00:00 Je prends un petit coup d'eau quand même parce que là, 40 degrés.
00:07 Tu n'as pas pris les mignons.
00:10 J'ai la moto.
00:12 Qu'est-ce qui vous est passé par la tête de sortir avec Pierre comme ça ?
00:17 C'est Pierre qui m'a chauffé juste avant le sprint intermédiaire.
00:20 Il m'a dit viens on relance quelques uns et tout.
00:23 Je lui ai dit bon allez si tu y vas je te suis.
00:26 Ce n'était pas trop coûteux en énergie jusqu'au petit GPM.
00:31 On avait vraiment un vent dans le dos qui poussait beaucoup.
00:34 À 3 devant, ce n'était pas plus dur que dans le peloton.
00:37 Je regardais le compteur.
00:39 Je savais que ça ne servait à rien de bourriner.
00:41 C'est toujours le peloton qui a le dernier mot.
00:43 Après, on s'est pris au jeu.
00:45 Les 40 derniers kilomètres, Pierre a accéléré dans le GPM.
00:48 Quand on est devant, on joue le jeu à fond jusqu'au bout.
00:51 On se fait plaisir quand même sur des étapes comme ça
00:54 qu'on ne s'est pas forcément réservé pour ses caractéristiques.
00:57 On savait très bien que c'était voile échec.
00:59 C'est toujours un bon moment.
01:01 On est sur le Tour de France, on est devant.
01:03 J'étais avec des copains.
01:05 Pierre, on a été coéquipés ensemble chez AG2R.
01:07 Simon, on s'entraînait ensemble la semaine.
01:09 C'était un bon moment entre nous.
01:11 On en a rigolé un petit peu.
01:13 Simon a dit une petite échappée de Ronald Pint.
01:15 C'était sympa.
01:17 Ça fait longtemps non ?
01:19 Ce qu'on n'avait pas vu dans Spitters à l'avance
01:21 sur les routes du Tour de France ?
01:23 La dernière fois, ça remonte à 2020.
01:25 Puisque 2021, je l'avais quitté un peu prématurément.
01:28 C'est toujours bon à apprendre de devant sur le Tour.
01:32 C'est plaisant avec le public.
01:34 C'est des bons moments.
01:36 L'étape de demain n'aurait pas pu être plus dans votre profil
01:39 par rapport à une étape vouée au sprint ?
01:41 Oui, mais après, l'un n'empêche pas l'autre.
01:44 Quand vous partez aujourd'hui, vous dites que vous avez une chance
01:47 ou alors vous y allez pour...
01:49 Non, j'y vais parce que c'est Pierre qui m'a dit "Viens, on y va".
01:52 Après, il restait 70 bornes.
01:55 On n'a pas non plus fait une journée de vent de face
01:58 de 200 bornes pour se poncer non plus.
02:01 Vous nous dites que vous y allez, vous y allez, vous y tentez quand même.
02:07 Mais les équipes de sprinters sont très bien organisées sur ce temps-là.
02:10 Notamment les Alpecin.
02:12 Oui, il y a 10 équipes de sprinters.
02:14 Donc si ce n'était pas Alpecin, c'était une autre.
02:16 On savait qu'une fois qu'ils s'entendent,
02:18 à deux devant, on ne fait pas le pouvoir.
02:20 Merci.
02:21 Oh oh oh oh oh !
02:23 Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires