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  • il y a 3 ans
Un jeune homme de 20 ans a été condamné, ce mardi 9 mai à Nantes (Loire-Atlantique), à une peine de 12 mois de prison sous bracelet électronique pour un rodéo à motocross dans un centre commercial, le 21 avril dernier.

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Transcription
00:00 Donc il a été jugé en comparution immédiate.
00:02 Il a fallu un peu de temps pour le retrouver, pour l'identifier.
00:05 Hier, lors de l'audience à Nantes, à laquelle notamment le journaliste de l'AFP a assisté,
00:12 le président est revenu sur la façon dont vous avez pu l'identifier grâce à la couleur de la moto,
00:15 la vidéosurveillance. On a vu qu'il avait fait le plein dans une station-service.
00:19 Il avait payé avec sa carte bleue. Donc lui a été identifié.
00:21 Il a refusé de donner les noms des trois autres personnes avec qui il se trouvait.
00:25 Et donc ce jeune homme a été renvoyé en comparution immédiate.
00:28 Il était jugé pour conduite sans respect des règles en troublant l'ordre public.
00:34 C'est l'infraction du Rodeo Urbain.
00:36 Et il n'était pas renvoyé, c'est important de le préciser, pour mise en danger de la vie d'autrui.
00:41 Comment ça se fait Noemi ? Quand on le voit slalomer ainsi dans un centre commercial ?
00:44 D'après son avocat avec lequel j'ai pu m'entretenir,
00:47 c'est notamment lié au fait qu'il roulait relativement assez peu vite.
00:52 En tout cas, lui dit qu'il roulait au pas, qu'il était resté en première et qu'il n'a pas été très vite,
00:57 qu'il n'y avait pas beaucoup de monde à ce moment-là et qu'ils sont restés peu de temps dans le centre commercial.
01:02 En tout cas, c'est peut-être ce qui fait qu'il n'a pas été renvoyé pour mise en danger de la vie d'autrui.
01:06 Ceci dit, il a quand même été condamné à cette peine.
01:10 10 mois de prison ferme et 2 mois de révocation d'un précédent sursis
01:14 parce que ce jeune avait été condamné en juillet 2021 pour conduite sans permis et sans assurance.
01:20 Donc 10 + 2, ça fait 12 mois de prison, prison ferme.
01:24 Mais le tribunal a précisé, comme il peut le faire,
01:27 il a décidé d'un aménagement de peine ab initio, c'est-à-dire que c'est le tribunal qui le décide.
01:32 Et donc cette peine sera purgée à domicile. C'est un aménagement de peine.
01:37 Donc aménagement pour quelqu'un qui était déjà connu des services de police, etc.
01:40 Qui était connu pour une conduite sans permis et sans assurance, pas pour des faits de rodéo.
01:44 Et encore une fois, pendant un an, il va porter un bracelet électronique.
01:49 Pourquoi est-ce que ça a été accepté ? Parce que son avocat a mis en avant le fait qu'il avait un travail.
01:54 C'est un mécanicien poids lourd, intérimaire, qu'il venait de s'installer avec sa compagne,
01:59 qu'il avait commencé un travail pour soigner une addiction au cannabis.
02:06 Des choses qui auraient été plus compliquées à faire en prison.
02:08 Et en gros, qu'est-ce qu'il va pouvoir faire ?
02:10 Il va pouvoir aller travailler, il va aller voir un conseiller de l'institution qui va fixer des règles.
02:16 Ce sera chez lui, il aura des horaires où il pourra sortir de chez lui pour aller travailler.
02:21 Mais il ne sera pas libre de faire ce qu'il veut pendant ce temps.
02:24 Voilà pour ce cas et merci de le dire.
02:26 Mais moi, la question, c'est alors que les rodéos sauvages se sont multipliés.
02:30 Une telle peine, après vous allez la juger, vous allez vous prononcer.
02:35 Chacun peut se penser ce qu'il veut.
02:37 Mais quelle image on renvoie par rapport à une volonté quand même d'arrêter ces rodéos, de lutter contre ces rodéos Noemi ?
02:43 Alors avant que tout le monde réagisse, effectivement, hier, le procureur, dans ses réquisitions,
02:48 avait demandé 18 mois ferme et 3 mois de révocation de son sursis.
02:51 Donc ça faisait 21 mois de prison pour sanctionner un phénomène d'ampleur nationale préoccupant.
02:56 Ce n'était pas un moment de rigolade, mais un délit qui met en danger les usagers de la route et d'un centre commercial.
03:01 L'avocat, lui, il a demandé, encore une fois, il a mis en avant le profil de son client,
03:05 qui a reconnu à l'audience une bêtise.
03:07 Il a reconnu que c'était une grosse bêtise, qu'il avait été entraîné par l'effet de groupe,
03:12 qu'il n'avait pas voulu blesser qui que ce soit et qu'il avait fait attention à ne pas blesser qui que ce soit.
03:17 Et donc ce sont des éléments qui ont été pris en compte.
03:19 Et encore une fois, on rappelle que les juges, eux, ne sont pas là pour faire de la politique,
03:25 mais sont là pour, effectivement, individualiser la peine.
03:28 [Musique]
03:31 [SILENCE]
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