00:00 On voit ces fameux drones sur lesquels on a beaucoup débattu, Cécile Olivier,
00:03 et qui sont présents aujourd'hui, qui ont fait l'objet initialement de demandes d'annulation par un certain nombre d'avocats,
00:10 et qui finalement ont été enterrinées, quels que soient les manifs aujourd'hui.
00:13 Ça, c'est une nouveauté.
00:14 Oui, alors c'est la première fois que des arrêtés prévectoraux sont pris pour utiliser des drones pour surveiller les manifestations.
00:23 Ça a été autorisé par la loi. Il y a eu un décret d'application qui est paru le 19 avril.
00:29 En revanche, c'est vrai que ça pose la question de la surveillance de masse et d'une possible atteinte aux libertés publiques.
00:35 Et donc, il y a des associations, notamment d'avocats, qui ont déposé des référés en urgence pour essayer de casser ces arrêtés, de faire annuler ces arrêtés.
00:45 Alors, il y a un endroit, c'est au Havre, où l'arrêté a été retoqué partiellement.
00:50 C'est-à-dire que le juge administratif a dit d'accord pour les drones, mais seulement jusqu'à 14 heures et dans certaines rues,
00:57 c'est-à-dire vraiment gardés dans le périmètre de la manif et le temps de la manifestation.
01:03 Et puis, à Paris, ça a été vraiment autorisé. Ils ont validé l'arrêté préfectoral en disant d'abord qu'il y avait bien un risque de trouble à l'ordre public,
01:15 que ça permettait une vision élargie qui compléterait bien les moyens au sol,
01:21 qu'il y avait eu dans d'autres manifestations des caméras de vidéosurveillance cassées, d'où ce complément des drones qui pourrait être utile.
01:29 Et surtout, le juge administratif a estimé que c'était vraiment limité dans le temps, entre 9h et 22h, et entre République et Nation,
01:37 et que donc ça serait proportionné seulement à la manifestation.
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