00:00 Vous savez qu'il y a eu beaucoup de réfugiés comme vous à Saint-Auguste, vous vous souvenez ?
00:09 Beaucoup. Et comme vous, ils ne veulent pas attendre, attendre, attendre trop longtemps.
00:15 Et ils vont sur les railways, tout le monde est touché par la police.
00:23 Le problème c'est que d'habitude on arrive à se cacher, on arrive à se cacher davantage,
00:28 on arrive à se garer sur le parking en face d'une église, ensuite on franchit un muret
00:32 et on va se mettre sous le pont du chemin de fer, sur la berge de la Royale.
00:36 Mais c'était à l'abri des regards, donc là on est tranquille, on peut faire notre exécution.
00:39 C'est complètement illusoire de penser qu'avec tout un escadron de CRS ou d'autres gendarmes,
00:47 on va pouvoir rendre hermétique une frontière. S'ils veulent passer, ils passent.
00:52 Ce sera plus difficile, il y aura plus de blessés, il y aura plus de morts, mais ils passeront.
00:57 Pourquoi on fait ça ? Pourquoi est-ce que la réponse est une arme automatique à la frontière ?
01:11 C'est bien on critique et tout ça, mais à un moment donné il va falloir se réorganiser,
01:14 comment on s'organise, sur ce qu'on met en place comme organisation, quel rapport à l'autorité.
01:18 Qui écrit la loi ? C'est l'homme qui écrit la loi.
01:27 Mais l'homme écrit la loi selon ses intérêts.
01:36 Ceux qui écrivent la loi, ceux qui donnent des lois, c'est à leur avantage.
01:42 C'est à leur avantage.
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