00:00 de procès pénal, comme l'espéraient près de 2000 victimes de l'amiante.
00:04 Elles veulent faire juger 14 personnes, des hauts fonctionnaires responsables selon elles,
00:08 de leur exposition à l'amiante, au travail notamment.
00:11 Leur citation directe a cependant été jugée trop imprécise par le tribunal correctionnel
00:16 de Paris.
00:17 Pour Michel Parigot de l'Association nationale des victimes de l'amiante, la justice française
00:22 ne fait pas son travail.
00:23 « Nous, notre problème, c'est que les responsables vont décéder les uns après
00:27 les autres.
00:28 On les évite et en face, ce qu'on fait, c'est qu'on nous ralentit.
00:31 Voilà, en gros, c'est ça qui est en train de se passer, c'est de faire traîner les
00:34 choses pour que tous les responsables décèdent et que donc il n'y ait pas de procès.
00:38 Les victimes ne comprennent même pas pourquoi diable on ne veut pas juger une affaire pareille.
00:43 Je pense que la raison fondamentale pour laquelle la justice, l'institution judiciaire met
00:49 tous ces obstacles, c'est le fait que les personnes que l'on met en cause sont des
00:54 hauts fonctionnaires qui sont mis en cause pour les décisions qu'ils prenaient.
00:59 En tant que haut fonctionnaire dans l'administration, tous les politiques, mais aussi dans l'institution
01:04 judiciaire ne souhaitent pas que ce type de responsabilité soit jugée. »
01:08 Michel Parigot de l'Association nationale des victimes de l'amiante, au micro-européen
01:13 Dinesse Zégloul et les quelques 1800 victimes concernées vont réécrire leur citation
01:18 directe de façon plus précise.
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