00:00 - Onique Fèvre, tous les ans on se pose la même question, particulièrement ces deux dernières années, y aura-t-il assez de professeurs ?
00:04 Est-ce que le scénario cette année est aussi grave que d'habitude ?
00:06 - Ça va être à peu près la même situation mais un petit peu mieux parce qu'on l'a mieux préparé.
00:12 Les services de l'éducation nationale sont vraiment très très mobilisés depuis le printemps parce qu'on a eu les résultats au concours
00:18 et on a vu que de nouveau on ne faisait pas le plein même si c'est un peu mieux que l'année précédente.
00:23 On a eu 3100 postes vacants cette année contre un peu plus de 4000 l'année dernière.
00:28 Donc les concours n'ont pas fait le plein dans les académies de Versailles, Créteil, à Mayotte, en Guyane pour les professeurs des écoles.
00:34 C'est donc là que vous allez retrouver davantage de contractuels.
00:37 Et puis dans certaines disciplines, les maths, l'allemand, l'espagnol, les lettres classiques, là aussi vous retrouverez plus de contractuels.
00:43 Donc cette année on devrait avoir à peu près le même nombre de contractuels, 35 000 l'année dernière selon Papendiai.
00:52 Ça fait 4 à 5 % de la masse salariale selon Gabriel Attal, c'est ce qu'il a déclaré ce matin.
00:57 Et la bonne nouvelle c'est que 90 % d'entre eux étaient déjà là l'année dernière parce qu'il y a des contrats de 2 ans qui ont été faits.
01:04 Donc on réussit à les garder, on n'aura que 10 % de nouveaux.
01:08 Et ça c'est pas mal parce que c'est un métier qui est difficile, il faut commencer sans avoir eu de formation complète.
01:16 Et ça s'apprend aussi en faisant.
01:19 Mais justement on l'a vu dans le reportage, ils reçoivent le strict minimum avant d'aller dans les classes pour la première fois.
01:26 Comment ça se passe après ? Ils sont accompagnés ?
01:28 Alors il y a 3-4 jours en moyenne de formation.
01:31 Ils doivent beaucoup travailler chez eux avec les programmes pour concevoir les cours.
01:36 Et ensuite ils ont un tuteur qui va les aider.
01:39 Ils sont également suivis par les inspecteurs.
01:41 Et au fur et à mesure des semaines, ils ont droit à des formations.
01:45 Ils vont avoir droit à des formations spécifiques en français.
01:48 S'ils sont chargés par exemple du CP, ils vont avoir une formation spécifique sur l'apprentissage du CP.
01:54 L'avantage aussi c'est qu'ils vont pouvoir avoir les dernières méthodes, ce qui marche le mieux sur l'apprentissage de la lecture.
02:01 On sait maintenant qu'il faut faire du syllabique.
02:03 Là voilà, ils sont sur des rails je dirais.
02:06 Et puis ça s'est toujours fait.
02:09 Ce qu'il faut se dire c'est que pendant des dizaines et des dizaines d'années, il y avait zéro formation.
02:13 Donc là l'avantage c'est que ces contractuels sont quand même accompagnés.
02:16 Et pourquoi ? Parce qu'il faut les garder.
02:19 L'enjeu c'est de pouvoir les emmener ensuite au concours.
02:23 Pourquoi ? Parce que l'éducation nationale a besoin de fonctionnaires qu'elle puisse placer dans les écoles où on en a besoin.
02:30 Et aujourd'hui avec ce système de contractuels, ce n'est pas très favorable aux fonctionnaires.
02:35 C'est-à-dire que pour garder les contractuels, l'éducation nationale va avoir tendance à donner aux contractuels les postes qui les arrangent, pas trop loin de chez eux.
02:43 Donc voilà, ça peut créer des tensions dans les écoles.
02:46 Ce qu'on doit retenir c'est que ces professeurs contractuels, on l'a vu, ils ont un bac +3, un bac +5 et très bien plus souvent un bac +5.
02:55 Ça renouvelle aussi. On le voit, ce sont des gens qui sont beaucoup en reconversion.
02:59 Ils peuvent amener un vent frais aussi dans l'éducation nationale.
03:02 Un vent frais. Merci Véronique Fèvre.
03:04 Rentrée scolaire lundi. Première vacances scolaires. Je suis allée vérifier. 21 octobre, les vacances de la Toussaint.
Commentaires