00:00 RCCU c'est pour Regional Computer Crime Unit.
00:02 Il y en a pour le moment 14 en Belgique, un par PGF,
00:05 par législature fédérale, par arrondissement judiciaire.
00:08 Il y a également une Fédéral Computer Crime Unit au niveau national,
00:11 qui est également située à Bruxelles.
00:12 Leur but c'est de lutter contre tout ce qui est criminalité informatique.
00:15 C'est-à-dire on va traiter tout ce qui est hacking, sabotage informatique.
00:18 Par exemple, il y a eu l'année passée le hacking de l'hôpital ici à Namur.
00:22 Et à côté de ça, une autre partie de notre travail consiste à analyser
00:26 tout le matériel informatique qui a été saisi dans le cadre
00:28 de n'importe quel type de délit, pédopornographie, crime stupéfiant,
00:33 terrorisme ou peu importe.
00:34 De nos jours, les capacités et les volumes utilisés par les personnes
00:39 que ce soit suspectes ou peu importe, sont de plus en plus importants.
00:41 Maintenant, on peut saisir des smartphones qui font 1,5 Tera,
00:44 alors qu'avant c'était 128 Giga.
00:45 Les programmes qu'on utilise ici permettent de faire des filtres
00:48 sur les types d'images.
00:49 Donc, si on parle d'un million d'images dans un dossier,
00:51 ce n'est pas un million d'images pédopornographiques pour autant.
00:54 Ça peut être aussi des photos de famille ou quoi que ce soit.
00:56 Et le fait d'appliquer des filtres va nous permettre de réduire
00:59 le nombre d'images à visionner réellement en une fois.
01:01 Via les filtres qui sont appliqués dans le programme,
01:03 lui va faire une reconnaissance par rapport aux pixels
01:05 pour voir le type de pixel que c'est et ainsi de suite.
01:07 Et il va découvrir tout ce qui est un peu plus nudité ou quoi que ce soit,
01:10 selon un certain pourcentage qu'on peut définir.
01:12 Ça nous permet à nous d'ébarrasser d'une certaine partie de ce travail-là,
01:17 qui est un travail plus d'enquête, d'enquêteur.
01:19 Parce que si on voit toute une série d'images,
01:22 il y a des images qui ne sont peut-être pas des images pédopornographiques,
01:24 mais qui peuvent être intéressantes pour l'enquête.
01:25 Par exemple, le fait d'avoir la photo d'une chambre.
01:27 Pour nous, ce n'est pas pédopornographique la photo d'une chambre.
01:30 Par contre, peut-être que pour eux qui ont été emperquis,
01:32 ils se disaient "mais c'est la chambre du suspect".
01:33 Et donc, ça peut intervenir dans les images comme une importance.
01:36 Et donc, quand eux font l'analyse,
01:37 parce que c'est eux qui connaissent le mieux le dossier,
01:39 nous, on peut s'attaquer à des tâches plus complexes
01:41 nécessitant plus d'expertise, comme les hackings, les sabotages et tout ça.
01:44 [SILENCE]
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