00:00 Ce qui est en cours en ce moment même, c'est à Paris la cellule de crise au Quai d'Orsay,
00:05 qui est en relation avec l'ambassade de France à Niamey,
00:07 qui est en train de recenser les Français qui souhaitent partir et quitter le Niger.
00:13 Le Quai d'Orsay organise cette opération parce que l'aéroport international est fermé,
00:18 les frontières sont fermées, et donc ceux qui aujourd'hui voudraient partir ne le peuvent pas.
00:23 Et donc la France met à disposition des avions qui vont permettre à ceux qui le souhaitent de quitter le Niger.
00:29 Quels avions ? Ce sont des avions de l'armée de l'air,
00:32 ce sont des appareils qui sont spécialisés dans le transport de personnel.
00:36 En fait, ce sont des avions classiques, des avions comme des avions civils,
00:38 mais qui sont opérés par l'armée de l'air.
00:41 Et ce ne sont pas des avions armés ou ce ne sont pas des avions destinés à des opérations de type militaire.
00:47 C'est une nuance très importante, car il s'agit de faire cette évacuation en coordination
00:52 et en accord avec les autorités du Niger.
00:55 D'abord pour que l'espace aérien soit bien ouvert.
00:58 Et ça, c'est évidemment la condition fondamentale.
01:00 Ensuite, permettre à ces avions, à ces appareils de se poser dans de bonnes conditions,
01:04 alors que, évidemment, les Pouchis sont sur leur garde,
01:07 puisqu'ils sont menacés d'une intervention militaire éventuellement,
01:11 s'ils refusent de céder à l'ultimatum qu'il leur est donné.
01:14 Donc, avoir l'accord des autorités, non seulement pour que les appareils puissent se poser
01:18 et ensuite redécoller dans de bonnes conditions,
01:20 mais aussi pour assurer le convoyage des Français
01:23 depuis les points de rassemblement qui seront déterminés avec l'ambassade,
01:27 pour que ces Français se rendent dans les points de rassemblement
01:29 et ensuite soient convoyés vers l'aéroport,
01:32 non pas par des troupes françaises qui sont au Niger,
01:34 mais par des soldats de l'armée du Niger.
01:37 Donc, c'est bien la volonté de la France de préserver, si vous voulez,
01:42 de façon absolue, l'idée qu'il s'agit d'une opération civile, d'évacuation,
01:47 et pas du tout d'une éventuelle intervention.
01:50 Il faut se souvenir que les Pouchistes ont hier pu bien communiquer,
01:53 dénonçant les "plans" supposés de la France d'intervention militaire,
01:58 qui ont été démentis par la ministre Colonna sur notre antenne hier,
02:01 mais néanmoins, il y a cet environnement, ce climat de suspicion qui pèse.
02:07 Donc, il faut absolument rassurer les dirigeants du Niger
02:11 pour leur expliquer qu'il s'agit d'évacuer des civils.
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