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Vincent pratique la pêche “No Kill”, c’est-à-dire qu’il ne tue pas le poisson pêché et le relâche vivant.

À 29 ans, le jeune homme est fasciné par la biodiversité. Ça l’a même poussé à engager une reconversion professionnelle. Diplômé en chimie, il effectue un BTS pour devenir technicien rivière.
Transcription
00:00 Voilà nickel.
00:02 Allez.
00:06 Et voilà, elle est partie.
00:10 Elle est là.
00:12 J'ai décidé de pêcher au leurre.
00:14 Donc avec des cannes que je fabrique moi-même.
00:16 Je pousse le truc jusqu'à fabriquer mes propres cannes.
00:20 La réglementation l'impose, mais je me l'impose aussi.
00:22 De pêcher avec des ameçons simples.
00:24 Et de faire des trucs un peu plus simple.
00:26 Il y a beaucoup moins de risques pour le poisson.
00:30 On a beau être sur un parcours no-kill où on va relâcher des poissons.
00:34 L'idée ce n'est pas de les relâcher morts.
00:36 Parce qu'il ne faut pas oublier que quand on pêche,
00:39 c'est des choses qui malheureusement peuvent arriver.
00:41 Donc on essaie d'utiliser des techniques les moins impactantes possible.
00:45 Le principe de la pêche no-kill, c'est un peu une opposition
00:50 à ce qui pouvait être fait dans les années 60, 70.
00:54 Où on allait à la rivière pour attraper un poisson et le manger.
00:59 Aujourd'hui, pour tout un tas de raisons, on peut se permettre de faire ça.
01:03 Du coup est né un peu de cette prise de conscience,
01:06 un développement de la pêche, où on va à la pêche
01:09 pour attraper un poisson et ensuite le relâcher.
01:12 J'ai toujours un peu pêché parce que j'avais de la famille
01:21 qui pêchait, ce n'était pas des grands pêcheurs,
01:24 mais suffisamment pour me donner le virus.
01:27 Moi ce qui m'éclate, c'est parce que je m'émerveille
01:32 de voir qu'il y a tous ces poissons là,
01:34 à des endroits où il n'y a peut-être pas beaucoup de monde qui sait qui ils sont.
01:38 Effectivement, le soir après le boulot,
01:41 plutôt que d'aller manger et de me mettre devant la télé,
01:45 je profite de l'été et je viens pêcher.
01:48 C'est ma série du soir.
01:51 Quand on découvre un peu la vie qu'il y a dessous,
02:02 c'est un monde caché, super intéressant, super passionnant.
02:06 J'ai envie de transmettre ça, ma passion pour ce milieu-là.
02:12 On peut le prendre tranquille.
02:14 Je vais le mettre comme ça.
02:16 Elle est juste piquée du coup.
02:18 Et là, elle s'en va, puis elle s'en va tout seul.
02:20 Elle va repartir.
02:22 On est un peu un témoin parce qu'on est tous les jours au bord de l'eau
02:25 et on peut comparer les années,
02:28 même ne serait-ce que pour les deux,
02:31 on peut comparer les années,
02:34 on peut comparer les années,
02:37 comparer même ne serait-ce que pour de la surveillance.
02:42 Ça nous est déjà arrivé d'être là comme on est là,
02:46 de pêcher et de constater que l'eau se ternit,
02:49 se blanchit et qu'il y a une pollution.
02:51 Les rivières, je veux dire, on en a besoin
02:55 parce qu'il y a eu des moulins, parce qu'on a besoin d'eau potable.
02:59 Toujours est-il que si on a aussi un comportement plus naturel en tant qu'humain,
03:03 on se protège à la fois de la nature, on vit plus durablement.
03:07 Et donc, on se rapproche un peu plus de ce qu'il faudrait faire.
03:13 Mais ça, c'est purement selon moi, bien sûr.
03:16 [Musique]
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