00:00 Et comme chaque soir à quelques mois de la Coupe du monde de rugby 2023,
00:03 Europe 1 vous présente un métier différent de cet événement sportif de grande ampleur.
00:07 Aujourd'hui place au métier d'agent de sécurité,
00:09 Louis Salé a rencontré des futurs employés lors d'une journée de formation accélérée
00:14 organisée à Versailles en région parisienne dans les locaux de l'école européenne de la sécurité privée.
00:19 Des étudiants en particulier y participent. Reportage.
00:23 - Allô le Samu ? J'ai en présence une victime qui ne ventile pas.
00:25 Les mains posées sur le mannequin à genoux sur le parquet,
00:28 Aloïs, 18 ans, effectue les gestes de premier secours en écoutant les consignes du formateur.
00:33 - On allume d'abord les fribulateurs pour qu'il fasse son cycle de démarrage.
00:36 Pendant trois semaines, cet étudiant en STAP se suit à une formation accélérée
00:40 financée par Pôle emploi en vue de créer 3000 postes d'agent de sécurité pour les JO,
00:45 mais aussi pour la Coupe du monde de rugby.
00:47 - Le diplôme est valable 3 ans et on peut travailler sur tous les événements de plus de 300 personnes.
00:52 Comme Aloïs, Axel, 23 ans, cherche un complément de revenu.
00:55 Il est en BTS Management de la sécurité.
00:57 - J'ai du mal à rester debout, mais je pense que ça va le faire.
01:00 Avec la motivation, ça va aller.
01:02 - Et ça vous plaît de voir un match sportif pendant le travail ?
01:05 - Je pense que c'est un peu plus délicat parce qu'on peut profiter de ce côté-là,
01:08 mais il faut aussi rester à son poste et être sérieux.
01:11 - Dans un coin de la salle, un recruteur les observe, Thibaut Dublancher.
01:15 Il dirige l'entreprise AK Sécurité, chargée de sécuriser les stades de rugby de la Coupe du monde,
01:19 et il a besoin de bras.
01:20 - On va avoir 250 agents de sécurité au Stade de France, qu'il soit les 11 matchs.
01:24 C'est très bientôt, c'est septembre prochain.
01:26 C'est un métier en tension pour différentes raisons.
01:28 Il y a de plus en plus de demandes dans les centres commerciaux, dans les magasins.
01:31 Le deuxième sujet, c'est que la sécurité privée,
01:33 c'est un métier qui n'a pas forcément à l'origine une très bonne réputation.
01:36 Donc, ce n'est pas un métier qui attire les jeunes.
01:38 Mais pas question pour lui de recruter n'importe qui.
01:40 - Il faut avoir un casier judiciaire vierge.
01:42 Il ne faut pas avoir effectué de dégâts de vitesse.
01:44 Un événement type Coupe du monde de rugby, par rapport au foot,
01:47 ce sont quand même des événements qui sont beaucoup plus calmes.
01:48 Donc, du coup, on a surtout des problématiques d'accueil et de gestion des flux.
01:51 Faire en sorte que les gens n'attendent pas trop longtemps à l'entrée du stade.
01:55 Il y a forcément eu un avant et un après Ligue des champions,
01:57 tout simplement parce que la Ligue des champions est un réel fiasco.
02:00 Il y a eu un retentissement international, notamment en Angleterre.
02:02 Et on sait que le rugby, c'est très important en Angleterre.
02:05 - Pour une sécurité optimale, Thibaut Dublancher cherche également des femmes agents
02:08 pour fouiller les spectatrices.
02:10 Avie, justement, suit la formation versaillaises
02:13 et se moque bien des stéréotypes qui collent à la peau de ce métier.
02:16 - On n'a pas besoin d'être barraqué, d'avoir des muscles.
02:19 On travaille avec l'humain et l'humain, il marche avec son cerveau.
02:21 C'est le cerveau qui commande son corps.
02:23 Si on appréhende avec les yeux, on observe bien,
02:26 on peut encadrer les choses bien avant que les problèmes arrivent.
02:29 Les gens, ils ont tendance à oublier qu'un agent de sécurité,
02:32 c'est d'abord le cerveau avant le physique, en fait.
02:34 - La profession est aujourd'hui féminisée à hauteur de 15%.
02:37 Un reportage européen de Louis Salé.
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