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  • il y a 3 ans
Thierry Ascione au micro de Tennis Actu pour évoquer Lucas Pouille dont il est très proche, comme chacun sait !

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🥇
Sport
Transcription
00:00 Tu sais qu'on le suit depuis longtemps sur Tennis Actu, il a fait part de sa dépression.
00:05 Quel rôle tu as joué dans le fait qu'il revienne aux affaires depuis avril ?
00:10 Alors je n'ai pas joué le rôle sur le retour.
00:12 J'ai plutôt joué un rôle dans son arrêt, dans le sens où j'étais un peu son oreille
00:17 et il m'expliquait pourquoi.
00:18 Alors évidemment je n'ai pas fait en sorte qu'il arrête, loin de là.
00:20 Je n'aurais pas pris cette responsabilité-là.
00:22 Mais en tout cas je l'ai aidé dans les six mois où il arrêtait.
00:25 On était beaucoup ensemble, on réfléchissait à plein de choses, la vie, son avenir, sa
00:28 reconversion.
00:29 Et après ça a été son moteur personnel le retour.
00:32 C'est pour ça que je suis ambitieux pour lui, même si c'est un petit peu dur.
00:35 Si ça avait été de la part de quelqu'un d'autre, ça ne servait à rien d'attendre
00:38 quoi que ce soit.
00:39 Aujourd'hui ça a été son envie, son besoin.
00:41 Il a été touché en son orgueil.
00:42 Il a digéré aussi tout ce qui lui arrivait en termes de blessures, en termes de descente
00:47 au classement.
00:48 Mais voilà, Lucas aujourd'hui il est jeune, il a 29 ans.
00:52 Il a encore du temps, il a encore du temps pour revenir.
00:54 Il a un potentiel exceptionnel.
00:56 Ça va être sa volonté de gérer ses émotions, ses états d'âme et d'arriver à remettre
01:01 sur le terrain ce qu'il avait mis à un moment donné.
01:03 Il peut revenir à son niveau qu'on a connu ?
01:05 Je ne fais qu'espérer pour lui.
01:06 Encore une fois, je suis en contact avec lui régulièrement.
01:11 Je n'ai plus le temps, même si ce n'est pas l'envie qui me manque de l'aider sur
01:15 le cours.
01:16 Après, encore une fois, ce n'est pas parce que je l'entraîne qu'il aurait fait quelque
01:20 chose d'exceptionnel.
01:21 Mais en tout cas, j'ai la prétention de me dire que je suis à peu près coaché et
01:25 que j'ai eu des résultats pendant toutes les années où j'ai coaché avec des filles,
01:28 des garçons et tout ce qu'on veut.
01:29 Mais voilà, Lucas aujourd'hui, moi, je serai toujours là pour lui.
01:34 Je ne suis pas le cliché du premier supporter.
01:36 Non, mais s'il a besoin de quoi que ce soit, il vient à l'académie, il prend nos préparateurs
01:39 physiques, il s'entraîne.
01:40 Dès qu'il veut parler de quoi que ce soit.
01:42 L'autre fois, il m'a envoyé des vidéos sur son service pour me demander mon avis.
01:44 Mais c'est très personnel en fait.
01:47 Aujourd'hui, nous les coachs, notre implication et notre rôle, ils fluctuent tout le temps.
01:52 Où est-ce qu'on se met en fonction des résultats ?
01:53 Quand ils vont bien, on n'a plus rien à faire.
01:55 Et quand ils ne vont pas bien, soit on les tire par les cheveux, soit on les pousse,
01:58 soit on les pique.
01:59 Et on doit toujours trouver cette place là.
02:00 Et aujourd'hui, Lucas, je pense que c'est très profond et très personnel.
02:03 Une petite invitation pour l'Open Parkoura et on va en parler avec Timothée.
02:07 Ça pourrait peut-être lui donner un coup de main ?
02:08 Pour lui donner une invitation, il faut qu'il ait une invitation dans le tableau d'Orland
02:12 Garros.
02:13 Donc ce sera d'abord la wildcard d'Orland Garros par la fédération.
02:15 Et après, moi, dans un deuxième temps, je peux arriver derrière.
02:17 Mais voilà, encore une fois, les invitations, il en a eu l'année dernière.
02:21 Il en a eu.
02:23 Je pense qu'aujourd'hui, si demain, il est bien en ses pompes, il peut gagner n'importe
02:26 quel tournoi chaque semaine.
02:28 Mais il faut qu'il reprenne le fil de sa vie parce qu'il a décidé que sa vie, c'était
02:32 le tennis.
02:33 Il va falloir le soutenir là-dedans, quelle que soit sa place.
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