00:00 Eh bien oui, parce que très logiquement, qui dit moins de policiers ou des policiers en service minimum dit moins d'arrestations.
00:06 Selon les informations de notre service police-justice, les premiers effets se font bien sentir sur les tribunaux de plusieurs grandes villes de France.
00:13 Il y a moins d'arrestations en flagrant délit, moins de garde à vue et moins de déferments devant les tribunaux.
00:20 Exemple à Meaux, en Seine-et-Marne.
00:22 En juillet 2022, il y avait eu en moyenne 42 personnes déférées par semaine.
00:27 Eh bien cette semaine, c'est deux fois moins avec une petite vingtaine seulement de déferments.
00:32 Même orientation à Bobigny, en Seine-Saint-Denis.
00:35 Le parquet qui note une tendance à la baisse liée à la baisse du nombre de garde à vue prise depuis le début de la semaine.
00:42 C'est la même chose pour Paris, la capitale, Isabelle ?
00:45 Oui, oui, moins d'arrestations en flagrant délit et donc moins de comparutions immédiates.
00:50 Selon le parquet de Paris, les déferments ont même été divisés par deux en quelques jours.
00:55 Et enfin à Marseille, la ville à l'origine du mouvement de colère,
00:58 le tribunal en subit les effets directs avec notamment des problèmes pour obtenir des escortes policières pour les transferts de suspects au tribunal.
01:07 La préfecture de police des Bouches-du-Rhône qui refuse toujours de communiquer les chiffres sur le nombre de policiers en arrêt,
01:13 mais elle admet que la situation est compliquée.
01:16 Et puis deux dernières précisions.
01:18 Certains magistrats sont tout de même prudents.
01:20 Ils avancent d'autres explications comme le nombre de jours de récupération pris par les fonctionnaires de police après les nuits des meutes.
01:27 Deuxième précision, l'absence d'un certain nombre de policiers sur le terrain ne pénalise a priori pas les grosses opérations prévues planifiées à l'avance,
01:36 ni les interventions d'urgence et les appels au 17 sont toujours assurés.
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