00:00 parce que je ne crois pas non plus au consensus,
00:01 je ne pense pas qu'il faille rechercher des consensus absolument,
00:04 et d'abord on ne peut pas les trouver.
00:07 En revanche, il faut organiser les conflits,
00:09 et il faut organiser les conflits pour qu'ils se fassent de façon le plus apaisée possible.
00:13 Or, qu'est-ce qu'on fait ?
00:14 C'est-à-dire organiser les conflits ?
00:15 C'est-à-dire qu'en fait on a des organes, des institutions,
00:18 notamment l'organe législatif,
00:20 qui est un endroit où sont organisés, en gros, des débats démocratiques.
00:25 On pourrait en fait donner de l'importance à cet organe-là,
00:28 notamment à l'Assemblée nationale.
00:30 Emmanuel Macron, et notamment depuis le début de son deuxième quinquennat,
00:35 a fait le choix de s'asseoir, en fait,
00:37 de ce qui pourrait sortir de cet espace de conflictualité apaisée.
00:43 Il a décidé, avec Elisabeth Borne, la première ministre, de passer au 49-3.
00:47 Mais en vérité, c'est un espace où peuvent s'exprimer, en fait,
00:51 des avis qui sont divergents,
00:54 et où peuvent se construire des choses sans pour autant que ce soit des consensus.
01:00 Et c'est ça qui est intéressant.
01:01 Enfin, là, toute la difficulté, c'est que justement,
01:02 ils n'arrivaient plus à rien faire.
01:04 Oui, mais la façon dont on construit les lois,
01:07 ce n'est pas nécessairement par consensus.
01:09 C'est-à-dire que c'est des gens qui rajoutent des choses,
01:12 ils débattent, et à la fin, bon, effectivement,
01:15 il y en a qui sortent un peu plus gagnants et d'autres un peu plus perdants,
01:18 mais c'est un exercice, en fait, qui est, à mon sens,
01:22 particulièrement sain pour la démocratie.
01:23 Et le problème c'est qu'Emmanuel Macron, pour l'instant, s'est assis dessus.
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