aura plus de problème. On sera tous pareils.
11:00 - On aura des grands rôles d'idées quand même.
11:02 - Mais ça, c'est pas mal, non ? Alors, ce n'est pas pratique, parce que ça prend de la place.
11:04 Mais il faut quand même y réfléchir, non ?
11:06 - Et vous savez, ça risque d'être repris, votre proposition.
11:08 - On terminera par ça.
11:10 - Je n'aurais peut-être pas dû intervenir, je n'en sais rien.
11:12 Peut-être que ce n'était pas une bonne idée.
11:14 - C'est toujours un plaisir.
11:16 - J'ai des idées qui viennent comme ça.
11:18 - Merci, Jacquie Bowen, présidente de la FCPE dans les Rôdes, d'être venue nous parler ce matin.
11:22 A la fois de cette rentrée pas aussi apaisée qu'on veut bien le dire,
11:26 et puis surtout de ce sujet qui n'a pas fini de faire causser.
11:30 - Je vous remercie, puis je vais retourner consulter le rectorat pour savoir s'ils auront des places pour tous les élèves qui sont encore en attente.
11:36 Et ça, c'est un petit peu plus important, je pense, pour chacun.
11:38 - Merci à vous, bonne journée. Merci à ceux qui nous ont appelés ce matin également.
11:40 - Merci à vous.
11:42 Vous verrez tout ça sur notre site francebleu.fr
11:44 Allez, dans moins de 2 minutes, 2-3 minutes...
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