00:00 Tu prends là, tu pètes cette ruelle, tu es à la rue Paradis, faut des thals, si tu
00:06 veux t'acheter des habillés, si tu veux je sais pas quoi, tu prends là, tu veux sortir
00:09 ta copine, tu as le vieux Porsche, tu veux manger des glaces et tout aussi, faut des
00:12 thals, mais tu montes juste cette ruelle là, tu as un noaille, pour 1€ tu as 3 cigarettes
00:17 et pour 4€ t'as mangé.
00:18 Ça veut dire on a vécu dans ce contraste où le choix de vie faut le faire maintenant.
00:21 Moi c'est Missan, je suis un jeune rappeur originaire du centre-ville de Marseille, j'ai
00:35 21 ans.
00:36 C'est ma zone de prédilection, là où c'est la zonzonce ici, l'opéra.
00:46 En fait en ville, on va dire c'est comme si c'était la gaule coupée en deux.
00:51 Tu vois ce que je veux te dire, en ville il y a l'opéra noaille à la plaine, c'est
00:55 toute cette descente là.
00:56 Et après, il y a un peu l'autre côté, tu regardes, il y a la fac, le panier, les
01:01 carmes, la joliette.
01:02 J'ai beaucoup erré, t'as vu j'ai beaucoup beaucoup erré, on a même fini dans les
01:13 quartiers nord et je pense que dans les mentalités c'est la Corse les quartiers nord, tu vois
01:18 ce que je veux te dire, ça veut dire les quartiers nord ils restent entre eux, chez
01:21 eux.
01:22 J'ai toujours été accroché au rap parce que c'était ma passion, ça veut dire que
01:33 j'ai toujours cherché des studios, posés, quand je pouvais sortir un truc, mais sans
01:38 vraiment y prêter attention, je reconstruirais un vrai truc.
01:41 Et là, l'année dernière je crois, j'ai décidé de monter un label, de sortir de
01:46 manière officielle et tout.
01:48 On est au sommet de la rue d'Aubagne, on est devant ça, qui était anciennement le
01:57 mille pattes.
01:58 Je venais ici, j'ai quoi, dix cents ans, il y avait Caras à l'équipe, ils faisaient
02:03 les ateliers d'écriture et tout.
02:05 Pour cinq euros, je te dis, cinq euros par mois, on venait tous les mercredis, après
02:09 les plus forts le samedi, ils pouvaient poser et tout.
02:11 J'essaie de rapper ce que je représente dans la vie, ça veut dire dans les valeurs,
02:24 dans ce que je ressens de cette vie, de ce que je vis moi.
02:27 Rassembler un maximum les gens, comment je dirais.
02:30 J'ai commencé à sortir une série de freestyle qui s'appelait Les Deux Vélas, j'ai sorti
02:37 le 1, j'ai sorti d'autres clips, des lifestyles et tout, j'ai dû sortir une dizaine de contenus.
02:40 Je suis monté à la semaine Planète Rap de Naps, de bas je devais faire un son le lundi,
02:46 je finis dans un film, je finis par faire Planète Rap de lundi à vendredi, que lui
02:51 me dit je m'en fous tous les jours tu vas rapper, je veux que tu fasses un son, et que
02:55 le vendredi il me dit vas-y je fais l'Olympia à Montréal, tu viens avec moi.
02:59 Je l'ai toujours rencontré il y a dix ans, un jour je l'ai passé devant une alimentation,
03:06 je l'ai croisé, j'étais petit, je lui dis "ah ya, même moi je rap, tac, tac, tac".
03:09 Je fais là beaucoup, et après il m'a pris, il m'a fait tourner son rôle dans un clip,
03:14 mais j'étais petit.
03:15 J'ai commencé à tourner hier, j'ai commencé le clip sur la place de l'Opéra, après
03:27 on a appelé Naps, il est passé nous voir, on a fait une prise aussi avec lui, et là
03:32 aujourd'hui on a loué une petite villa.
03:35 Il y a eu l'histoire de V, du bad qui s'est écroulé, c'est juste là.
03:44 Bien avant ce bâtiment délaissé frérot, il y avait une jeunesse délaissée juste
03:48 ici.
03:49 J'ai pas cette âme révolutionnaire, de "ah venez on casse tout, ils nous respectent
03:53 pas, alors venez s'il vous plaît on casse tout et tout, vas-y, ils veulent pas nous
03:56 donner ça, venez on prend pas ça frère, on va chercher ailleurs autre chose".
04:00 Dans tous les cas, pour sauver le monde, il faut faire bien plus que rapper.
04:04 Un peu plus et je m'en vais, je suis en bénef mais je me déchocke.
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