00:00 [Musique]
00:08 Ça serait difficile. J'ai du mal à me regarder à la troisième personne.
00:12 J'ai l'impression que finalement, personne d'autre que le public peut le faire.
00:17 Parce que moi, je vis ma musique comme quelqu'un qui se lève le matin comme un être humain quelconque
00:25 et qui simplement écrit des textes et pose sur des instrus.
00:30 Donc j'ai du mal à me voir comme les gens me voient.
00:33 Mais si je devais me définir, je dirais à quelqu'un qui ne me connaît pas que
00:41 « Tiens, écoute ce gars, il fait de la musique au service de l'image.
00:50 Et il est dans un créneau de fiction, entre fiction et réalité.
00:58 Et il a développé un espèce de cinéma auditif. Et voilà, c'est comme ça que je vois la chose. »
01:06 [Musique]
01:09 Je vis une musique que j'aime faire.
01:11 Et je pense que c'est la principale... l'importance primordiale, elle se trouve dans faire ce que tu aimes faire.
01:21 Après, aujourd'hui, forcément, il y a des nouvelles personnes qui découvrent SCH.
01:26 Il y a des personnes qui l'ont découvert il y a très longtemps, qui l'aiment toujours
01:31 et qui quelque part peuvent ne pas comprendre certains choix ou quoi ou qu'est-ce.
01:37 Mais peu importe, l'important c'est que je fasse ce que j'aime et que je ne me rende pas malade
01:43 à vouloir toujours plaire à X ou Y personnes.
01:47 Moi, je fais ce que j'ai envie de faire.
01:49 De la même façon que j'ai fait ce que j'avais envie de faire en 2015 quand j'ai sorti mon premier projet.
01:54 Et j'étais dans la démarche de proposition.
02:00 Et je suis toujours dans cette même démarche de proposition.
02:02 Je ne suis pas dans la complaisance et dans vouloir donner absolument ce qu'on veut de moi.
02:08 Je veux donner ce que je veux donner personnellement de moi.
02:11 Et c'est comme ça que je me sens heureux dans ma musique.
02:13 C'est le cœur de Marseille, déjà.
02:21 Dans le cœur de tout marseillais.
02:24 C'est comme si un Parisien faisait un concert sur la tour Eiffel, peut-être.
02:32 Je pense que c'est un petit peu le même symbole pour nous.
02:36 Et puis en termes d'aboutissement, pour moi, je pense qu'une fois que j'aurai fait le Vélodrome,
02:42 j'estimerai que voilà, on l'a fait.
02:47 Donc, c'est aller au bout.
02:52 Bien sûr, il y a un besoin de couper, de tout éteindre.
02:56 Et puis de retourner travailler comme je le faisais il y a dix ans.
03:03 Sans les contraintes des déplacements, sans les contraintes des dates,
03:08 sans les contraintes de tout ce qui va autour finalement.
03:11 Et qui nous empêche, en étant artistes, de concevoir de manière apaisée et relaxée dans son coin.
03:19 Donc, il y aurait nécessairement besoin de dire "c'est bon, on a fait le tour,
03:25 et puis on va s'enfermer, on va se renfermer un petit peu, et ça va nous faire du bien".
03:31 Même pour respirer, sans parler de musique aussi.
03:34 C'est bien aussi de se recentrer sur soi-même, et puis de regarder un peu.
03:38 "Bon, c'est bon, on a fait ça, on a fait ça, on a fait ça, c'est cool,
03:41 maintenant vivons quand même un petit peu".
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