00:00 Je pense que ces propos sont malheureux et un peu trop outranciers.
00:03 On gagnerait justement à reclarifier ce qui fait partie de l'arc républicain
00:08 et ce qui ne l'est pas.
00:09 Et en l'occurrence, dans la période très récente,
00:11 il y a un flou qui a été entretenu.
00:13 Moi, je ne fais pas partie de ceux qui jugent que Jean-Luc Mélenchon,
00:15 que la France insoumise n'est pas dans l'arc républicain.
00:18 Ils en sont.
00:19 L'arc républicain, c'est justement celle de ceux qui sont capables aujourd'hui
00:22 de défendre les principes républicains, les valeurs républicaines.
00:24 Et en l'occurrence, même si on le fait de manière différente,
00:28 même si on a de nombreux désaccords,
00:29 mais c'est le propre de toute démocratie,
00:31 je pense qu'ils, malgré tout, ils défendent aujourd'hui
00:34 les valeurs et les principes républicains.
00:37 À leur façon, des fois peut-être de manière malheureuse,
00:39 je vous l'accorde, mais en l'occurrence, ils en sont.
00:41 Et je pense qu'on aurait besoin, justement, pour contrer l'extrême droite,
00:44 d'éviter de rajouter du flou à ce sujet.
00:46 Et c'est pour ces désaccords avec Jean-Luc Mélenchon
00:48 que vous présentez vous-même une liste aux élections européennes ?
00:52 Non, ce n'est pas tellement par désaccords,
00:53 c'est plus par un projet politique qui peut être un peu différent,
00:56 notamment sur la question des élections européennes.
00:58 Ça ne vous aura pas échappé.
01:00 Aujourd'hui, on a une partie de la population qui s'éloigne
01:04 petit à petit de la politique et de la gauche
01:06 parce qu'elle ne se sent plus représentée par la gauche.
01:08 Et nous, ce qu'on souhaitait faire avec la campagne de Fabien Roussel en 2022
01:11 et ce qu'on souhaitera faire durant la campagne électorale de l'année prochaine,
01:14 lors des échéances européennes,
01:16 c'est justement aller rechercher cet électorat aujourd'hui
01:18 qui ne se sent plus représenté par la gauche.
01:20 Celles et ceux, finalement, qui ont été les premières victimes
01:23 de la mondialisation des traités européens de libre-échange
01:27 telles qu'ils ont été constitués.
01:28 Nous, on pense qu'on a besoin de porter une voix à gauche singulière
01:31 qui, justement, s'est toujours mobilisée contre les traités européens,
01:33 que ce soit Maastricht ou ce soit le traité de Lisbonne.
01:35 En l'occurrence, ça a été le cas du Parti communiste français.
01:38 Et nous continuerons justement de porter cette position-là
01:41 lors des élections 2024.
01:42 J'ai eu l'honneur d'être nommé chef de file du Parti communiste pour ces échéances.
01:46 [Musique]
01:49 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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