00:00 Nous avons souhaité mettre des orientations techniques pour la saison 2023-2024 avec un objectif majeur qui consiste à favoriser le jeu, le spectacle.
00:10 Et puis dans cet objectif-là, il y a aussi un élément précis qui est celui rajouté par l'IFAB dans les lois du jeu à partir du 1er juillet 2023.
00:19 Donc ce n'est pas une décision purement française.
00:22 C'est le fait d'ajouter le temps perdu à l'issue des célébrations de but dans le temps additionnel.
00:29 Et donc nous verrons dès la reprise de la Ligue 2 cette semaine et la Ligue 1 la semaine prochaine du temps additionnel qui intégrera nécessairement le temps perdu à l'issue des buts marqués.
00:38 Alors l'idée, c'est essentiellement que les arbitres soient des partenaires de la rencontre.
00:44 Nous savons tous l'impact que peut avoir un carton rouge.
00:48 Et donc la volonté, c'est de vraiment être dans une lucidité, une maîtrise complète au moment de délivrer un second avertissement.
00:57 Nous voulons véritablement que le fait de réduire une équipe de 11 à 10 soit objectivé par des faits qui ne laissent pas à aucune interprétation.
01:06 C'est véritablement une volonté d'être sur un aspect pragmatique, c'est-à-dire l'évidence doit intervenir, et j'ai envie de dire, de façon encore plus importante sur le second avertissement.
01:17 Les lois du jeu sont ainsi faites qu'il y a toujours une part d'interprétation.
01:21 Si nous prenons le texte tel qu'il est mentionné dans les lois du jeu, il précise qu'une main sera sanctionnable à partir du moment où il y a une augmentation artificielle de la surface corporelle.
01:32 Et donc ce qui est artificiel pour moi ne sera peut-être pas au même niveau que pour vous ou que pour d'autres.
01:39 Et donc ce qu'il faut savoir sur la gestion des mains, c'est que ce n'est pas toujours blanc ou noir.
01:45 Le règlement permet aujourd'hui d'avoir des zones grises, des situations sur lesquelles une décision de pénalty peut être supportée, mais une absence de pénalty peut également être supportée.
01:58 C'est important de transmettre ce message-là parce qu'aujourd'hui, nous nous essayons de donner le maximum d'outils aux arbitres pour que les décisions soient les plus harmonieuses, les plus uniformes.
02:10 Il faut quand même être conscient que par nature du règlement, ces zones grises existent et existeront toujours.
02:15 La fédération s'est prononcée, vous le savez, dès le 19 janvier en faveur de la sonorisation en direct et en continu auprès de l'IFAB.
02:23 Nous étions même positionnés pour participer à l'expérimentation que vous avez pu découvrir depuis février dans les compétitions de la FIFA,
02:31 que vous retrouvez d'ailleurs lors de la Coupe du Monde féminine actuellement, c'est-à-dire celle qui consiste à autoriser un arbitre à intervenir à l'endroit des spectateurs ou des tétés spectateurs
02:43 pour expliquer sa décision après un recours à l'assistance vidéo en bord de terrain.
02:48 Et donc en janvier, nous avions même dit à la FIFA, écoutez, si vous ne souhaitez pas que nous allions tout de suite sur la question de la sonorisation en direct et en continu,
02:57 nous nous sommes prêts à participer à l'expérimentation sur l'assistance vidéo en bord de terrain.
03:03 Malheureusement, la réponse a été négative. En tout cas, nous continuerons à porter cette position en respectant aussi le calendrier de la FIFA et de l'IFAB.
03:15 Malheureusement, aujourd'hui, je pense que la France a fait tout ce qu'elle pouvait pour dire qu'elle était prête.
03:21 Mais je crois aussi que le calendrier de la FIFA et de l'IFAB est différent de celui que la France aimerait avoir.
03:28 Moi, je porte très clairement une volonté d'ouverture, de communication plus importante, parce que moi, je suis très clair, l'arbitrage français n'a rien à cacher.
03:38 Et aujourd'hui, j'ai envie de dire, le constat que j'avais pu faire, c'est que le seul acteur d'un match de Ligue 1 ou de Ligue 2 qui ne s'exprime pas, c'est l'arbitre.
03:49 Et je pars du constat que tout un chacun accepte toujours mieux ce qu'il comprend.
03:54 Et je trouvais regrettable le fait, par manque de communication, de laisser libre cours à toutes les interprétations.
04:03 Et donc, moi, ce que j'ai souhaité, c'est qu'aujourd'hui, les arbitres soient autorisés à prendre la parole.
04:10 Alors évidemment, il ne s'agit pas d'avoir une prise de parole systématique à l'issue des matchs.
04:14 C'est d'ailleurs ce qui n'existe pas aujourd'hui chez les joueurs.
04:19 Mais par contre, sur des circonstances exceptionnelles, oui, que les arbitres puissent s'exprimer après les rencontres, j'y suis favorable.
04:27 Mais à côté de ça, il y a une vraie volonté de communication de la Fédération sur l'arbitrage, avec la mise en place d'un porte-parola de l'arbitrage professionnel,
04:37 qui sera en mesure d'intervenir régulièrement à l'issue des journées de Ligue 1 et de Ligue 2,
04:43 pour apporter des éléments d'appréciation des décisions qui ont pu être prises,
04:50 sous la forme, par exemple, d'interviews ou bien de vidéos qui seraient mises en place avec des éléments
04:56 qui vont illustrer les situations rencontrées pendant les rencontres, sur le site de la Fédération.
05:02 Donc voilà, je suis vraiment sur une démarche d'ouverture de l'arbitrage français,
05:08 parce qu'encore une fois, je suis intimement convaincu que le football en général et l'arbitrage en particulier
05:16 ont vocation à apprécier encore davantage la façon dont les arbitres prennent leurs décisions.
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