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  • il y a 3 ans
C'est une véritable page de l'Histoire d'Onex qui se tourne avec la disparition du journal... Petit retour voyage dans le temps !

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Transcription
00:00 [Musique]
00:11 Le journal launaisien disparaît définitivement.
00:15 L'Association des intérêts de launais a eu son dernier comité de rédaction il y a deux semaines.
00:20 C'est une page d'histoire qui se tourne pour launais, pour nous personnellement,
00:24 parce que moi ça fait quand même 26 ans que je travaille pour le journal.
00:28 Et puis pour AUNEH, je pense que malheureusement c'est une perte pour les associations,
00:33 pour les groupes qui veulent annoncer des spectacles,
00:37 et puis pour une certaine cohésion sociale à AUNEH.
00:42 Le journal permettait d'informer les gens sur ce qui se passait dans la commune,
00:47 de parler de certaines personnes, de leur hobby, de leur passion.
00:52 Et puis voilà, c'est quelque chose qui va disparaître,
00:55 donc les launaisiens ne trouveront plus le journal dans leur boîte aux lettres.
00:59 C'est effectivement une page d'histoire aussi vieille que celle de la cité nouvelle d'AUNEH qui se tourne,
01:04 puisque le journal est né dans le sillage de sa construction au milieu des années 60.
01:09 C'est l'Association des intérêts de launais, AIO, qui l'a conçue.
01:14 C'est une association qui est assez ancienne, qui est née après la guerre,
01:18 et qui voulait promouvoir les activités à AUNEH.
01:22 Et puis en 1966, un groupe de l'AIO a décidé de fonder le journal.
01:30 Et puis le journal est devenu au fur et à mesure l'activité principale de l'Association des intérêts de launais.
01:37 Claude Durucelle a participé au journal launaisien presque depuis le début.
01:43 Elle s'est engagée dans l'association un peu par hasard.
01:49 Eh bien un monsieur qui est arrivé sur mon paillasson au 9e étage,
01:52 qui m'a dit "Jacquillard, Maurice, intérêts de launais, est-ce que vous voudriez collaborer au journal ?"
01:59 J'ai dit oui, mais je ne connaissais pas ce monsieur.
02:02 Je crois qu'il était président des intérêts de launais à l'époque.
02:05 Et puis je me suis retrouvée là dans une équipe où il n'y avait que des messieurs, j'étais la seule dame.
02:10 C'était assez rigolo, je dois dire, puis c'est parti comme ça.
02:13 On m'a envoyée au conseil municipal pour faire des comptes rendus, qui paraissaient très très longtemps après la séance.
02:20 Donc c'est parce que les gens attendaient dans la commune pour savoir ce qui s'était passé.
02:23 Mais je le faisais justement d'une manière plus rigolo, disons, moins sérieuse.
02:29 Surtout que je ne connaissais rien du tout à la politique.
02:31 Je m'attachais surtout à parler de ce que je voyais, comment réagissaient les gens qui étaient autour de la table.
02:38 Le contexte social des années 60 et 70 était différent de celui d'aujourd'hui.
02:43 À côté du village où était née l'association, il faut s'imaginer qu'Aunet a grandi rapidement en une grande cité flambant neuve.
02:50 Ah pour nous, oui, c'était chic. On avait un bel appartement, traversant, au dernier étage, on entendait que le bruit des pattes des mouettes sur le toit, c'était merveilleux.
03:00 Mon père qui travaillait dans le coin disait qu'Aunet, c'était une couveuse.
03:05 Parce que quand il sortait d'un endroit où il travaillait, il ne voyait que des mamans avec des poussettes ou des femmes enceintes.
03:11 À cette génération-là, on était presque toutes ce qu'on appelait les mamans au foyer, les femmes au foyer.
03:16 Les mamans à la maison, on ne travaillait pas.
03:20 Donc nous, on se retrouvait souvent les mamans dans le parc derrière l'imam.
03:24 Puis les gosses arrivaient à 4h en sortant de l'école, ils avaient le goûter, on était tous dehors.
03:29 C'était assez sympathique, il n'y avait pas besoin d'organiser des choses, ça s'organisait assez sous sol.
03:34 C'est ainsi que, petit à petit, toute la famille était embrigadée dans le journal.
03:39 Alors à cette époque, sauf erreur, il ne paraissait déjà que 4 fois par an.
03:44 Il n'avait pas de titre au début. Justement, c'était les habitants qui devaient trouver un titre, il y avait un point d'interrogation en haut.
03:53 Et puis après, il a commencé à apparaître 9 fois par année. Les gens l'aimaient bien, ils l'attendaient.
04:00 Et en plus, la livraison se faisait à bicyclette avec mes deux fils, mon mari avec son solex.
04:08 Et puis une partie, je faisais avec mon beau-père, c'est-à-dire le papa de mon mari.
04:12 On faisait la tournée avec des caddies et c'était fabuleux, on riait bien.
04:17 Son mari réalisa des illustrations et sillonnait la ville avec son appareil photo.
04:22 Il fallait les charger évidemment avec une bobine, avec du film argentique.
04:28 Et puis ensuite, une fois que la bobine était terminée, partir à la maison, à la salle de bain, développer le négatif.
04:40 Et puis après, évidemment, les mettre sur la grandisseur pour faire des photos sur papier.
04:46 Si le magazine couvrait l'actualité associative, la mairie publiait une double page à l'intérieur de celui-ci
04:52 avec les informations en lien avec l'administration communale.
04:56 Et ce, jusqu'à la création d'un magazine séparé qui est l'actuel Onet Magazine.
05:01 L'Onésien, lui, était financé par ses annonceurs et une subvention communale.
05:06 Les circonstances économiques font que les choses sont très compliquées.
05:12 C'est surtout les coûts du papier qui ont augmenté.
05:16 Après, on aurait aimé un peu plus de soutien peut-être de la part des autorités, de la part des habitants.
05:23 Mais c'est une page qui se tourne.
05:26 Il y a un moment où le monde est en train de changer les gens d'autres habitudes de consommation.
05:32 Et peut-être que le journal n'était plus forcément au goût du jour.
05:39 La disparition de l'Onésien, je trouve que pour chaque commune, c'est important d'avoir un organe de ce type-là
05:48 qui permette de s'exprimer au travers de ce que les gens pensent, de donner son avis.
05:56 Mais une disparition d'un journal comme ça, c'est très très dommage à mon avis.
06:02 Oui, je suis triste. Je suis triste qu'il n'y ait plus un petit journal de la commune.
06:06 C'est le journal qui raconte ce qui se passe vraiment autour de nous.
06:10 Parce que tout ce qui se passe dans le monde et qui n'est pas drôle, on l'a partout, à la télévision, à la radio, dans les grands journaux.
06:18 Mais là, le petit journal de la commune, c'est important.
06:21 Je veux bien savoir ce qui se passe à deux, trois pas de chez moi. C'est sympathique.
06:25 Si le journal disparaît, l'association des intérêts d'Onés, elle, perdure.
06:30 Elle continuera d'organiser des événements dans l'intérêt des commerces et des associations de la commune.
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