00:00 Emmanuel Macron qui avait aussi donné comme priorité à ses ministres l'ordre républicain.
00:05 Un mot qui a une résonance particulière à Marseille en ce moment.
00:08 Là-bas, les commissariats sont à l'arrêt pour répondre à la détention provisoire
00:11 d'un des policiers soupçonné d'avoir tabassé un jeune homme de 21 ans lors des émeutes début juillet.
00:16 Entre service minimum et arrêt maladie, il est actuellement presque impossible de déposer plainte, Geoffrey Branger.
00:22 Oui, si certains commissariats prennent encore toutes sortes de plaintes,
00:24 d'autres ne peuvent recevoir que les plus urgentes, comme dans le 3e arrondissement de Marseille.
00:28 [Sonnerie]
00:30 - Commissaire 3e, j'écoute.
00:32 - Oui bonjour monsieur, je voudrais savoir si c'était possible de venir déposer plainte ?
00:36 - Euh, un instant. - Oui merci.
00:38 - Euh, du coup non on ne prend pas. On ne prend que des violences ou quoi.
00:47 - Vous ne prenez que les urgences c'est ça ?
00:48 - Voilà, que les urgences on ne prend. Parce qu'on est sous effectif et c'est pas possible.
00:52 Mais Bruno Bartossetti, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police l'assure,
00:56 cette situation n'entraînera pas plus d'insécurité.
00:59 - Vous aurez l'urgence qui sera couverte par l'émission de police, il n'y a aucun problème là-dessus.
01:03 D'une manière générale, on va surtout appliquer l'essence même de notre métier,
01:07 c'est de répondre aux appels des victimes et ils seront bien sûr en capacité de voir
01:12 que nous serons disponibles à tout moment pour les secourir.
01:15 La crainte qui règne chez certains représentants syndicaux, c'est que si la police se fait
01:19 de plus en plus rare dans certains quartiers, alors les crimes et délits pourraient bien exploser.
01:23 Je ferai banger pour...
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