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  • il y a 3 ans
Emmanuel Macron aux 13h de TF1 et de France 2 qui a duré plus de 30 minutes sans vraies annonces

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Transcription
00:00 - Attention, Emmanuel Macron s'exprime en direct sur Nantes Frontale.
00:06 Et on écoute tout de suite Emmanuel Macron.
00:08 - ... des 100 jours que vous aviez vous-même fixés.
00:10 Nous reviendrons sur le remaniement de la semaine dernière.
00:13 Nous aborderons bien sûr les chantiers de la rentrée
00:16 et notamment les impôts qui intéressent directement les Français.
00:20 - Bonjour Monsieur le Président.
00:21 Alors vous êtes à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie,
00:24 un déplacement très attendu après trois référendums
00:27 qui ont dit non à l'indépendance.
00:29 La situation semble bloquer, selon vous,
00:31 l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
00:33 C'est bien la France ?
00:35 - Bonjour.
00:39 Et merci de m'offrir cette occasion en effet de m'exprimer
00:43 comme je m'y étais engagé.
00:45 Écoutez, d'abord, vous l'avez dit,
00:46 ces cinq dernières années ont été marquées par trois référendums.
00:49 C'est inédit.
00:50 Et le choix qui a été exprimé,
00:52 c'est de rester dans la France et la République.
00:54 Maintenant, je suis aux côtés de nos compatriotes
00:56 pendant ces jours pour, ensemble,
00:58 définir les bases de ce nouveau chemin,
01:01 de ce nouveau projet d'avenir pour la Nouvelle-Calédonie,
01:04 respectueux de son identité, de son histoire,
01:07 mais à la lumière du choix qui a été fait.
01:09 Et puis je suis ici sur une de nos terres
01:13 projetée dans l'Indo-Pacifique,
01:15 qui est un espace maintenant soumis à toutes les tensions.
01:18 Vous en parlez régulièrement dans vos journaux,
01:21 où la Chine déploie une présence de plus en plus forte,
01:25 où les États-Unis d'Amérique sont aussi de plus en plus présents.
01:29 Eh bien, la France est en Indo-Pacifique,
01:31 à travers ses multiples territoires.
01:33 Nous avons près d'un million et demi de nos compatriotes qui y vivent,
01:36 plusieurs milliers de nos soldats, de nos militaires qui y sont déployés.
01:40 Ici même, en Nouvelle-Calédonie, un peu plus de 1 600 militaires
01:43 sont là en permanence.
01:45 Et donc c'est une présence de la France,
01:47 une de ses projections.
01:49 Et au moment où je vous parle, nous avons un exercice dit Pégase,
01:52 avec plusieurs rafales des patrouilleurs qui sont déployés
01:56 et qui marquent la capacité de la France à mener
01:59 des opérations de souveraineté, y compris dans cette région.
02:02 Donc c'est notre influence qui se joue là aussi,
02:05 et une place aussi de notre avenir dans le climat,
02:08 dans cette zone qui est aussi l'objet des dérèglements.
02:11 Voilà le but de ce déplacement.
02:13 – Monsieur le Président, vous avez confirmé Elisabeth Borne
02:17 comme Premier ministre.
02:19 C'est un choix par défaut ou elle vous a donné en tiers satisfaction ?
02:23 – Écoutez, c'est le choix de la confiance, de la continuité et de l'efficacité.
02:30 J'avais fixé un cap les 100 jours.
02:33 Durant ces 100 jours, le gouvernement avec le Parlement,
02:37 le pays tout entier a avancé, moi-même, je n'ai cessé de prendre des décisions
02:43 et me déplacer à travers le territoire pour cela.
02:47 Rappelez-vous, il y a 100 jours, on nous expliquait que le pays serait à l'arrêt
02:50 et qu'il n'y aurait plus de déplacement possible sans les casseroles.
02:53 Écoutez, de Pérole à Vendôme, de Serre-Ponçon à Paris,
02:57 de Marseille jusqu'à Strasbourg, je n'ai cessé de me déplacer.
03:01 Nous avons lancé des nouveaux chantiers qui étaient indispensables
03:05 pour notre économie, avec un texte pour le plein emploi
03:09 qui va mettre en place France Travail et permettre de réformer le RSA,
03:13 avec aussi des vrais résultats en matière de création d'emplois,
03:17 de réindustrialisation, d'attractivité et des annonces inédites
03:21 en termes d'ouverture d'usines, avec un texte pour développer
03:25 davantage les industries vertes qui finira sa course au Parlement
03:29 à la fin de l'été. Donc ce grand chantier du plein emploi
03:32 et de l'industrialisation, nous avons avancé avec des résultats.
03:35 Ensuite, il y a le chantier de la décarbonation,
03:38 qui vient justement de cet objectif zéro carbone en 2050.
03:42 Là aussi, nous avons passé un texte important durant ces 100 jours
03:46 pour développer plus vite le nucléaire dans notre pays,
03:49 annoncer de nouveaux réacteurs à budget, jeter les bases
03:53 de la planification écologique, puis dans le même temps,
03:56 j'ai pu annoncer un plan eau pour faire face à l'été.
03:59 Le troisième grand objectif, c'était celui de rendre
04:02 des services publics plus efficaces. Durant ces 100 jours,
04:05 on a lancé ce plan pour les enseignants, ce pacte enseignant
04:08 qui va permettre pour tous les parents d'élèves et les élèves
04:11 d'avoir des remplacements sécurisés, si je puis dire, pour la rentrée,
04:15 qui paiera mieux nos enseignants, qui va aussi lancer
04:18 une meilleure formation pour ces derniers, donc d'avoir une école
04:21 qui fonctionne mieux. C'est les mêmes chantiers qu'on a continués
04:24 aussi à faire avancer côté santé. Et puis, le quatrième grand chantier
04:28 que j'avais fixé pour ces 100 jours, c'est celui du régalien de l'ordre.
04:32 Et ces 100 jours ont permis de faire passer deux textes fondamentaux.
04:37 Une loi d'orientation pour notre justice, avec là aussi des moyens
04:41 supplémentaires pour les magistrats, pour la pénitentiaire,
04:45 et une loi de programmation militaire, au terme de laquelle
04:49 nous aurons à travers deux lois de programmation, multipliées par deux
04:53 le budget de nos armées. Donc vous voyez, il y a eu parfois des jours avec,
04:56 il y a eu aussi des jours sans. J'ai toujours été en tout cas aux côtés
04:59 avec nos compatriotes durant ces 100 jours. Mais oui, le gouvernement
05:02 a avancé, décidé, fait passer des textes, été efficace,
05:07 ce qui justifie ce choix de confiance pour Mme la Première Ministre
05:11 et d'efficacité.
05:12 – Alors on va revenir sur ces jours avec et ces jours sans,
05:15 comme vous dites. En tout cas, dans nos journaux de 13h le 22 mars,
05:18 vous aviez donné à Elisabeth Borne le mandat d'élargir la majorité
05:21 autant qu'elle le pourrait. C'est un échec.
05:24 [Inaudible]
05:26 – Alors sur ce sujet-là, je vous disais aux 13h, je ne crois pas
05:30 aux coalitions formelles. Je pense que ce qui s'est passé
05:33 ces derniers mois l'a en effet démontré. Ensuite, c'est tout à fait vrai
05:36 qu'il n'y a pas eu la formalisation d'accords de gouvernement,
05:39 même avec des groupes parlementaires. La Première Ministre a essayé.
05:44 Mais il y a deux leçons très concrètes pour le pays de ces 100 jours.
05:47 La première leçon, il n'y a pas de majorité de rechange.
05:51 Lorsqu'il y a des motions de censure qui ont été votées,
05:54 elles n'ont pas emporté la majorité. Donc il n'y a pas de majorité alternative.
05:57 La deuxième chose, c'est qu'il y a eu des majorités d'échange
06:00 et que texte par texte, le gouvernement a su bâtir des majorités
06:04 pour les faire passer. Au moment où je vous parle,
06:07 nous avons fait voter plus de textes qu'il y a 5 ans au même moment.
06:11 – Est-ce qu'il n'aurait pas été plus simple de nommer Gérald Darmanin à Matignon ?
06:15 – Donc les résultats sont là et on avance.
06:18 [Inaudible]
06:20 Je ne fais pas de politiques difficiles.
06:22 – Les ministres de l'Intérieur…
06:24 – Les changements les plus…
06:26 – Les ministres de l'Intérieur étaient avec moi ici à Nouméa.
06:28 Il fait un travail remarquable et en particulier lors des émeutes
06:31 que nous avons eues à vivre, il a été efficace à la tête justement de son ministère.
06:36 – Monsieur le Président, revenons un instant si vous le voulez bien
06:39 sur l'éducation et sur les professeurs qui parfois manquent dans les classes.
06:45 Parmi les changements les plus commentés du remaniement qui vient d'avoir lieu,
06:49 l'arrivée de Gabriel Attal à l'éducation nationale,
06:51 là aussi vous aviez fixé un cap précis au mois de mars,
06:54 là et vous venez de le rappeler, la rentrée scolaire est dans un mois et demi,
06:57 maintenant pouvez-vous garantir que tous les élèves auront un professeur
07:01 et que les absents, comme vous l'avez mentionné, seront systématiquement remplacés ?
07:09 – Bien sûr et vous avez raison de rappeler l'importance de ce chantier, oui.
07:12 D'abord nous continuons de recruter et partout il n'y aura plus suffisamment de titulaires,
07:16 des contractuels, d'ailleurs qui sont des professionnels
07:20 et des gens qui sont souvent très diplômés et il y a beaucoup de contractuels
07:24 qui depuis plusieurs années sont à l'école, seront là pour la rentrée scolaire.
07:28 Ensuite on ouvre le chantier de l'amélioration de la formation de nos enseignants
07:32 en même temps que celui de la revalorisation et de l'amélioration de leur rémunération.
07:37 C'est ce que j'ai annoncé il y a quelques semaines,
07:40 tous les enseignants seront mieux payés et pour une partie de manière inconditionnelle
07:45 et tous les enseignants qui sont prêts à faire davantage, en particulier devoirs faits
07:50 pour permettre d'aider les élèves en collège tout particulièrement
07:54 mais aussi au lycée qu'ils veulent, à faire leurs devoirs quand ils ne sont pas aidés à la maison
07:58 ou le remplacement de collègues qui ne sont pas là pour telle ou telle raison,
08:02 eh bien ceci fait partie de ce pacte et ils auront une rémunération encore accrue.
08:06 Et donc oui, le ministère de l'éducation nationale fera ce qu'il faut
08:10 pour qu'il y ait des professeurs devant chaque classe.
08:12 Et oui, nous mettons en place pour la rentrée un système qui permettra de ne plus perdre d'heures.
08:18 D'abord en formant nos enseignants hors des heures de temps de présence devant les élèves
08:24 et en leur faisant les réunions hors de ce temps-là
08:27 et ensuite en ayant un système de remplacement beaucoup plus efficace grâce au pacte qui a été lancé.
08:32 Mais c'est une série de petites révolutions qu'on va mettre en place dès cette rentrée pour notre école.
08:37 On accueillera de deux ans les enfants dans les quartiers qui sont les plus en difficulté.
08:43 On va encore réduire le nombre d'élèves par classe dès la moyenne section maternelle
08:47 au-delà de ce qu'on a fait pour la grande section puis CEP et CE1.
08:51 On va mettre la demi-heure de sport maintenant systématique justement à l'école primaire
08:56 et l'éducation artistique et culturelle.
08:59 En sixième, on va mettre en place une heure de soutien au moins pour tous les élèves
09:03 qui sont un peu décrocheurs, qui commencent à avoir des difficultés.
09:07 On va mettre en place dans tous nos collèges qui sont en quartier plus sensible, plus en difficulté,
09:14 la possibilité d'être accueillis de 8h à 18h pour être beaucoup mieux accompagnés, beaucoup mieux formés.
09:21 On va dès cette rentrée mettre en place une meilleure orientation dès la cinquième
09:25 en faisant la demi-journée justement au moins une fois par mois, une fois tous les 15 jours, pardon,
09:30 d'explications sur les métiers possibles pour apprendre aux élèves les métiers,
09:36 les parcours qui peuvent être les leurs.
09:38 Et puis nous allons rentrer dans la mise en œuvre de cette réforme si importante du lycée professionnel.
09:44 Puis il y a deux choses qu'on va aussi faire, c'est la réforme de ce baccalauréat
09:49 dont on a vu les limites et les difficultés.
09:51 Le nouveau baccalauréat, les familles le connaissent, mais on a vu que pour certaines épreuves,
09:55 elle terminait trop tôt, elle ne donnait pas tout à fait satisfaction.
09:59 J'ai demandé pour cet été à la Première Ministre et au ministre de l'Éducation nationale
10:03 qu'on puisse avoir des changements qui font de bon sens.
10:06 Et puis on va continuer d'améliorer Parcoursup pour que les familles et les élèves
10:11 aient des rendez-vous plus réguliers avant et si je puis dire plus humains
10:14 et qui n'aient pas le sentiment d'être simplement derrière une machine qui leur donne un résultat,
10:18 si je puis le dire de manière très simple.
10:20 Donc vous voyez l'école est un immense chantier et on continue d'avancer sur celui-ci
10:24 avec nos enseignants, avec les parents d'élèves, avec tous les acteurs aussi
10:28 de ce qu'on appelle le péris scolaire.
10:30 Monsieur le Président, le début de l'été a été marqué par des violences urbaines
10:34 d'un niveau jamais atteint depuis 2005.
10:36 Vous aviez dit vouloir prendre un peu de recul pour en tirer les leçons.
10:40 Un mois après, qu'est-ce que vous avez compris ?
10:43 D'abord, vous l'avez dit, ce sont des violences, elles sont absolument inqualifiables
10:51 parce que nous avons vu des scènes qui ont heurté tous nos compatriotes.
10:56 C'est le retour à l'ordre qui a prévalu.
10:58 Et je veux ici féliciter le ministre de l'Intérieur, nos policiers, nos gendarmes,
11:02 nos sapeurs-pompiers qui, avec beaucoup de courage,
11:04 durant ces 4 000 émeutes ont été là.
11:06 Ça a été un déploiement inédit.
11:08 45 000 forces de sécurité intérieure, et je veux aussi remercier évidemment
11:13 nos policiers municipaux qui, aux côtés des maires, ont été main dans la main dans ce travail.
11:17 45 000 forces de sécurité intérieure qui ont été déployées.
11:20 Ce qui a permis, en 4 jours, de mettre fin à ces émeutes.
11:23 Vous faisiez référence à 2005, ça avait duré plus de 3 semaines.
11:28 3 semaines, et ça ne s'était terminé que parce qu'on avait pris l'état d'urgence.
11:33 Nous avons su mettre fin à ces émeutes au bout de 4 jours
11:38 sans prendre des mesures restrictives de la liberté de chacune et de chacun.
11:42 Et donc, je les en remercie.
11:44 On a eu aussi une réponse judiciaire implacable.
11:46 Il y a eu 4 000 interpellations.
11:48 Il y a eu des centaines de déferments, avec des décisions de justice très rapides.
11:52 Et donc, la première leçon, c'est que l'ordre doit prévaloir.
11:56 Il n'y a pas de liberté sans ordre, c'est l'ordre républicain et le retour au calme.
12:01 Ensuite, quand on regarde ce qui s'est passé, on a eu beaucoup de jeunes.
12:06 Quand je regarde les chiffres des 5 à 600 jeunes qui ont été déferrés à la justice,
12:15 c'est très jeunes, environ 16 ans de moyenne d'âge.
12:18 On parle de jeunes qui, pour une très large majorité, n'étaient pas connus de la justice.
12:23 On parle de jeunes qui, pour une écrasante majorité, ont un cadre familial qui est fragilisé.
12:30 Soit parce qu'ils sont dans des familles qu'on appelle monoparentales,
12:34 ils sont élevés par un seul de leurs parents,
12:36 soit parce qu'ils sont à l'aide sociale à l'enfance.
12:38 Et donc, cette violence qu'on a vue, qui a conduit à brûler des écoles, des mairies,
12:44 des gymnases, des bibliothèques, puis qui est devenue une violence de pillage,
12:49 elle est le fait, au fond, de certains de nos compatriotes qui sont extrêmement jeunes,
12:55 qui étaient parfois manipulés par d'autres, parce qu'on a ensuite eu des choses plus organisées.
13:00 La leçon que j'en tire, c'est un, l'ordre, l'ordre, l'ordre.
13:03 La deuxième, c'est que notre pays a besoin d'un retour de l'autorité à chaque niveau,
13:10 et d'abord dans la famille.
13:12 Et donc, c'est tout le chantier que je veux pouvoir ouvrir à la fin de l'été,
13:16 celui de l'autorité parentale.
13:18 C'est que beaucoup de ces jeunes, ce n'est pas l'éducation nationale,
13:21 c'est encore moins la police qui peut régler le problème,
13:23 il faut le traiter à la cause.
13:25 Et donc, on doit responsabiliser certaines familles,
13:28 on doit aussi accompagner d'autres familles qui sont dans la détresse,
13:31 et on doit réinvestir massivement sur notre jeunesse pour lui redonner un cadre.
13:36 C'est l'autorité à l'école, l'autorité des savoirs fondamentaux et des maîtres,
13:41 c'est l'autorité des élus, de nos forces de sécurité.
13:45 Le deuxième chantier, c'est celui, la deuxième leçon que j'en tire,
13:49 c'est que nous avons, dans les 500 villes environ où ces difficultés ont émergé,
13:53 un besoin de revoir, en quelque sorte, notre politique de répartition des difficultés.
13:59 Sans doute l'une des limites de notre République, c'est que pendant des décennies,
14:04 on a concentré les difficultés dans les mêmes quartiers, aux mêmes endroits.
14:07 Et donc ça, c'est un chantier que nous devons ouvrir avec les maires.
14:10 Tous les maires que j'ai reçus à l'Élysée il y a quelques semaines me l'ont dit avec beaucoup de clarté.
14:15 Ensuite, on a un troisième chantier que nous devons ouvrir,
14:18 c'est celui de la prévention de ces difficultés,
14:20 et c'est celui justement de l'école, de l'accompagnement de l'enfance, au-delà de la famille.
14:27 Et puis, nous l'avons évoqué dans les débats, vous nous en avez parfois parlé,
14:31 c'est la question des réseaux sociaux.
14:34 Beaucoup de ces jeunes se sont donnés rendez-vous, ont organisé ces émeutes,
14:38 ont parfois fait des concours par certains réseaux.
14:41 Et donc on doit réussir là aussi, d'abord à mieux protéger nos enfants et nos jeunes adolescents des écrans,
14:47 on a passé plusieurs textes, il faut maintenant les appliquer.
14:50 Et on doit, de manière partenariale avec ces plateformes,
14:53 réussir à très vite retirer les contenus quand ils appellent à la violence,
14:57 mais trouver en quelque sorte un ordre public numérique qui permette de prévenir ces débordements.
15:03 Je ne suis pas ici exhaustif, je serai trop long,
15:05 mais voilà quelques-uns des enseignements que j'ai pour ma part tirés,
15:08 après avoir beaucoup écouté, concerté, c'est un travail qui va se poursuivre durant l'été.
15:13 Et à la fin de l'été, j'aurai l'occasion avec l'ensemble des parties prenantes,
15:16 de mettre en place des grands chantiers.
15:18 Mais ce ne sont pas des réponses que le gouvernement peut seul mettre en place.
15:21 C'est la nation elle-même, dans son cœur, sa force d'âme,
15:26 qui peut apporter la réponse en profondeur à ce que nous avons vécu durant ces journées.
15:30 Parce qu'on parle des familles, parce qu'on parle des parents,
15:34 parce qu'on parle de ce qui fait la trame en quelque sorte de notre pays dans son quotidien.
15:38 – Monsieur le Président, revenons si vous le voulez bien sur la situation à Marseille.
15:44 Quatre policiers ont été mis en examen pour violences volontaires,
15:48 l'un d'eux a été placé en détention provisoire,
15:51 depuis de très nombreux policiers marseillais se montrent solidaires.
15:54 Ce matin, le directeur général de la police nationale, Frédéric Vaud,
15:57 leur apporte son soutien, selon lui, un policier, je le cite,
16:01 "n'a pas sa place en prison avant un éventuel procès".
16:05 Est-ce que vous approuvez ces propos ?
16:07 – D'abord, je ne vais pas commenter les propos du directeur général,
16:13 qui s'exprime sur une série d'affaires, parce que de là où je suis,
16:18 en tant que garant des institutions et aussi de l'indépendance de l'autorité judiciaire,
16:23 c'est une décision qui a été prise par un magistrat.
16:25 Et donc je ne me prononcerai pas sur celle-ci.
16:28 Et dans notre pays, les policiers servent, eh bien, la bonne application de la loi,
16:34 l'ordre républicain et l'état de droit supposent d'abord la présomption d'innocence,
16:38 et pour tout le monde, et le respect de la loi pour chacun.
16:41 Mais je veux quand même ici dire, puisqu'on parle des émeutes,
16:45 nos policiers, nos gendarmes, ils ont été présents durant ces nuits,
16:49 face à un déferlement de violences inédits.
16:52 Je rappelais les chiffres tout à l'heure.
16:55 900 d'entre eux ont été blessés durant ces nuits. 900.
16:59 Et je regarde les chiffres aussi, il y a 28 enquêtes lancées par l'inspection générale
17:05 de la police nationale et l'inspection générale de la gendarmerie nationale.
17:08 Donc il faut remettre les choses à leur juste place.
17:11 Il faut être absolument intraitable quand il y a des débordements qui sont faits,
17:15 que la déontologie n'est pas respectée. Tout le monde doit respecter la loi.
17:18 Mais je ne voudrais pas qu'en quelque sorte on se trompe de débat.
17:21 Et je comprends l'émotion qu'il y a aussi chez nos policiers,
17:27 qui ont eu le sentiment d'être confrontés à la violence la plus extrême.
17:31 Et donc il faut entendre cette émotion, tout en faisant respecter l'état de droit pour tous.
17:36 – Alors c'est une décision de justice, vous venez de le rappeler,
17:41 mais est-ce que cela veut dire que les policiers ne sont pas au-dessus des lois ?
17:46 – Je vous le confirme.
17:51 Et c'est d'ailleurs pour ça que la police, comme la gendarmerie, ont une légitimité.
17:57 J'entends toutes les confusions dans les débats publics, ça n'est pas un camp.
18:01 Ce sont des forces de sécurité intérieure qui sont là pour notre quiétude, à tous,
18:07 qui avec un engagement extraordinaire ne comptant pas leurs heures,
18:11 et de jour et de nuit.
18:12 Vous savez durant ces journées où il a fallu protéger les personnes, les biens,
18:16 on parle de fonctionnaires de police, on parle de militaires de la gendarmerie
18:20 dont on a reporté tous les congés inédits.
18:22 Ils étaient en train de partir avec leur famille, ils sont revenus.
18:25 Donc ils sont là pour nous servir, nous protéger.
18:27 Mais leur légitimité tient du fait qu'ils protègent le cadre républicain
18:32 et qu'ils font respecter les lois démocratiquement votées.
18:36 Et donc bien évidemment, eux-mêmes s'inscrivent dans le cadre de la loi et de l'état de droit.
18:41 Nul en République n'est au-dessus de la loi.
18:44 On va parler du pouvoir d'achat des Français si vous le voulez bien.
18:47 Dans une semaine, ils vont voir leur facture d'électricité augmenter de 10%,
18:51 un nouveau coup dur alors qu'ils subissent déjà l'effet de l'inflation.
18:55 Est-ce que vous confirmez la fin du bouclier tarifaire et donc du coût qu'il en coûte ?
18:59 Comment protéger les Français contre l'inflation ?
19:02 Oui, vous avez raison de dire.
19:07 La Première ministre et les ministres compétents ont annoncé les décisions pour le 1er août.
19:13 Le gouvernement continuera d'accompagner de manière adaptée les ménages les plus modestes,
19:18 celles et ceux qui, en particulier pour se déplacer, ont besoin d'être accompagnés
19:22 lorsque le prix de l'essence augmente trop,
19:26 et d'accompagner une série de ménages qui ont des revenus plus modestes.
19:31 Mais en effet, des hausses sont passées.
19:34 Pourquoi ?
19:35 Parce que, comme je vous le disais d'ailleurs il y a 100 jours,
19:38 l'augmentation des prix de l'énergie, c'est une taxe de l'extérieur.
19:42 Nous avons absorbé cet impôt de l'extérieur qui est dû à beaucoup de phénomènes géopolitiques
19:49 et à des dérèglements de marché qui sont maintenant en train de se stabiliser.
19:52 La nation a investi environ 40 milliards d'euros pour absorber ce choc.
19:57 Mais c'est quelque part le contribuable qui va payer par plus de dettes
20:02 et qui va finir plus d'impôts dans les décennies qui viennent,
20:05 parce que cette dette on la paiera tous,
20:07 et bien qui paye ce que le consommateur ne paye pas.
20:10 Et donc il y a cette hausse de laité,
20:13 elle est, je le sais, importante pour beaucoup de nos compatriotes qui sont déjà dans la difficulté,
20:19 mais je pense que c'est une décision proportionnée qui,
20:22 quand on regarde aussi les pays voisins européens,
20:24 fait que malgré tout on aura beaucoup moins augmenté l'électricité dans notre pays
20:28 que chez la plupart des voisins.
20:30 Et ça va continuer à accompagner dans les prochains mois.
20:32 Ce qu'on continue de faire surtout c'est deux choses.
20:34 Nous produire davantage d'électricité en remettant nos centrales en marche,
20:40 nos centrales donc nucléaires qui, comme vous le savez, ont eu des difficultés les mois passés
20:45 par un travail d'arrache-pied d'EDF et de l'ensemble des salariés.
20:49 Et puis à côté de ça, nous finalisons une réforme au niveau européen
20:53 qui va permettre de réduire notre coût de l'électricité
20:55 parce que la France était pénalisée par les règles de calcul.
20:59 Et donc là, comme je vous le disais il y a quelques semaines,
21:03 nous sommes en train de terminer, si je puis dire, les négociations européennes
21:06 pour que ça puisse s'appliquer à compter de 2024, en tout cas le plus tôt possible,
21:11 et qu'on ait des prix d'électricité qui correspondent mieux à la réalité de notre production.
21:16 – Monsieur le Président, le 15 mai dernier, vous aviez évoqué aussi une baisse de l'impôt
21:22 de 2 milliards d'euros pour les classes moyennes d'ici à la fin du quinquennat.
21:26 Alors est-ce que c'est toujours d'actualité ?
21:28 Et si oui, qui va en bénéficier ?
21:30 Quand est-ce que cela pourra se mettre en place ?
21:32 – Je confirme en effet cette décision.
21:37 Elle est travaillée par le gouvernement, en particulier le ministre des Finances.
21:42 Elle sera inscrite dans la loi pluriannuelle de finances publiques
21:46 qui donnera justement l'évolution des impôts et des dépenses
21:49 et des déficits jusqu'à la fin du quinquennat.
21:52 Et donc c'est dans les prochaines semaines, en finalisant les concertations,
21:56 le gouvernement aura justement donné le détail et les éléments de calendrier
22:02 de cette décision, la même chose pour aussi les impôts de production
22:06 pour permettre aux entreprises, en particulier les plus industrielles,
22:10 de faire davantage et d'embaucher davantage.
22:12 – Un mot sur la météo, vous avez forcément constaté que cet été est caniculaire,
22:18 peut-être pire que l'année dernière.
22:20 Vous avez dit vouloir faire de l'écologie un des combats de votre quinquennat
22:23 mais on attend toujours les annonces de la planification écologique
22:27 et surtout son financement au moment où, vous venez d'en parler,
22:30 le gouvernement parle de réaliser des économies.
22:32 – Alors d'abord, pour préparer l'été, nous avons travaillé
22:40 avec là aussi toutes les parties prenantes, en faisant deux choses.
22:44 À la fin des feux de l'année dernière, puisque c'est un des risques qu'on vit encore,
22:48 j'ai pris une série de décisions qui ont été mises en œuvre
22:52 par le ministre de l'Intérieur, qui ont donné lieu d'ailleurs à un très gros travail.
22:56 Nous nous avons acquis davantage de matériel, en particulier des hélicoptères adaptés,
23:01 on a renforcé notre flotte, on a aussi mieux accompagné et amélioré
23:06 le statut de nos sapeurs-pompiers, de nos pompiers volontaires
23:09 et je n'oublie pas nos militaires qui y concourent.
23:12 Et donc nous abordons l'été avec des équipements, des personnels
23:18 qui sont encore mieux préparés que l'été dernier,
23:20 une organisation sur notre territoire qui est aussi mieux répartie
23:23 et d'ailleurs une France qui est reconnue comme une très grande puissance de sécurité civile.
23:27 On vient d'aider nos amis grecs qui étaient, vous l'avez parfaitement d'ailleurs décrit
23:31 dans vos journaux télévisés, qui étaient soumis à des grands incendies
23:34 et on a aidé et on aide depuis des semaines nos amis canadiens.
23:37 Donc nous sommes mieux prêts que l'année dernière encore face aux risques de feu.
23:41 La deuxième chose, on a pris un plan haut.
23:43 Vous le savez, l'année dernière on avait eu plusieurs départements,
23:46 de manière inédite, qui étaient touchés par cette sécheresse.
23:49 Et donc là, on a d'abord préparé cet été en réduisant les consommations inutiles,
23:55 mis en place avec Météo France des dispositifs d'alerte,
23:59 et j'invite d'ailleurs tous nos compatriotes qui nous écoutent
24:01 à regarder chaque jour pour adapter les comportements.
24:04 Et donc on va beaucoup mieux piloter, prévoir les choses.
24:07 On a aujourd'hui une quarantaine de départements justement qui sont en alerte, 45.
24:13 Donc nous sommes prêts parce que ce plan haut va permettre
24:16 de mieux adapter les comportements de nos concitoyens,
24:19 d'aider nos agriculteurs à s'adapter, d'aider les industriels à adapter leurs comportements,
24:23 les collectivités locales, et un peu comme on l'a fait avec l'énergie l'hiver dernier,
24:28 de tous faire notre part pour réduire le risque de sécheresse
24:33 et permettre justement de passer l'été.
24:36 Et puis il y a l'amélioration de long terme.
24:40 Comment réduire nos émissions de CO2 et comment adapter notre pays
24:44 au réchauffement qui est déjà là ?
24:46 Ça d'abord nous n'avons pas chômé cette dernière année.
24:48 On a pris des textes et en particulier un texte qui nous permet
24:51 de déployer beaucoup plus vite les énergies renouvelables en France.
24:54 Et nous avons mis en place cette planification écologique.
24:57 Il y a quelques semaines, la Première ministre avec le ministre de la Transition
25:01 ont soumis à la concertation comme c'est prévu ces grands textes.
25:04 Et à la fin de l'été, nous allons présenter secteur par secteur
25:09 la transition et les investissements.
25:13 Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
25:15 Ça veut dire que si on veut tenir notre cap de 2030,
25:19 qui est une forte réduction, et notre cap de 2050, la neutralité carbone,
25:25 c'est assez simple.
25:27 Les cinq dernières années, on a fait deux fois plus vite
25:30 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre
25:33 que les cinq années qui avaient précédé.
25:35 Les cinq années qui sont devant nous, il faudra faire deux fois plus vite encore.
25:38 Et donc on va demander aux agriculteurs, aux industriels,
25:42 à nos compatriotes, aux collectivités locales, à l'État, à tout le monde,
25:47 au secteur du bâtiment, d'avoir des objectifs.
25:50 On sera la première nation à se les donner secteur par secteur
25:53 et surtout à se donner les moyens qui vont avec.
25:57 Et ces moyens-là, ce sera des investissements publics.
26:01 Et donc je vous confirme qu'on fera des économies sur certains sujets,
26:04 mais que nous allons investir dans l'écologie,
26:07 dès l'année prochaine, plusieurs milliards d'euros en plus,
26:10 qu'on va à côté de ça, développer des filières industrielles,
26:14 parce que moi je veux être cohérent, on doit répondre au climat,
26:17 on doit renforcer notre indépendance et on doit créer plus d'emplois industriels.
26:22 Nous avons créé 1,7 million d'emplois ces six dernières années.
26:25 On a créé en particulier 100 000 emplois dans l'industrie, rouvert 300 usines.
26:29 Eh bien on doit le faire dans chacun des segments.
26:31 On rouvre des usines qui vont faire des batteries électriques,
26:33 qui vont assembler des véhicules électriques.
26:36 On ouvre et on renforce des usines qui produisent des éoliennes en mer.
26:41 On va rouvrir des usines qui produisent des panneaux solaires,
26:44 ce qui n'existait plus en Europe, on va le refaire.
26:47 Et on se développe aussi dans l'économie circulaire qui est si importante.
26:51 Et puis on va structurer encore plus les professionnels
26:53 dans la rénovation thermique des bâtiments, qui est là aussi si emblématique.
26:58 Voilà, donc ça va être ça la planification.
27:00 C'est un travail qui a pris 18 mois,
27:03 qui est en ce moment même en concertation avec toutes les parties prenantes
27:06 et qui doit nous permettre de réduire nos émissions de gaz à effet de serre,
27:10 d'être plus protecteur de la biodiversité qui est un objectif essentiel
27:14 et de le faire en préservant et en renforçant même l'indépendance de la France
27:19 et en créant des emplois.
27:22 – Il nous reste très peu de temps Monsieur le Président,
27:24 mais quand même un mot de ce chantier, de la rentrée, la loi immigration.
27:29 Est-ce que si le gouvernement est mis en minorité, qu'allez-vous faire ?
27:34 Quelles conclusions allez-vous en tirer ?
27:39 – D'abord, je pense que le gouvernement a la volonté de bâtir
27:42 avec toutes les oppositions constructives.
27:45 Vous parliez des 100 jours, si nous n'avons pas réussi,
27:47 comme je l'avais souhaité, à en tout cas enclencher ce texte,
27:51 c'est parce qu'il y a eu un souhait qui a été exprimé par plusieurs forces politiques
27:55 de mettre sur la table leur propre texte, leur propre réforme.
27:58 Et donc, le gouvernement a fait un texte très complet, équilibré.
28:01 Quel est notre objectif ?
28:03 Réduire les entrées, lutter contre les trafiquants
28:08 et les réseaux d'immigration illégales, et mieux intégrer les femmes et les hommes
28:12 qui contribuent à la force de notre pays et travaillent dans beaucoup de secteurs
28:16 qui en ont besoin, de l'agriculture aux bâtiments, en passant par la restauration.
28:21 Ce texte est complet, réaliste, mais nous avons aujourd'hui un sujet.
28:24 Alors, premièrement, il n'y a pas que les textes de loi,
28:28 il y a aussi le travail qu'on fait en européen.
28:30 La France, sous sa présidence, a lancé des réformes importantes.
28:32 Elles sont en train d'arriver, justement, en acte.
28:36 On doit mieux protéger les frontières communes de l'Europe.
28:39 La deuxième chose, nous, on doit réformer notre droit, c'est l'objet de ce texte.
28:43 Et donc, dès la rentrée, le ministre de l'Intérieur a la responsabilité,
28:48 avec plusieurs de ses collègues sur d'autres sujets,
28:50 mais de travailler avec la majorité relative à l'Assemblée,
28:55 mais avec aussi les forces d'opposition qui ont fait des propositions,
28:58 pour bâtir un texte qui aura à cheminer d'abord au Sénat, puis à l'Assemblée.
29:02 Et moi, j'ai bon espoir que les oppositions républicaines
29:06 qui veulent que le pays soit mieux protégé dans ses frontières
29:10 et moins d'immigration clandestine,
29:13 raccompagnent mieux vers leur pays d'origine
29:15 ceux qui n'ont rien à faire chez nous
29:17 et qui, en particulier, troublent l'ordre public ou sont dangereux.
29:19 Et intègrent mieux ceux qui sont là et aident la nation à réussir,
29:23 et bien qu'en bonne foi, ils nous aident à bâtir un texte.
29:26 Et donc, je pense qu'il faut aborder ce moment politique
29:29 qui se fera dès la rentrée, avec détermination, sincérité, engagement.
29:34 Et après, la Constitution prévoit des chemins pour les textes.
29:37 Et moi, j'aurais en quelque sorte la responsabilité
29:40 que, en tout cas, l'efficacité soit au rendez-vous.
29:42 C'est d'efficacité dont le pays a besoin.
29:44 C'est de reprendre le contrôle collectif de notre destin
29:47 face à tous les dérèglements du monde.
29:49 Face aux changements climatiques,
29:51 face aux réseaux qui, parfois, produisent le meilleur mais font le pire,
29:56 face à l'immigration quand elle n'est pas contrôlée.
29:59 Et donc, il faut l'efficacité pour reprendre le contrôle
30:01 et apporter une réponse humaniste, française, mais efficace.
30:07 Merci, Monsieur le Président, de nous avoir accordé cette interview
30:12 depuis Nouméa, depuis la Nouvelle-Calédonie.
30:15 Merci beaucoup, Monsieur le Président.
30:18 Merci à vous pour votre attention et à tous nos téléspectateurs.
30:21 Et le cap du pays, je le disais il y a quelques semaines,
30:25 à 7h6 sur vos chaînes, c'est l'indépendance et la justice.
30:29 Face à tous ces grands dérèglements, le risque que nous avons,
30:32 c'est de perdre l'indépendance militaire, technologique, industrielle, financière.
30:36 Tout ce que nous faisons depuis 6 ans,
30:38 c'est bâtir, consolider notre indépendance
30:41 pour financer un modèle social juste.
30:43 La Nouvelle-Calédonie, c'est exactement ce combat que nous menons.
30:47 L'indépendance de notre pays se joue ici aussi.
30:51 Et c'est pour ça que la nation a fait des investissements importants
30:54 sur le plan militaire, qu'on en fait sur le plan écologique,
30:57 et qu'on en fait aussi sur notre école et notre santé.
30:59 L'indépendance et la justice, tel est le cap pour la nation.
31:02 Merci, Monsieur le Président. Merci pour votre attention et bon courage.
31:05 - La fin du chat, c'est le bon. - Ouais.
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