00:00 On rappelle les faits, pendant 150 minutes parce qu'il faut prendre le match aller,
00:04 le PSG est au-dessus du Real Madrid.
00:06 Il y a au début du match retour, 5-6 minutes où le Real essaye de mettre une grosse pression
00:11 sur le PSG pour montrer qu'ils vont y aller dans l'engagement.
00:15 Finalement, ça se tasse et on sent que rapidement le PSG reprend le dessus.
00:19 Le PSG mène un 0.
00:20 On parlera aussi sûrement de Kylian Mbappé qui est formidable ce soir encore, du moins
00:26 quand ça va très bien pour le PSG parce qu'il est près disparaît.
00:28 Et puis, 60e minute, Martin, raconte-nous ce qui se passe, c'est le tournoi absolu de ce match.
00:33 On ne comprend pas trop ce qui se passe d'ailleurs parce qu'il y a Donnarumma qui doit gérer
00:38 une passe en retrait, a priori sans histoire.
00:41 Et puis, je ne sais pas, il prend trop de temps, il veut dégager sur son côté droit,
00:47 il prend beaucoup trop de temps, il ne voit pas Benzema ou alors il ne sent pas que Benzema
00:50 arrive si vite.
00:51 Benzema le presse et il pousse Donnarumma à la faute, Vinicius récupère le ballon,
00:56 Benzema marre.
00:57 Et là, il y a toute la soirée qui bascule parce que jusqu'ici, tu l'as très bien dit
01:01 Maxime, c'est une soirée sans histoire, c'est une soirée où le PSG se déroule,
01:05 une autoroute quatre voies devant lui jusqu'aux quartes finales.
01:08 Et là, c'est le premier petit caillou, c'est le premier petit à-nique-roche.
01:12 Mais en fait, c'est un effet boule de neige derrière, tout qui bascule.
01:16 La vraie question, parce que tout cet après-match est vampirisé par une question, est-ce qu'il
01:22 avait faute sur Gianluigi Donnarumma de la part de Karim Benzema ? Mauricio Pochettino
01:28 a fait une conférence de presse express, 8 minutes, mais il n'a parlé que de ça,
01:32 c'est-à-dire que chaque fois qu'on lui posait une question sur autre chose, il revenait
01:34 sur cette faute qu'il juge absolument scandaleuse.
01:37 A savoir s'il y a faute ou pas de Karim Benzema, c'est difficile de se prononcer,
01:44 mais moi j'estime que les supporters de Madrid sont encore très heureux à ce moment-là.
01:52 Moi j'estime qu'à partir du moment où l'arbitre a pris cette décision, au vu des
01:56 ralentis, pour moi, ce n'est pas une erreur manifeste de ne pas siffler.
02:02 Du coup, pour moi, c'est difficile de revenir sur cette décision-là, Maxime.
02:05 Je ne sais pas ce que tu en penses.
02:06 Oui, mais pour être honnête, ça peut siffler.
02:09 Benzema arrive au contact, il presse, il y va un peu de manière virulente et il bouscule
02:16 Donnarumma.
02:17 Mais à un moment, moi ça me fait penser à 2017 et la remontada.
02:21 À un moment, se cacher toujours derrière l'arbitrage.
02:24 En 2017, personne n'oblige les Parisiens à reculer dès le coup d'envoi, à être
02:28 mené 3-0 en moins de temps qu'il faut pour le dire, à complètement se liquéfier.
02:33 Et là, pareil, personne n'oblige Donnarumma à prendre son temps.
02:37 À un moment, une bonne grosse sacoche, ça existe aussi, le ballon il revient, vous
02:41 balancez devant, on ne s'est pas interdit.
02:42 Ça, c'est un défaut des gardiens.
02:44 Et ce qui est terrible aussi, c'est caricaturalement, c'est que finalement ce soir, le choix avait
02:48 été fait.
02:49 C'était Donnarumma qui était finalement dans l'effet intronisé.
02:52 Et là, il y a le boomerang qui lui revient en plein dans la tronche à Pochettino et
02:56 à tout le PSG.
02:57 C'est-à-dire que cette situation d'avoir deux gardiens au même plan et de jamais choisir,
03:02 c'est stupide.
03:03 On le dit depuis le début, il y a un souci avec ça.
03:06 Personne n'a jamais fait ça.
03:08 Il y a eu des fois des rotations de gardiens.
03:09 Prenez le Barça en 2015, Ter Stegen et Claudio Bravo.
03:13 Mais les choses étaient claires.
03:14 Là, rien n'a jamais été clair.
03:16 Alors, je ne pense pas que ce soit ça qui influence l'erreur de Donnarumma.
03:19 Non, non.
03:20 Mais c'est symbolique et c'est presque caricatural.
03:22 Et quant à comprendre pourquoi il relance aussi tard, je ne l'explique pas.
03:27 Et là où Pochettino, pour moi, a tort de pleurer sur l'arbitrage et a priori, on
03:34 prend avec des pincettes, mais serait un peu chauffé a priori, dit la presse espagnole,
03:39 Nacer et Leonardo dans le vestiaire des arbitres, c'est qu'il n'y a qu'un partout à ce
03:43 moment-là.
03:44 Exactement.
03:45 Il n'y a qu'un partout, Maxime.
03:46 Mais alors, du stade en tout cas, dès qu'il y a ce but, on sent que ça bascule dans
03:51 quelque chose d'assez dingue.
03:53 Alors qu'effectivement, il n'y a qu'un partout et même finalement à 2-1.
03:57 Finalement, il y a prolongation derrière.
03:59 Donc, Paris a encore son destin en les mains.
04:01 Mais il y a eu une espèce de déliquescence comme ça qu'on sent parce qu'aussi, il
04:05 y a les circonstances de ce but-là.
04:06 C'est-à-dire que c'est Paris qui se met dans la panade tout seul quasiment.
04:10 Parce que le Real, jusqu'ici, ils ont combien d'occasions franches ? Il y a eu une tête
04:14 de Benzema et franchement, il y en a une ou deux.
04:16 Il y a la frappe fantastique.
04:17 Voilà, exactement.
04:18 Donc, il y a deux grosses occasions.
04:22 Donc, Paris n'est jamais en danger.
04:23 On est plus proche du 2-0 que du un partout à ce moment-là.
04:26 Mais en fait, pour moi, par cette égalisation, Paris qui jusqu'ici dominait son sujet,
04:33 commence à laisser point une petite fébrilité, une petite faiblesse.
04:39 Et tout le monde s'engouffre dedans.
04:41 C'est-à-dire qu'il n'y a pas que le Real Madrid qui s'engouffre dedans.
04:43 Il y a 62 000 personnes qui s'engouffrent dedans.
04:46 Et c'est ce qui fait basculer ce match.
04:49 Et c'est d'autant plus cruel pour le PSG que le match allé est réussi dans les grandes
04:53 largeurs.
04:54 Il manque peut-être un ou deux buts, mais c'est la faute de Courtois.
04:56 Et ce match retour pendant 60 minutes, hormis vraiment le début où le Real…
05:00 Je ne pensais pas qu'ils allaient mettre la pression ainsi.
05:02 Ils mettent une grosse pression.
05:03 Moi, je l'avais dit hier soir dans ce milieu.
05:06 Oui, mais ils mettent une grosse pression, mais sans non plus avoir des occasions franches.
05:11 Ils mettent de l'engagement, c'est ça que je veux dire.
05:14 Moi, j'étais le premier à dire qu'il ne faut pas Neymar.
05:16 Et puis, finalement, qu'est-ce qu'on voit ? Que Neymar court.
05:18 Neymar fait le job.
05:19 Il ne défend pas comme un damné, mais au moins il revient.
05:22 Il y a de rares fois où l'équipe est coupée en deux.
05:24 Donc, on se dit que finalement, tout marche bien.
05:26 Et puis, évidemment, il y a Mbappé.
05:27 Mbappé, ce soir, il met trois buts.
05:29 Il y a deux hors-jeu, dont ce geste incroyable qui est un remake de Pelé dans un tout petit
05:33 périmètre sur le passement de jambe sans toucher le ballon sur Courtois, qui est incroyable.
05:39 Mais vraiment, ce geste est incroyable.
05:40 Et on se dit, ils vont avoir une flèche, ça va le faire.
05:44 Ils les tiennent.
05:45 Et puis là, ça bascule.
05:46 Et je trouve que Pochettino, au lieu de se dire, il y a faute, il y a faute, de pleurer
05:50 là-dessus, de se demander, mais comment son équipe est d'une telle fragilité à ce
05:54 moment-là ? Comment ça bascule ? Parce que ce match-là, il n'est pas irrationnel pendant
05:59 longtemps.
06:00 On en parlera après de la remontada de 2017, mais il y a un côté irrationnel dans ce
06:03 match de 2017.
06:04 Il y a une peur, etc.
06:05 Là, on a l'impression que, hormis… Moi, ce qui m'a un peu perturbé dans ce match-là,
06:09 c'est que finalement, on a eu les problèmes inverses de ce que j'imaginais.
06:12 Un PSG plutôt fébrile derrière, finalement, avec Marquinhos, évidemment, symboliquement.
06:16 Et devant, finalement, ça faisait le job, aussi bien de ce que faisait Messi, c'est-à-dire
06:21 il était un peu plus reculé, il jouait le chef d'orchestre.
06:25 Neymar, qui était plutôt dans le ton, avec la super passe en une touche de balle sur
06:29 le but de Mbappé, et puis Mbappé qui faisait du Mbappé.
06:31 Et finalement, tout s'est cassé la tronche en très peu de temps et ça fait 16 minutes
06:36 qui deviennent surréalistes, comme tu l'as dit.
06:40 Et le PSG a eu un tort, c'est de remettre le Real dans le match, et ça, c'est assez
06:43 fou.
06:44 Oui, c'est Paris qui s'est fait prendre tout seul à son propre piège, qui est tombé,
06:48 qui a tendu même le piège à lui-même.
06:51 C'est assez irréel.
06:53 Si on revient à la question de départ, on est plutôt d'accord, Maxime, qu'au final,
06:59 il n'y a pas d'erreur manifeste, donc l'arbitre n'a aucune raison de revenir sur cette faute.
07:03 Pour moi, il n'y a pas de scandale.
07:05 Encore une fois, s'il siffle, très bien.
07:07 Mais s'il siffle, de toute façon, on se serait dit « Donnarumma, il fallait peut-être
07:12 dégager avant, faire attention ». S'il siffle, on ne peut pas.
07:15 Je pense que ça me fait penser au match Lyon-Lille un petit peu.
07:17 Si une faute arrive comme ça au milieu de terrain, on la siffle un peu plus aisément.
07:23 Et là, en effet, l'arbitre n'a pas sifflé, mais comme tu l'as dit, il n'y a sûrement
07:27 pas d'erreur manifeste.
07:28 Benzema, évidemment, on en a parlé après, il a dit « Non, moi, je ne fais pas de faute,
07:31 je vais le presser ». Il y a un contact, c'est vrai, mais la meilleure manière d'éviter
07:35 ça, encore une fois, je le répète, c'était un contrôle sur le pied droit, on balance,
07:39 et puis voilà, ce n'est pas très grave.
07:41 Le ballon, il était à 60 mètres.
07:42 Il revenait peut-être dans les pieds Madrilen, mais au moins, il s'évitait ça.
07:45 Ciao !
07:45 [Générique]
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