00:00 - Bonjour, Ian Operbeck, merci d'être en direct avec nous dans Première Edition.
00:02 Vous êtes responsable de l'unité Systèmes Sous-Marins à L'Ifremer.
00:06 Comment interpréter ce matin ces bruits captés sous l'eau cette nuit par des sonars, des bruits de coups ?
00:13 - Alors c'est un signe très encourageant parce qu'une des hypothèses pouvait malheureusement être
00:18 que la coque s'était écrasée sous la pression.
00:21 Si les personnes à l'intérieur du sous-marin dansaient une dévie par des condiments contre la coque,
00:28 cela veut dire que le sous-marin est intact, peut-être juste démuni de propulsion et de moyens de communication,
00:38 peut-être un problème électrique, et ça veut dire qu'on a des signes de sa localisation, on saura mieux où le trouver.
00:45 Donc une fois les moyens robotiques sur place, on perdra beaucoup moins de temps à chercher au fond.
00:52 Il restera par contre après à organiser de temps en temps récord une opération de levage pour le remonter en surface.
01:01 - Est-ce que ça peut être, Ian Hopper-Beck, autre chose que ça ?
01:04 Et ça veut dire que maintenant le seul enjeu c'est de le retrouver ce sous-marin et on a plus que quelques heures pour le faire.
01:10 C'est ça la dernière difficulté ?
01:12 - Alors c'est difficile d'imaginer autre chose que les humains à l'intérieur du sous-marin
01:20 qui donc essayent de donner signe de vie.
01:24 Et pour la remonter, il faut différents moyens.
01:30 Donc tout d'abord un engin sous-marin, par exemple le robot télopéré Victor Simmel de l'IFRAMER qui est en route,
01:39 qui va arriver dans la nuit prochaine, plongera rapidement.
01:44 Il peut créer un câble de lévage qui ensuite est opéré à partir de notre navire,
01:49 qui doit se trouver à proximité.
01:51 Donc c'est une opération assez complexe et il faut que ça se déroule très très rapidement,
01:57 étant donné le temps qui reste par rapport aux réserves d'oxygène à bord.