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  • il y a 3 ans
L'ASSE a annoncé ce mardi le décès de Georges Bereta. Le gaucher aux 343 matches avec les Verts s'en est allé à 77 ans. Il a remporté six titres de champion de France dans les années 1960 et 1970.

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Sport
Transcription
00:00 -Il commence la grande aventure des Verts avec tous les jeunes, etc.
00:04 Il marque même un but contre le Sporting
00:07 ou le Saint-Etienne-Gagne 2-0.
00:09 Mais Georges Beretta, c'était...
00:11 A l'époque, dans les années 70,
00:12 on souffrait énormément d'un point de vue physique et mental.
00:16 La technique, on l'a toujours eu,
00:18 mais tu jouais contre les grosses équipes,
00:20 chaque fois, à un moment, tu t'écroulais.
00:23 Et lui, il avait les deux.
00:24 Il avait un physique, parce qu'il était très puissant,
00:28 très costaud, d'origine polonaise,
00:30 un centre de gravité très bas, et il est gauche.
00:32 Tu pouvais pas le faire tomber.
00:34 Raymond Domenech aimait bien gagner,
00:36 surtout dans ces matchs de Lyon-Saint-Etienne,
00:39 le côté psychologique.
00:40 Avec Beretta, il terminait... Il valsait.
00:43 Avec Saramania, il pouvait.
00:45 Christian était un peu craintif.
00:47 -Ca a l'air de vous faire plaisir de faire valser un Raymond.
00:50 -Non, mais ça lui faisait du bien de valser aussi.
00:53 Mais il le respectait.
00:54 J'ai reçu un texto d'Osvaldo Piazza,
00:57 pour ça, ça te dit quelque chose,
00:59 que je pouvais te lire immédiatement,
01:01 parce qu'au-delà de...
01:03 Oui, WhatsApp, forcément, il est à Benozer.
01:06 Il me dit "Quelle douleur et tristesse,
01:08 "un exemple comme personne, capitaine,
01:11 "generoso", il me dit, généreux,
01:13 et il le démontre, il l'a toujours démontré,
01:16 avec un coeur, il m'écrit un coeur en majuscules,
01:19 comme ça.
01:20 C'est un coeur, et c'est vrai que c'était un symbole.
01:24 Le Saint-Etienne, quand même, de cette époque-là,
01:27 de la fin des années 60,
01:28 qui gagne 3 titres consécutivement,
01:30 et puis, lui, il est à l'amorce de la nouvelle génération,
01:34 puisqu'il reste quand même un petit peu,
01:37 mais Saint-Etienne a éliminé le Bayern de Munich,
01:40 de Beckenbauer et compagnie,
01:42 avec Salif Khaïta, Hervé Réveilly, tout ça,
01:44 bon, c'était pas...
01:45 On n'a pas attendu la fameuse épopée des Verts
01:48 pour que Saint-Etienne, sur le plan européen,
01:51 réalise des choses, avec un 3-0 à Geoffroy Guichard.
01:54 -Il a changé de son profil.
01:55 A quel joueur, aujourd'hui, pour les jeunes,
01:58 il ressemblerait ? Un mélange de quoi ?
02:00 -Il avait un pied gauche de velours,
02:02 d'ailleurs, quand il va à l'OM... -Pas que de velours.
02:05 De velours, et puissant. -Très puissant.
02:07 -Avec une frappe de balle... -Il marque un but
02:10 contre l'URSS, je me souviens, dans le nouveau Parc des Princes,
02:13 où la France gagnait un 0, et quand la France battait l'URSS,
02:17 en 72, il tombait dans les trucs.
02:19 Non, il était très, très puissant.
02:21 -Je me souviens, pied gauche de velours,
02:23 parce qu'il faisait des extérieurs du pied gauche,
02:26 quand il était un peu numéro 10, excentré côté gauche.
02:29 -C'était un joueur moderne un peu avant l'heure.
02:31 -Oui. -Il avait de la puissance,
02:33 il avait du physique, il avait de la technique,
02:36 c'était un leader, et c'était aussi un joueur d'équipe.
02:39 -Bien sûr. C'était un joueur qui, à l'époque,
02:42 où on souffrait de ce mental, ce physique, machin,
02:44 comme les joueurs s'exportent aujourd'hui,
02:47 il aurait été dans des grands clubs un peu partout.
02:50 -44 sélections dans ces années-là, c'est énorme.
02:53 -44 sélections, ça en fait 90, 95 aujourd'hui,
02:55 puisqu'il a joué sur 8, 9 saisons.
02:57 -A l'époque, on se qualifiait pas beaucoup.
03:00 -Un superbe joueur.
03:01 On n'allait pas beaucoup en phase finale.
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