00:00 Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement.
00:03 Il suffit d'écouter les femmes.
00:05 L'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue.
00:10 C'est toujours un drame, cela restera toujours un drame.
00:13 C'est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante,
00:18 s'il admet la possibilité d'une interruption de grossesse,
00:22 c'est pour la contrôler et autant que possible en dissuader la femme.
00:26 Nous pensons ainsi répondre au désir, conscient ou inconscient,
00:31 de toutes les femmes qui se trouvent dans cette situation d'angoisse,
00:34 si bien décrites et analysées par certaines des personnalités de votre commission spéciale,
00:38 actuellement celles qui se trouvent dans cette situation de détresse,
00:42 qui s'en préoccupent.
00:44 La loi les rejette non seulement dans l'opprobre, la honte et la solitude,
00:49 mais aussi dans l'anonymat et l'angoisse des poursuites.
00:52 Contraintes de cacher leur état,
00:54 trop souvent elles ne trouvent personne pour les écouter,
00:57 les éclairer et leur apporter un appui et une protection.
01:01 Parmi ceux qui combattent aujourd'hui une éventuelle modification de la loi répressive,
01:06 combien sont-ils ceux qui se sont préoccupés d'aider ces femmes dans leur détresse ?
01:10 Combien sont-ils ceux qui, au-delà de ce qu'ils jugent comme une faute,
01:13 ont su manifester aux jeunes mères célibataires la compréhension et l'appui moral dont elles avaient ainsi grand besoin ?
01:19 (Applaudissements)
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