00:00 Allez, allez, le bleu et blanc de la vie, Romba yoneh.
00:08 J'ai envie de l'essayer, mais bon, le problème, c'est qu'avant, j'étais beau et musclé.
00:13 Aujourd'hui, je ne suis pas beau et non plus musclé.
00:17 Bonjour Néo, je suis Omar Hassan, ancien joueur de l'équipe d'Argentine et de l'Usta Toulousain.
00:25 J'étais élu meilleur pilier au monde il y a quelques temps.
00:29 Et aujourd'hui, je vous expliquerai comment je suis passé de rugbyman professionnel à artiste, lyrique, comédien.
00:37 Ah, ce maillot, c'est le maillot de mon dernier maillot de l'équipe d'Argentine.
00:45 Pour les Français, ce n'est pas un bon souvenir parce que c'était le match de la troisième place.
00:51 Et donc, alors, ce qui est marrant, parce que c'est marrant de toute cette histoire.
00:57 C'est mon dernier match contre la France et en plus, j'ai marqué un essai.
01:02 Je n'ai pas marqué beaucoup d'essais dans ma vie, mais des essais contre la France,
01:06 ça fait toujours trop.
01:10 C'était, je pense, le match contre l'Afrique du Sud et on perd en demi-finale.
01:15 Je me retrouve dans la préparation, je n'étais même pas remplaçant.
01:20 L'entraîneur, je viens le voir, on a discuté,
01:24 et donc je lui ai dit, j'aimerais savoir qu'est-ce que je n'ai pas fait
01:28 ou qu'est-ce que j'ai fait pour être troisième choix.
01:32 Et donc, finalement, l'entraîneur me dit, Omar, à vrai dire, vu ton âge,
01:38 nous, on ne pensait pas t'amener à la Coupe du Monde.
01:42 Donc là, ça m'a fait un truc terrible parce que je n'ai à aucun moment pensé
01:46 que je ne pourrais pas être sélectionné.
01:49 Et donc, il me dit, mais quand tu es arrivé vraiment à la préparation,
01:52 tellement bien physiquement.
01:55 Et donc, il me dit, on ne pouvait pas te laisser dehors.
01:58 Le premier match, je n'étais même pas remplaçant.
02:00 Après, je passe en remplaçant. Je suis titulaire.
02:04 On est ici chez des amis au Grenier Théâtre, dans mon nouveau lieu de travail.
02:10 Donc, je vais vous montrer après le ballon roval.
02:12 Ça sera la scène.
02:15 Mi cantare, flor de melancolia, che io te vengo a dar.
02:30 À 7 ans, j'intégrais la chorale,
02:34 une chorale qu'ils avaient montée à l'école primaire.
02:36 Donc, pour moi, ça a été un énorme plaisir.
02:40 Puis, j'étais toujours à l'école un gamin turbulent.
02:43 J'ai travaillé bien à l'école, mais j'étais turbulent.
02:45 J'étais celui, le pitre, celui qui amusait tout le monde.
02:50 Donc, finalement, plein de gens que j'avais rencontrés m'ont demandé,
02:54 tu dois prendre des cours de chant, tu as une belle voix, il faudrait travailler.
02:59 Et justement, à Jeun, quand j'arrive,
03:01 je rencontre mon premier professeur, Jean-François Gardeil.
03:04 C'est lui qui m'a un peu, qui m'a initié.
03:07 Donc, j'ai commencé à prendre des cours de chant, de solfège.
03:10 Il me dit, il faut que tu aies du solfège et tout.
03:13 Et c'est parti aussi à découvrir le répertoire,
03:17 mon propre répertoire que j'ai connu depuis petit, le tango.
03:22 Et le folklore, le redécouvrir d'une autre façon.
03:26 Et puis, le répertoire lyrique, donc l'opéra.
03:30 Granada,
03:34 la terre rêvée pour moi,
03:38 mon chant devient gitano quand c'est pour toi,
03:44 mon chant fait de fantaisie.
03:51 Et donc, c'est ça, finalement, l'opéra, je pense qu'il est
03:57 abordable à tout le monde.
03:58 Je pense que beaucoup de gens ont peur, parfois, de l'opéra.
04:01 Et finalement, je pense que c'est un répertoire populaire.
04:04 [Musique]
04:13 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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