00:00 Le silence est dehors, nous dit-on. Alors, Edouard Hopper, on saurait bien le peintre.
00:10 Vertige de l'art pictural, les tableaux de l'artiste américain présentés au Grand Palais sont autant de témoignages de la vie, de scènes qui se prolongent dans notre inconscient.
00:21 Hopper dépeint l'âme par la discrétion. C'est un homme qui suit sa voie, qui vit vraiment avec des moyens minimums et qui n'a aucune compromission à l'égard du système marchand, à l'égard de la commande de la société américaine.
00:35 Une voie solitaire, une voie presque d'ermite, une sorte de sage finalement. De ses années de formation dans l'atelier de Robert Henry à ses premiers sujets américains, le talent de Hopper se découvre en perspective.
00:48 A la fois simple et subtil, son art est celui du doute. On regarde et on cherche, on réfléchit.
00:55 La technique de Hopper, si on veut la regarder d'assez près, est originale dans le sens où c'est une technique de la rétention.
01:04 C'est une technique qui réfute tous les effets, qui réfute le brio, qui réfute les facilités de l'exécution.
01:11 Et là c'est le côté très puritain de Hopper, c'est également son obsession de décanter, d'éliminer le superflu pour aller à l'essentiel de l'expression.
01:21 L'œuvre d'Edouard Hopper nous emmène dans son univers très théâtral, entre réalisme dans le trait et poésie dans le pinceau.
01:28 Difficile de savoir ce qui nous touche le plus.
01:31 !
Commentaires