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  • il y a 3 ans
Laure Boulleau : Nouvelle ambassadrice de #CommeUneFille : ”Quand je joue au foot, je me sens vivante ! “
Transcription
00:00 Je m'appelle Laure Boulot, j'ai 29 ans, je fais du foot, Paris Saint-Germain et avec
00:07 l'équipe de France.
00:08 Et j'ai voulu faire cette campagne comme une fille parce qu'elle m'a tout de suite
00:15 parlé.
00:16 Je suis un peu tout le temps en train de courir, en train de rigoler.
00:24 J'ai du mal à rester en place effectivement.
00:27 Mais j'aime bien la vie, j'essaie de profiter de tous les instants.
00:31 Depuis petite, j'ai toujours eu la volonté d'atteindre des objectifs de plus en plus
00:43 élevés.
00:44 Je repoussais tout le temps les limites au niveau des performances et c'est ce qui me
00:48 faisait avancer.
00:49 Au niveau de la confiance, ça s'est plus travaillé quand même.
00:53 Le sport m'a aidée à la développer en tout cas.
00:58 Je le dis souvent, ma confiance en moi, je l'ai développée.
01:03 Je n'ai pas une sur-confiance, c'est peut-être pas bien d'en avoir trop.
01:08 Mais le sport m'a aidée, c'est indéniable.
01:11 Je ne sais pas non plus tout rose, c'est sûr.
01:16 Mais c'est le concept aussi du savoir vivre ensemble et de toujours se dire, même si
01:24 on ne peut pas tout le temps être d'accord ou être copine, mais malgré tout on a quand
01:30 même un objectif en commun.
01:32 Il faut aussi prendre ce recul-là par rapport au terrain et à la performance, de se dire
01:37 que j'ai tout intérêt à ce que ma copine à ma droite, à ma gauche, elle soit au
01:41 top niveau.
01:42 Et elle aussi, elle aura intérêt à ce que je sois au top niveau si on veut aller
01:45 chercher quelque chose.
01:46 C'est aussi ça, je n'aime pas dire, ça se passe super, tout le monde s'entend bien,
01:54 il y a des petites rivalités, oui, mais ce n'est pas la guerre non plus.
01:58 Et surtout qu'on a un objectif en commun.
02:00 Et ça, on ne le perd jamais de vue.
02:01 Il disait que je devais être quelqu'un qui travaillait dans un magasin.
02:08 En fait, dans cette campagne, on peut en trouver plein des messages au-delà de ne pas arrêter
02:24 le sport, que le sport peut développer la confiance en soi, que tout le monde à la
02:28 puberté traverse une période où ce n'est pas forcément évident.
02:32 Déjà, il y a une prise de conscience.
02:34 Mais après, oui, on peut aussi pousser plus loin le message en se disant qu'au lieu de
02:43 se faire que des individualités entre filles, on peut être super costaud.
02:48 Mais c'est vrai que les filles, entre nous, on n'est peut-être pas forcément toujours
02:54 très tendres.
02:55 Mais quand on le devient, franchement, on a une force hallucinante.
02:58 Je pense que les filles peuvent jouer tout ce qu'elles veulent jouer.
03:03 Ça vient petit à petit.
03:05 J'ai tendance à être un peu plus patiente que les gens que je rencontre qui me disent
03:10 "Ah ouais, mais on parle encore un peu trop des garçons, etc."
03:13 J'aime bien chaque chose en son temps.
03:16 Les choses évoluent, elles évoluent bien.
03:18 Ça ne peut pas passer de là à là non plus.
03:21 On est comme ça.
03:22 Et ça va le continuer.
03:23 Et je sais qu'à terme, ça arrivera.
03:26 Les filles peuvent jouer au rugby et elles peuvent aussi être la capitaine de l'équipe.
03:32 Vous êtes valable et vous avez le droit de jouer n'importe quel sport que vous voulez
03:37 jouer.
03:38 Donc ne laissez pas quelqu'un dire que vous ne pouvez pas le faire.
03:40 Moi je sais que j'ai plutôt opté pour les faire après ma carrière.
03:49 Parce que la carrière, je compte aller jusqu'à 32-33 ans.
03:53 Donc je n'aurai pas forcément de frein parce que j'aurai terminé ma carrière de
03:58 foot.
03:59 Mais là aussi, il y a encore des choses à travailler par rapport à ça.
04:04 Parce qu'un enfant au milieu d'une carrière chez une fille, ça n'a forcément pas du
04:07 tout les mêmes conséquences que pour un garçon.
04:09 On ne va quand même pas leur reprocher ça.
04:11 Ce n'est pas de leur faute non plus.
04:12 Mais c'est peut-être un accompagnement un peu plus important au niveau des structures,
04:21 de nous accompagner pendant la grossesse, après la grossesse, pour retrouver le niveau
04:25 qu'on a et pouvoir aussi être maman à côté de sa carrière.
04:31 C'est quand même, je pense, le rêve de beaucoup de filles.
04:33 Je me battrais pour ça s'il le faut aussi.
04:35 Parce que c'est un peu nouveau.
04:37 Donc forcément, c'est peut-être des questions aussi qui sont nouvelles.
04:40 Donc on ne peut pas non plus reprocher que ces choses-là ne soient pas déjà acquises
04:46 on va dire en France.
04:47 Mais avec l'expérience et en tout cas en partageant les expériences de sportives qui
04:54 effectivement ne savaient pas trop si pendant leur carrière elles pouvaient avoir un enfant,
04:58 les freins, comment on va faire pour retrouver le niveau.
05:00 On peut avancer et on peut trouver des solutions, ça c'est sûr.
05:04 Souvent j'utilise, enfin ça c'est un hashtag que j'utilise souvent sur mes réseaux qui
05:16 s'appelle, c'est le hashtag #MerciLaVie.
05:19 Et c'est un truc que je ressens souvent parce que j'ai beaucoup de chance et après on
05:26 va me dire oui la chance ça se provoque etc.
05:28 Mais il faut profiter de ce qu'on a et s'il y a un moment difficile de toute manière
05:33 on a toujours quelque chose à quoi se raccrocher pour justement se rendre compte que la vie
05:38 elle est fantastique et qu'il faut avancer.
05:41 [Musique]
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