00:00 D'une certaine manière Martine Aubry a pu introduire ce doute, qu'elle était capable
00:06 d'être tout autant que François Hollande, vainqueur de Nicolas Sarkozy, c'est ce que
00:11 disent les sondages aujourd'hui, et puis si elle était capable d'être finalement
00:13 dans quelques mois plus solide que lui, face à Nicolas Sarkozy.
00:17 François Hollande lui, devait d'une certaine manière courir autour du ring, en évitant
00:22 soigneusement les coups, il a essayé de conserver cette posture qu'il a eue lors de tous les
00:26 précédents débats, qui est une posture consensuelle.
00:29 Il n'a pas pu cette fois-ci clore à chaque fois les chapitres et faire des synthèses
00:33 sur ce qu'avaient dit les uns et les autres, c'est plutôt Aubry qui y est parvenu, mais
00:37 globalement il a réussi à bien s'en sortir en essayant d'éviter de voir s'éroder
00:43 son capital de poing.
00:44 On a observé les deux femmes, Ségolène Royal et Martine Aubry qui sont montées crescendo
00:48 je trouve dans les trois débats.
00:50 Ségolène Royal qui a été très faible lors du premier débat, elle a été un peu
00:55 moins lors du second, et c'est ici au niveau de ses adversaires lors du troisième me semble-t-il.
00:59 Quant à Montebourg et Valls, ils ont été les principaux animateurs des précédents
01:04 débats.
01:05 Ils étaient ceux qui ont rendu le spectacle, si je puis dire, vraiment intéressant, puisqu'ils
01:09 représentaient l'un l'aile droite, l'autre l'aile gauche du parti socialiste.
01:13 L'immense bénéfice collectif pour les socialistes, c'est que ce spectacle des six
01:17 à leur pupitre en train d'échanger, parfois de se titiller gentiment, a pu montrer qu'ils
01:23 appartenaient à une même famille, mais avec des diversités de points de vue, de perceptions,
01:28 mais qui restaient dans un ensemble cohérent.
01:29 Ils ont d'une certaine manière figuré à travers ces images à la télévision un futur
01:34 gouvernement qui pourrait être celui de la gauche en 2012.
01:37 [SILENCE]
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