00:00 Ce dont je suis responsable, c'est de la politique pénale de ce pays.
00:03 Et elle est ferme.
00:05 J'ai pris des textes pour dire qu'il fallait sanctionner davantage
00:09 les auteurs de violences contre les forces de sécurité intérieure.
00:13 Toucher un policier, un gendarme, c'est toucher la République.
00:17 J'ai pris des mesures pour ne plus qu'il y ait de réduction de peine
00:21 pour les auteurs de telles infractions.
00:24 J'ai inventé, pardon de le dire, des infractions qui n'existaient pas
00:28 pour mieux réprimer les atteintes aux forces de sécurité intérieure.
00:32 - Mais à la forme, à trois mois ferme, pour un CRS qui se croit un pavé.
00:35 - Monsieur, on va bien s'entendre.
00:37 Moi, je donne un certain nombre de directives.
00:41 Je ne peux pas donner de directives individuelles.
00:44 Je ne décide pas des peines.
00:46 Je ne peux même pas faire de commentaires dans un dossier particulier.
00:51 Ce qui me l'impose, ça n'est pas ma réserve.
00:53 Ça n'est pas une timidité qui serait la mienne.
00:57 C'est la constitution de notre pays.
00:59 Il faut quand même que l'on sache ces choses de façon claire.
01:03 Ma politique est ferme.
01:04 J'ai pris des circulaires pour dire qu'il faut être sévère
01:07 à l'encontre de ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre.
01:11 D'ailleurs, certains m'ont reproché ces circulaires et leur fermeté.
01:16 Et j'ai bien fait le distinguo, évidemment,
01:19 entre les manifestants qui ont le droit de manifester.
01:22 C'est une liberté constitutionnellement reconnue
01:26 que d'être membre d'un syndicat, que d'exprimer tout cela.
01:30 Je n'ai rien à en dire.
01:31 D'un côté les manifestants et de l'autre les casseurs.
01:33 Et moi, je ne mélangerai jamais les casseurs
01:39 quand ils utilisent une violence illégitime
01:41 et les forces de sécurité intérieure qui nous protègent.
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