00:00 Quand on est seul pour 5 bébés et qu'il faut les nourrir,
00:02 et qu'ils ne mangent pas tous en même temps,
00:04 qu'ils ne dorment pas tous en même temps,
00:05 beaucoup parlent de travail à la chaîne.
00:07 Alors on se mobilise aujourd'hui parce que d'une part,
00:19 on soutient la mobilisation contre la réforme des retraites depuis le début.
00:23 Travailler jusqu'à 64 ans, ce n'est pas possible.
00:25 Et en plus, en parallèle de ça, le 11 avril dernier,
00:28 il y a un rapport qui a été publié par l'Inspection Générale de l'Action Sociale
00:32 sur la question de la maltraitance dans les établissements d'accueil du jeune enfant,
00:35 et qui fait état justement d'une maltraitance institutionnelle
00:38 et d'un certain nombre de mesures actuellement
00:41 qui ne permettent pas d'accueillir les jeunes enfants dans de bonnes conditions.
00:44 Une des premières revendications que l'on a,
00:47 c'est d'améliorer le taux d'encadrement,
00:49 parce qu'un professionnel pour 8 enfants qui marchent
00:51 et un professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas,
00:54 ça ne correspond pas aux standards internationaux
00:56 qui sont aujourd'hui établis pour permettre
01:00 d'accueillir les enfants de la meilleure des façons.
01:02 Quand on est seul pour 5 bébés et qu'il faut les nourrir,
01:05 et qu'ils ne mangent pas tous en même temps,
01:06 qu'ils ne dorment pas tous en même temps,
01:08 beaucoup parlent de travail à la chaîne.
01:09 Et aujourd'hui, ce qu'on constate,
01:10 c'est que la qualité ne permet pas d'être mise en œuvre,
01:13 même quand les professionnels essayent de faire de leur mieux.
01:15 Les équipes aujourd'hui, il faut 40% de professionnels les plus qualifiés,
01:20 et ça, ce n'est pas en temps d'accueil.
01:21 Moins de la moitié d'une équipe qui est vraiment une formation
01:24 approfondie et complète dans la petite enfance.
01:26 Donc on demande de revenir à un ratio d'au moins 50%.
01:29 Détail de groupe restreinte.
01:31 On demande aussi un temps d'analyse des pratiques professionnelles.
01:34 Ça veut dire quoi ?
01:36 Ça veut dire un temps de réflexion en dehors de la présence des enfants,
01:38 mais inclus dans le temps de travail.
01:40 Parce que l'accueil des enfants, ça se réfléchit,
01:42 ça se pense et ça ne s'improvise pas.
01:53 Pour en être plus attractifs, déjà, il faudrait des salaires plus attractifs.
01:56 Quand on voit qu'on est à 2 000 en fin de carrière, voilà.
02:00 Il ne faut pas attirer des gens, payer une misère,
02:03 en enchaînant des heures pas précises, avec une pénibilité non reconnue.
02:06 Se mettre au sol, se relever, arriver à un certain âge,
02:09 même qu'à 44 ans, on commence déjà à le sentir.
02:12 Et la pénibilité avec le bruit, ils ne se rendent pas compte que c'est très bruyant.
02:15 Et des heures sup à attirer l'arrigo parce qu'il y a un manque de personnel,
02:18 parce qu'il y a des absences.
02:20 Le manque de professionnels formés ouvre à la maltraitance,
02:23 ce qui fait que nous, pros, on se retrouve dans des situations aussi maltraitantes,
02:26 sans le vouloir parfois.
02:28 On rentre chez nous le soir, on n'est pas contents,
02:30 on n'a pas fait le travail comme on le veut le faire.
02:32 On n'a pas pu prendre le temps avec chaque enfant.
02:34 Et les tout-petits, ils ont besoin de ça.
02:37 Et l'État peut ouvrir des places, des places,
02:39 mais sans penser à comment on va accompagner ces jeunes enfants,
02:42 alors qu'on sait très bien que plus tard, ça aura des séquelles pour eux
02:45 d'avoir mal été accompagnés tout petit.
02:48 Donc, mettre plus de sous dans les départs, ça les économie plus tard.
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