00:00 On va tout de suite aller voir déjà Charles-Antoine Nora.
00:02 Charles-Antoine, vous êtes sur place avec Charlie Fort-Boursereau.
00:06 On imagine que là aussi, évidemment, l'ambiance doit être assez terrible ce matin.
00:11 Vous êtes à côté du bus de l'équipe de Gino Meder, Bahrain Victorious.
00:15 - Oui, Claire, c'est évidemment très difficile de trouver les mots face à un tel drame.
00:22 C'est le choc ici, vous pouvez l'imaginer.
00:25 Les coureurs ne pensent pas du tout à la course.
00:27 Ils sont évidemment, leurs pensées en tout cas vont vers Gino Meder.
00:31 On a appris pour tout vous dire l'annonce du décès, comme vous, aux alentours de midi 30.
00:37 Et quelques minutes avant l'annonce officielle, certains coureurs, comme Romain Mardet,
00:41 sont venus à notre micro s'exprimer après la signature.
00:44 On pensait alors que l'étape allait partir et ne pensait pas du tout à la course.
00:49 C'est vrai que le choc a marqué hier les coureurs qui ont tous emprunté cette descente de l'Albu-Lapaz.
00:55 Comme vous pouvez le voir sur certaines images tournées par Charlie Fort-Boursereau, il y a une heure de cela.
01:01 Beaucoup de coureurs de tout le peloton de staff sont venus évidemment réconforter.
01:06 Les coureurs et le staff de la Bahrain Victorious, c'est le drame ici sur ce tour de Suisse.
01:13 Gino Meder, il faut le rappeler, il évoluait à domicile, lui, le Bernois.
01:18 - Et puis, bien sûr, ça touche évidemment son équipe, mais ça touche aujourd'hui toute la communauté du cyclisme.
01:24 On ne cessera jamais de raconter à quel point le cyclisme est un sport dangereux.
01:30 Évidemment, je vais vous demander peut-être votre premier sentiment, messieurs Pierre et Christophe.
01:35 Je m'adresse à vous avant tout parce que vous avez été coureur.
01:39 - C'est un drame. Ça va être dur de s'exprimer.
01:43 - On ne vous en voudra pas.
01:45 Non, mais c'est normal que ça vous touche également.
01:49 C'est aussi rappeler à quel point c'est compliqué d'être coureur, à quel point c'est dangereux, c'est difficile.
01:54 - Oui, effectivement, on le sait. Malheureusement, on n'a pas envie de vivre ça.
01:59 On l'a déjà vécu par le passé, que ce soit à l'entraînement ou en course.
02:02 On a tous vécu, on connaît tous quelqu'un qui, à un moment donné, malheureusement, est décédé sur la route.
02:09 Donc, c'est des moments compliqués.
02:12 Il y avait des infos qui partaient un peu dans tous les sens. On ne savait pas trop à l'arrivée.
02:16 - Même ce matin.
02:17 - Même ce matin encore, oui. Donc voilà, c'est compliqué.
02:22 Ça rappelle plein de choses pas du tout agréables. Donc voilà, ce ne sont pas des choses simples.
02:28 - Et puis, il faut rappeler un petit peu qu'hier, on l'a appris, comment dire, pas par les images.
02:35 On fait de la télévision, on montre une course cycliste. On n'avait pas idée de ce qui s'était passé.
02:39 On était toutes à la célébration de cette étape, de cette arrivée.
02:44 Et puis, Romain Bardet, lui, s'est présenté au micro de Charles-Antoine Nora et nous a dit tout de suite.
02:52 Lui, bien sûr, Charles-Antoine l'a fait réagir sur la course et lui, tout de suite, a dit oui.
02:55 Mais attendez, voilà, j'ai vu un coureur tomber.
02:58 D'ailleurs, il ne nous a pas cité, effectivement, Gino Madère, mais...
03:03 - Magnus Sheffield.
03:04 - Magnus Sheffield, l'Américain qui est tombé avec lui.
03:08 Et on a bien senti à ce moment-là, mais un petit peu en même temps que les téléspectateurs,
03:11 qu'il s'était passé quelque chose.
03:13 - On voit les images en direct du bus, pardon, Patrick, de Bahrain-Victorious,
03:15 qui est en train de quitter la zone de départ.
03:17 On va expliquer, bien sûr, ce qui va se passer pour l'instant.
03:19 Pour l'instant, on sait juste que l'étape est neutralisée.
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