00:00 Les propos tenus par Isia Hijlin à l'égard d'Emmanuel Macron lors du festival Nuit
00:08 Guitare de Beaulieu-sur-Mer, le jeudi 6 juillet au soir, ne passent pas inaperçus.
00:13 Alors qu'elle était prévue comme l'une des têtes d'affiche du concert du 14 juillet
00:17 à Meurcamp-Barreul, sa présence est désormais incertaine en raison de ces mots virulents.
00:21 Suite à sa représentation sur scène où elle a imaginé un lynchage du président
00:26 en le décrivant comme une « pinata humaine géante », Isia Hijlin, âgée de 32 ans,
00:31 est désormais au centre d'une enquête ouverte par le parquet de Nice pour « provocation
00:35 publique à commettre un crime ou un délit ». Il s'agit d'un délit passible d'une
00:39 peine maximale de cinq ans de prison et d'une amende pouvant atteindre 45 000 euros, comme
00:44 l'a rapporté Nice Matins le samedi 8 juillet.
00:46 Suite à la polémique entourant son concert, les forces de l'ordre ont tenté d'interpeller
00:51 Isia Hijlin après sa représentation, alertée par certains spectateurs.
00:55 Cependant, il s'est avéré qu'elle avait déjà quitté les lieux, comme l'a expliqué
01:00 les dîles de Beaulieu-sur-Mer, Roger Roux, dans une interview, elle aurait été exfiltrée
01:05 dans son bus.
01:06 « Selon la réglementation, on ne peut pas y entrer comme ça.
01:10 Il y a eu de longues discussions entre le manager et la gendarmerie.
01:13 Il a fermement condamné l'attitude de l'artiste en déclarant.
01:17 Aujourd'hui, nous n'avons envie d'entendre personne menacer, insulter ou salir qui que
01:23 ce soit.
01:24 En ce moment, nous avons besoin d'aller au festival pour nous détendre, avec des
01:28 artistes qui nous plaisent.
01:29 » Lors de cette nuit controversée, Isia Hijlin
01:33 a poussé ses diatribes contre Emmanuel Macron à des extrêmes choquants.
01:36 Elle a imaginé le président actuel battu avec une batte et blessé par des « petits
01:41 clous », dans une description violente où elle évoque un « feu de Bengale de joie,
01:45 de chair vive et de sang ». Cette violence a suscité l'indignation non seulement parmi
01:50 les spectateurs, mais aussi dans le milieu politique.
01:52 Un internaute a ainsi exprimé son indignation sur Twitter en disant « Je n'y crois pas
01:57 ». Pas à ce point en tout cas, elle a pété un câble.
02:01 Un autre a déclaré, s'exprimer, oui, mais appelé à la haine et à la violence, non
02:06 Isia Hijlin.
02:08 La liberté d'expression a ses limites, et celle de l'irresponsabilité.
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