00:00 On a vu The First Slam Dunk qui, comme son nom l'indique, n'est pas du tout le préquel du manga ou de la série animée
00:08 mais bien le dernier chapitre de l'histoire initiée par Takehiko Inoue dans les années 90.
00:15 Slam Dunk, ça vous parle sans doute peut-être, c'est 31 mangas, une centaine d'épisodes et quelques moyens métrages disponibles désormais sur la plateforme ADN.
00:23 Et c'est un petit peu le Olivetum du basket avec une équipe de cinq jeunes lycéens qui vont gravir les échelons.
00:31 Le film s'intéresse donc à la fin de leur histoire, c'est-à-dire à la finale du championnat inter-lycée.
00:38 Et pendant deux heures, on va suivre ce match avec tout un tas de qualités puisque, comme vous l'aurez compris, The First Slam Dunk, c'est vraiment très très réussi.
00:49 Et si jamais vous en avez entendu parler ailleurs sur les réseaux sociaux, c'est tout à fait normal, la hype est méritée.
00:55 La première raison, c'est visuellement, Takehiko Inoue revient à la réalisation pour conclure sa série.
01:01 Il livre un film vraiment très beau, un mélange de CGI et en cel-shading avec des textures appliquées dessus.
01:09 Ça fait un petit peu penser au dernier Dragon Ball Super, mais aussi à ce que Disney essaie de faire sur Wish
01:15 en essayant d'appliquer des textures à l'ancienne sur des effets tout à fait modernes.
01:21 Ça donne un mélange qui est très réussi, vraiment un petit peu désaturé, où il essaie de lorgner vers le noir et blanc
01:28 avec des coups de crayon qui restent visibles sur les contours des personnages.
01:32 Graphiquement, c'est top. Musicalement, c'est génial aussi.
01:36 La B.O. pop-rock japonaise du film matche très très bien avec ce que le réalisateur veut raconter.
01:44 Moi, j'ai surtout été intéressé par le rythme. Le rythme parce qu'en deux heures, il raconte 20 à 25 minutes d'action.
01:51 On pourrait se dire que c'est très long, très étiré et que ça va ressembler à un épisode de Captain Tsubasa.
01:57 Mais pas du tout. Il y a un génie dans l'écriture et dans la construction du récit, dans les péripéties,
02:02 qui fait que ça fait vraiment un truc très dense, très très rythmé.
02:08 C'est ça qui est très paradoxal. En fait, on a cette durée vraiment très longue de deux heures.
02:12 On se dit que ça va être étiré à souhait et pas du tout. C'est très très dense.
02:17 Le récit est rythmé par des flashbacks puisque parmi les cinq joueurs de l'équipe,
02:22 ici le film s'intéresse au plus jeune d'entre eux, Ryota Miyaki, qui a vécu un drame dans son enfance.
02:28 Et on va suivre à travers tout un tas de flashbacks, comment il en est arrivé là et comment il s'est retrouvé au sein de cette équipe de basket.
02:34 Moi, je n'ai pas vu la série d'origine. J'imagine que c'était le dernier personnage qui n'avait pas été correctement développé.
02:41 Tous les autres héros sont là. Ils reprennent du service pour ce dernier match.
02:45 Vraiment d'un dynamisme fou. Si vous êtes passionné par le basket, même si vous n'êtes pas passionné par le basket,
02:52 vous allez vous laisser prendre par le jeu des passes, les techniques mises en place, la performance des joueurs.
02:59 Il y a vraiment une tension jusqu'à la dernière seconde où il s'offre même le luxe de twister un petit peu le truc.
03:05 On ne sait pas du tout qui va gagner jusqu'à l'ultime seconde du match.
03:09 Et voilà vraiment, c'est une très belle réussite.
03:12 Moi, je suis très enthousiaste. Ça m'a un peu donné envie de me plonger dans les 101 épisodes,
03:17 même si graphiquement, les années 90 passaient par là. Foncez-y !
03:22 [SILENCE]
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