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  • il y a 3 ans
TOUCHE PAS À MON POSTE : 100% médias, 100% darka ! 


Du lundi au vendredi à 18h45 sur C8.


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Transcription
00:00 Alors que l'effet de harcèlement à l'école semble se multiplier ces derniers jours, la vidéo
00:06 de la jeune Shana prise à partie par ses camarades circule sur les réseaux sociaux.
00:09 Effet de harcèlement qui pousse même certains adolescents à mettre fin à leur jour.
00:17 Le suicide de l'INSEE 13 ans, insulté et menacé quotidiennement,
00:20 avait choqué et bouleversé la France entière cette semaine.
00:23 "Il se faisait tout le temps ridiculiser devant tout le monde."
00:26 Un décès tragique qui a poussé un groupe de motards à se mobiliser et à créer une
00:30 association pour rendre visite aux élèves harcelés à la sortie du collège.
00:33 Une initiative qui a touché certains parents.
00:38 "Ça me touche énormément parce que je me dis ma fille elle sera plus toute seule en fait."
00:42 L'INSEE Shana, mobilisation incroyable de motards pour accompagner les élèves
00:46 harcelés, l'initiatrice de l'action témoigne ce soir dans TPMP.
00:50 "Jouenne, tu es la présidente de l'association motards harcelés.
01:01 Franchement bravo.
01:04 Merci d'être là en tout cas.
01:06 - Merci à vous.
01:07 - Ça nous fait très plaisir et bravo parce que franchement c'est une magnifique initiative.
01:11 C'était la première fois que vous menez ce genre d'action ?
01:14 - Oui habituellement c'est plus des cortèges mariage des choses comme ça que j'organise.
01:18 - Comment vous avez eu l'idée ? Vous avez vu ce drame, vous vous êtes dit comme nous je peux pas rester sans rien faire.
01:22 - C'est ça en fait j'ai été à une manifestation du dimanche, je suis tombée sur la cousine de l'INSEE
01:28 qui avait son t-shirt hommage à l'INSEE et donc je me suis permis, parce que je suis un peu connue sur
01:34 TikTok, donc je lui ai dit est-ce que tu veux que je partage l'info et elle m'a dit "ah ben ce serait
01:37 génial puisque justement ça fera du bruit et on a besoin à son enterrement en fait des motards"
01:42 parce que ses parents voulaient que ça fasse un beau cortège. Donc je lui ai dit "je vais
01:47 organiser ça avec toi" et donc on a géré en fait le truc comme ça.
01:53 - C'est fou, alors Miley elle a réagi comment ?
01:58 - Alors elle était souriante quand on était là à chercher c'est ce qui m'importait, à savoir que c'était compliqué
02:06 comme émotion en fait parce que c'était un peu mélangé puisqu'il y avait une des harceleuses
02:10 quand même sur place. Elle était derrière moi, juste derrière moi.
02:16 - Ma moto c'est la grise et moi j'étais là, je filmais, c'était moi, juste derrière.
02:22 Et Miley c'était à la sortie du collège. - Vous lui avez parlé ?
02:25 - Non, du tout. Non parce que je reste neutre en fait donc je peux pas prendre partie et je le ferai pas.
02:30 Il y a la justice pour ça. - Et ça a été quoi sa réaction à la harceleuse ?
02:35 - Un sourire, un spectacle, clairement. - C'est fou, et les autres élèves du collège ils ont réagi comment ?
02:42 - Alors c'est pour ça que j'ai choisi les motos parce qu'en fait ça surprend mais en général les jeunes ils viennent vers nous.
02:49 Ça les attire en fait, le bruit, les moteurs, les grosses motos, enfin ça les attire.
02:53 Certains sont venus faire des photos en fait sur les motos et d'autres, j'ai déjà eu d'autres témoignages pour venir en aide en fait
03:00 dans ce même collège et intervenir pour une petite en particulier qui a été subie par les mêmes harceleuses.
03:07 - Dans le même collège ? - Dans le même collège, je vais intervenir rapidement.
03:13 - Vous avez pu parler ou est-ce qu'il vous a parlé le proviseur de votre action, est-ce qu'il était content ou pas du tout ?
03:18 - Alors là, ils étaient à la grille, en fait il y a la première grille là où on est et ils étaient à leur porte.
03:26 - Qui le proviseur ? - Je pense que c'était le groupe, on voyait pas de loin mais ils étaient en fait tous comme ça, regroupés
03:33 mais ils osaient pas sortir tout simplement alors que moi j'ai fait l'action lors de la marche blanche, j'ai attendu vraiment qu'il y ait plus personne.
03:39 J'avais mon fils de 7 ans donc j'aurais pas fait de... enfin voilà c'était pas du cinéma.
03:43 Et en fait j'ai sonné à l'Interfun pour essayer de lui parler, pour lui dire que j'avais pris la décision de créer cette association.
03:49 - Au proviseur ? - Oui. - Bien sûr, c'est normal. - Voilà, puisque j'étais sur place et que je suis pas à côté non plus.
03:54 Et donc déjà ils m'ont répondu tardivement et au final, sans réponse en fait, elle m'a laissé en attente, elle est partie vérifier
04:02 avec la proviseure adjointe si je me trompe pas et elle a eu ordre de faire rentrer personne. Voilà ce qu'elle m'a répondu.
04:09 - Et comment vous avez eu vent de la 3ème petite jeune fille à harceler ? Comment ça s'est passé ?
04:13 - Alors à la marche blanche j'ai fait un discours rapide parce que je voulais pas prendre l'ampleur et prendre au-dessus des parents
04:20 donc j'ai fait vraiment rapide en disant aux enfants qui étaient présents avec le t-shirt blanc que s'ils avaient besoin, on était là maintenant,
04:26 on pouvait les parler, il fallait plus se laisser faire et qu'il y avait le Facebook "Motard harcelé" qui avait été créé
04:32 et en fait j'ai eu le message du soir même sur le Facebook. Ah oui, non mais c'est hallucinant, vous verrez.
04:36 Je vous montrerai les messages que... enfin je m'en sors plus clairement, je viens de lancer ça, je pensais pas que ça allait prendre une ampleur aussi large.
04:43 Mais il y a énormément de... - Ça montre l'ampleur de... - C'est horrible. Honnêtement, psychologiquement, c'est compliqué.
04:48 - Gilles, c'est extrêmement important, d'autant plus que les enfants harcelés, la famille de Lindsay vous l'a dit, ont eu l'impression d'être lâchés.
04:56 Donc là, Maëlys, il faut la soutenir. Et Cyril, si vous le permettez, je vais vous lire un extrait de la lettre que Lindsay avait écrite.
05:02 - J'ai la lettre, on va lire toute la lettre. - Très bien.
05:04 - Elle dit "Chers parents, si vous lisez cette lettre, c'est que je suis sûrement parti. Je suis désolé d'avoir fait ça, mais je n'en pouvais plus.
05:13 Les insultes matin et soir, des moqueries, des menaces, je n'en peux plus et j'ai envie d'en finir.
05:20 Mais rien ne les arrêtera, car malgré tout ce qui s'est passé, elles me voudront toujours du mal.
05:26 Pardon maman, je suis parti rejoindre papa", puisque son père est décédé quand elle avait 3 ans,
05:32 "et j'espère de tout cœur que ce que j'ai fait aura servi à quelque chose.
05:37 Je pense que ce que j'ai fait va les réjouir. Elles penseront qu'elles ont gagné et arrêteront tout ça.
05:44 Je ne pouvais même pas me confier au directeur, car il était avec elle. Il ne voulait rien en moi.
05:51 Donc la seule chose que je pouvais faire était de partir. Faites attention à Miley, à ce qui pourrait lui arriver.
05:58 Faites attention à vous. Je vous aime. Au revoir."
06:01 C'est bouleversant et elle a le courage dans sa détresse de penser de manière prémonitoire à Miley.
06:09 J'ajouterais juste que la famille qui tenait une conférence de presse a porté plainte pour non-assistance à personne en danger,
06:15 contre le principal du collège, contre l'académie de Lille, contre les policiers qui ont recueilli les plaintes au début,
06:21 et contre Instagram et Facebook. Il faut que ça bouge.
06:24 Vous savez de quoi j'ai peur ? C'est que ça ne bouge pas encore, qu'il ne se passe rien.
06:27 Il faut que ça bouge. Je sais. Les mecs, on sait comment ça se passe.
06:32 L'émotion est telle que... Vous vous rendez compte de ça ?
06:35 Je ne pouvais même pas me confier au directeur, car il était avec elle.
06:38 Si je peux me permettre, celle que j'ai eue en contact m'a dit exactement les mêmes mots.
06:43 Elle en a parlé au directeur et en fait, il la laisse. Elle m'a même dit qu'ils ont voulu la pousser dans l'escalier.
06:51 Cette personne qui était derrière moi au cortège, elle a voulu la pousser dans l'escalier dernièrement.
06:56 Donc, j'ai dit tout de suite que j'allais prendre rendez-vous avec ses parents pour agir vite,
07:00 parce qu'on n'a plus le temps, clairement. Le problème, c'est que ça se passe toujours à l'intérieur.
07:04 Quand on est à l'extérieur, nous, on est un peu bloqués, parce que la police s'est déplacée.
07:07 Lui, quand ça se passe à l'extérieur, il dit "ça se passe à l'extérieur".
07:10 C'est ça. Donc, lui, il dit "comme ça se passe à l'extérieur, je ne vais pas intervenir".
07:14 Ce qui est un peu faible, c'est le sentiment d'impunité qu'elles ont, ces jeunes filles.
07:17 Et par ailleurs, que le décès de Lindsay ne les ait pas chamboulées.
07:22 C'est exactement ce qu'a dit Lindsay. Regardez ce qu'elle a dit.
07:26 Elle pensait qu'elles ont gagné, mais elle pensait qu'elle allait les réjouir.
07:32 Elles arrêteront tout ça. Mais en fait, non. Et ça ne s'arrête pas, au contraire.
07:36 Pas du tout.
07:37 C'est bouleversant. Je trouve qu'elle a une maturité incroyable dans ce qu'elle dit.
07:41 Et ce qui est terrible, c'est qu'on se dit que ce drame était prévisible, en fait,
07:43 parce qu'elle savait qu'il n'y avait rien à faire du côté de l'école,
07:45 que le directeur était avec elle, comme elle le dit.
07:47 Donc ça met d'autant plus l'école dans une situation délicate,
07:50 parce qu'ils auraient dû anticiper cette situation.
07:52 Moi, avant de parler d'école, d'administration, de juridique, de plaintes, etc.,
08:04 je me dis que le directeur, c'est quand même un être humain.
08:08 Désolé, les mecs. Est-ce qu'il peut encore se regarder dans une glace tous les matins ?
08:12 Comment il peut encore aller bosser, faire le malin,
08:17 et se regarder tous les jours dans une glace et se dire qu'il y a qu'une Alinsey qui est partie ?
08:22 Mais il avait demandé sa mutation, donc en plus il est lâche.
08:25 En plus, il ne pense qu'à sa gueule. Il se dit « non, moi je n'en ai rien à foutre,
08:28 je vais être muté et puis ils se débrouilleront sans moi ».
08:30 Est-ce que vous vous rendez compte ? Moi, c'est surtout ça.
08:32 Après, les procès, les trucs, bien sûr que c'est très important,
08:35 parce que la famille de l'Alinsey veut que la lumière soit faite sur cette affaire.
08:39 Et les parents des harceleuses, qu'est-ce qu'ils foutent ?
08:41 Les parents des harceleuses ? Les harceleuses, elles harcèlent également.
08:44 Ce qui est extrêmement émouvant, je trouve, dans cette lettre,
08:47 c'est qu'en fait, elle s'est suicidée pour que ça bouge, en fait.
08:52 Et ça ne bouge pas. C'est ça qui est dingue.
08:55 Elle s'est dit « si je ne fais pas ça, il ne va rien se passer ».
08:58 Donc, ça commence à bouger, parce que vous vous en parlez, on en parle sur TMP, etc.
09:02 On a des témoignages comme Madame qui fait quelque chose avec les motards.
09:07 Donc, il se passe quelque chose médiatiquement, ça commence un petit peu à bouger.
09:10 Mais enfin, c'est largement pas suffisant.
09:13 C'est largement pas suffisant.
09:15 Parce que ces gamines-là, c'est quoi ce gang de petites connes, les quatre, là ?
09:20 C'est quatre filles qui…
09:22 Plus, plus, hélas, plus, hélas, plus.
09:25 Quatre mises en même temps.
09:26 C'est des effets de masse qui est, en fait, inarrêtable.
09:30 C'est comme un effet boule de neige.
09:32 Quand ça commence comme ça, c'est difficile de s'extraire du lot.
09:35 Et là, le problème qu'il y a…
09:37 Regardez ce que nous disent les téléspectateurs.
09:40 Ce qu'ils ont dit la dernière fois.
09:41 Ils ont dit, à un moment, le problème que t'as, c'est que quand ça bouge pas,
09:44 je vous dis la vérité, il y a des parents, il y aura un problème avec un câble.
09:48 On va agir et ça va mal se passer.
09:54 Bien sûr.
09:55 Non mais c'est ça le problème.
09:56 Et après, le problème, c'est que c'est les mecs qui vont se faire justice eux-mêmes.
09:59 Parce qu'il ne faut pas le faire.
10:00 Qui vont se faire réprimander.
10:01 La justice sera beaucoup plus rapide.
10:02 Non mais c'est sûr.
10:03 Parce que tu vas faire quoi ?
10:04 À un moment, tu le dis une fois, deux fois au proviseur.
10:05 Tu vois que ça ne bouge pas.
10:07 Tu vois ta fille qui n'est pas bien.
10:08 À un moment, tu dis, écoute-moi bien, je vais y aller moi-même.
10:12 Et ça va partir en cacahuète.
10:13 Non mais c'est sûr.
10:14 Vous avez entièrement raison.
10:15 Et moi, Cyril, j'ai quand même une colère contre le ministre de l'Éducation nationale.
10:18 Je suis d'accord.
10:19 Pourquoi tu es en colère aussi ?
10:21 Normalement, il doit convoquer tout le monde.
10:23 Mais il y a une personne qui a disparu.
10:25 Il y a une famille qui ne vivra plus jamais comme avant.
10:28 Il doit convoquer le directeur, mais il aurait dû être chez lui le lendemain.
10:33 Ça fait des jours qu'on en parle sur ce plateau.
10:36 Qu'on n'arrête pas de dire qu'est-ce qu'il fait.
10:38 Il ne fait rien là.
10:39 Non mais regarde Cyril, ce qui est choquant, c'est le décalage entre ce tweet de 4 lignes
10:44 et la lettre de l'INSEE qu'on vient de lire.
10:46 Et je suis désolée, Darmanin, on peut dire tout ce qu'on veut.
10:48 Il est peut-être dans des coups de com'.
10:50 Non, non, Darmanin, il fait les choses.
10:51 Quand un policier est tué, il va sur place.
10:53 Non mais je suis désolé.
10:54 Pourquoi Papendia il n'a pas été là-bas ?
10:56 Non mais les mecs, Papendia, il a quoi de plus important à faire que d'aller ?
11:00 Il y a une jeune fille qui s'est donnée la mort.
11:02 Tu vas voir ce qui se passe dans ce collège.
11:03 Il y a encore des harcelés aujourd'hui.
11:05 Non mais c'est ça.
11:06 Le mec il dit non mais on va voir, on va saisir.
11:08 Il fait un tweet.
11:09 Non mais on est où là ?
11:10 Darmanin il dit il sera allé.
11:11 Il se dit Darmanin il est allé.
11:12 Il est allé directement.
11:13 Voilà.
11:14 Ce qu'on veut, Darmanin, c'est le seul qui bouge dans le gouvernement.
11:15 On ne va pas se mentir, je vous le dis.
11:16 C'est le seul qui travaille.
11:17 Mais on reste…
11:18 Il faut quand même un respect pour…
11:19 Ils sont là pour faire des plateaux télé.
11:20 C'est un truc de fou.
11:21 C'est vrai, il faut arrêter.
11:22 Les mecs c'est quoi ça ?
11:23 Bien sûr, il devrait être sur place et il devrait faire quelque chose qui pour moi
11:27 est essentiel.
11:28 En fait aujourd'hui les établissements scolaires, il faut le dire, pas de langue
11:31 de bois ici, se protègent.
11:32 Si vous reconnaissez qu'il y a du harcèlement dans l'établissement, l'établissement
11:35 a peur, vous êtes mal jugé.
11:37 Il faut que ça change.
11:38 Ça, ça me dégoûte.
11:39 Parce que oui, les mecs avant tout, c'est des hommes.
11:42 C'est des hommes, c'est peut-être des pères de famille.
11:44 Dis-moi, attends tu te rends compte ?
11:46 Il y a une jeune fille qui s'est donnée la mort.
11:48 Il y en a une autre qui est au bout du rouleau, il y en a encore une autre.
11:51 Et le mec il pense qu'à une chose, moi je peux sauver mon lycée.
11:54 Les écoles ne sont pas égales face à ça.
11:57 Parce qu'il y a des écoles dans lesquelles il y a tout un personnel qui est dévoué
12:01 et qui fait bien les choses.
12:02 Et il y en a, malheureusement c'est de l'humain, c'est du cas par cas.
12:04 Il y a des proviseurs qui sont des nazes, il y en a qui sont des bons.
12:07 Mais là après c'est à l'État de faire en sorte de mettre en place des choses pour
12:10 que le harcèlement cesse à l'école.
12:11 Non mais surtout sur un truc, il a raison.
12:13 Pas Pendiaye le ministre de l'Éducation.
12:15 C'est la préoccupation première.
12:16 Vous vous rendez compte ou pas ?
12:18 Ils sont plus occupés à parler de nous.
12:20 Non mais c'est quand même...
12:21 Parce que là en plus la suite ça va être quoi ?
12:23 On va passer notre vie à mettre des motards devant chaque lycée pour résister
12:26 à des gamines ou des gamins qui sont à l'école ?
12:28 Tous les parents vont avoir peur pour leur gosse ?
12:29 C'est sans fin.
12:30 Et les parents des harceleuses, rappelez-vous le message d'une des mamans
12:34 qui était genre réjouie, encore plus sadique que sa vie.
12:36 Il y en a une qui vit dans la gueule.
12:37 Non mais mec, on a le temps de mettre 68 euros pour des mecs qui tapent sur des casseroles.
12:40 Oui exactement.
12:41 Il y a une fille qui s'est donnée la mort parce qu'il y a des harceleuses qui sont sur ses côtes.
12:49 Et tu ne convoques même pas le directeur.
12:51 Mais attends Cyril.
12:52 En fait nous aussi normalement on s'est fait...
12:54 On a vu la police arriver donc on s'est dit...
12:56 Ils ont prévenu, voilà, ils ont eu peur du bruit peut-être.
12:58 Et en fait il a pris sa caméra et il a filmé toutes nos plaques.
13:01 Et donc j'ai été dessus, j'ai crié parce que je lui ai dit
13:03 "Non mais on fait votre travail en fait, la sécurité c'est votre travail."
13:06 Et donc il m'a mal parlé vraiment au niveau de...
13:09 Voilà bref.
13:10 Et je lui ai dit "C'est simple, cachez vos plaques."
13:12 En fait j'ai dit "Ah mais motards, cachez vos plaques."
13:13 Et on ne va pas être avec eux en fait clairement.
13:15 Et donc j'ai vu ma liste sortir.
13:17 Moi j'ai caché ma plaque, on a tous caché nos plaques.
13:19 Et en fait a priori c'est 135 euros parce qu'on n'a pas le droit.
13:24 Non mais c'est honteux.
13:25 Je vous assure si vraiment on les reçoit, je tape un scandale.
13:28 Moi aussi.
13:29 Je vous assure je reviendrai.
13:31 Je vous assure je reviendrai, il n'y a aucun problème.
13:33 Parce que je me suis même engagée, j'ai dit au nom de l'association
13:36 je prendrai en charge tous les motards, tous les PV des motards.
13:38 Mais franchement je trouvais ça honteux.
13:40 Et 68 euros, 68 euros aussi parce qu'en fait on n'a pas le droit de se garer devant le collège.
13:44 Donc 135 plus 68 c'est 34.
13:47 C'est le directeur qui appelle la police.
13:49 Alors ils ne sont pas sûrs de ça.
13:51 C'est lui qui doit être convoqué tout de suite.
13:54 Je vais vous dire, tout ce qu'on...
13:55 Voilà je vous jure, vous allez me dire.
13:57 On reparle de ce qui se passe actuellement.
13:59 Mais vous voyez, dans cette émission on le voit, on marche sur la tête sur plein de choses.
14:03 Et c'est vrai que même ce qui se passe actuellement, même autour de nous.
14:07 Vous voyez ou pas ? Ils nous font passer pour les méchants, ceux qui font des...
14:11 Les gars, je vais vous dire, ici il n'y a pas plus d'humains que nous.
14:14 Et on essaie de faire bouger les choses.
14:16 Les autres émissions, il n'y a pas une émission même sur Service Public
14:18 qui essaie de faire bouger les choses autant que nous.
14:20 Mais la ministre de la Culture, elle va sur toutes les émissions, elle balade.
14:23 Et nous elle nous tape dessus.
14:24 Je vais vous dire, nous on s'en fout totalement.
14:26 On n'en a rien à foutre d'avoir des lauriers, des honneurs.
14:28 Juste un moment, pour parler de ce directeur et de Papandjaï, il doit le convoquer.
14:32 Ce directeur, il ne peut pas aller tous les jours comme ça dans son lycée, dans son collège.
14:36 Tranquille.
14:37 Et se dire, tiens, moi je vais me faire muter, comme ça après je serai oublié et je passerai à autre chose.
14:41 Non mais les mecs, on est fou.
14:42 Il y a une gamine qui est morte, qui a écrit une lettre.
14:45 Je peux vous dire, il ne peut pas rester insensi face à la lettre.
14:47 C'est n'importe quoi.
14:50 La famille, on les a vus les pauvres.
14:51 Et là ça continue.
14:53 Donc c'est vous Gwen qui êtes obligée de prendre les choses en main.
14:56 Parce que qu'est-ce qui va se passer là ?
14:59 Ça peut dégénérer ça après.
15:00 Il y a les PR qui viennent, ça va dégénérer.
15:02 Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
15:03 À un moment, il faut bien que ça bouge.
15:05 À un moment, il faut bien que ça bouge.
15:07 Parce qu'à un moment, il y a un père, je vais vous dire, il ne va pas rigoler.
15:10 Il va arriver, ça va dégoupiller.
15:14 Ils vont tomber sur un gars, à un moment, il va dire, ma fille, je t'explique, ça ne va pas se passer comme ça.
15:19 Donc je t'explique, ils sont 15 ou 20, moi je n'en ai rien à foutre.
15:22 Franchement, c'est le premier truc qui me vient à l'esprit.
15:26 Moi, j'ai déjà eu des problèmes avec mes enfants.
15:28 Un petit début, on va dire, de harcèlement, ça a été très vite stoppé.
15:32 Le gosse, je suis allée le voir.
15:34 Je l'ai suspendu au plafond et je lui ai dit, c'est terminé.
15:37 Il s'était pipi dessus, le gamin.
15:39 Donc j'ai reçu un mail des parents, en me disant, oui, oui, c'est routeux.
15:41 J'aurais dit, il n'y a pas de problème.
15:43 On se voit, on se parle, mais ça cesse.
15:45 Voilà, c'est terminé.
15:47 Alors après, ce n'est pas ce qu'il faut faire.
15:49 Je ne dis pas que ce n'est pas ce qu'il faut faire, mais je dis que c'est la première chose.
15:51 Toutes les mamans ici, à un moment donné, ça prend aux tripes et oui, ça peut dégénérer.
15:55 Mais après, c'est pas le problème.
15:57 Le problème, c'est que visiblement, elles ont tout essayé.
15:59 C'est pour ça que ça va dégénérer.
16:03 Ce qui est désespérant, c'est que vous le dites tout le temps, vous dites aux enfants de parler, etc.
16:07 Elle a parlé.
16:09 Et Miley Ceci elle a parlé à ses parents.
16:11 Elle a parlé à l'éducation nationale, elle a parlé aux proviseurs, elle a parlé aux assesseurs.
16:14 Elle a tout fait.
16:16 Il faut lancer un appel à Mme Brigitte Macron, qui normalement est très sensibilisée à ces histoires de harcèlement.
16:21 Il faut convoquer le directeur, il faut qu'il arrête.
16:23 Le ministre bouge là.
16:25 On l'a invité, il l'a refusé.
16:27 Il a déjà que pas pendé à y le voir, le ministre de l'éducation.
16:30 [Musique]
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