- il y a 3 ans
Ce webinaire a été organisé le 22 juin 2023 par le groupe de travail Couperin appelé NegOA. Il présente l'accord national passé avec EDP Sciences pour les institutions de l'enseignement supérieur et de la recherche membres de Couperin.
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00:00:00 le webinaire est organisé par le groupe qui travaille sur les négociations,
00:00:09 plutôt les accords éditeurs comprenant un volet de publication en libre accès en plus du volet
00:00:16 abonnement. Parce qu'en fait ce groupe a été créé en 2020, donc assez récemment, mais il y avait
00:00:21 vraiment une nécessité de mieux comprendre ces nouveaux accords et donc on a créé un groupe où
00:00:25 on essaye de monter en expertise sur ces accords et un de nos objectifs c'est de communiquer et
00:00:31 d'informer les membres du consortium et donc on a organisé à ce titre un webinaire en 2022 sur
00:00:37 Wiley qui est un accord global de publication et de lecture et donc là on est ici pour parler de
00:00:42 l'accord de publication et de lecture de EDP Science. Donc comme vous avez vu ce webinaire
00:00:48 est enregistré alors si vous voulez pas être visible pour les participants au webinaire,
00:00:53 si vous voulez pas être visible vous pouvez couper votre caméra. Nous on a demandé l'autorisation
00:00:57 bien sûr aux intervenants si vous voulez bien que ce soit enregistré, je vous remercie d'avoir
00:01:02 d'avoir dit oui. Le webinaire sera modéré par Marlène Delay qui lira les questions qui seront
00:01:10 dans le chat ou voilà qui modérera de façon globale. Il y aura cinq minutes donc de questions
00:01:16 après chaque présentation et ensuite tout à la fin normalement on a un peu de temps pour reposer
00:01:21 une question avec une vue plus globale de toutes les interventions et je présenterai les intervenants
00:01:27 avec la biographie que vous m'avez envoyé avant chaque intervention. On va écouter dans ce
00:01:32 webinaire Anne Simonot de EDP Science qui va nous parler de l'accord global de publication,
00:01:37 sa genèse, le workflow. On va ensuite écouter Anne Urimi de EDP aussi qui va faire un focus
00:01:44 sur le modèle "subscribe to open" et à la fin il y aura aussi plusieurs voilà une intervention
00:01:50 de Amandine Weber qui est responsable des publications de la SMAI. La SMAI c'est la
00:01:56 société de mathématiques appliquées et industrielles. J'ai toujours l'impression que je vais me tromper
00:02:00 quand je dis ce que c'était et on terminera par Grégory Colcanap qui était un des négociateurs
00:02:07 de ce modèle. Donc Anne pendant que vous allez partager vos diapos, vos slides, je vais lire
00:02:18 votre biographie et je vais vous présenter. Si vous voulez bien Jacqueline, excusez-moi de vous
00:02:23 interrompre, je souhaiterais après à l'échelle de 30 secondes présenter deux de mes collègues,
00:02:29 Nathalie Clément et Catherine Brassac qui sont avec nous pour plein de bonnes raisons. Ils
00:02:35 sont amenés à intervenir sur des aspects ou pour répondre à des questions mieux que je ne saurais
00:02:43 le faire. Donc voilà d'accord très bien. Donc Anne Simonot a suivi des études commerciales et
00:02:48 œuvres dans le domaine de l'édition depuis plus de 20 ans. Après une expérience de plus de 15 ans
00:02:53 chez EBSCO Information Service où elle a occupé différents postes de management, elle a rejoint
00:02:59 EDP Science en 2014 pour y développer la vente de contenus, revues et ouvrages et soutenir les
00:03:05 efforts de l'équipe éditoriale dans l'acquisition de contrats de revues et la participation au
00:03:09 comité scientifique. Anne participe régulièrement aux journées à BES et au congrès à DBU. Elle a
00:03:15 mené la négociation de l'accord national EDP Science en 2017 en lien avec le ministère,
00:03:20 Couprin et la BES et cet accord a été renouvelé pour la période 2022-2026. Donc Anne je vais vous
00:03:27 laisser la parole pour présenter vos collègues et ensuite pour commencer la présentation comme
00:03:30 quand vous le souhaitez. Très bien. Donc au nom d'EDP je souhaiterais remercier le groupe de
00:03:37 travail Sciences Ouvertes et plus particulièrement ce groupe mis en place en 2020 et axé sur les
00:03:43 accords éditeurs en vigueur et qui inclut donc comme on l'a bien compris un accord,
00:03:50 un volet pour une publication d'Open Access. Donc nous sommes au nombre de quatre aujourd'hui,
00:03:59 vous avez évoqué le nom de ma collègue Anne Rouny qui est senior éditor chez EDP Science.
00:04:06 Amandine en bonne mathématicienne qu'elle est a pour habitude de nous appeler les Anne au carré,
00:04:13 alors après vous en faites ce que vous voulez, ça nous fait rire. Et donc j'ai deux autres
00:04:19 collègues qui sont avec nous, donc Nathalie Clément pour les participants au congrès à DBU
00:04:25 journée de la BES et pour l'ensemble des personnes en lien avec le EDP Science sur les aspects
00:04:30 abonnement, vous connaissez bien son nom. Donc Nathalie elle est responsable de la division
00:04:36 abonnement au sein de EDP Science et on a pour habitude de se déplacer ensemble sur les congrès
00:04:42 en vigueur sur le territoire. Et Catherine Brassac qui est responsable des outils de soumission au
00:04:51 sein de EDP Science en même temps qu'elle est l'adjointe du service informatique. Donc Catherine
00:04:56 elle est en charge de tous les aspects de workflow et à ce titre elle a préparé quelques captures
00:05:02 d'écran parce qu'on voulait cette présentation illustrer de la façon la plus concrète possible
00:05:09 pour aider l'ensemble des participants à renseigner et à fluidifier la communication
00:05:17 envers les auteurs. Et donc ça nous a semblé être de bonne augure d'avoir Catherine avec nous.
00:05:23 Voilà donc et pour toutes nous travaillons depuis un temps certain chez l'EDP Science. Anne étant
00:05:32 la plus jeune de l'équipe avec combien d'années Anne je ne sais plus mais...
00:05:38 Cinq ans, cinq ans, tu me flattes je ne suis pas la plus jeune.
00:05:43 Si si la plus jeune, la plus grande jeunesse chez EDP c'est ce que je voulais dire. Ok donc
00:05:52 si vous voulez bien on peut on peut démarrer après ce court préambule. Donc en effet nous
00:06:00 avons préparé un agenda articulé de la manière suivante en une slide et une seule on a essayé
00:06:06 d'introduire EDP Science dans son orientation générale. Vous expliquez ensuite la genèse
00:06:13 de l'accord donc comment en 2017 on en est arrivé à entrer en discussion avec l'ensemble des parties
00:06:22 prenantes. Puis de vous décrire les caractéristiques de l'accord donc comment il se
00:06:29 concrétise au quotidien. Quelles sont les activités de publication et le reporting que
00:06:38 EDP Science est en mesure de délivrer tant à l'échelle consolidée à destination des parties
00:06:45 prenantes négociations et exécutions de marché qu'à l'échelle institutionnelle. Et enfin et
00:06:54 c'est en cela que Catherine pourra détailler les opérations, le workflow auquel l'auteur fait
00:07:04 face lorsqu'il soumet un article chez EDP Science dans le cadre de cet accord. Alors
00:07:11 l'orientation générale de EDP Science, je pense que j'ai reconnu pas mal de noms là parmi les
00:07:16 participants et bonjour à tous. Je pense que la plupart d'entre vous connaissent EDP Science mais
00:07:23 ça nous a semblé intéressant de resituer les choses dans les grandes lignes. Donc EDP Science
00:07:29 a plus d'un siècle d'existence avec une date de création en 1920 par des sociétés savantes et des
00:07:36 prix Nobel dont Marie Curie. Donc c'est vrai qu'on est très très fiers de poursuivre l'oeuvre de
00:07:45 Marie Curie à la petite échelle de EDP Science bien entendu. Et donc des sociétés savantes,
00:07:52 la SFP qui a été très très majoritaire dans cette action, accompagnée de la Société de Chimie de
00:08:05 France, de la SMAE, nous avons évoqué tout à l'heure les mathématiciens, et à moindre mesure
00:08:11 la SFO pour la Société Française d'Optique. L'ADN de EDP Science très clairement c'est d'innover
00:08:19 et d'informer en partageant les connaissances. Donc on a vraiment un positionnement très fort
00:08:28 sur un partenariat privilégié avec les communautés scientifiques. Et il est vrai que quand on est
00:08:35 amené à discuter avec vous dans les congrès, ce qu'on note c'est que quand il y a une remarque
00:08:41 faite à l'attention des éditeurs, mais pas dans le bon sens du terme, très souvent on nous dit
00:08:45 "mais vous EDP c'est pas pareil". Alors je pense qu'on a une petite spécificité ou une grosse
00:08:51 spécificité à ce niveau-là. On n'est pas un éditeur réputé pour être un éditeur commercial.
00:08:57 Moi-même quand j'ai rejoint EDP il y a plus de neuf ans maintenant, le simple mot de commercial
00:09:02 était presque un gros mot. Donc il a fallu s'accoutumer et mettre en place une culture
00:09:10 commerciale sans que ça ne corresponde à une culture commerciale à outrance en l'occurrence.
00:09:17 Donc EDP publie des revues, c'est l'objet de notre discussion aujourd'hui, mais également des
00:09:25 ouvrages et des actes de conférence, tout ça dans un domaine orienté très clairement SCM. Donc pour
00:09:33 les revues on va développer, pour les livres on a un fonds d'un millier d'ouvrages, sachant qu'on
00:09:41 a une politique de distribution qui est très très ouverte puisque en dehors d'une boutique en ligne
00:09:48 nous avons tous nos ouvrages qui sont distribués par un distributeur dans les librairies, donc dans
00:09:57 les points de vente, mais également via les agrégateurs, tous autant qu'ils sont, et via
00:10:02 de grotteurs. On a voulu avoir une politique d'acquisition très flexible pour les bibliothèques
00:10:09 et vous laisser le choix de la plateforme dont les fonctionnalités vous conviennent le mieux.
00:10:16 Donc pas d'exclusivité mais au contraire un référencement très très étendu. Et pour ce qui
00:10:22 est des actes de conférence, nous avons un service qui s'appelle le Web of Conference,
00:10:27 sur lequel on a plus d'un millier de conférences publiées dans des domaines
00:10:36 sciences des matériaux, mathématiques informatiques, physiques, etc. Depuis 2019,
00:10:46 Anne, maintenant, nous organisons des ateliers d'écriture scientifique. Donc c'est Anne,
00:10:52 en l'occurrence Anne Ruimi, qui s'en charge particulièrement. Et donc ces ateliers
00:10:58 d'écriture scientifique ont commencé à l'université Paris-Saclay. Nous sommes très
00:11:03 voisins de Paris-Saclay puisque nous sommes localisés aux Ulysses. Et ces ateliers ont
00:11:11 pour but de s'adresser à des doctorants et jeunes chercheurs, de sorte à ce qu'ils fassent
00:11:19 l'acquisition des bases de l'écriture d'un article scientifique et qu'ils ressortent de
00:11:25 cet atelier qui revêt à la fois une dimension théorique et pratique, puisque nous y convions
00:11:33 régulièrement ou un éditeur en chef ou un membre du comité éditorial d'une de nos revues. Et donc
00:11:41 l'objectif c'est que le participant, la participante, ressorte de là avec une connaissance
00:11:51 un peu plus affûtée des pratiques du marché et des écueils à éviter, au contraire de ce qui doit
00:11:58 être privilégié pour avoir toutes les chances que son article soit accepté par un comité éditorial.
00:12:09 Je sais qu'Anne tient des ateliers d'écriture scientifique en présentiel comme en distanciel,
00:12:16 nous comprenons que ça suscite beaucoup d'intérêt auprès des participants aux
00:12:26 journées de la baisse congrès ADBU, n'hésitez pas à contacter Anne dans ce cadre-là.
00:12:32 Depuis fin 2019, DépéScience a intégré le groupe Science Presse, qui est l'éditeur de la
00:12:40 China Academy of Science, donc je crois qu'il faut en parler très ouvertement, ça n'a pas été sans
00:12:48 susciter de questions en effet sur le marché français, comme ça a pu susciter certaines
00:12:53 questions pour nous en tant que salariés. Ce qu'on peut vous dire c'est que la structure est
00:12:57 restée la même, que nous conservons notre indépendance éditoriale et que ce qu'on
00:13:04 constate c'est qu'énormément de VP Recherche des universités françaises passent beaucoup de
00:13:08 temps en Chine et que de multiples collaborations sont mises en place entre la France et la Chine,
00:13:17 tout comme d'autres pays européens, de manière encadrée bien entendu. Parallèlement,
00:13:24 nous avons mis en place, ça nous a semblé très important dans le cadre de cette évolution,
00:13:30 un comité scientifique consultatif dont Amandine fait partie, sauf erreur, et qui aide DépéScience
00:13:40 dans ses décisions liées aux orientations scientifiques stratégiques. Et toujours dans
00:13:47 ce cadre d'une passerelle entre la maison d'édition que nous représentons et les représentants de
00:13:55 l'enseignement supérieur et de la recherche. Sachez que 60% des revues que nous publions
00:14:01 appartiennent à des sociétés savantes, donc nous sommes vraiment un éditeur de sociétés
00:14:05 savantes et nous publions au total, pour vous donner un ordre d'idée, un petit 70-75 revues
00:14:16 au total. Et nous avons démontré, je pense au fil des décennies, un engagement très fort sur la
00:14:25 voie de l'open access, en commençant par une politique green depuis quasi toujours, pour
00:14:32 s'orienter parfois vers du gold, du diamant, et le subscribe to open depuis 2020. L'objectif,
00:14:41 c'est vraiment de publier un maximum d'articles en open access, d'une part. D'autre part,
00:14:52 de répondre aux besoins spécifiques de chaque communauté. On sait que les modèles open access,
00:14:58 il y a une ambivalence des modèles et qu'il est important que chaque communauté scientifique y
00:15:06 trouve son compte par rapport aux attentes qu'elle peut avoir. Et enfin, je terminerai en
00:15:12 insistant sur la dimension internationale de notre audience. Nous publions des revues en
00:15:20 langue anglaise majoritairement, avec subsistance bien sûr de revues en langue française, avec
00:15:29 bien sûr un format dématérialisé et un peu de papier résiduel, mais de moins en moins,
00:15:36 comme le veut l'histoire. Les choses évoluent de plus en plus en ce sens. Voilà grosso modo ce
00:15:47 que je peux dire sur l'orientation générale de DP, étant entendu que l'accord national porte sur
00:15:54 le format électronique, et je le précise d'emblée avec la possibilité de commander du papier au
00:16:02 tarif d'EDP, mais c'est vraiment un accord qui repose sur la ressource électronique.
00:16:08 Donc le contexte, quel est-il ? En 2014, on constate que EDP Science a vu son portefeuille
00:16:18 d'abonnement en France diminuer de 35% entre 2010 et 2014, ce qui commence à attirer un peu en termes
00:16:30 de résultats. Et en fait, ces désabonnements sont principalement liés de notre compréhension du
00:16:43 marché à la mise en place de big deal, et donc de budgets requis dans le cadre des big deal à
00:16:51 hauteur de 80%, ce qui laisse peu de budget subsistant pour les petits et moyens éditeurs.
00:16:59 Donc nous allons à la rencontre du ministère, et fort d'une discussion commune, nous étudions
00:17:14 ensemble la faisabilité de mettre en place un accord pour à la fois aider EDP Science,
00:17:25 je rappelle que nous n'en sommes pas encore rendus à la loi pour une république numérique,
00:17:32 mais on est dans un contexte où toutes ces choses commencent à se discuter, et parallèlement,
00:17:38 le ministère nous demande de réfléchir à comment aider à mieux valoriser la recherche
00:17:44 faite en France à l'international, pour une meilleure diffusion du contenu.
00:17:49 Donc les dates clés, 2014, c'est ce premier rendez-vous que j'évoquais,
00:17:56 des discussions régulières ensuite alimentées par le ministère, Couprin, la BES, la CPU,
00:18:04 et en octobre 2016, si on doit retenir une date importante aussi, c'est la loi pour une
00:18:13 république numérique, et la mise en place d'un plan de soutien à l'édition scientifique
00:18:19 française. Parallèlement, Couprin est missionné, mandaté, et pardon Grégory si je n'emploie pas
00:18:28 les mots exacts, mais tu me rectifieras bien sûr si ça posait problème, pour la négociation d'un
00:18:37 accord national, accord national qui voit le jour en 2017, pour une durée de 5 ans, donc 2017-2022,
00:18:45 sachant qu'en 2017, les articles ont été relâchés, non pas en open, mais en free access,
00:18:55 parce que le marché a été notifié tardivement dans l'année, et ça nous a semblé être la
00:19:02 meilleure alternative à la publication des articles qui avaient déjà fait l'objet non
00:19:10 seulement d'une acceptation, mais d'une publication. Donc ça a été le premier accord transformant
00:19:15 signé en France pendant quelques années finalement, et les parties prenantes, donc sans surprise,
00:19:23 le ministère de l'enseignement supérieur recherche et innovation à l'époque, donc en tant que pilote,
00:19:29 Couprin qui intervient en tant que négociateur, et Labesse en tant qu'administrateur du marché,
00:19:36 dans le cadre de l'exécution du marché. Et en 2022, autre date clé, le renouvellement de cet
00:19:45 accord national EDP pour 5 ans, donc cet accord est en vigueur jusqu'en 2026. Alors quelles sont
00:19:54 les caractéristiques de l'accord ? Donc deux volets inclus dans l'accord national EDP, un
00:20:03 volet RID, qui prévoit l'accès à la full collection de Dépécience, donc c'est aujourd'hui 24 revues
00:20:10 sous abonnement, étant entendu que progressivement on a un nombre de revues qui évoluent d'un modèle
00:20:19 abonnement vers un modèle open access, et c'est réjouissant, et c'est aussi grâce à vous tous,
00:20:26 donc on vous en est très reconnaissant, dans les domaines de l'astrophysique, mathématiques
00:20:32 appliquées, sciences des matériaux, médecine, sciences de la vie, sciences environnementales,
00:20:36 pour reprendre les principales thématiques, et un volet publish, donc très clairement,
00:20:44 l'accord national repose, comme on le disait tout à l'heure, sur du format électronique,
00:20:50 et place au cœur du dispositif la publication en open access sans APC. Donc c'est une publication
00:21:01 en open access dans 31 des revues EDP Science, tout cela sans que des APC ne soient facturés,
00:21:12 donc c'est du free of charge, et de sorte à ce que l'auteur soit orienté correctement,
00:21:21 il y a eu mise en place par EDP Science d'un paramétrage pour une détection automatique
00:21:27 des articles éligibles dans le cadre de cet accord. Ça repose sur du déclaratif, donc la
00:21:35 première affiliation de l'auteur de correspondance, mais Catherine nous en dira plus après, mais ça
00:21:41 a été une étape importante je pense pour EDP comme pour les auteurs affiliés aux institutions
00:21:53 membres de l'accord. Il a bien fallu qu'on passe cette étape technique, ça ne s'est pas fait en
00:22:00 un jour, croyez-nous, mais je pense que ça a été fait de manière satisfaisante pour que l'auteur
00:22:08 soit correctement renseigné et bien accompagné. En ce qui concerne l'accord, autre caractéristique,
00:22:20 c'est un accord qui fait l'objet d'un groupement de commandes qui est porté par l'ABES. Aujourd'hui,
00:22:27 en 2023, 67 institutions sont membres de ce groupement de commandes. C'est vrai que par
00:22:33 le biais des fusions, le nombre de membres peut évoluer d'une année sur l'autre,
00:22:40 sans que le périmètre ne diminue, bien au contraire, puisque là, c'est à titre d'exemple,
00:22:48 nous avons par exemple trois groupements d'établissements parmi les 67 membres,
00:22:54 donc Côte d'Azur, Rennes et Paris-Saclay. Il est possible d'adhérer pour les universités
00:23:02 ou institutions qui ne seraient pas membres et intéressées, il est possible de rejoindre ce
00:23:07 groupement de commandes pour toute la durée restante du marché jusqu'à fin 2026, lors de
00:23:17 la campagne annuelle qui est tenue et lancée chaque année par l'ABES auprès des institutions,
00:23:24 donc moyennant de remplir un bulletin d'adhésion. Vous avez sur notre page d'accueil la liste des
00:23:35 institutions membres ainsi que les revues concernées par une publication en open access
00:23:40 ou un accès à la lecture sur ce lien, donc tout est accessible via ce lien. Et puis je voudrais
00:23:53 aussi dire que dans les revues très représentatives de l'accord, vous allez retrouver
00:23:59 Astronomy and Astrophysics, Médecine Science qui est la revue publiée au nom d'InSerm,
00:24:06 et puis vous retrouverez aussi sur ce lien un FAQ pour les auteurs, donc on a fait une sorte
00:24:15 de petit kit rapide pour que lorsqu'ils se posent une question, ils puissent avoir rapidement la
00:24:21 réponse sans avoir à lire des tonnes d'instructions, c'est l'objectif. Et on a mis en place une
00:24:29 adresse mail à laquelle ils peuvent écrire en cas de question, et je peux vous dire que depuis
00:24:34 2017 j'ai dû recevoir au total cinq emails, donc a priori c'est que les choses ne sont pas trop
00:24:41 mal claires. En termes de reporting, je vais me permettre d'intervenir parce que je suis la
00:24:49 gardienne du temps, parce qu'on est déjà à 20 minutes. Ok, alors je fais vite, je cours,
00:24:53 je cours, et je prends mes chambres à mon cou. Donc en termes de reporting, vous avez sur la
00:24:59 droite un petit tableau qui reprend le nombre d'articles publiés en open access depuis 2018,
00:25:06 donc vous voyez que ça oscille entre 630 et 700 d'une année sur l'autre, ça vous donne une bonne
00:25:14 idée de la situation. La liste détaillée des articles par institution est disponible naturellement
00:25:22 sur demande, donc certains d'entre vous nous en font la demande, mais n'hésitez pas si ce n'est
00:25:28 pas le cas. Nous délivrons des rapports de statistiques d'usage aux normes Counter 5,
00:25:35 comme le prévoit le marché, c'est disponible dans une version consolidée à destination,
00:25:40 donc essentiellement de Couprin, mais aussi institutionnelle. Idem, on vous envoie les
00:25:45 codes administrateurs sur simple demande, et chaque année en octobre, réunion de bilan annuel pour
00:25:52 justement dresser le bilan, envisager les perspectives de l'année à venir et les axes
00:26:00 d'amélioration éventuels, donc c'est le moment de remonter les choses auprès de Couprin ou de
00:26:05 l'APES si besoin. Je laisse la parole à Catherine qui va nous parler de Workflow à l'échelle de
00:26:09 quatre slides. Pardon Catherine d'avoir tardé. Bonjour à toutes et à tous, je vais vous présenter
00:26:21 ce qui se passe pour un auteur qui vient dans une revue de Dépété Science, qui est donc dans la
00:26:28 liste des revues qui participent à l'accord national. Effectivement on a commencé en 2017
00:26:34 l'accord, mais c'était plutôt à l'automne si je me souviens bien, et donc le temps que tout se mette
00:26:38 en place, donc les premiers articles ont été publiés en free access parce que c'était la solution la
00:26:44 plus facile et la plus rapide, et après à partir de 2018 on a commencé à mettre en place des
00:26:49 automatismes qui se sont améliorés au fur et à mesure, donc là je pense que tout n'est pas parfait,
00:26:57 mais je pense que ça roule quand même très très bien. Donc d'une manière générale,
00:27:02 dans une de ces revues, lorsque l'article est accepté, donc en fait l'auteur va passer dans
00:27:09 ses fenêtres, vraiment une fois que l'article est accepté, on ne demande pas à l'auteur d'être
00:27:14 détecté à l'arrivée de la revue, enfin quand il soumet, parce que là ce sera un peu compliqué
00:27:19 et ça peut être aussi trompeur être éligible de ne pas dire que son article sera bon et accepté,
00:27:24 donc vraiment ça c'est pour la partie finale. Donc lorsque l'article est envoyé en production,
00:27:30 on "force" l'auteur à passer par ses fenêtres de validation, c'est à dire que lorsqu'il vient
00:27:36 dans notre système de production pour charger ses épreuves ou pour venir poser des fichiers,
00:27:42 voilà, dès qu'il met les pieds dans notre système de production, il doit passer par ses fenêtres,
00:27:46 donc nous on appelle ces fenêtres les "pop-up de détection", donc voilà, on lui présente
00:27:53 rapidement l'intérêt de vérifier son affiliation, donc il doit choisir l'article pour lequel c'est
00:28:02 obligatoire, en général ils n'ont pas plusieurs articles en parallèle mais ça peut arriver,
00:28:06 donc ensuite la deuxième capture c'est donc la présentation des accords avec des liens
00:28:13 qui renvoient sur la FAQ je crois, et donc voilà, on rassure l'auteur sur le fait que ça ne va pas
00:28:19 durer très longtemps. Donc ça c'est les deux premières fenêtres, ensuite tu peux avancer un
00:28:24 petit peu, donc là je vais vite et j'espère qu'on arrive à voir un petit peu ce qu'il y a dessus.
00:28:28 Donc ensuite, l'auteur, on lui présente l'affiliation qu'il avait déclarée dans le
00:28:34 système de soumission et on lui propose de soumettre une autre si c'est pas la même,
00:28:40 parce que parfois il arrive que l'auteur a utilisé une adresse dans le système de soumission qu'il
00:28:46 était créé là depuis longtemps et qu'il n'a pas mis à jour, donc entre temps il peut la mettre à
00:28:50 jour, donc on lui propose donc soit, ah, on revient, voilà, donc s'il choisit l'adresse,
00:28:55 enfin peu importe l'adresse, mais en choisissant une adresse, donc notre système est branché sur
00:29:02 Ringgold, donc l'outil qui permet de répertorier tous les instituts normalement et donc qui nous
00:29:13 permet de, donc on a fourni à notre système la liste normalement des identifiants Ringgold qui
00:29:19 correspond à des instituts éligibles et donc par un biais de script et de vérification,
00:29:26 on détecte les auteurs, donc là on voit que cet auteur était dans un institut éligible,
00:29:31 donc il arrive sur une fenêtre qui lui dit bravo, vous êtes éligible à l'accord national,
00:29:34 on vous propose une publication en open access sans frais, donc on a aussi rajouté des liens
00:29:41 sur nos pages pour lui donner de l'information ou aussi l'adresse mail s'il veut poser des
00:29:47 questions et comme dit Anne, on en reçoit très peu, donc je pense que ça se passe plutôt bien,
00:29:51 donc là ensuite, avance un petit peu s'il te plaît, voilà, donc lorsque l'auteur a confirmé,
00:29:58 donc on le remercie et à partir de là, donc son article, après ça passe dans le système de
00:30:04 production, son article sera mis en open access et donc sans aucun frais. Donc nous de notre côté,
00:30:13 après une fois que l'auteur a validé nous dans la base, on répertorie donc les accords en fonction
00:30:19 de l'année et donc voilà, après c'est pour ça qu'on peut vous fournir des informations sur
00:30:25 quels instituts et quelles années et donc la dernière, c'était pour préciser que le système
00:30:33 français n'est pas simple au niveau des institutions, donc Ringold s'y perd un peu parfois parce qu'il y
00:30:41 a beaucoup de changements de nom de laboratoire, de fusion d'université, des libellés trop longs,
00:30:47 des auteurs qui ont accumulé des UMR et plein de choses dans leurs libellés, donc le système ne
00:30:52 s'y retrouve pas. Donc on a mis en place la fenêtre de rattrapage qui permet de demander à
00:31:01 l'auteur s'il est affilié au CNRS, au CEA, à INSERM, à l'INRAE, qui sont quand même pour nous les
00:31:08 quatre grands groupes et donc ça nous permet de rattraper pas mal d'auteurs par ce biais. Et
00:31:14 ensuite on a aussi un rattrapage ultime qui se fait de façon manuelle par les secrétaires de rédaction
00:31:21 sur place qui commencent à connaître le système, donc quand elles repèrent un auteur français qui
00:31:27 n'a pas été détecté, ça peut arriver et donc là après on les contacte directement. Donc il arrive
00:31:35 encore de temps en temps que des auteurs soient détectés mais je pense qu'ils n'ont pas très
00:31:42 bien lu le message et ils pensent qu'on leur propose de l'open access, on les force à prendre
00:31:47 open access et qu'ensuite ils vont devoir payer. Donc ils refusent l'accord. Donc nous dans notre
00:31:53 système de production ça met une grosse croix rouge qui nous dit l'auteur a refusé et là en
00:31:58 général on le contacte directement en leur expliquant et tout de suite ils disent "ah oui j'ai
00:32:04 pas bien compris, oui oui bien sûr je vais te publier en open access" et voilà, tout rentre
00:32:08 dans l'ordre. Donc d'une manière générale ça a pris on va dire quelques mois voire un an,
00:32:17 je pense qu'en 2019 on était bien, en 2020 on a sorti la version définitive,
00:32:21 celle que vous voyez à peu près et depuis ça roule plutôt bien. En tous les cas la plupart
00:32:26 des auteurs ne font pas de remontée négative, donc on va dire qu'en France c'est bon signe.
00:32:34 Donc voilà ce que vous pouvez vous dire au niveau du workflow, c'est rapide mais ça vous
00:32:41 montre un petit peu comment ça fonctionne. Merci beaucoup. Et en fait on peut dire que
00:32:48 la France a été un vecteur de progrès pour EDP Science puisqu'on a mis en place entre temps un
00:32:53 autre accord notamment avec Max Planck et que c'était une tâche ardue, enfin un défi en tout
00:33:03 cas de mettre en place ce paramétrage mais que ça nous a aidé et que c'est pour le bien d'EDP et
00:33:10 du marché des auteurs. Donc une bonne chose. Je vous remercie pour cette présentation et la
00:33:19 présentation aussi du workflow. Marlène je sais pas s'il y a des questions ? On va peut-être
00:33:23 prendre une ou deux questions. A priori on n'a pas de questions pour l'instant. D'accord très bien.
00:33:32 Alors on va passer à la présentation suivante. Du coup je présente Anne Ruimi et Amandine Weber
00:33:41 dans la foulée puis je passerai la parole à Anne. Donc Anne Ruimi a un doctorat en écologie
00:33:46 d'université de Paris-Saclay et plusieurs années de recherche postdoctorale aux Etats-Unis.
00:33:51 Passionnée de communication, elle travaille depuis une vingtaine d'années dans l'édition
00:33:55 scientifique. Elle a rejoint EDP Science en 2018 en tant qu'éditrice senior en charge du développement
00:34:00 d'un portfolio de revues de mathématiques et d'astronomie. Elle est responsable du volet
00:34:06 éditorial du programme "Subscribe to Open" à EDP Science. Et Amandine Weber est directrice de
00:34:14 recherche en mathématiques au laboratoire MAP5 de l'université Paris Cité. Depuis juillet 2020,
00:34:20 elle est membre du bureau de direction de la SMI, donc la Société de mathématiques
00:34:27 appliquées et industrielles, et donc elle est en charge des publications. La SMI a la
00:34:33 responsabilité scientifique de huit revues dont six en partenariat avec la maison d'édition EDP.
00:34:38 Donc Anne, c'est à vous. Merci beaucoup Jacqueline. Voilà donc je vais vous présenter
00:34:43 le modèle "Subscribe to Open" qui est, enfin je vais vous parler un peu du modèle lui-même
00:34:48 et des revues qui sont incluses. C'est un modèle relativement récent qui date à peu près de 2020,
00:34:57 comme je vais le montrer, on a été des pionniers dans l'adoption de ce modèle,
00:35:02 qui commence quand même à être bien connu. Donc peut-être que ce que je vais vous dire,
00:35:07 ça va être des choses qui sont déjà connues, mais peut-être pas, donc je vais quand même le rappeler.
00:35:12 Je vais dire aussi après la présentation de Anne, vous vous posez peut-être la question,
00:35:18 quel est le rapport, enfin pourquoi les revues sous modèle "Subscribe to Open" sont incluses
00:35:26 dans l'accord national ? Et donc effectivement le modèle "Subscribe to Open" est une partie
00:35:34 importante de l'accord récemment renouvelé. Et ce que je peux répondre à cette question,
00:35:41 c'est de dire que le but ultime de ces accords transformants, ces accords dits transformants,
00:35:47 par exemple "Publish and Read", c'est vraiment pour que les revues passent au final en open access
00:35:52 complet. Ces accords, c'est des accords transitoires qui permettent de soutenir des revues dans un
00:35:57 passage à un open access complet. Et donc c'est la raison un peu de cette inclusion et nous sommes
00:36:07 très contents que les parties prenantes à l'accord national ont décidé de continuer à nous soutenir
00:36:16 et à soutenir ces revues dans cette transition. Donc "Subscribe to Open", c'est un nouveau,
00:36:26 relativement nouveau modèle économique qui permet en fait d'utiliser les revenus d'abonnement pour
00:36:32 convertir des revues qui sont sous abonnement en accès ouvert de manière très simple, très
00:36:40 immédiate en fait et sans changement important, que ce soit pour les abonnés, que ce soit pour
00:36:46 les auteurs et pour toutes les parties prenantes. C'est un modèle dont la paternité est attribuée
00:36:52 à l'éditeur de Annual Reviews, mais nous étions en fait un des pionniers de ce modèle et nous
00:36:58 avons transitionné notre première revue en open access en 2020, en même temps que Annual Reviews
00:37:04 transitionnaient leur propre revue en open access, leur première revue en open access.
00:37:10 Donc notre première revue en open access sous le modèle S2O, c'était Mathematical Modeling of
00:37:17 Natural Phenomena avec un accent aigu qui ne devrait pas être là. Alors comment ça marche ?
00:37:25 Donc on a une revue sous abonnement, on commence par une revue sous abonnement, donc on passe par
00:37:33 le processus habituel de renouvellement des abonnements, que les bibliothécaires ici
00:37:41 présentes connaissent très bien et sont probablement en contact avec Nathalie et Anne à UDP Sciences
00:37:48 dans ce processus. Donc les abonnements sont renouvelés. Si les abonnements sont renouvelés,
00:37:57 une décision est prise à un certain moment que l'année de publication en cours, les articles
00:38:04 publiés dans l'année en cours soient publiés en open access, donc avec une lecture gratuite pour
00:38:09 tous. Dans le cas contraire, si les abonnements ne sont pas suffisamment renouvelés pour permettre
00:38:17 la continuation du bon fonctionnement de la revue, l'année en cours reste en accès réservé aux
00:38:24 abonnés. Et pourquoi est-ce qu'il y a cette petite protection ? C'est pour éviter une tendance
00:38:32 excessive à se dire "bon ben quelqu'un d'autre va s'abonner, c'est pas la peine que je m'abonne,
00:38:40 on a des budgets limités etc." Donc en 2021, après le passage réussi de Mathematical Modeling of
00:38:51 Natural Phenomena en open access, nous avons décidé en concertation avec la SMAI, et Amandine
00:38:59 l'agence CISION dira quelques mots là-dessus, de passer l'ensemble des revues que nous publions
00:39:04 en collaboration sous ce modèle-là. Et donc depuis cette date, l'ensemble des revues est
00:39:12 publié sous le modèle S2O et est effectivement publié en open access. En 2022, nous avons
00:39:19 également, après plusieurs années de discussion avec la société propriétaire d'astronomie et
00:39:27 d'astrophysique sur le modèle open access le plus adapté, nous avons également passé cette revue-là
00:39:33 en open access. Alors les intérêts du modèle S2O, donc pour les abonnés, c'est d'abord un accès
00:39:42 garanti au contenu, donc si d'aventure le contenu ne pouvait pas passer en open access, les abonnés
00:39:48 continuent évidemment à avoir accès au contenu de l'année en cours, des archives, etc. Ça permet
00:39:56 aux bibliothèques de démontrer également leur soutien à l'open access et dans certains cas,
00:40:03 nous offrons sur un peu le modèle d'autres éditeurs de revues qui utilisent ce même
00:40:16 modèle, nous explorons en fait certains bénéfices qui sont réservés aux abonnés, c'est-à-dire
00:40:22 les personnes qui décident, enfin les bibliothèques qui décident pour une raison ou une autre de ne
00:40:27 pas s'abonner, continuent évidemment à avoir accès puisque la revue est en accès ouvert,
00:40:32 mais n'ont pas accès à l'ensemble du contenu ou à l'ensemble des fonctionnalités. Donc par exemple,
00:40:39 les articles acceptés en attente de publication sont dans notre cas réservés aux abonnés,
00:40:45 les archives aussi dans le cas des revues copubliées avec la SMAI, nous avons également
00:40:51 des offres commerciales de discount sur les prix d'abonnement. Pour les auteurs, donc il s'agit
00:40:59 d'une publication en open access sans APC, ce qui est donc compatible avec les exigences des
00:41:06 financeurs, en particulier ceux qui sont à l'origine du plan S. Évidemment, il y a tous
00:41:15 les bénéfices attachés à l'open access, donc une dissémination plus large des résultats,
00:41:21 éventuellement des citations plus importantes. Donc comment fonctionne un peu plus en détail
00:41:29 le cycle "subscribe to open". Donc une décision, il s'agit d'abord de prendre la décision en compte
00:41:36 de concert avec les sociétés par exemple qui possèdent les revues, qu'une revue soit publiée
00:41:43 sous ce modèle. Pour ça, il faut avoir déterminé que ce modèle est approprié pour cette revue.
00:41:50 Ensuite, donc ça c'est en amont de la campagne de renouvellement, donc des abonnements pour
00:41:57 une année donnée. Donc ça entre dans le cycle "subscribe to open" et ensuite au cours du premier
00:42:07 trimestre, on évalue régulièrement le taux de renouvellement des abonnements. À une certaine
00:42:13 date, au cours du premier trimestre, on prend une décision selon les taux de renouvellement de
00:42:20 publier en open access pour l'année en cours ou pas. À partir de ce moment-là, on met en place
00:42:29 donc l'open access et il s'agit dans notre cas, dans notre implémentation en fait, de la publication
00:42:36 à partir des articles nouvellement acceptés. Ces articles sont publiés en open access. Je vous
00:42:41 montrerai un peu plus de détail. Et donc nous avons, nous pouvons avoir des renouvellements
00:42:46 tout au long de l'année en fait, après que cette décision ait été prise et après la mise en place.
00:42:52 Ce n'est pas exclu. Alors évidemment, là je vous parle du cycle "subscribe to open" pour une
00:42:58 bibliothèque hors accord Coupra, mais ça vous concerne quand même dans le sens où ça détermine
00:43:09 si la revue est en open access ou non. Donc tous ces abonnements traditionnels hors accord déterminent
00:43:15 en fait la publication en open access, sachant que l'accord Publish and Read avec Coupra,
00:43:22 sous cet accord, les auteurs affiliés à des institutions éligibles continuent quand même
00:43:29 à publier en open access, quel que soit en fait le résultat de cette campagne.
00:43:36 Alors donc pour la mise en place, nous définissons en fait des objectifs de taux de renouvellement.
00:43:47 L'objectif que nous avons défini un peu sur le modèle d'autres pratiquants de ce modèle,
00:43:54 c'est que 95% des abonnements soient renouvelés jusqu'à une date butoir. Il s'agit de 95% d'une
00:44:02 année de référence qui reste en fait la même année. Donc ça devient, le taux de renouvellement
00:44:13 ne continue pas à chuter d'année en année. Si le taux de renouvellement n'est pas atteint et la
00:44:18 revue ne passe pas en open access, donc les articles restent publiés sous abonnement,
00:44:22 enfin le contenu est accessible aux abonnés uniquement, la revue continue d'être promue
00:44:29 comme une revue publiée sous le modèle "subscribe to open" et nous continuerons l'année prochaine
00:44:34 à retenter l'expérience. Et comme je viens de le mentionner, l'accord national garantit la
00:44:40 publication en open access des auteurs français, quels que soient les résultats de la campagne de
00:44:46 renouvellement. Alors les années suivantes, tant que les objectifs sont atteints d'année en année,
00:44:51 il n'y a en fait pas d'interruption de la publication en open access. Et sinon,
00:44:57 ce n'est pas encore arrivé, mais sinon les revues reviennent sous le mode de publication antérieure,
00:45:02 à partir des articles nouvellement acceptés. Donc on a quand même une année pleine de
00:45:08 publication en open access. Donc la transition, c'est un peu des rappels, je répète un peu
00:45:18 plusieurs fois la même chose mais de différentes manières. Donc la transition est en deux temps.
00:45:22 Donc le premier temps, c'est une annonce que la revue est publiée sous ce modèle. Nous annonçons
00:45:28 ça à l'ensemble des librairies au moment des renouvellements ou de préférence avant. Et
00:45:36 ensuite, il y a l'annonce du passage effectif ou non en open access si l'objectif de renouvellement
00:45:41 est atteint à une certaine date. Alors nous avons été flexibles sur les dates. D'ailleurs,
00:45:49 pour l'ensemble des revues publiées en S2O, attendu un peu pour voir si on avait des résultats pas
00:45:55 très positifs au début. Donc si le taux de renouvellement est atteint et la revue passe
00:46:02 en open access, donc ça c'est vraiment de l'implémentation un peu plus technique. Donc
00:46:07 nous remplaçons dans notre système de production un peu ce que Catherine Brassac vous a montré
00:46:12 avant. Nous remplaçons donc les formulaires et les tableaux, les pop-up par lesquels les auteurs
00:46:21 doivent passer. Les auteurs signent un formulaire de licence, en fait, de licence CC BY. Et donc
00:46:31 les articles sont publiés, sont publiés en open access sous une licence CC BY, qui est la licence,
00:46:36 les licences les plus permissives en termes de réutilisation. Donc c'est les articles
00:46:42 nouvellement acceptés à partir de cette date qui sont publiés en open access avec licence CC BY.
00:46:46 Et important également, le copyright reste aux auteurs dans notre implémentation. Ce n'est pas
00:46:52 le cas de tous les pratiquants du S2O. À cause de ce calendrier un peu décalé du cycle S2O,
00:47:03 donc nous ouvrons à ce moment les articles publiés au début de l'année, donc qui n'étaient pas
00:47:08 publiés en open access, nous les ouvrons en free access. Donc la lecture est ouverte à tous,
00:47:14 mais il n'y a pas de licence CC BY. Et donc pareil, un rappel, il n'y a pas d'APC pour la
00:47:21 publication en open access. Et évidemment, tout article publié en open access sous licence CC BY
00:47:26 reste en open access pour toujours. Alors je vais parler maintenant des revues publiées par EDP
00:47:34 Science qui sont actuellement sous le modèle S2O. Donc il y avait la revue pionnière, en fait,
00:47:41 notre revue pilote, MMND, donc en 2020, et qui est donc effectivement publiée en open access depuis
00:47:47 2020 sous ce modèle, sans interruption. Ensuite, il y a l'ensemble des autres revues que publié
00:47:53 avec l'ASMAI, donc M2AN, COCV, PS, donc Probability and Statistics, et RERO, donc une
00:48:01 revue de recherche opérationnelle, ainsi qu'une revue RERO-ITA qui n'est pas copubliée par l'ASMAI,
00:48:08 qui est plutôt une revue d'informatique théorique, qui est uniquement publiée par EDP Science,
00:48:13 mais que nous avons rajoutée au modèle avec l'accord de l'ASMAI et qui donc bénéficie de
00:48:19 l'ensemble des bénéfices et du soutien, en fait, des partenaires au programme S2O pour des maths.
00:48:28 Ensuite, la revue A&A qui est passée en subscribe to open en 2022 et donc passée effectivement en
00:48:36 open access en 2022 et toujours en 2023, toujours publiée en open access. Et ensuite, un petit
00:48:44 outlier, Radio Protection, donc une revue de Radio Protection, une revue plus petite,
00:48:51 de langue anglaise, mais également française, qui a rejoint le programme S2O en 2023 et qui,
00:49:00 malheureusement, c'est la seule revue de EDP Science, publiée par EDP Science, qui n'a pas
00:49:06 réuni les conditions nécessaires pour la publication en open access, donc que nous
00:49:12 avons décidé tristement de ne pas publier en open access. Alors, il y a plusieurs raisons à ce
00:49:24 manque de succès, en fait. Peut-être que ce n'est pas le modèle le plus approprié pour cette revue,
00:49:30 pour cette communauté. Peut-être que le message, qu'il nous faut plus de temps pour faire passer
00:49:37 le message dans cette communauté. Et puis aussi, il y a eu plusieurs autres changements en même
00:49:43 temps que la transition en open access, dont le passage d'une revue imprimée avec une version
00:49:50 électronique à une revue électronique uniquement, qui n'a pas aidé, en fait, dans la visibilité.
00:49:55 Donc, c'était un message négatif, mais en même temps, nous avons été très transparents sur ce
00:50:01 résultat et nous avons reçu beaucoup de messages de soutien, en fait, qui nous ont soutenus sur
00:50:11 cet effort de transparence et qui ont aussi dit que ça démontre le modèle S2O tel qu'il est
00:50:20 censé fonctionner. Et d'un autre côté, ça conforte le message qu'il est important de s'abonner pour
00:50:29 que le modèle, pour que la revue passe en open access. Voilà, donc je vais parler des différentes
00:50:36 revues rapidement, pas en détail. Donc, il y a six revues de la SMAI et de Dépécience qui sont
00:50:43 publiées en open access depuis 2021. C'est un extrait de la brochure S2O des revues de maths.
00:50:51 Donc, c'est un modèle qui est largement soutenu par la communauté mathématique française et
00:50:58 internationale qui apprécie beaucoup les modèles qui ne sont pas des modèles d'open access
00:51:04 auteur-payeur. Et tout récemment, nous avons d'ailleurs enfin finalisé un début de coopération
00:51:15 avec les autres, deux autres éditeurs de mathématiques internationaux qui ont également
00:51:24 passé leur revue en open access sous le modèle S2O. Donc, c'est vraiment un modèle qui, je ne
00:51:32 dirais pas qui est dominant actuellement dans la communauté mathématique, mais quand même qui
00:51:36 devient un des modèles majoritaires. Voilà, donc quelques petites statistiques. Le nombre
00:51:44 d'articles publiés dans ces revues, donc c'est de l'ordre de 300, pour l'ensemble des revues,
00:51:50 de 300 à 500. Il y a des petites parenthèses ici pour indiquer que lors du passage de l'ensemble
00:52:00 des revues en fait en 2021, nous avons dû publier un gros ensemble d'articles qui étaient en attente
00:52:10 de publication, qui a dû être publié pour faciliter en fait le passage en open access,
00:52:17 pour ne pas qu'il y ait de délais trop importants, donc qui ont été publiés sous forme de supplément
00:52:22 plutôt que dans les numéros en cours. Voilà, en termes de téléchargement, donc nous avons
00:52:30 une progression régulière des téléchargements sur ces articles, mais pas une progression vraiment
00:52:37 spectaculaire comme ça a pu être démontré par d'autres éditeurs en fait qui ont passé leur
00:52:43 revue en subscript to open et ça démontre en fait je pense une grande ouverture de la communauté
00:52:49 mathématique en fait déjà qui prédatait déjà le S2O où de nombreux, la plupart en fait des
00:52:56 auteurs publient leur préprint déjà, donc l'information n'était pas vraiment fermée
00:53:03 avant le subscript to open. La seule différence c'est que maintenant on a vraiment de l'open
00:53:09 access vrai avec la réutilisation, donc la licence de réutilisation. Alors la situation financière
00:53:19 de ces revues, donc elle est en fait relativement précaire. Donc on a commencé en 2020, donc la
00:53:28 barre du bas avec des revues qui ne sont pas à l'équilibre financier en fait, dont les revenus
00:53:35 par abonnement et grâce à l'accord national en fait ne couvrent pas l'ensemble des coûts de
00:53:44 production. En 2021, donc nous avons passé l'ensemble des revues en open access, ça a été
00:53:51 une année encore plus difficile à cause du Covid principalement et des difficultés administratives
00:53:57 des institutions et des bibliothèques pour renouveler leur abonnement. En 2022, on a bien
00:54:05 rattrapé notre retard et également obtenu des financements complémentaires. Donc je dois ici
00:54:12 remercier, s'il y a des personnes présentes, un financement du CNRS pour le programme S2O
00:54:19 Limat, ainsi qu'un financement FNSO qui n'apparaît pas ici, mais qui soutient en fait le passage
00:54:27 en open access. Et donc je veux insister sur le fait que nous publions des rapports de transparence
00:54:36 annuellement sur le programme S2O, vous trouverez si vous êtes intéressé, donc elles sont disponibles,
00:54:42 l'ensemble des rapports d'ailleurs des années précédentes sont disponibles sur notre site et
00:54:46 il y a toutes sortes d'informations qui peuvent intéresser les bibliothécaires. Et si vous avez
00:54:51 besoin d'autres informations, nous sommes disponibles pour vous les fournir. Oui Anne,
00:54:59 je vais me permettre de vous demander de terminer rapidement parce que là le temps en partie est
00:55:04 fini. En fait je vais zapper les autres revues puisqu'en fait on parle beaucoup de maths ici,
00:55:11 donc juste pour dire que Astronomie et Astrophysique s'est également passé en
00:55:16 open access sous un modèle S2O, dans un contexte où l'ensemble des revues importantes d'astronomie
00:55:24 sont également passées en open access, mais sous un modèle Golfe, donc avec des APC.
00:55:29 Voici quelques statistiques, donc c'est une revue plus importante que les revues de maths,
00:55:35 bien sûr c'est d'ailleurs la plus importante en volume que nous publions.
00:55:39 Même histoire pour les TG Rchement et nous avons publié également des rapports de transparence.
00:55:46 La situation de AIA, la citation financière étant un peu plus complexe, donc je vous invite à lire
00:55:53 ces rapports si vous voulez avoir plus de détails. Et voilà, merci et désolé d'avoir pris aussi un
00:55:59 peu plus de temps que prévu. Je vous remercie beaucoup Anne pour cette explication sur le
00:56:05 modèle S2O. Je pense qu'on va passer tout de suite à Amandine, quelques mots Amandine pour
00:56:11 ce partenariat avec l'ASMAI, parce que je crois qu'on dit l'ASMAI et pas la SMAI, comme je le
00:56:16 dis à chaque fois. C'est pas grave, alors moi je vous permets de rattraper le retard parce que j'ai
00:56:22 eu une diapositive où tu m'avais demandé de parler un peu du point de vue de ce qui avait
00:56:27 généré cet intérêt pour le modèle S2O du côté de l'ASMAI, et comme on a travaillé dans la main
00:56:33 très vite avec le dépétion, en fait Anne a déjà quasiment tout raconté. Donc, du point de vue...
00:56:40 Moi je vais vous donner un point de vue chercheuse, c'est-à-dire que je suis tombée dans les
00:56:45 publications, dans toutes ces questions-là, au moment où j'ai devenu responsable des publications
00:56:50 de l'ASMAI. Un an avant, j'avais commencé à travailler avec le précédent responsable des
00:56:57 publications qui était Tony Lelière, donc ça fait quatre ans éventuellement que je m'occupe de tout
00:57:02 ça. Avant ça, je dois dire que je ne m'étais pas beaucoup posé la question de qu'est-ce que c'est
00:57:07 une licence, qui est là, qui a les copyrights et compagnie. J'ai découvert pas mal de choses
00:57:12 au bout de ces quatre ans, et donc j'ai parfois un point de vue un peu naïf, mais plus ça va et
00:57:18 plus j'apprends. Du côté de l'ASMAI, il y avait une autre section depuis quelques temps, avant même
00:57:25 que j'arrive dans le bureau, sur comment implémenter la chance ouverte pour nos revues,
00:57:30 comme Jacqueline disait, on a ces six revues qui sont copubliées avec, codétenues et publiées par
00:57:37 EDP Sciences. On a aussi deux revues qui sont publiées via le centre Mersenne. Cette réflexion
00:57:47 là, elle avait été initiée par Tony Lelière et puis le précédent président de l'ASMAI, Thierry
00:57:52 Orsin, et je suis arrivé un peu à ce moment-là où j'ai demandé mais quel modèle on allait bien
00:57:58 pouvoir mettre en place pour faire de la science ouverte correctement et suivant les préceptes de
00:58:04 la communauté mathématique. Ça n'a pas été une question simple, nous on y réfléchissait dans
00:58:09 notre coin sans vraiment consulter EDP Sciences pour commencer, et c'était difficile parce que
00:58:14 la communauté mathématique est fondamentalement allergique aux APC depuis un certain temps déjà.
00:58:22 Je vais le mettre en plein écran, peut-être que c'est pas écrit très gros. Donc il n'était pas
00:58:28 question de mettre en place des frais de publication pour les auteurs et puis par ailleurs le besoin
00:58:34 n'avait pas l'air si pressant que ça du point de vue de la communauté mathématique parce qu'on a
00:58:39 déjà une forte habitude de mettre nos articles dans des archives ouvertes et donc finalement,
00:58:45 ok, peut-être que sous l'abonnement on n'a pas forcément accès aux PDF labellisés par la revue,
00:58:51 mais de toute façon on va trouver la dernière version sur HAL ou ArXiv et donc c'était pas
00:58:56 très clair. Donc la réflexion a pris un certain temps à émerger et en même temps EDP Science avait
00:59:02 cette réflexion sur ce que eux pourraient faire de leur côté et donc ils ont fini par se rejoindre
00:59:07 et cristalliser le modèle "subscribe to open". Je ne sais pas si c'est le bon public pour dire ça,
00:59:14 mais mon introduction sur le fait que ça ne fait que quatre ans que je manipule un peu toutes ces
00:59:18 notions, c'est quand même pour dire que du point de vue d'un chercheur qui a un boulot à temps plein
00:59:22 de chercheurs à côté, comprendre comment mettre la science ouverte c'est compliqué. Ça a des
00:59:28 implications légales, techniques. J'ai mis un an à comprendre par exemple qu'un article qui était
00:59:33 publié sous licence UCI Bind n'avait pas forcément les droits aux auteurs. Un journal pouvait retenir
00:59:40 les droits mais que l'article soit quand même publié en licence UCI Bind. Voilà, donc ça vous
00:59:44 fait sûrement sourire parce que vous êtes beaucoup plus habitués que moi, mais ce sont des questions
00:59:48 que quand on va apprendre sur le tas c'est compliqué et en particulier moi j'ai passé
00:59:54 dix ans à publier des articles en cochant les cases qui apparaissaient devant moi sur les plateformes
01:00:01 sans me demander. Typiquement j'aurais sûrement refusé ce que Anne Simono racontait, j'aurais
01:00:08 sûrement refusé le petit rappel de l'accord national pour commencer. Il aurait fallu me
01:00:13 réécrire pour me dire non mais l'accord national c'est déjà négocié, c'est pas la peine. Donc du
01:00:19 point de vue des chercheurs c'est quand même pas très simple et donc on a vraiment bénéficié de
01:00:24 l'aide de DT Science qui se tient très informés de tous ces nouveaux modèles de publication et
01:00:31 modèles économiques. Et donc c'est eux qui sont arrivés avec le modèle "Subscribe to open" qui
01:00:35 venait des sciences humaines et donc on a fait un essai, on a accepté de faire un essai avec
01:00:40 Mathematical Modeling of Natural Phenomena, on était très contents de pouvoir contribuer à cet
01:00:45 effort et puis voir ce que ça donnait. Et puis ça a bien marché et en parallèle on a quand même
01:00:51 beaucoup discuté avec le RNBM d'un côté et puis DT Science nous a aussi intégrés assez rapidement
01:00:58 à la "Subscribe to open community of practice" qui est une communauté internationale avec
01:01:04 principalement des éditeurs mais quelques chercheurs aussi, des bibliothécaires,
01:01:07 voilà c'est vraiment international pour le coup, pas forcément pas seulement en mathématiques,
01:01:12 on peut toutes les disciplines représenter et avoir à la fois le feedback du RNBM, à la fois
01:01:17 les retours de la "Community of Practice", ça nous a aussi un peu permis de naviguer correctement
01:01:24 dans ce nouveau modèle. Pour le moment on considère que c'est un grand succès parce que
01:01:30 la communauté mathématique française en tout cas est vraiment très très contente de cette transition
01:01:36 là, je trouve qu'elle coche un peu tous les cas en termes de l'attendue de sciences ouvertes en
01:01:42 mathématiques. Le seul souci évidemment c'est que pour le moment on est dans la période de
01:01:48 béatitude où tout marche bien, les réabonnements sont là et voilà, et donc la vraie preuve du
01:01:56 succès ce sera plutôt d'ici peut-être cinq ans où on aura gardé les abonnés et continué à
01:02:01 construire une relation de confiance avec les bibliothèques qui continuent à soutenir les
01:02:08 revues de la SMI parce qu'elles sont de qualité, enfin de SMI et des sciences, parce qu'elles sont
01:02:13 de qualité et parce que ça vaut la peine de les servir. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.
01:02:19 Merci pour ce retour d'expérience, c'est important d'avoir le point de vue d'une
01:02:24 chercheuse, merci beaucoup. On peut prendre peut-être une ou deux questions rapidement
01:02:30 et ensuite on passe à Grégory que je vais présenter bien sûr avant. Une ou deux questions ?
01:02:35 On n'a pas de questions dans le chat, c'est que tout ce qu'on vit depuis tout à l'heure est très
01:02:39 clair et limpide pour tout le monde, tant mieux. Alors je vais présenter d'abord Grégory,
01:02:46 donc Grégory Colcanap est conservateur général de bibliothèque et aujourd'hui il est directeur
01:02:51 de la bibliothèque Cujas depuis 2022. Il est également en charge du programme national
01:02:56 Istex et du suivi du plan de soutien de l'édition au sein du bureau Couperin et il a été anciennement
01:03:02 directeur de la BU d'Évry pendant 16 ans et coordinateur Couperin pendant 15 ans. À toi Grégory.
01:03:08 Bonjour à toutes et à tous, vous voyez le PowerPoint ? D'accord, parfait. Alors il y a
01:03:15 certaines diapos où des choses ont été dites donc je vais passer vite pour aller sur la partie
01:03:19 qui est plus nouvelle. Donc j'ai donné un sous-titre, c'est construire une stratégie de
01:03:24 publication ouverte avec un éditeur. C'est la partie qui me semble importante, ça a été un
01:03:28 petit peu signalé, c'est que tout ce qui tourne autour du subscribe to open, ça se construit certes
01:03:35 avec un éditeur qui a une activité commerciale, mais ça se traduit dans un cadre plus partenarial
01:03:42 que relation fournisseur client. Et ça c'est quelque chose d'important, le mot confiance a
01:03:47 été évoqué juste dernièrement, la confiance entre les revues et les bibliothèques, il y a aussi la
01:03:53 confiance entre l'éditeur et la bibliothèque. Et donc l'idée d'un rapport de transparence,
01:03:58 c'est essentiel parce que ça nourrit cette confiance. Voilà, donc ça c'est important parce que le type
01:04:04 de relation qu'on essaye de mettre en place n'est pas le même. Donc là j'ai changé de diapo, est-ce
01:04:10 que ça a changé ? Parce que des fois ça marche, c'est parfait. Donc là je rappelle juste le cas
01:04:15 général, ça a été rappelé, donc ça fait l'accord actuel fait suite au précédent, donc j'élargis
01:04:21 juste pour dire que dans le plan de soutien il y avait d'autres éditeurs, plutôt les deux autres
01:04:27 sont plutôt des agrégateurs diffuseurs plutôt que des éditeurs, donc il s'agit de Kern et Open
01:04:30 Edition. Donc c'est intéressant si on élargit avec la question de soutien à l'édition scientifique
01:04:36 française, c'est qu'on a à faire un éditeur scientifique et deux agrégateurs diffuseurs en
01:04:42 SHS, un public, un privé. Et on verra que les... j'en parlerai pas en détail, mais voilà, on a des
01:04:48 cas de figure très différents. Donc là, ce que j'ai mis, c'est les objectifs principaux de l'actuel
01:04:54 plan de soutien, c'est développer l'accès ouvert immédiat. Dans le précédent, c'était déjà présent,
01:05:00 notamment avec EDP, ça l'était moins avec Kern. Et le deuxième volet qui est important, c'est de
01:05:05 développer des modèles économiques soutenables dans la durée. Cette question de la durée est
01:05:10 importante, on l'a évoqué, avec le S2O, c'est de savoir tous les ans, lors des renouvellements,
01:05:15 est-ce qu'on va pouvoir continuer ou pas ? Donc, cette notion de durabilité est essentielle pour
01:05:20 les revues et pour les institutions académiques. Et j'allais dire, et les sous-éléments, c'est
01:05:28 sécuriser les modèles économiques des revues, des éditeurs et des agrégateurs. C'est-à-dire qu'à la
01:05:33 fin, il y a de l'argent qui circule, il faut que tout le monde vive, mais tout le monde vive,
01:05:39 j'allais dire, avec une certaine sobriété. C'est pour ça que la transparence montre que les fonds
01:05:46 récoltés permettent d'accomplir l'activité, éventuellement un petit peu plus, parce que
01:05:51 des fois, il faut investir pour se développer et autres, mais tout cela reste de l'ordre du
01:05:54 raisonnable et on n'a pas forcément affaire à des marges bénéficiaires qui sont, du point de vue
01:06:01 de Couperin, atypiques, et cet atypique devenant de la normale. Et donc, de construire des modèles
01:06:08 de financement dans un cadre plus partenarial que commercial. Les points communs aux trois accords,
01:06:14 on les a signalés, CC BY, Counter, fourniture de métadonnées, un travail aussi prospectif sur
01:06:20 les stades d'usage. Je le signale parce que c'est toujours compliqué. Comment on mesure les usages
01:06:25 dans un monde ouvert ? Quand dans un monde fermé, c'est facile, on s'authentifie, on sait qui
01:06:29 consultent, etc. On sait l'institution d'origine. Dans un monde ouvert, c'est beaucoup plus compliqué
01:06:34 et ce n'est pas parce qu'on est dans un monde ouvert qu'il ne faut pas non plus faire de
01:06:36 l'évaluation sur les usages. Donc là, c'est des réflexions que mène Couperin. Tout un travail
01:06:43 aussi sur les référentiels, donc je passe, et là c'est un travail qui est fait notamment avec
01:06:48 la BES et qui peut être aussi plus prospectif. Et puis, le versement des contenus, notamment avec
01:06:52 EDP, dans Istex, notamment à des fins de préservation, même si ce n'est pas d'archivage
01:06:58 pérenne, et aussi de fouilles de textes, mais aussi dans RAL, pour que les institutions puissent
01:07:02 retrouver leurs articles. Là, on peut saluer aussi l'attitude d'EDP qui n'a jamais vécu AL
01:07:09 comme un monstre qui allait le dévorer. C'est bien un accord global de lecture et de publication.
01:07:16 Ça s'appelait accord transformat, accord publish and read, read and publish. En France, on a décidé
01:07:22 d'appeler global parce que ça couvre tout, et ça couvre la lecture et la publication, et donc ça
01:07:26 nous semble plus intéressant. Je passe sur les listes read, publish, etc. On en a parlé. Là,
01:07:32 l'accord qu'on a passé à une augmentation annuelle de 1,8 %. On peut le dire parce que tous les
01:07:38 accords que l'on passe côté Couprin, c'est des accords publics. C'est de l'argent public, c'est
01:07:41 des accords publics. Ils sont disponibles, tout le monde peut le lire, on ne cache rien. Ça fait
01:07:45 partie, donc c'est aussi un écho à cette question de transparence. Un petit mot sur la gestion des
01:07:53 workflows. Très souvent, on dit à des éditeurs étrangers qu'ils nous demandent ce qu'ils voulaient
01:07:58 comme workflow. On leur dit qu'on veut le workflow ODP, c'est-à-dire un workflow qui est simple pour
01:08:02 nous, puisque l'éditeur prend en charge le suivi, l'authentification. Ils nous disent que c'est très
01:08:07 compliqué. J'en dis, écoutez, si une petite entreprise française arrive à le faire, vous
01:08:11 n'allez pas me faire croire qu'une multinationale ne peut pas le faire. Là-dessus, ils n'ont pas
01:08:15 vraiment de réponse. La démarche de développement orientée vers le subscript to open, c'est l'idée
01:08:23 de basculer, comme on l'a vu dans des revues qui sont sans APC et qui sont toutes ouvertes. L'intérêt
01:08:29 de l'accord français, justement, comme il est sur cinq ans, c'est qu'il donne cette visibilité. On le
01:08:33 voit dans les petits schémas que vous avez faits sur le financement, il y a l'accord français orange,
01:08:36 mais je dirais que quand vous vous projetez, vous savez qu'entre le début et la fin, en tous les
01:08:40 cas pour les cinq premières années, vous avez une partie garantie. Donc, c'est peut-être aussi
01:08:44 d'arriver dans le subscript to open, à arriver à des accords de longue durée. Je pense que c'est
01:08:48 de ce qui doit être fait aussi avec la Max Planck ou avec d'autres, mais de travailler avec les
01:08:52 bibliothèques, parce que les abonnements indis, tous les abonnements ne sont pas pris par les
01:08:55 bibliothèques, mais une grande partie, donc c'est d'arriver à gérer dans la durée, parce que si
01:09:00 toutes les revues devenaient subscript to open et on devait toutes les gérer en unité, pour les
01:09:05 bibliothèques, ça deviendrait un petit peu compliqué. Si on devait passer, quand on a 1000
01:09:09 titres ou 1500 titres, si on doit faire 1500 accords, ça va être compliqué. Donc, cette notion
01:09:15 d'achat groupé chez un éditeur, c'est un ensemble d'éditeurs, un ensemble de revues et dans la
01:09:23 durée. Alors, on n'en est pas encore là, parce que c'est les débuts du S2O, mais ce sont des
01:09:28 choses à penser quand on va avoir un effet masse. Et donc, dans les faits, on a un accord global de
01:09:35 lecture et de publication, qui est un accord en quelque sorte transformant. Les revues, certaines
01:09:41 sont hybrides et à un moment donné, elles peuvent passer en subscript to open. C'est pour ça qu'une
01:09:46 certaine façon, on est parti du transformant, mais on est allé au-delà du transformant. C'est-à-dire
01:09:50 qu'on dit souvent que dans les accords transformants, la transformation n'a jamais
01:09:53 lieu. Or, là, on montre que la transformation a lieu. Elle a lieu parce que les acteurs qui sont
01:09:58 en présence veulent qu'elle ait lieu. Quand elle n'a pas lieu, c'est parce qu'en fait, il n'y a pas
01:10:02 la volonté de transformer. Donc, un accord transformant peut l'être, pour peu, que les
01:10:07 acteurs qui sont présents, c'est-à-dire ceux qui possèdent les revues, les auteurs, les éditeurs
01:10:11 et les acheteurs, que sont les biotech, veulent faire la transformation. Donc, là, je viens sur
01:10:17 le point qu'on m'avait demandé plus en détail, c'est le modèle de répartition des contributions,
01:10:21 parce qu'il a bien fallu financer l'accord. Donc, la première fois, lors du premier accord,
01:10:26 on a pris le chiffre d'affaires des différentes bibliothèques, en regardant de façon rétrospective,
01:10:32 c'est-à-dire leur chiffre d'affaires sur les trois dernières années, parce qu'il y avait eu des
01:10:35 abonnements, on a fait des moyens, on a rajouté de l'ordre de 10 % pour élargir de l'accès à
01:10:40 quelques revues, à toutes les revues. Donc, ce sont des modèles relativement simples. Et après,
01:10:45 on a réappliqué un taux d'augmentation moyen qui avait été négocié. Mais on avait un modèle
01:10:51 qui partait de l'histoire, donc qui était figé. Mais on a fait ça parce qu'on n'avait pas encore
01:10:57 d'éléments suffisants pour engager une transformation de la répartition. Donc,
01:11:03 au bout de cinq ans, on disposait d'informations sur les usages en lecture grâce aux données
01:11:07 counter, qui certes ne sont pas des données fiables à cause de la mixité des structures
01:11:13 de recherche. Quelqu'un peut passer par un portail CNRS ou un portail universitaire,
01:11:16 une CERN et compagnie, mais en tous les cas, ça donne des éléments, c'est une tendance. Et puis,
01:11:20 on avait surtout les données publication, savoir qui publie dans telle revue, tel universitaire
01:11:25 a publié dans telle revue cinq articles, un article, trois articles. Donc, on avait des données
01:11:29 objectives sur l'activité de lecture à prendre avec des pincettes et sur l'activité de publication,
01:11:34 qui est là quand même beaucoup plus solide, même si on le sait, les chercheurs, ils sont
01:11:39 dans une unité mixte et ils ont deux casquettes. Mais on a pris la casquette qui les paye,
01:11:44 comme étant la casquette de référence. Alors, la contrainte générale quand on construit ça,
01:11:50 c'est qu'il faut avoir un modèle à l'équilibre, c'est-à-dire entre ce qu'on doit réunir comme
01:11:54 argent et après le redistribuer. Et on doit faire des évolutions lissées dans le temps,
01:11:59 on ne veut pas d'un coup dire un établissement, désolé, mais d'un modèle à l'autre,
01:12:04 le facture a été multiplié par cinq. Donc, il faut lisser dans le temps et donc,
01:12:08 il faut que ce soit raisonnable pour être acceptable. Donc là, le modèle,
01:12:13 alors avant de choisir un modèle, on a testé quatre hypothèses. On a regardé le modèle historique,
01:12:21 je disais, basé sur chiffre d'affaires, un modèle basé entièrement sur la publication,
01:12:25 c'est-à-dire pour regarder pour chaque institution combien d'articles elle a publié. Et donc,
01:12:29 on regarde l'ensemble du coût de l'accord divisé par le nombre d'articles, qui est aussi entre
01:12:34 650 et 700 et quelques. Voilà, donc c'est l'ordre de grandeur. Ça nous donne un coût moyen à la
01:12:40 publication. Donc ça, un autre moyen de répartir les coûts. Là, ça fait des grands balanciers,
01:12:45 c'est-à-dire les établissements qui lisent beaucoup et qui ne publient rien, du coup,
01:12:48 d'une certaine façon, ils n'ont plus rien à payer. Ceux qui publient beaucoup, qui lisent peu,
01:12:52 bon ceux-là, ils sont rares. En général, quand on publie, on lit aussi. Donc ceux-là,
01:12:55 ils devraient assumer toute la charge, mais on l'a quand même regardé parce que, d'une certaine
01:12:59 façon, un modèle tout apaisé, c'est un modèle qui n'est basé que sur la publication. Les revues
01:13:07 full open access, ce n'est basé que là-dessus, c'est-à-dire ceux qui produisent, paieront.
01:13:11 Ceux qui lisent ne paieront rien. Et après, on a regardé des modèles mixtes, 50/50,
01:13:17 publication/lecture, et puis un modèle 2/3 publication, 1/3 lecture. Et regarder en
01:13:22 fonction de ces chiffres, quelle est la distance par rapport à l'état initial. Donc, on a retenu
01:13:27 le modèle 50/50 comme cible pour les cinq prochaines années. Après, on a regardé où
01:13:34 on était, je vous montrerai le fichier Excel, c'est un petit peu les principes. On a constitué des
01:13:38 groupes et pour les réinitialiser. Et donc, dans ces groupes, certains avaient une contribution
01:13:45 assez faible parce qu'à l'origine, ils avaient peu d'abonnements ou ils n'avaient pas d'abonnements.
01:13:48 Il y a des établissements qui sont rentrés dans l'accord ODP qui n'étaient abonnés à rien.
01:13:51 Donc, on a ces établissements-là, c'est ceux qui ont un tarif plancher, qui étaient aux
01:13:57 alentours de 500 et quelques euros dans l'ancien accord et qui sont montés à deux tarifs planchers.
01:14:02 Donc, on a mis 13 établissements qui sont passés à 600 euros et trois établissements qui sont
01:14:06 passés à un tarif plancher de 1 000 euros. Vous voyez, quand vous passez à peu près de 550 à
01:14:10 600, ce n'est pas mortel. Quand vous passez même de 550 à 1 000, ce n'est pas non plus pour une
01:14:15 université, non plus catastrophique. Après, il y avait des établissements qui sont en hausse.
01:14:20 Il y en a 13 qui ont été augmentés de 2,9 %, 6 de 4,3, deux groupes qui étaient en baisse,
01:14:27 donc vous voyez les chiffres, 19 qui ont baissé de 7,5 et 4 qui ont baissé de 4 %. Et après,
01:14:33 il nous en restait trois. Il y en a deux qui étaient déjà à la cible ou pas loin,
01:14:38 un petit delta près. Et puis, il y en a un qui n'était pas à la cible, mais pour lequel on a
01:14:42 laissé un tarif fixe parce qu'il était déjà très important, c'est le CNRS. Le CNRS est toujours
01:14:47 traité à part parce qu'il est unique en son genre, en termes de taille, de complexité, etc.
01:14:51 Donc, ça, c'est le schéma général pour vous dire qu'on a fait monter certains à la numére des
01:14:56 chiffres des usages et des publications et baisser d'autres. Donc, ça a donné des groupes. Et
01:15:03 ensuite, ces différents groupes, on a projeté leur évolution tarifaire jusqu'en 2026. Et donc,
01:15:09 il y a certains groupes qui étaient tendanciellement, qui ont continué à monter,
01:15:14 d'autres qui ont continué un petit peu à baisser et quelques-uns qui étaient stables. Vous voyez,
01:15:20 le groupe A et B, c'était les groupes du groupe plancher. Donc, ils ont continué à monter à une
01:15:25 base 100 en 2021. 2022, c'est la réinitialisation à partir des données que je vous ai expliquées.
01:15:30 Et après, ils poursuivent leur évolution avec une augmentation plus forte que l'augmentation
01:15:35 moyenne et d'autres avec des augmentations qui sont variables. Les groupes E continués sont
01:15:43 stables. Ils restent à zéro sur tout l'accord. Le groupe F, lui, continue sa baisse. Donc,
01:15:48 il part d'une base 100, il arrivera à une base 89,75. Et le groupe G, lui, suit l'évolution
01:15:56 contractuelle de 1,8% par an. Donc, ça, c'est le schéma général. Je vais vous passer maintenant
01:16:02 un fichier Excel qui vous permettra peut-être de mieux appréhender à quoi ça ressemble.
01:16:10 Voilà. Donc, ce tableau-là, j'ai mis en noir ce qu'il y a en noir. En fait, c'est le nom des
01:16:26 établissements. Je les ai cachés. Il n'y a rien de secret, mais comme ça, que chacun ne se
01:16:30 focalise pas pour regarder tel ou tel établissement, ce n'est pas ça qui est le plus important.
01:16:34 Donc là, dans les premières colonnes, vous avez à chaque fois les chiffres 2018, 19, 20.
01:16:40 Après, on a travaillé sur ces trois-là au moment des simulations avec les montants payés,
01:16:46 le nombre de publications. C'est la colonne avec l'entête jaune. En tête bleue, c'est les usages,
01:16:52 donc c'est les données counter. Et après, on trouve le cumulatif, total général code part
01:16:57 dans ce qui a été payé sur les trois ans. Total général usage, c'est les données d'usage,
01:17:03 counter. Et puis, total général publication, c'est le nombre d'articles qui ont été publiés
01:17:08 pour l'établissement. Ensuite, on a calculé le prix moyen des frais de publication d'un article
01:17:22 sur la période. Donc, le coût moyen est de 558 euros, le coût moyen hors contribution du ministère,
01:17:32 parce qu'il y avait la subvention du ministère, l'apport des établissements. Donc là,
01:17:36 pour faire les calculs, on a considéré que l'apport du ministère, c'est arbitraire dans la logique,
01:17:41 a surtout contribué à développer la dimension accès ouvert, puisque de toute façon,
01:17:47 les établissements ont été antérieurement au plan de soutien, étaient déjà abonnés. Donc,
01:17:52 on a considéré que l'abonnement du ministère a permis de faire un accord, a permis de développer
01:17:57 la dimension accès ouvert. Et donc, on a fléché les montants apportés par le ministère,
01:18:02 qui était de l'ordre de 168 000 euros par an, avec une évolution, c'est l'ordre de grandeur.
01:18:08 Et donc, on a réparti cette somme. Donc, si vous prenez cette première ligne, on voit 7 articles
01:18:14 publiés par cet établissement. Le coût moyen, en quelque sorte, d'APC de frais de publication
01:18:21 supporté par l'établissement, c'est 218 euros. Et le ministère a apporté 593 euros dessus,
01:18:29 par article. Et donc, la part du ministère dans le financement de la publication ouverte est de
01:18:33 l'ordre de 35 %. Donc, c'est variable d'un établissement à un autre. Ça ne sert à rien
01:18:37 dans le modèle de répartition, mais c'était aussi des clés pour nous, pour se dire, d'une
01:18:42 certaine façon, l'aide du ministère profite, si on prend cet angle d'approche, plus à certains
01:18:46 établissements qu'à d'autres. Ensuite, dans les colonnes grises, là, en 2022, c'est le coût à
01:18:56 payer sur le modèle historique. Si je prends ces établissements-là, ils devraient payer 4 200 euros.
01:19:02 Si on passait en toutes articles, tout basé sur les frais de publication, ils devraient payer 12 400.
01:19:10 Si on avait un modèle uniquement basé sur les usages, ils devraient payer de l'ordre de 16 000.
01:19:16 Dans un modèle mixte, 50/50, 14 000. Dans un modèle deux tiers, un tiers, 13 000. Et donc,
01:19:22 si on se base sur le modèle historique, on voit que l'augmentation devrait être de 241 %.
01:19:27 Donc, on ne va pas mettre 241 %. Donc, on l'a mis dans un groupe. Ensuite, on voit avec le
01:19:36 différentiel entre le mix et le nouveau modèle. Si vous êtes à 1, ça veut dire que ce que vous
01:19:40 payez correspond à ce que vous devez payer. Si vous êtes à un chiffre supérieur à 1,
01:19:44 ça veut dire que vous devez payer. Ou la cible est au-dessus. Si vous êtes à un chiffre inférieur
01:19:48 à 1, la cible est en dessous. Donc, après, on a déterminé pour chaque groupe une courbe de
01:19:53 progression plus ou moins importante. C'est ce qui nous a permis de faire ces groupes.
01:19:57 Donc, ça, ça a été pour la réinitialisation. Et après, il y a la projection pour les années
01:20:02 suivantes. Donc, on retrouve les mêmes établissements avec leur groupe et avec
01:20:06 des taux d'évolution qui sont différenciés. À un moment donné, dans la diapo, je dis ce qu'il
01:20:12 faut regarder, c'est les pourcentages d'évolution, mais surtout les valeurs absolues. Il faut regarder
01:20:16 les deux. Parce que si je vous dis « j'augmente votre salaire de 500 %, » vous allez me dire « ouais,
01:20:23 super, mais je vous rappelle que je vous paye 2 € par mois ». Évidemment, le 500 %, vous êtes
01:20:31 content, mais 500 % sur 2 €, ce n'est pas terrible. Par contre, si vous gagnez 10 000 € par mois et
01:20:36 je vous dis que je vous demande 1 %, vous gagnez beaucoup plus. Donc, voilà, je dis ces choses-là
01:20:41 parce que dans cet autre tableau, on voit dans les trois dernières colonnes qui sont en blanc,
01:20:48 on voit la dernière colonne en blanc, enfin, celle est en couleur. Tarif 2026, c'est ce que paiera
01:20:56 l'établissement en 2026. J'ai mis tarif 2026 sans réallocation, c'est-à-dire si on n'avait pas
01:21:01 changé de modèle, ce qu'il aurait payé. Après, vous voyez la différence appliquée en dernière
01:21:08 année entre ce qu'il va payer dans le nouveau modèle et ce qu'il aurait payé dans l'ancien.
01:21:12 Vous voyez l'établissement, c'est 616 €. Ça fait 106 % de différence, mais ça fait que 616 €.
01:21:18 Et quand on regarde les chiffres les plus gros, là, c'est 15 %, ça fait 1 200 €. Donc,
01:21:24 en fait, quand on regarde les différences de prix pour les établissements en valeur absolue,
01:21:27 on reste dans la majorité des cas en dessous du millier d'euros,
01:21:30 et il n'y a que quelques établissements qui dépassent les plus de 1 000 € de différence
01:21:34 en termes de dépenses ou en termes de coûts inférieurs. Et quand on regarde sur le total
01:21:40 du chiffre d'affaires, ce n'est pas énorme. Et quand vous regardez le nom d'établissement,
01:21:43 si l'établissement, vu sa taille et vu le budget de l'université en question, me dit « je n'arrive
01:21:49 pas à trouver 1 000 € », permettez-moi de lui dire que j'ai quelques doutes sur sa volonté d'aller
01:21:54 vers la science ouverte. Et d'ailleurs, on n'a pas eu de difficultés majeures, puisque la plupart,
01:22:00 pour la totalité des établissements, ont renouvelé et d'autres ont été contactés pour rejoindre le
01:22:06 groupement de commandes, dans la mesure où on a constaté qu'ils avaient une activité de publication
01:22:10 sans avoir d'activité d'abonnement, et ensuite un dialogue s'est établi.
01:22:14 Donc voilà, je remets le PowerPoint, j'ai cliqué une diapo.
01:22:42 Donc là, on voit bien ton PowerPoint.
01:22:44 Je remets cette partie à la fin.
01:22:47 Voilà, c'était juste pour dire que la subvention apportée par le ministère est incluse dans les
01:22:51 montants des marchés, elle est versée à la baisse. Je le dis parce que selon les modèles que l'on a,
01:22:57 là, il a été pensé, le modèle, dès le début, comme un modèle totalement intégré, au sens où
01:23:03 l'argent, les moyens apportés par les établissements, les moyens apportés par le ministère, toute la
01:23:08 somme a été mutualisée pour construire un modèle totalement intégré. On n'a pas un petit bout pour
01:23:13 les abonnements, un petit bout pour d'autres actions, tout a été pensé, je dirais, comme
01:23:17 solidaire. Alors, ce n'est pas peut-être important pour les établissements en vue de l'extérieur,
01:23:22 mais dans la construction intellectuelle du dispositif, entre coups, print, l'éditeur et la
01:23:26 baisse, c'était quelque chose d'assez important. Voilà, j'ai terminé.
01:23:32 Merci Grégory d'avoir partagé ce modèle de répartition, de nous expliquer ça, parce que
01:23:39 c'est vraiment un modèle qu'on pourra peut-être réfléchir pour d'autres éditeurs, qui nous
01:23:44 proposent aussi des modèles où il y a une cible à atteindre, et vraiment, pour quelques établissements,
01:23:50 finalement, des fois, des financements à trouver, et beaucoup plus important. Merci pour cette…
01:23:56 Merci pour les modèles, on va travailler sur plusieurs. Il n'y a pas de modèle clé en main.
01:24:00 D'accord, ok.
01:24:01 Il y a des principes, c'est partir d'une situation initiale, après de faire des hypothèses et de
01:24:09 considérer ce qu'on peut considérer comme un petit peu comme un variant, c'est que dans un monde
01:24:13 ouvert, il y a des gens qui lisent, il y a des gens qui publient, il y a des gens qui lisent et qui
01:24:18 publient. Et donc, si on veut un système équitable, il faut que ceux qui publient
01:24:22 contribuent, c'est normal, et que ceux qui lisent contribuent aussi. Donc là, souvent, on fait des
01:24:27 modèles 50/50, après, il faut regarder dans l'activité ce qui est le plus juste, et ça me
01:24:32 semble assez simple de dire 50/50, et puis de regarder le point de départ des dépenses, le point
01:24:37 d'arrivée au sens où on sait combien on doit dépenser, ça se fait dans la négociation. Alors,
01:24:41 plus le point d'arrivée est haut, plus c'est compliqué de faire le modèle de répartition.
01:24:45 C'est sûr que quand on n'est pas loin entre le point de départ et le point d'arrivée, il y a
01:24:49 des gagnants, il y a des perdants, j'allais dire, en termes purement comptables, mais après,
01:24:53 voilà. Donc, c'est de dire qu'il n'y a pas de recette miracle, et c'est important d'essayer
01:24:59 plusieurs, faire plusieurs tentatives et de bien regarder les pourcentages et les valeurs absolues.
01:25:04 Ok, merci pour ce conseil. Alors, on peut passer aux questions, alors soit que, enfin là, du coup,
01:25:13 on a un peu de temps, pas plus beaucoup, pour poser des questions, mais à tout le monde. Donc,
01:25:18 Marlène, il y a des questions dans le chat ? Oui, alors on a une question de Thierry qui
01:25:23 aimerait savoir pour EDPC, en fait, comment sont attribuées les affiliations pour les
01:25:30 auteurs de correspondance quand il y a des auteurs qui viennent du MR, donc avec deux tutelles ?
01:25:34 Comment vous gérez ça dans le workflow pour l'attribuer correctement à tel ou tel établissement ?
01:25:41 J'arrive à rétablir le son, excusez-moi. Catherine, je pense que tu es la mieux placée
01:25:51 pour répondre à cette question. C'est du déclaratif et c'est selon la première affiliation
01:25:55 indiquée par l'auteur, tu confirmes ? Oui, tout à fait, mais ce que je peux dire aussi,
01:26:00 c'est qu'en fait, on privilégie un auteur, enfin voilà, s'il y a une UMR dans l'adresse,
01:26:05 on prend le côté CNRS en premier en fait. C'est pour ça que parfois, Ringgold ne va pas détecter
01:26:15 forcément l'auteur parce qu'il n'a pas, dans l'affiliation qu'il a déclarée, on ne voit pas
01:26:20 forcément qu'il y a du CNRS dedans et donc voilà, c'est pour ça qu'on a mis cette pop-up de rattrapage
01:26:26 qui permet à l'auteur de dire oui, en fait, voilà, je fais aussi partie du CNRS parce qu'il est dans
01:26:32 une UMR, voilà, c'est comme ça qu'on peut les récupérer et de toute façon, d'une manière
01:26:37 générale, quand il y a un doute, on va d'abord vérifier l'adresse qui est dans l'article. On
01:26:42 regarde le manuscrit de l'auteur et on vérifie de toute façon ce qui est écrit comme première
01:26:47 affiliation. La signature qui est sur le papier ? Il y a eu les deux réponses en fait. Pardon ? Il y a
01:26:57 eu les deux réponses. Au début, on a compris que c'était la première affiliation qui apparaissait
01:27:02 et donc typiquement, c'est celle de l'université avec les règles de signature et puis après,
01:27:07 vous nous dites que non, finalement, dès que c'est CNRS, vous attribuez prioritairement l'article
01:27:13 au CNRS. On est d'accord que ça n'a aucune conséquence opérationnelle puisque l'article
01:27:20 est open access, machin, mais c'est juste dans... parce que comme on vient de parler de répartition,
01:27:25 voilà, ça peut avoir une petite conséquence quand même. Oui, je comprends ce que vous voulez dire,
01:27:30 mais souvent, moi j'entends par affiliation, l'auteur, parfois dans l'article, il met "petit 1",
01:27:37 donc ça va être "université quelconque, UMR Tartention" et la 2, c'est carrément "un autre
01:27:43 labo, voir un autre pays". Donc voilà, parfois, l'université et l'UMR sont ensemble de toute
01:27:50 façon sur la même ligne. Je sais qu'on demande souvent aux chercheurs de suivre maintenant une
01:27:55 structure pour déclarer leur adresse, mais je ne sais pas sûr que ça marche encore très bien
01:28:00 tout ça. Et donc parfois, on a des adresses, voilà, on peut avoir plusieurs adresses collées
01:28:06 bout à bout. C'est un aspect intéressant en tout cas qui pourrait être discuté lors de la réunion
01:28:11 de bilan annuel, Grégory, si tant est que ça devait appeler des observations de la part des
01:28:17 universités. J'entends la question de Thierry, et en effet, aujourd'hui, on le gère comme ça,
01:28:24 s'il y avait un souhait que ça change ou un axe d'amélioration, on y est ouvert, évidemment.
01:28:31 Comme ça, ça n'a pas d'incidence financière, puisqu'en effet, le corps est globalisé d'un
01:28:35 côté, on regarde les éligibles de l'autre. Après, les règles de signature préconisées
01:28:41 par Fédéric Vida à un certain moment, c'est-à-dire "mettez l'université, même si vous êtes
01:28:46 CNRS, mettez l'université en 1 pour les classements", alors que dans un certain moment, il y avait
01:28:52 un petit… il y avait de tout dans le dispositif, mais si on se retrouve dans un cas de figure où
01:28:58 un chercheur est dans une université qui n'est pas membre de l'accord et qu'il est dans une UMR,
01:29:02 il aura marqué à la fois CNRS et le nom de l'université qui, elle, n'est pas membre.
01:29:07 Moi, j'ai l'impression que jusqu'à maintenant, EDP a une vision très large et plutôt, quand il y a
01:29:12 doute, s'en profite à l'établissement, parce qu'il y a quand même CNRS. Mais c'est vrai que la
01:29:19 complexité vient de ce qu'est la notion d'affiliation et qui varie selon les Français et les Anglais.
01:29:24 On a un paysage de la recherche qui est compliqué en France.
01:29:27 En général, dans les pays anglo-saxons, quand vous êtes affilié quelque part,
01:29:30 vous êtes affilié à un seul endroit. Nous, c'est de la multi-affiliation,
01:29:33 en termes, je dirais, d'activité scientifique, donc c'est beaucoup plus compliqué.
01:29:37 L'exemple d'Amandine est super intéressant dans le chat.
01:29:40 Je voulais rajouter aussi, ça a peut-être été dit, mais je l'ai peut-être zappé,
01:29:48 c'est que nous détectons également les affiliations, même dans le cadre des revues
01:29:55 en "subscribe to open", même si l'article est de toute façon publié en open access,
01:29:59 nous détectons quand même les affiliations pour ces histoires de reporting.
01:30:03 On a aussi une question de Leila Neri qui nous demande,
01:30:13 peut-être une question plutôt pour Anne-Rémi,
01:30:15 comment sont compensées les coûts qui ne sont pas couverts dans le modèle S2O ?
01:30:20 Oui, très bonne question. C'est une situation historique,
01:30:29 en fait, ça fait plusieurs années, ça prédate le S2O.
01:30:32 Ce n'est pas une situation qui a émergé parce que les revues sont passées en S2O.
01:30:36 Et donc la réponse immédiate, c'est que c'est en fait compensé par des revues
01:30:41 qui sont profitables à EDP Science, donc qui payent en fait pour les revues
01:30:47 qui ne sont pas profitables. Alors quand on a des revues qui sont moins importantes
01:30:53 que ces revues qu'on publie avec l'Axemaï, on peut se poser la question,
01:30:57 est-ce qu'on arrête de les publier ? Mais à plus long terme, la réponse en fait,
01:31:03 elle vient de cette réalisation que ces revues ne sont pas à l'équilibre financier.
01:31:10 Et dans le cadre du S2O, on a deux actions en parallèle.
01:31:14 L'une, c'est d'essayer d'augmenter les revenus, d'augmenter le nombre d'abonnés.
01:31:18 Et pour ça, on a tout particulièrement établi un partenariat avec une organisation
01:31:26 qui s'appelle Knowledge Unlatched, qui est spécialisée et qui a tout un carnet d'adresses
01:31:30 d'institutions qui soutiennent spécifiquement des modèles d'open access collaboratif,
01:31:36 dont le modèle S2O, et qui nous permettent donc d'avoir une base d'abonnés plus importante.
01:31:44 Donc si vous rapportez en fait au graphique que j'ai montré, donc la différence entre 2020 et
01:31:50 2022 en termes de revenus abonnés, ça vient en partie, en grande partie en fait, des abonnés
01:31:57 supplémentaires qui proviennent de la prospection faite par Knowledge Unlatched à notre bénéfice.
01:32:05 Ce partenariat, du coup, il a été mis en place en 2020, c'est ça ?
01:32:08 Il a été mis en place, alors ça m'échappe, je dirais 2021.
01:32:13 21.
01:32:14 21, voilà.
01:32:15 Renata, merci.
01:32:16 Et l'autre aspect, c'est qu'on regarde, donc ça c'est le côté augmentation des revenus,
01:32:22 l'autre côté c'est, on a une action en fait continue d'essayer de réduire les coûts en fait.
01:32:30 Donc ce tableau et la balance financière, elle est basée sur un coût de production d'un article
01:32:38 moyen pour des revues de maths de 1000 euros par article.
01:32:41 Et donc on regarde différentes manières, différentes actions qu'on a déjà commencé
01:32:47 à mettre en place pour réduire nos coûts de production parce qu'on ne peut pas éternellement
01:32:55 chercher d'autres abonnés.
01:32:58 Et puis bon, il faut aussi remplacer les abonnés.
01:33:00 Il y en a malheureusement quelques-uns qui se désabonnent à cause de l'ouverture,
01:33:05 à cause du S2O, pas beaucoup, mais quand même.
01:33:09 Donc une réduction de coût, en fait, on ne peut pas y échapper.
01:33:13 C'était aussi une question que j'avais, de savoir effectivement combien de,
01:33:18 est-ce qu'il y avait vraiment des institutions qui se désabonnaient,
01:33:21 est-ce que c'était en grosse proportion ou pas du tout, ou est-ce que c'est marginal, voilà.
01:33:25 Peut-être Anne ou Nathalie, vous pouvez commenter.
01:33:28 Ce n'est pas énorme pour les revues de maths, peut-être plus en astronomie et astrophysique.
01:33:32 On a constaté effectivement une érosion du nombre d'abonnés pour certaines revues,
01:33:39 pas pour l'ensemble du portefeuille en S2O.
01:33:42 Et c'est plus sensible sur les revues qui ont un montant d'abonnement élevé.
01:33:49 Donc finalement, le modèle "subscribe to open" quelque part n'est pas l'explication.
01:33:59 La plus probable en tout cas.
01:34:03 Madame Deber, vous voulez intervenir ?
01:34:06 Juste un complément, en plus des partenariats avec New Knowledge Unlatched,
01:34:11 Anne Rewi a mentionné un partenariat pour la publicité avec MST et UMS Press,
01:34:17 qui sont les deux autres maisons d'édition en mathématiques qui se sont mises au "subscribe to open".
01:34:23 Et là, l'idée c'est que vraiment, autant la communauté française a été conquis assez vite,
01:34:30 et on a eu un soutien fantastique de la communauté,
01:34:34 autant faire passer le message à l'éthienne internationale en STEM,
01:34:38 le "subscribe to open" n'est pas très bien connu.
01:34:40 Et donc, ce partenariat qu'on a un peu ramé à mettre en place,
01:34:44 il va nous servir pour appuyer une communication internationale
01:34:50 et du coup aussi rallier plein de bibliothèques qui ne sont pas du tout à vos radars pour le moment.
01:34:55 Voilà, tout à fait.
01:34:57 Et tout ce qui est actions de communication, d'explication du modèle, etc.,
01:35:00 c'est une grosse partie de la transition de ces revues et de la transition soutenable pérenne en open access.
01:35:08 Et c'est en partie la raison pour laquelle on a sollicité le financement du FNSO et du SNRS
01:35:15 pour aider à disséminer, à faire comprendre ce modèle qui n'est pas très bien connu et pas très bien compris.
01:35:23 Donc, ça aussi, ça participe à la résolution à long terme de cette discontinuité entre les coûts et les revenus.
01:35:34 Gregory ?
01:35:36 C'est vrai que pour les modèles, il y a quelque chose qui est à peu près clair.
01:35:40 Bien sûr, il faut l'expliquer.
01:35:41 C'est comment on passe du modèle de l'abonnement, un abonnement fermé à un abonnement ouvert.
01:35:48 Donc, ça, c'est la relation avec les bibliothèques, donc avec le client qui devient un partenaire.
01:35:54 C'est facile à expliquer, à faire comprendre, mais après, c'est plus difficile à mettre en œuvre.
01:35:57 Par contre, il y a un autre volet qui, pour l'instant, n'est pas totalement clair parce que c'est l'autre partie
01:36:04 et pour lequel, à mon avis, il y a des réflexions à avoir et des prises de position.
01:36:08 C'est comment se répartissent, et les rapports de transparence y contribuent de votre côté,
01:36:13 comment se répartissent, une fois qu'on a la somme qu'on a visée pour obtenir, pour fonctionner,
01:36:17 les revenus entre la revue, parce qu'il faut que la revue, elle fonctionne aussi.
01:36:21 Souvent, il y a un secrétaire de rédaction, il y a du monde, plus ou moins de personnes, donc c'est un coût.
01:36:25 Éventuellement, ce n'est pas le cas, je pense, pour la SMAI, mais ça peut être le cas pour d'autres.
01:36:29 Et la revue peut appartenir à une société savante et la société savante,
01:36:33 à temps que la revue amène des subsides pour vivre, la revue n'est pas seulement un instrument de communication,
01:36:40 mais elle est un instrument de financement de la société savante,
01:36:44 et donc il y a un gap entre les coûts de production, les coûts de diffusion, parce que c'est ce qui la fait vivre.
01:36:49 Donc, ça interroge aussi comment doit vivre une saucisse d'avance,
01:36:51 est-ce qu'elle doit vivre des produits de sa revue ou est-ce qu'elle doit vivre des adhésions de ses membres,
01:36:58 ou de financement public ou autre, ça réinterroge les modèles.
01:37:02 Quelle est la part que prend l'éditeur ?
01:37:04 Éventuellement, quand il y a un agrégateur, ce n'est pas le cas ici, mais il y a beaucoup de cas où il y a un agrégateur.
01:37:09 Donc, le modèle des répartitions des revenus, ça aussi l'interroge,
01:37:13 parce qu'il y a des sociétés savantes, qui ne sont pas encore dans le S2O,
01:37:16 mais qui sont dans d'autres modèles, mais pour lesquels des fois on discute avec des agrégateurs ou des éditeurs,
01:37:21 mais on s'aperçoit qu'en fait, ceux qui poussent à la hausse des prix et à des prix incroyables,
01:37:25 c'est la société savante qui est derrière, avec des chercheurs dedans et qui disent
01:37:29 « moi je veux de l'argent, je veux de l'argent, je veux de l'argent ».
01:37:32 Et ils disent « et où l'argent ? », « il est dans les bibliothèques, il n'y a qu'à le prendre là ».
01:37:35 Je caricature, mais c'est un peu ça.
01:37:37 Donc, des fois, les méchants ne sont pas toujours exactement là où on croit qu'ils sont.
01:37:41 C'est un peu plus compliqué que ça.
01:37:42 Donc, ça aussi, à mon avis, pour l'instant, on n'en parle pas beaucoup, mais il faudrait aussi l'interroger.
01:37:46 Et puis, une fois qu'on est un peu plus au clair sur ce volet, il y a aussi comment,
01:37:50 une fois que l'argent rentre, vous avez les abonnements, comment on répartit ?
01:37:55 Parce qu'il y a d'autres dispositifs.
01:37:58 Est-ce que le modèle est fixe ?
01:38:00 C'est-à-dire on couvre les coûts de production, pour faire simple,
01:38:03 mais en même temps, il y a des revues qui vous disent « moi j'étais dans un modèle fermé,
01:38:07 j'avais plein plein d'abonnés, et en fait, j'ai gagné beaucoup plus d'argent
01:38:10 que ce que j'ai besoin pour faire la revue ».
01:38:12 Donc, dans votre modèle, en fait, vous êtes dans un modèle où, grosso modo,
01:38:15 vous allez juste me donner de quoi vivre.
01:38:17 Mais moi, je veux plus que vivre, je veux en plus, je veux beaucoup plus.
01:38:20 Donc, comment se font les modèles de répartition ?
01:38:22 Est-ce que c'est basé sur les usages ?
01:38:24 Est-ce que c'est les coûts de production ?
01:38:26 Est-ce qu'on tient compte de la notoriété ?
01:38:28 Ou dire « ouais, ma revue, elle est quand même mieux cotée que la tienne,
01:38:31 donc c'est normal que j'ai plus d'argent ».
01:38:33 Ou alors, est-ce qu'on tient compte de la valeur historique ?
01:38:35 Historiquement, ma revue, c'est une revue phare, la tienne, elle vient de naître,
01:38:38 donc tu auras moins d'argent.
01:38:40 Comment ça évolue dans le temps ?
01:38:41 Il y en a certains qui disent « je viens de naître, mais j'espère avoir une croissance forte ».
01:38:45 Donc, c'est plein de questions, moi je n'ai pas de réponse,
01:38:47 et c'est plutôt les chercheurs, les éditeurs et autres qui doivent discuter entre eux.
01:38:51 Parce que si on construit un modèle subscription open tel qu'il est,
01:38:54 actuellement il est plutôt sur un modèle « je couvre les coûts de production »,
01:38:59 et un peu plus, et grosso modo ça se tient.
01:39:02 Mais beaucoup de revues ne sont pas dans cette approche uniquement coûts de production.
01:39:06 L'argent sert à autre chose.
01:39:09 Et tant qu'on n'interroge pas ces éléments-là, ça ne peut pas faire totalement bouger le système.
01:39:13 Alors, on a une dernière question pour DP,
01:39:18 parce qu'après il va falloir qu'on rende l'antenne.
01:39:21 Thierry qui nous demande « quel type de statistiques d'usage EDP fournit aux sociétés savantes ? »
01:39:26 Et « est-ce que ces stats d'usage pourraient aussi être fournies au niveau de l'article
01:39:30 aux établissements subscripteurs, financeurs ? »
01:39:34 Anne, je te laisse le soin de répondre sur la partie « stats d'usage aux sociétés savantes ».
01:39:42 Si tu veux bien.
01:39:46 Je vais avoir du mal là.
01:39:48 C'est vrai ?
01:39:49 Sur les stats d'usage, j'avoue que ce n'est pas moi qui suis engagée à les fournir.
01:39:53 Je peux peut-être dire quelques mots sur comment elles sont établies,
01:39:57 encore que oui, c'est les stats, c'est Counter 5,
01:40:00 donc c'est les stats qui sont comptées sur les accès sur notre site.
01:40:05 Mais je pense que c'est plutôt votre département qui fournit ces stats.
01:40:12 En fait, les statistiques d'usage qui sont transmises aux sociétés savantes,
01:40:19 à ma connaissance, reposent essentiellement sur Google Analytics.
01:40:24 C'est plus la fréquentation du contenu sur notre plateforme d'EP-Science.
01:40:31 Et en effet, avec les limites que ça comprend,
01:40:35 puisque même si on sait en exclure assez facilement les robots qui vont venir télécharger à outrance,
01:40:43 parce que ça se repère très vite et ça peut s'isoler,
01:40:47 ça reste de la statistique Google Analytics,
01:40:51 dans le sens, les pays les plus représentatifs,
01:40:55 l'origine des connexions.
01:41:01 Est-ce que c'est plus, je pense à la revue de l'Inserm,
01:41:06 Médecine Science par exemple, sur laquelle on est capable de dire
01:41:11 c'est plus la National Library of Medicine qui va venir télécharger.
01:41:18 Mais oui, c'est du Google Analytics.
01:41:20 Je ne sais pas Thierry, si ça répond à votre question.
01:41:23 Après, pourrait-elle être fournie aussi ?
01:41:26 Tout à fait, effectivement, pour l'Open Access,
01:41:29 on pense à des discriminations par la provenance,
01:41:35 donc c'est tout à fait intéressant.
01:41:37 Après, c'est vrai que si ce n'est pas normalisé,
01:41:39 si ce sont des statistiques Google Analytics,
01:41:41 elles sont fournies suite à un travail manuel, j'imagine, à chaque société.
01:41:47 Donc c'est peut-être un peu difficile d'envisager une industrialisation
01:41:52 en envoyant à chaque établissement souscripteur.
01:41:55 C'était ça ma question.
01:41:57 Après, on peut explorer ensemble s'il y a des questions précises.
01:42:01 En fait, ça va se faire, je pense, un peu tout seul,
01:42:04 parce que Quinter 5.1 va prévoir des statistiques au niveau article.
01:42:09 D'accord.
01:42:10 Donc voilà, ça ne nous donnera pas la provenance des usages, Quinter 5.1,
01:42:15 mais déjà, ça va vous forcer en tant que plateforme
01:42:21 cherchant cette certification à produire des statistiques Quinter au niveau article.
01:42:26 Après, les statistiques d'usage, elles sont toujours malgré tout incomplètes,
01:42:31 en tout cas non exhaustives,
01:42:33 puisque nous allons savoir mesurer les statistiques d'usage sur notre plateforme.
01:42:39 Mais si on prend la revue,
01:42:41 elle est au hasard notre revue Astronomie et Industrie Physique,
01:42:45 ou nos revues de mathématiques appliquées,
01:42:48 puisque, Amandine le soulignait tout à l'heure,
01:42:51 les articles sont déposés dans Archives,
01:42:54 on n'a pas les stats d'Archives.
01:42:56 Et comme le Subscribe to Open,
01:43:01 c'est une publication en open access dans la majorité des cas,
01:43:05 puisqu'on a cité l'exemple qui confirme la règle pour l'instant
01:43:09 avec une revue qui est toujours publiée en modèle abonnement,
01:43:12 Radio Protection,
01:43:14 mais pour le reste,
01:43:17 EDP a toujours eu la politique éditoriale
01:43:21 qui consiste à autoriser le dépôt avec zéro embargo
01:43:25 de la version acceptée avec un lien vers la version publiée.
01:43:29 Donc, nous n'avons pas les statistiques d'usage d'Archives.
01:43:35 Après, on essaye d'y adjoindre,
01:43:38 il y a Google Analytics, mais il y a aussi,
01:43:40 donc ça c'est vraiment le trafic sur notre plateforme,
01:43:44 on y essaye d'y adjoindre les statistiques d'usage via les agrégateurs.
01:43:49 C'est un autre sujet, à moindre mesure.
01:43:52 Est-ce que ça répond à la question ?
01:43:54 En fait, la finalité, ce serait…
01:43:56 Oui, tout à fait, Anne, c'est bon.
01:43:58 Ça donne une orientation,
01:44:00 et même le jour où vous produirez des stats au niveau article,
01:44:04 vous avez raison de signaler que,
01:44:06 pour un article en open access, il va vivre sur différentes plateformes,
01:44:11 et donc il y a un challenge supplémentaire, effectivement,
01:44:15 d'agrégation des usages.
01:44:17 Et il est vrai que quand on nous répond,
01:44:19 on ne renouvelle pas une revue, un abonnement,
01:44:21 parce que les statistiques d'usage, blablabla,
01:44:23 on essaye toujours de mettre en garde
01:44:26 sur le manque d'exhaustivité des usages,
01:44:31 constaté à travers, même si c'est du counter,
01:44:34 ça reste un problème.
01:44:36 On va laisser peut-être Amandine Weber conclure.
01:44:40 Juste, en fait, on avait discuté de ce point-là
01:44:43 grâce à la Community of Practice,
01:44:45 parce que pour un gros éditeur,
01:44:47 ils avaient suggéré justement d'aller démarcher les universitaires.
01:44:50 Alors, nous avons regardé, j'ai détecté 28…
01:44:53 Ce mois-ci, j'ai détecté 28 connexions à un article de votre revue
01:44:56 par quelqu'un qui est dans votre périmètre,
01:44:58 et donc votre bibliothèque devrait être abonnée.
01:45:01 Et en fait, pour les revues de l'ASMA et des péchéances,
01:45:04 en tout cas, les stats seraient tellement petites.
01:45:08 Enfin, ça dépend des revues, mais il y a des fois
01:45:10 où c'est contre-productif d'aller dire que le mois dernier,
01:45:12 il y a eu 300 titres téléchargés.
01:45:14 Donc, c'est vrai qu'on a pas tout suivi dans cette direction-là
01:45:17 dans un but un peu prospectif,
01:45:19 parce que ça manque d'exhaustivité,
01:45:21 et aussi parce que ce ne sont pas des revues
01:45:24 qui ont un nombre de lecteurs
01:45:27 qui affichent plusieurs milliers par mois.
01:45:29 Donc, ça peut être légèrement contre-productif
01:45:32 d'admettre ces stats.
01:45:34 Je suppose Thierry… Pardon.
01:45:38 Oui, j'allais conclure.
01:45:40 Peut-être encore une petite minute,
01:45:41 parce qu'on est quand même largement en retard.
01:45:43 Je suppose, j'essaye de comprendre la finalité
01:45:45 de la question de Thierry.
01:45:47 En fait, l'objectif serait, il me semble,
01:45:50 pour un article donné, écrit par un auteur de correspondance
01:45:53 de l'Université de Rennes, au hasard, pour Thierry,
01:45:56 de lui permettre d'avoir une idée
01:46:00 de la localisation des lecteurs
01:46:03 et des institutions les plus représentatives.
01:46:05 C'est ça, en fait, le…
01:46:06 Oui, oui, enfin, la localisation, pourquoi pas ?
01:46:09 J'en sais rien, pour le moment,
01:46:10 ce n'est pas spécialement demandé.
01:46:11 Mais c'est vrai qu'en fait, à partir du moment…
01:46:14 En tant que bibliothécaire,
01:46:15 on se plaçait comme faisant des dépenses
01:46:18 aidant les gens à lire.
01:46:21 Donc, on contenait des usages de type lecture.
01:46:24 Là, maintenant, on se place comme…
01:46:26 On aide les gens à lire et publier.
01:46:29 Donc, on peut aussi, en fait, du coup,
01:46:33 ne plus réfléchir seulement sur les usages de lecture
01:46:36 qui sont faits dans notre université,
01:46:38 mais sur les usages de lecture qui sont faits
01:46:40 dans le monde entier, sur quelque chose
01:46:42 pour lequel on a contribué,
01:46:44 par notre présence dans l'accord,
01:46:46 à la publication, en fait.
01:46:49 En l'occurrence, c'est la publication en open access,
01:46:51 parce que c'est tout.
01:46:53 Donc, je me zappe.
01:46:55 Écoutez, je crois qu'on va conclure,
01:46:57 parce qu'on a quand même quelques minutes de retard,
01:47:01 quelques grosses minutes de retard.
01:47:02 En tout cas, merci, c'était vraiment très intéressant.
01:47:05 Ça nous a fait vraiment permis de faire le point global
01:47:08 sur tout cet accord de publication et de lecture,
01:47:11 qui peut aussi servir d'exemple pour d'autres éditeurs.
01:47:13 Donc, merci beaucoup à tous.
01:47:15 Et s'il y a encore des questions,
01:47:17 vous pouvez toujours les envoyer au groupe GTSO,
01:47:19 aux négociations open access,
01:47:20 et on peut rentrer en contact
01:47:22 ou au négociateur EDP.
01:47:24 Donc, n'hésitez pas à continuer à poser vos questions.
01:47:27 Merci beaucoup et bonne fin de journée.
01:47:29 Au revoir.
01:47:30 Merci pour l'invitation.
01:47:31 Bonne journée.
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