- il y a 3 ans
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00 Bonjour et bienvenue à l'heure des pros ce matin.
00:00:03 Quand nous chanterons le temps des casseroles,
00:00:11 au gouvernement qui donne la rougeole,
00:00:16 feront tous la tête.
00:00:21 Les ministres auront la peur de sortir,
00:00:27 et les casseroles seront des bandes de rollet.
00:00:33 Quand nous chanterons le temps des casseroles,
00:00:38 il faudra danser une carmagnole.
00:00:46 Bonjour à tous, il est 9h.
00:00:49 Sommeil à la midi pour le rappel de nos titres.
00:00:52 Dormez.
00:00:54 A Mayotte, l'évacuation d'un bidonville suspendu par le tribunal
00:00:58 jusqu'à nouvel ordre.
00:00:59 Le juge des référés a expliqué que la destruction des habitations
00:01:03 est manifestement irrégulière et mettait en péril
00:01:06 la sécurité des habitants.
00:01:08 L'action à Mayotte vise à restaurer la paix républicaine.
00:01:10 A réagi Gérald Darmanin, c'est une action difficile mais résolue.
00:01:15 Quant au préfet de Mayotte, il a exprimé sa volonté
00:01:17 de faire appel de cette décision.
00:01:19 Un sénateur plaide pour allonger le congé pour deuil
00:01:22 d'un parent proche fixé actuellement à 3 jours.
00:01:25 Le sénateur LR Stéphane Lerudulier veut le porter à 5.
00:01:29 3 jours, ce n'est pas assez, ça ne donne même pas le temps
00:01:31 d'organiser de manière sereine les obsèques
00:01:34 et les démarches administratives déplore-t-il.
00:01:37 Paris 2024 sans dopage, c'est l'un des enjeux des Jeux de Paris.
00:01:41 Et pour y arriver, l'arsenal antidopage va être renforcé
00:01:44 avec notamment des tests destinés à détecter des formes
00:01:48 de dopage génétiques et un centre de santé
00:01:51 dans le village olympique à Saint-Denis va être créé.
00:01:54 - Charlotte Dordela, c'est avec nous, Vincent Herbouet,
00:01:56 Gérard Leclerc, Joseph Macéscarron et notre ami Gautier Lebret.
00:01:59 Bienvenue donc ce matin à l'heure des pros
00:02:01 avec ce qui s'est passé hier soir au Châtelet.
00:02:04 Et alors là, bravo, bravo à madame la ministre.
00:02:08 Bravo, une ministre vraiment qui se lève
00:02:11 et qui affiche ses convictions.
00:02:13 Ça, c'est bien. Voilà une bonne chose qui a été faite hier soir.
00:02:16 Alors pour ceux qui n'ont pas...
00:02:18 - C'est la phrase fameuse de Port Royal,
00:02:19 si on parle de ça, de Madame Arnault,
00:02:21 quand les évêques ont des courages de filles,
00:02:23 les filles doivent avoir des courages d'évêques.
00:02:25 - En tout cas, qu'est ce qui s'est passé hier soir ?
00:02:26 Deux artistes ont interpellé la ministre de la Culture.
00:02:29 Ces deux militantes de la CGT qui sont sur scène.
00:02:32 Vous connaissez ça, vous avez vu ça 50 000 fois.
00:02:34 Géralement, personne ne dit rien.
00:02:36 La ministre écoute, il y a un plan sur elle.
00:02:37 Et puis elle a l'air enfrontée.
00:02:38 Là, elle s'est levée et elle a dit des choses justes.
00:02:41 Alors voyez d'abord la séquence de ces deux militantes de la CGT
00:02:45 que je ne connaissais pas, qui sont deux comédiennes.
00:02:48 - Que personne ne connaissait hier soir.
00:02:51 - Qui sont peut-être plus militantes que comédiennes.
00:02:53 Mais en tout cas, on va les écouter.
00:02:55 - Pendant que vos collègues du gouvernement se répandent de mensonges,
00:02:59 vous ne dites rien.
00:03:01 Depuis le 13 janvier, vous ne répondez pas aux questions
00:03:03 posées par nos syndicats sur les conséquences de cette réforme
00:03:06 envers les intermittentes et intermittents du spectacle.
00:03:08 - Les autrices, les auteurs, les enseignants et enseignantes artistiques,
00:03:13 est-ce que seulement vous avez un avis sur les budgets,
00:03:17 sur les spectacles annulés pour cause de faute...
00:03:20 Non mais pour de vrai, pour...
00:03:22 Comment on appelle ça ?
00:03:23 Pour cause de factures énergétiques.
00:03:26 Ou alors pour cause de l'extrême droite.
00:03:29 - Madame la ministre, nous ne sommes pas des chiens.
00:03:34 - Ni des chiennes.
00:03:35 - Et nous ne rentrerons pas à la niche.
00:03:37 - Alors ?
00:03:37 - A mes frères et à mes sœurs de lutte, que la lutte continue.
00:03:41 - Et vive les casserolades !
00:03:43 - Mes frères et mes sœurs de lutte.
00:03:46 Eh bien, Rima Abdul-Malak, elle est entrée dans l'histoire.
00:03:50 Elle est entrée dans l'histoire de la démolière d'abord,
00:03:53 de la République peut-être, parce qu'elle a répondu.
00:03:56 Elle s'est levée, elle a dit avec sincérité et authenticité,
00:03:59 c'est ça faire de la politique.
00:04:01 Écoutez-la.
00:04:02 - D'habitude, le rôle du ministre, c'est de rester assis à rien dire,
00:04:05 mais là, c'est pas possible.
00:04:06 Vous avez un ministère qui a débloqué des aides massives
00:04:11 pendant la crise pour vous soutenir tous,
00:04:13 pour soutenir tous les secteurs de la culture.
00:04:16 Vous avez une ministre à la tête de ce ministère
00:04:19 qui a obtenu le budget historique le plus haut,
00:04:21 plus 7% par rapport à l'année dernière.
00:04:23 Inflation, facture d'énergie,
00:04:25 j'ai débloqué des aides exceptionnelles,
00:04:27 vous le savez, certains syndicats sont là
00:04:29 pour venir en aide aux structures les plus fragiles.
00:04:31 Menaces contre des expositions, contre des spectacles,
00:04:34 à chaque fois, j'ai levé la voix
00:04:36 pour défendre la liberté de création, à chaque fois.
00:04:40 Le dialogue avec les syndicats, je veux juste rappeler,
00:04:42 pour ceux qui sont là et qui le savent,
00:04:44 le 7 février, on avait une réunion,
00:04:46 vous avez demandé à la reporter.
00:04:48 On l'a reportée au 16 mars.
00:04:50 Vous n'êtes pas venu, vous avez demandé à la reporter.
00:04:52 Elle est reportée au 27 avril, c'est jeudi.
00:04:54 Vous avez encore demandé à l'annuler.
00:04:56 Il est encore temps de changer d'avis,
00:04:58 je suis là, ma porte est ouverte.
00:05:00 Et bonne soirée à tous.
00:05:01 (Applaudissements)
00:05:03 -Bon, on est assez rude sur ce gouvernement
00:05:05 et sur cet exécutif, parfois,
00:05:06 pour ne pas saluer la performance.
00:05:08 Mais moi, je vous ai appelé ce matin
00:05:10 parce que vous connaissez bien le secteur de la culture.
00:05:11 L'exception culturelle, franchement, c'est très bien.
00:05:14 C'est une très bonne chose.
00:05:15 Mais il faut quand même dire les choses.
00:05:17 Le système des intermittents, il est incroyablement avantageux.
00:05:21 Ça ne veut pas dire qu'il faut le remettre en cause.
00:05:22 Moi, je suis pour l'exception culturelle.
00:05:24 Mais les personnes ont des droits
00:05:27 qui n'ont pas le quart d'heure.
00:05:28 Disons-le.
00:05:29 C'est un privilège qu'ont les intermittents du spectacle
00:05:34 dans plein de domaines.
00:05:35 Est-ce qu'on peut faire un point sur la culture ?
00:05:37 -Le point, oui.
00:05:38 C'est-à-dire sur la situation des intermittents,
00:05:40 vous l'avez rappelé, ça concerne toutes les personnes,
00:05:42 les artistes ou techniciens qui travaillent
00:05:44 pour spectacles vivants, comédies, cinéma.
00:05:47 Alors, la liste est importante.
00:05:49 Pourquoi ? Parce qu'en fait, ce statut commence vraiment en 1965
00:05:53 à être appliqué et il n'aura de cesse que de progresser.
00:05:57 Il y a à peu près 20 ans, il y avait 9000 personnes
00:06:00 qui étaient intermittents du spectacle.
00:06:01 Aujourd'hui, il y en a 120 000.
00:06:04 Ce qui explique d'ailleurs qu'il y a un déficit.
00:06:07 Pourquoi il y a un déficit ?
00:06:08 C'est parce que ces personnes, en effet,
00:06:10 elles travaillent pendant 107 jours sur 12 mois,
00:06:13 107 heures sur 12 mois,
00:06:16 et ces 107 heures sur 12 mois vont leur donner la possibilité
00:06:20 de toucher une assurance chômage,
00:06:21 ce qui est quelque chose d'unique en Europe.
00:06:23 -Bien sûr, unique en Europe,
00:06:24 c'est-à-dire que ce ne sont pas les mêmes droits que pour Carleur
00:06:27 ou que pour...
00:06:28 -Voilà, absolument pas.
00:06:29 -Ca s'appelle l'exception culturelle.
00:06:31 -Et il faut dire aussi que ça coûte quand même
00:06:33 un milliard par an à la collectivité,
00:06:35 c'est-à-dire aux salariés du privé,
00:06:37 c'est-à-dire à vous, à moi, aux gens qui nous regardent.
00:06:39 -Il faut le dire dans toute la transparence.
00:06:41 -Et il faut dire aussi que la ministre a totalement raison,
00:06:44 c'est-à-dire que pendant la période du Covid,
00:06:47 très franchement, le gouvernement a vraiment mouillé sa chemise,
00:06:50 parce que c'est normal, il y a un certain nombre...
00:06:52 Tout était fermé, les salles étaient fermées,
00:06:54 là on peut très bien comprendre.
00:06:55 Et là franchement...
00:06:56 -Faut comprendre, sinon il ne fallait sans doute pas confiner,
00:06:58 mais peu importe, on ne va pas avoir ce débat.
00:07:00 Mais en tout cas, effectivement, on a...
00:07:01 Et Cadie d'ailleurs, elle a le bachelot en disant...
00:07:04 -Elle a totalement raison sur, en effet,
00:07:06 le fait qu'il soit monté au front.
00:07:08 Donc cette situation, en fait,
00:07:10 cette situation où on ne touche pas,
00:07:12 ce sont les intermittents du spectacle,
00:07:14 on ne touche pas.
00:07:15 Alors la Cour des comptes a fait je ne sais pas combien de rapports
00:07:19 pour dire "c'est juste pas possible,
00:07:21 on ne peut pas continuer cette situation,
00:07:22 c'est juste pas possible parce qu'il y a un nombre de fraudes
00:07:25 à peu près entre 15 et 20 %,
00:07:27 d'ailleurs c'est tellement de fraudes
00:07:29 qu'ils ont inventé un nom qui est celui de "permittants",
00:07:31 ce sont ceux qui sont en permanence intermittents.
00:07:35 Donc tout ça est vraiment...
00:07:37 On n'est pas...
00:07:38 On est au-delà de l'exception française.
00:07:39 -Moi, ce qui m'amuse toujours, c'est que le monde des artistes
00:07:42 qui globalement penchent à gauche
00:07:45 bénéficie d'un privilège exorbitant
00:07:48 par rapport aux salariés landes d'âge,
00:07:51 prenez le Carler et tout ça,
00:07:52 tout ça, je ne le remets pas en cause
00:07:54 au nom de l'exception culturelle,
00:07:55 on se dirait que la culture,
00:07:57 ce n'est pas la même chose que notre emploi.
00:08:00 Mais voilà, il faut dire les choses dans la plus grande transparence.
00:08:03 - J'ajouterais un mot aussi,
00:08:05 ces deux intervenantes ont parlé d'un État
00:08:08 et d'un gouvernement ultra-libéral.
00:08:11 Il faut quand même rappeler une réalité,
00:08:13 c'est que la France est quasiment le pays
00:08:15 le plus socialisé du monde,
00:08:16 c'est-à-dire où les prélèvements publics
00:08:20 sont les plus importants du monde.
00:08:21 Comment on peut dire tout ce qu'on veut,
00:08:23 que la réforme des retraites est une horreur,
00:08:25 que le gouvernement est nul, tout ce que vous voulez,
00:08:27 mais dire comme ça, affiché,
00:08:28 qu'on est le pays le plus ultra-libéral,
00:08:31 c'est invraisemblable, c'est idiot.
00:08:33 - Parmi les grands phénomènes du 21e siècle,
00:08:36 le revirement idéologique de Gérard Leclerc
00:08:38 fait partie des choses qui auront le plus marqué
00:08:41 ces dernières années.
00:08:44 - Mais c'est pas vrai, j'essaye d'être honnête
00:08:47 et de voir les choses du fait actuel.
00:08:49 - Et nous aussi, c'est ce qui nous guide le matin.
00:08:52 Bon, le temps des casseroles, vous avez peut-être dû...
00:08:53 Alors, Mme Rima Abdoulmalak
00:08:56 a fait l'exact contraire de ce que n'a pas fait hier
00:08:59 Pape Ndiaye, c'est misérable.
00:09:03 - Il y avait plusieurs centaines de manifestants
00:09:05 qui l'attendaient, Gare de Lyon.
00:09:07 Là, c'est des comédiens et des intermittents du spectacle.
00:09:09 - Mais qu'est-ce qu'il peut lui arriver qu'il sorte ?
00:09:11 Vous croyez qu'ils vont lui faire du mal à M. Ndiaye ?
00:09:14 - La séquence va être très mauvaise, il va être hué, chahuté.
00:09:16 - Mais au contraire, c'est d'Artagnan, tu sors.
00:09:20 Je veux dire, c'est Cyrano.
00:09:21 - Je crois qu'il a suivi les consignes des forces de l'ordre, en plus.
00:09:24 - Alors, il a tort.
00:09:25 Il a tort, pourquoi ?
00:09:26 - Parce qu'ils l'ont fait sortir par...
00:09:27 - Mais les forces de l'ordre, elles sont dans leur rôle.
00:09:30 Elles veulent toujours protéger.
00:09:31 Mais tu dois sortir.
00:09:33 - Et sur les intermittents du spectacle, c'est 507 heures.
00:09:35 - Attendez, regardez l'image de Pape Ndiaye.
00:09:38 Moi, je la trouve misérable.
00:09:39 Je trouve qu'elle est pire, cette image.
00:09:41 Regardez, d'abord, il sort et il fait croire qu'il voyage en deuxième,
00:09:44 ce qui n'est pas bien, si vous voulez.
00:09:47 Parce que je pense qu'il ne voyage pas en deuxième,
00:09:49 mais il sort d'un wagon de deuxième.
00:09:50 - Parce qu'il sort devant l'endroit où il est exfiltré.
00:09:53 - Voilà, il est exfiltré.
00:09:54 Enfin, franchement, t'es Pape Ndiaye,
00:09:56 tu sors au milieu des manifestants, tu n'as pas de micro.
00:09:59 - Mais c'est la grande différence.
00:10:01 - Comment ?
00:10:01 - C'est la grande différence avec Madame Ndoulmanak.
00:10:03 Elle avait un micro, vous avez remarqué.
00:10:05 - Mais justement.
00:10:06 - Vous voulez que le ministre circule avec un mégaphone ?
00:10:08 - Mais tu sors au milieu...
00:10:11 Enfin, il me semble.
00:10:12 - Je veux dire, ils ne vont pas...
00:10:13 - Dans le cas précis, franchement, on ne connaît pas bien.
00:10:15 Oui, ce n'est pas évident quand même.
00:10:16 Vous avez des manifestants.
00:10:18 Mais d'une façon générale, vous avez raison.
00:10:20 Je trouve que trop souvent, les ministres ne vont pas au contact.
00:10:25 - Je vous rappelle que le président a fait une gifle.
00:10:28 - Pardonnez-moi.
00:10:28 - Je veux dire, le climat a été moins tendu à ce moment-là.
00:10:32 Je vous rappelle qu'ils ont des officiers de sécurité autour d'eux
00:10:34 qui leur donnent la consigne.
00:10:36 Moi, je veux absolument défendre le ministre de l'Education nationale.
00:10:39 Mais il n'était pas dans un fauteuil, dans une salle fermée,
00:10:42 avec des gens qui sont ses congénères, qui lui ressemblent,
00:10:45 et avec le micro à la main.
00:10:46 Alors, c'est ça qui fait la différence.
00:10:48 Madame Ndoulmanak, elle a pu prendre la parole, être écoutée, être entendue.
00:10:51 - Je ne suis pas du tout d'accord s'agissant de la ministre.
00:10:54 Pourquoi ?
00:10:55 Parce que depuis trop longtemps, en France, le ministre de la Culture,
00:11:00 il faut bien le savoir, ce n'est pas le ministre de la Culture,
00:11:02 c'est le ministre des Cultureux.
00:11:05 La différence est de taille.
00:11:06 - Oui, mais c'est normal.
00:11:07 - Comment c'est normal ?
00:11:08 - C'est normal de défendre des gens que tu es censé représenter ?
00:11:11 - Ah, bah non.
00:11:12 - Ah bon ?
00:11:13 - On représente, pardon.
00:11:15 Non, non, la culture, pardonnez-moi,
00:11:17 mais la culture, c'est aussi beaucoup plus général.
00:11:19 Et là, c'est extirpé du fait d'être simplement ministre des Cultureux
00:11:23 pour redevenir ministre de la Culture à temps plein.
00:11:25 - Bon, salut Florian Bachelier, qui dit "tu peux me citer",
00:11:29 donc je vais le citer, et il dit, Florian Bachelier, qui était jadis...
00:11:33 - Député, caisseur.
00:11:34 - Député, caisseur, et qui aujourd'hui est spectateur manifestement de l'heure des pros.
00:11:39 "Ça touche 200 000 euros de Jeff Bezos pour une journée de travail,
00:11:42 et après ça, ça soutient les grévistes mobilisés contre les retraites."
00:11:45 Voilà ce qu'il dit.
00:11:46 Bon, le temps des casseroles.
00:11:47 - Et vous avez des ministres qui annulent leurs déplacements,
00:11:49 parce qu'on parle de Papandia et qui n'a pas été effectivement
00:11:51 confronté aux manifestants, mais vous avez d'autres qui annulent carrément leurs déplacements.
00:11:54 - Oui, mais c'est... Alors, ceux dont on ne se rend pas compte,
00:11:57 ou si ils s'en rendent compte, d'ailleurs, ça ne va pas s'arrêter, en fait.
00:12:01 - Ah bah non.
00:12:02 - Ça ne va pas s'arrêter.
00:12:02 - Mais il y en a un qui continue les déplacements, c'est Emmanuel Macron, encore aujourd'hui.
00:12:05 - Oui, mais ça ne va pas s'arrêter.
00:12:06 C'est-à-dire que ces gens-là veulent que le pouvoir cède.
00:12:09 Est-ce que le pouvoir doit céder ?
00:12:10 Chirac avait cédé.
00:12:12 Il avait cédé.
00:12:13 Est-ce que le pouvoir doit céder ?
00:12:14 Parce que ça ne s'arrêtera plus, maintenant.
00:12:16 Ça ne s'arrêtera plus. Jeux olympiques, Coupe du monde, ça ne s'arrêtera plus.
00:12:21 - Sans aller aussi loin, un festival de Cannes le mois prochain.
00:12:23 - Ça ne s'arrêtera plus.
00:12:24 Donc, le pouvoir doit céder, selon...
00:12:27 Alors, je vous propose de voir le sujet.
00:12:30 - Il y a quelques fanatiques, vous savez, dans le pays, quand même.
00:12:33 Il y a quelques psychotiques.
00:12:35 Il y a un climat général.
00:12:38 Évidemment, ça paraît assez nul, surtout de la part de ce ministre
00:12:41 qui avance en crabe dans ses réformes.
00:12:43 Ça paraît assez nul, le fait de se défiler ainsi et de passer par le sous-sol.
00:12:46 Mais en même temps, il faut prendre conscience quand même
00:12:49 qu'il y a une menace virtuelle, virtuelle, autour des gens qui incarnent l'autorité
00:12:56 et que ce n'est pas simplement une paire de claques qu'ils risquent.
00:13:00 C'est quand même, physiquement, ils prennent une...
00:13:03 Je vous assure.
00:13:03 - Ça dépend où.
00:13:04 Dans une manifestation un peu organisée comme celle-là,
00:13:07 je pense que s'il sort dans la gare...
00:13:09 En plus, Papendia, je ne pense pas que ce soit la cible privilégiée
00:13:12 des gens qui...
00:13:13 - Il y a des cassibles.
00:13:14 - Dans Allions ou à Paris.
00:13:15 - Je m'imagine qu'à Paris, c'est surtout des cheminots,
00:13:17 ce n'est pas des enseignants.
00:13:18 - Ce que je veux dire, c'est que le parano du pouvoir...
00:13:20 - C'est possible.
00:13:21 - Être au pouvoir, c'est du parano.
00:13:24 Et là, le parano, on peut être paranoïaque et être réellement...
00:13:28 - La cérémonie des Molières.
00:13:29 - Par exemple, quand on voit les attaques sur les maires,
00:13:31 on peut se dire qu'un ministre...
00:13:32 - Oui, c'est...
00:13:34 C'est-à-dire que là, il y a du monde et il y a des caméras, etc.
00:13:36 C'est pour ça que le rapport de force est plein de gens.
00:13:37 - Olivier Benkemoune.
00:13:38 - Il y a plein de gens qui ont tué le président dans ce pays.
00:13:39 - Ah, ne dites pas ça.
00:13:40 - Mais non, mais vous êtes obligé de prendre ça au sérieux.
00:13:43 - Oui, ne dites pas ça.
00:13:44 Vous en savez rien.
00:13:45 - Vous réalisez un peu ?
00:13:46 - Je vous propose qu'on ne dise pas ce genre de choses.
00:13:49 - Le président va au contact.
00:13:50 Il donne l'exemple.
00:13:51 De cette manière, il n'a jamais hésité à affronter des manifestants.
00:13:55 - Olivier Benkemoune me dit "La cérémonie des Molières
00:13:57 a fait une audience catastrophique.
00:13:59 930 000 spectateurs."
00:14:01 C'est une information.
00:14:02 Bon, le temps des casseroles.
00:14:03 On va voir ce qui s'est passé donc à...
00:14:05 - C'est une information.
00:14:06 - Oui.
00:14:07 - Ah bon ?
00:14:08 - 930 000.
00:14:09 - C'est hélas.
00:14:10 - Oui, mais bon, vous avez regardé ?
00:14:13 - Oui, moi j'ai regardé.
00:14:14 - Bon, et vous avez trouvé ça comment ?
00:14:16 - C'est ça le problème.
00:14:19 - Ça démarrait très très bien.
00:14:21 Je trouve que tout le début était formidable.
00:14:23 Et puis ensuite, c'était...
00:14:25 Ce n'était pas des honneurs en loin de là.
00:14:27 - Non, mais c'était un peu bavard.
00:14:29 - C'était pas parfait.
00:14:31 - Un peu bavard.
00:14:32 C'était un peu bavard.
00:14:33 - Et c'est courageux, c'est bien qu'on continue à faire cette cérémonie.
00:14:35 - Oui.
00:14:36 - Qu'on l'avait au primetime, etc.
00:14:37 - Mais bien sûr, bien sûr.
00:14:38 Tout est bien et courageux.
00:14:40 - Courageux.
00:14:41 - La gare de Lyon, le temps des casseroles.
00:14:43 - Le temps des casseroles, Galinette.
00:14:45 Munis de casseroles, plusieurs centaines de manifestants
00:14:51 attendent de pied ferme le ministre de l'Éducation nationale
00:14:54 hier soir, gare de Lyon, alors qu'il rentre d'un déplacement.
00:14:57 Plus tôt dans l'après-midi, des opposants à la réforme des retraites
00:15:04 étaient déjà présents, repoussés par les forces de l'ordre
00:15:07 alors qu'ils tentaient d'entrer dans l'enceinte du bâtiment
00:15:09 où ils se trouvaient.
00:15:11 Force en Papendiaïe a modifié le programme de son déplacement.
00:15:14 - À l'extérieur, il peut y avoir des bruits,
00:15:17 il peut y avoir aussi, et je le regrette et je le condamne,
00:15:21 des violences, des grilles ont été cassées,
00:15:24 des forces de l'ordre ont pu être attaquées.
00:15:27 Tout cela est évidemment condamnable
00:15:30 et je vais continuer évidemment à me déplacer de façon régulière
00:15:34 parce que je suis un ministre de terrain.
00:15:37 À Paris, les manifestants s'étaient également rassemblés
00:15:40 devant l'hôtel de ville ou encore devant le théâtre de Paris
00:15:43 où avait lieu la cérémonie des Molières.
00:15:46 Casseroles, poêles, là encore, un seul mot d'ordre.
00:15:49 Même images à Bordeaux ou encore à Rennes.
00:15:55 Chaque fois, les manifestants promettent de continuer la mobilisation
00:15:58 jusqu'au retrait de la réforme et d'être présents
00:16:01 à chaque déplacement d'un membre du gouvernement.
00:16:04 - Papendiaïe, vendredi, qui ne réfutait pas d'ailleurs l'expression "violence policière",
00:16:08 était bien content hier d'avoir des policiers autour de lui.
00:16:12 Bon, qu'est-ce que les ministres saignent ?
00:16:15 - Il ne l'a pas utilisé vendredi, justement, il était dans un pas de deux très compliqué.
00:16:18 - Bien sûr, mais il ne le réfutait pas.
00:16:21 - Et puis en tant que ministre, il ne l'utilise plus.
00:16:24 - Il était bien content d'avoir des policiers, M. Endiaïe, pour sortir comme ça hier.
00:16:27 - Emmanuel Macron a changé d'avis aussi, entre Brut et le Parisien.
00:16:30 Chez Brut, il utilise le terme "violence policière" et dans le Parisien, il dit qu'il récuse le terme.
00:16:33 Donc même Emmanuel Macron, sa ligne varie aussi.
00:16:36 - Oui, souvent, Emmanuel Macron varie.
00:16:39 - Bien folle qui s'y vit !
00:16:42 - Bon, Charlotte, qu'est-ce qu'on fait ?
00:16:45 Qu'est-ce qu'on fait dans ce climat ?
00:16:48 Les ministres ne peuvent plus sortir.
00:16:51 Oui, si, ils vont sortir, mais ça ne va être que ça.
00:16:54 - Oui, mais ça va être une élection.
00:16:57 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:00 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:03 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:06 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:09 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:12 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:15 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:18 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:21 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:24 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:27 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:30 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:33 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:36 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:39 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:42 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:45 - Oui, mais ça va être une élection.
00:17:48 - C'est pas non plus au président de dire le détail de la loi,
00:17:51 mais il a repris l'idée qu'avant la fin de l'année, il fallait faire voter une loi.
00:17:54 La seule question qui se pose, c'est comment il fait voter une loi ?
00:17:57 Il n'a pas de majorité.
00:18:00 - Vous saviez la solution qu'il a pour ça ?
00:18:03 - Le référendum, il aura une majorité, ne vous inquiétez pas.
00:18:06 Mais simplement, il faut choisir.
00:18:09 - Vous ne voulez pas faire le référendum ?
00:18:12 - Non, parce que je pense que la question est complexe.
00:18:15 - Je vous pose une question sur l'immigration, qui est un sujet très sérieux.
00:18:18 - Que vous les décotez pour l'immigration, point.
00:18:21 - Oui, mais moi ça ne me gêne pas du tout.
00:18:24 - Non, je défends les quotas, donc ça ne me gêne pas du tout.
00:18:27 - Oui, mais ça vous gêne de...
00:18:30 - Simplement, je pense que ça ne résout pas toute la question de l'immigration.
00:18:33 Et ensuite, poser sur un point précis, est-ce que vous êtes pour ou contre les quotas,
00:18:36 vous ne résolvez pas l'ensemble de la question de l'immigration sur une question.
00:18:39 - Non, mais vous pouvez poser des questions.
00:18:42 - Non, mais je ne suis pas pour, parce qu'il faudrait résoudre,
00:18:45 il faudrait reprendre l'entièreté de la question.
00:18:48 Et pour le résultat, on ne fait rien.
00:18:51 - Non, mais Gérard, il y a deux avantages.
00:18:54 - On ne fait rien parce que faire quelque chose, vous le voyez...
00:18:57 - C'est compliqué de le voir.
00:19:00 - Non, mais regardez sur l'immigration, pardon, mais ce qui se passe à Mayotte depuis 24 heures,
00:19:03 montre où on essaie d'appliquer la loi que n'a pas encore détaillé ce gouvernement,
00:19:06 puisque c'est l'idée d'expulser quand même les gens
00:19:09 qui ont une autorisation consulaire,
00:19:12 et c'est l'idée d'expulser d'abord les délinquants,
00:19:15 et de reprendre le contrôle.
00:19:18 Vous voyez bien que ça tourne très vite en que nouille,
00:19:21 parce qu'il faut être capable d'assurer l'impopularité
00:19:24 que la violence d'État que vous allez exercer va susciter.
00:19:27 - On en parlera évidemment tout à l'heure.
00:19:30 Michel Onfray, d'ailleurs, j'ai le dit pour Marine Lanson,
00:19:33 a fait une intervention hier qui va un peu dans ce sens de ce que vous dites,
00:19:36 on ne peut pas faire de référendum, c'est une question trop complexe,
00:19:39 et le pays est déjà suffisamment fracturé.
00:19:42 Il faut arrêter avec cette rhétorique.
00:19:45 Précisément, la question de l'immigration ne fracture pas le pays.
00:19:48 Elle fracture à l'Assemblée, elle fracture dans les médias,
00:19:51 pas le pays. Vous avez une majorité de gens qui disent la même chose
00:19:54 et la volonté de reprendre le contrôle dans ce pays.
00:19:57 La deuxième chose, c'est que le référendum a un avantage certain
00:20:00 en plus de celui de contourner une Assemblée sans majorité.
00:20:03 - Je vais me retrouver avec Vincent sur le problème de l'expulsion.
00:20:06 C'est en raison du droit, notamment européen,
00:20:09 retranscrit par les cours et par la jurisprudence des cours suprêmes,
00:20:12 ou en tout cas qui font état de cours suprêmes.
00:20:15 Le seul moyen de les contester, c'est la souveraineté populaire.
00:20:18 C'est ça l'intérêt premier du référendum sur cette question,
00:20:21 c'est de pouvoir contester la jurisprudence des cours suprêmes.
00:20:24 Donc précisément, si vous voulez reprendre le contrôle,
00:20:27 en réalité vous n'avez pas le choix que de passer par la souveraineté populaire.
00:20:30 - Et c'est vrai que l'argument de Charles a été juste,
00:20:33 le pays n'est pas divisé, c'est fracturé sur ce sujet.
00:20:36 C'est un des rares sujets sur lesquels il y aura consensus sans doute.
00:20:40 - Bon, on termine avec... - Majorité en tout cas.
00:20:43 - Sauf que la République passe son temps... - Consensus !
00:20:46 - Les dirigeants français passent leur temps à parler des valeurs universelles
00:20:49 qu'ils proclament à la face du monde.
00:20:51 Je ne vois pas très bien moi personnellement pourquoi est-ce que
00:20:54 ces valeurs universelles sont appliquées en France, en métropole,
00:20:57 et qu'elles ne seraient plus intouchables dans ce coin lointain
00:21:03 qu'on appelle l'archipel des Comores.
00:21:06 On n'a pas peur de la ré-migration là-bas,
00:21:10 alors qu'ici on ne veut pas entendre même parler du droit du sol.
00:21:13 Vous avez remarqué qu'il n'y a quand même pas deux poids deux mesures.
00:21:16 Il y a un abîme entre ce qu'on fait à Mayotte et ce qu'on ne fait pas...
00:21:20 - Vous ne pouvez pas comparer. - ...dans le 93.
00:21:23 Non, je ne peux pas comparer, je vais vous dire.
00:21:25 Le grand bidonville d'Europe, il est chez nous, il est à Mayotte.
00:21:28 La plus grande maternité d'Europe, elle est chez nous, elle est à Mayotte.
00:21:31 Donc il y a un petit problème qui pourrit sur pied depuis une éternité là-bas
00:21:37 et qu'on essaie enfin de prendre en compte, sauf que ça ne marche pas,
00:21:41 sauf que ça s'effondre, on va peut-être en parler.
00:21:43 - On va en parler tout de suite après la pause.
00:21:45 On avait prévu d'en parler plus tard Mayotte,
00:21:47 mais puisque vous en parlez effectivement, c'est un sujet passionnant.
00:21:49 Quand vous dites la plus grande maternité, il faut expliquer,
00:21:51 parce que les gens ne comprennent pas.
00:21:53 - Il y a des accouchements. - À Mayotte, tout simplement pour...
00:21:56 - Que l'enfant bénéficie de l'enfance. - 75% des accouchements
00:21:59 qui sont pratiqués dans la maternité mamoudzou sont des Comoriennes
00:22:03 qui veulent accoucher sur place.
00:22:05 - Et donc les enfants deviennent Français avec les droits.
00:22:07 - À 18 ans. - Et les habitants de Mayotte qui le peuvent,
00:22:11 elles vont accoucher à la Réunion.
00:22:14 - Voilà, exactement.
00:22:16 - Et Gérald Darmanin veut durcir les conditions du droit du sol à Mayotte
00:22:19 qui fait une exception au reste de la France.
00:22:21 - La folie de Mayotte, c'est d'avoir fait un département en 2011, excusez-moi.
00:22:25 C'est ça la folie.
00:22:27 - La question "nos valeurs sont universelles",
00:22:29 cette question de la migration, c'est des histoires de valeurs
00:22:32 ou c'est des histoires de politiques très concrètes ?
00:22:35 - Je vais vous... Comment dire ?
00:22:37 Je vous ai donné une fausse information et vraiment c'est important.
00:22:39 Je vous ai dit que c'était 930 000, en fait c'était l'année dernière 930 000.
00:22:42 Cette année c'est 790 000 en 2023,
00:22:45 930 000 en 2022, c'est l'audience des Molières,
00:22:48 et 1 million en 2021.
00:22:50 Cette année c'est la huitième chaîne.
00:22:52 Derrière Arte, c'est 8, et France 5.
00:22:54 Huitième chaîne hier soir.
00:22:56 Donc en gros, ça a été un bide hélas d'ailleurs complet,
00:22:59 parce qu'il faut défendre bien sûr le théâtre.
00:23:01 Mais c'est vrai qu'on aimerait...
00:23:04 Le problème c'est les personnalités qui incarnent,
00:23:06 qu'on veut voir sur cette soirée.
00:23:08 Donc quand vous aviez Michel Serrault, Jean Marais, Robert Hirsch,
00:23:11 qui montaient sur scène avec un moment d'émotion
00:23:15 et qui arrivaient avec toute leur passé d'acteur de théâtre,
00:23:20 forcément c'est peut-être différent de ceux qui aujourd'hui étaient,
00:23:24 ou en tout cas hier étaient sur la scène.
00:23:27 Vous aviez Mme Manac, très bonne, excellente actrice.
00:23:31 Mais en même temps, voilà, c'est transit.
00:23:34 Nous sommes avec Sarah Salman,
00:23:43 se protéger c'est gagner, l'indispensable manuel de self-défense et survie juridique.
00:23:47 On en parlera tout à l'heure, mais on parlera peut-être d'autres choses avec vous,
00:23:50 puisque vous avez un regard sur l'actualité.
00:23:53 Mais c'est vrai que par exemple, la présence des squatteurs,
00:23:55 des jouets, des pièges, des arnaques en ligne, des fake news,
00:23:57 le scandale Garrido-Corbière,
00:23:59 une violence virtuelle cachée derrière un pseudo, etc.
00:24:01 Vous vous permettez aux uns et aux autres de se défendre face à ce genre de choses.
00:24:05 De se défendre, parce qu'on a quand même un laxisme judiciaire.
00:24:07 Donc je donne aussi des gestes de prévention pour savoir comment faire,
00:24:10 aussi, et donner le droit accessible à tous, avec des conseils effectivement pratiques.
00:24:14 Et vous êtes évidemment avocate, comme le montre cette belle couverture.
00:24:18 Soumaya Labidi nous rappelle les titres du jour.
00:24:22 Cette information c'est news.
00:24:26 Pour commencer, Pierre Palmat devrait quitter l'hôpital Paul Brousse de Villejuif,
00:24:30 aujourd'hui, pour entrer dans une structure médicale où ses soins vont se poursuivre.
00:24:34 Pour rappel, le 10 février dernier, sur une route départementale de Seine-et-Marne,
00:24:38 il conduisait une voiture qui a percuté un véhicule venant en face.
00:24:42 L'accident avait fait trois blessés graves.
00:24:45 Une vente aux enchères de biens saisis est organisée à Paris.
00:24:48 Voiture, montre, vêtements de luxe, au total 277 lots saisis.
00:24:52 Dans des affaires de trafic, de stupéfiants vont être mis aux enchères.
00:24:56 Une vente aux enchères en présence du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti,
00:25:00 et qui débutera dès 13h30.
00:25:03 Plus de transparence sur vos impôts, c'est ce que propose Gabriel Etatal,
00:25:07 grâce à l'opération "N'avoir plus pour mes impôts".
00:25:10 Il s'agit d'une consultation pour que chaque Français puisse dire
00:25:13 comment il souhaite que l'argent issu de ses impôts soit dépensé par l'État.
00:25:17 Une consultation qui se fera via une plateforme et qui devrait être lancée d'ici un mois.
00:25:22 - Je regardais les messages durant la pause, et c'est vrai qu'il y a une chose
00:25:26 dont on n'a pas parlé sur l'intervention de Mme Rima Abdul-Malak,
00:25:30 c'est que le micro est là.
00:25:32 Donc on peut imaginer que la séquence, elle savait...
00:25:36 - On l'a dit. - Vous l'avez dit ?
00:25:38 - Ah ben oui, c'est la première chose qui m'a frappé.
00:25:40 - Oui, bien sûr, c'est-à-dire qu'elle, sans doute, avait-elle anticipé,
00:25:43 mais c'est habile de sa part, en disant "voilà, si moi je suis interpellé,
00:25:46 je répondrai et donnez-moi un micro".
00:25:48 Elle a raison d'ailleurs de faire ça.
00:25:50 - C'était pas très difficile à anticiper, puisque chaque soirée...
00:25:54 - Oui, mais personne ne l'avait jamais fait.
00:25:56 - Vous croyez qu'elle ferait quelque chose de pertinent ?
00:25:59 C'est vrai qu'on peut le souligner ?
00:26:01 - Oui, mais écoutez, c'est l'honnêteté intellectuelle qui nous guide.
00:26:04 - Oui, donc pour une fois qu'elle fait quelque chose de pertinent,
00:26:06 on se l'ignore. - Donc voilà, il n'y a pas de pari qui brille.
00:26:08 - A contrario, mon cher Pascal, vous ne pouvez pas demander
00:26:10 à un ministre qui descend du TGV d'avoir un mégaphone dans ses bagages.
00:26:13 - Mais on ne l'a pas dit déjà tout à l'heure ?
00:26:15 - Oui, si je vous l'ai dit, vous l'avez dit.
00:26:17 - On l'a dit, je crois. - Oui, mais vous n'avez pas compris, je crois.
00:26:20 Puisque vous relevez maintenant que les gens vous envoient...
00:26:23 - Il y avait un micro. - Il faut vous écrire,
00:26:25 il faut vous envoyer des SMS.
00:26:27 - Je ne suis pas ici, mais vraiment...
00:26:29 - De bien connaître la situation de Mayotte, je peux donner un élément personnel
00:26:32 de votre vie, si j'ose dire ? - Non.
00:26:34 - Non ? Bon, d'accord. - Voilà.
00:26:36 - Non, mais vous connaissez bien Mayotte. - J'ai beaucoup Mayotte, j'y suis allé.
00:26:38 - Non, mais voilà, vous y allez souvent, vous avez de la famille à Mayotte,
00:26:41 on peut le dire, voilà, ce qui vous permet d'avoir un regard peut-être différent.
00:26:44 Moi, je ne suis jamais allé à Mayotte, donc je ne connais pas aussi bien...
00:26:47 - Mais vous voyez, c'est le paradis. - Oui, bien sûr.
00:26:49 - C'est très beau, ça devrait être le paradis.
00:26:51 - Je suis d'accord avec vous. Alors, quoi, je ne suis pas d'accord du tout,
00:26:53 sur ce qui se passe aujourd'hui. Est-ce qu'on peut voir le sujet, simplement,
00:26:56 de ce qui se passe à Mayotte ? Non, me dit Marine Manchon.
00:27:00 - Décidément. - Bon, en revanche, c'est Marine qui décide.
00:27:03 - C'est moi qui pose des questions. - Vous savez, Mayotte, c'est un peu
00:27:06 comme CNews. Alors... - Ah bon ?
00:27:09 - Non, en fait, non, je dis des bêtises. - Oui, c'est vrai.
00:27:11 - Il y a une phrase d'Aimé Césaire qui dit, grosso modo, que vivre dans un paradis raté,
00:27:17 quand le sujet n'est pas là, c'est bien pire que vivre en enfer.
00:27:21 Vous parlez de la Martinique, évidemment, Aimé Césaire,
00:27:23 mais c'est exactement ce qui se passe à Mayotte.
00:27:26 C'est un paradis raté, c'est un pays extraordinaire.
00:27:29 Ça devrait être vraiment une sorte de bijou, Mayotte.
00:27:32 Tout pousse... - Oui, mais on peut parler de ça,
00:27:34 on peut dire ça de beaucoup de pays, on peut dire ça du Liban...
00:27:36 - Non, non, non, non, non... - La Corée du Nord. - Non, non, mais c'est le plus beau lagon du monde.
00:27:41 C'est extraordinaire, c'est bien mieux que Seychelles.
00:27:44 - Bon, alors, l'opération Wambuchu, nous sommes d'accord, voilà, je le dis...
00:27:50 - Parlez le maorais, quoi. - Voilà, elle est en place.
00:27:53 Je voudrais qu'on écoute Michel Onfray, hier, qui était chez Laurence Ferrari,
00:27:58 qui n'est pas d'accord avec ce qui se passe aujourd'hui et qui explique pourquoi.
00:28:03 Ecoutez-le.
00:28:04 - C'est minable, ce qui se passe là-bas, ce que l'ont fait Darmanin et Macron.
00:28:08 C'est vraiment fort avec les faibles et faibles avec les forts.
00:28:10 Quand je vois ces gens qu'on va sortir de chez eux en disant "vous avez vu les tôles, etc."
00:28:15 On dit "ah, là, l'État est puissant, il est fort, hein, il va faire quoi, là ?
00:28:20 Il va mettre des gens dehors, des pauvres gens, en disant "on les remet dans des bateaux,
00:28:23 ils vont repartir au comore", mais qu'ils aillent faire ça dans les territoires perdus de la République, là ?
00:28:27 Qu'on aille dans les endroits où ils risqueraient de se faire accueillir avec des kalachnikovs
00:28:31 ou avec des coups et des violences.
00:28:33 - Mais c'est le cas à Mayotte, hein.
00:28:35 - Des kalachnikovs ?
00:28:36 - Non, mais en tout cas, des coups et des violences, oui.
00:28:38 Les policiers et les gendarmes sont attaqués.
00:28:40 - D'accord, mais c'est pas exactement la même chose.
00:28:42 Il y a des territoires perdus de la République un peu partout dans les villes françaises, là.
00:28:45 C'est ici, moi, que j'aimerais voir l'État restaurer son ordre.
00:28:48 Alors c'est facile d'être, justement, avec des gens simples, modestes, pauvres et paumés,
00:28:52 de dire "on va envoyer la force militaire, la soldatesque,
00:28:56 et on va rouler ses muscles, là, pour montrer que..."
00:28:59 Moi, j'ai un peu honte, quand je vois des croix, là, sur des maisons,
00:29:01 en disant "il faut y aller", etc.
00:29:03 J'ai vraiment un peu honte, c'est pas ça, la République.
00:29:05 Je pense aussi que c'est une façon de faire diversion, en disant
00:29:07 "bon, maintenant, vous allez m'envoyer un certain nombre de gros sujets,
00:29:09 il faut que les journalistes tournent la caméra,
00:29:11 là, le problème des retraites, il faut que ça change, il faut qu'on tourne,
00:29:14 allez, hop, on braque là-dessus, et on va là-bas, et on dit..."
00:29:16 Alors, c'est assez consensuel, l'idée qu'on puisse taper sur des Comoriens sans-papiers
00:29:20 au profit de gens de Mayotte, dont on se moque éperdument depuis très longtemps.
00:29:24 Ça fait très longtemps qu'ils sont dans cette configuration-là.
00:29:27 Et pourquoi, d'un seul coup, la République est bonne fille ?
00:29:29 Si ce n'est pour des raisons médiatiques, pour détourner l'intérêt des gens,
00:29:32 pour détourner le regard des journalistes,
00:29:34 et pour faire de telle sorte qu'on puisse dire "ah, on est en train de restaurer la République".
00:29:37 C'est pas ici qu'on commence à restaurer la République.
00:29:40 Mais le peuple français n'est pas idiot.
00:29:42 Bon, l'opération est-elle splendue ?
00:29:44 Il a largement raison, hein.
00:29:46 Mais ce qu'il dit pas, peut-être parce que...
00:29:49 C'était pas encore l'heure du bilan, d'un premier bilan,
00:29:52 mais c'est que, décidément, ce ministre d'Armanin n'a pas de chance.
00:29:55 Il a la scoum, ce type-là.
00:29:57 Parce qu'il n'y a pas de supporters anglais à Mayotte,
00:29:59 mais d'abord, l'évacuation des bidonvilles,
00:30:03 c'est terminé, puisque un juge a décidé
00:30:08 qu'il fallait écouter les protestations des associations sur place,
00:30:12 d'associations sur place, qu'il y a.
00:30:14 Et donc, tout est suspendu par décision de justice.
00:30:16 Première chose.
00:30:17 - Ce n'est pas la responsabilité de Gérard Darmanin.
00:30:19 Ce qu'il dit souvent, d'ailleurs, c'est qu'il y a un état de droit...
00:30:21 - Il n'a pas de chance.
00:30:22 - Il a tout de suite demandé aux préfets de faire appel.
00:30:24 - Il n'a pas de chance.
00:30:25 Quand il monte un grand spectacle, c'est la troisième fois, ça capote.
00:30:30 Et Waumguchu, ce beau mot maorais que vous citiez,
00:30:33 ça veut dire donc "reprise".
00:30:35 Oui, mais sauf qu'il n'y a pas de Waumguchu
00:30:38 si les Comoriens ne reprennent pas leur compétence.
00:30:41 Or, le premier bateau qui est arrivé en juin a été refoulé.
00:30:47 Il devait y en avoir trois par jour.
00:30:49 - Estelle Lusufa, que vous allez...
00:30:51 - Est-ce que ce n'était pas prévisible que le ministre de l'Intérieur comorien...
00:30:55 - Mais il y a un accord qui date de 2019.
00:30:58 - Évidemment que c'était prévisible.
00:30:59 - 70... 60... Tous les jours que Dieu fait.
00:31:02 Quand vous allez à Mayotte, la première chose que vous voyez,
00:31:05 c'est les gendarmes et les policiers en tenue...
00:31:10 Ils roulent un peu des mécaniques en tenue Léopard,
00:31:13 qui patrouillent et qui montent des souricières un peu partout.
00:31:16 À l'arrivée du bateau, sur les routes, etc.
00:31:18 Ils montent des souricières et ils chopent tous les jours 70 pour les gendarmes,
00:31:22 10 pour la police, 80 migrants sans papier qu'ils renvoient à Mayotte.
00:31:28 Alors, ils en chopent 80, c'est beaucoup, c'est énorme,
00:31:31 par rapport à ce qui se fait dans la métropole.
00:31:33 80, mais il y en a 300 qui arrivent.
00:31:36 Donc, c'est un peu moins d'un quart, semble-t-il, de migrants qui sont...
00:31:43 Ils les renvoient et les Comoriens les acceptent.
00:31:46 C'est ça l'accord de 2019.
00:31:48 Ils les acceptent en échange de quoi ?
00:31:49 On donne 150 millions d'euros par an au budget comorien.
00:31:52 - Écoutons Estelle Youssoufa, que vous avez connue,
00:31:54 puisqu'elle était journaliste, elle était d'ailleurs à LCI,
00:31:56 dans votre service, je crois, à l'époque.
00:31:57 - Tout à fait.
00:31:58 - Et elle est aujourd'hui députée...
00:32:00 - Le journalisme mène à tout. Vous pouvez espérer.
00:32:04 - À condition d'en sortir.
00:32:07 - Un jour, un peut-être.
00:32:09 - Un autre jour, une autre chance.
00:32:11 - Il y a pas mal d'anciens journalistes à l'Assemblée nationale.
00:32:15 - Vous serez très bien.
00:32:17 - Non, je n'ai pas vocation à cela.
00:32:20 Écoutons Estelle Youssoufa.
00:32:23 - Cette opération, elle se fait à la demande des élus et de la population.
00:32:29 Nous, on estime que notre département est au bord du point de bascule.
00:32:34 Si rien n'est fait, non seulement ce sera la guerre civile,
00:32:38 mais en fait, on aura perdu complètement le contrôle de la situation.
00:32:41 Écoutez, vous avez plus de la moitié de la population qui est étrangère,
00:32:43 en grande partie comorienne, avec un voisin comorien qui revendique Mayotte.
00:32:46 Ce n'est pas des personnes qui adhèrent au principe de la République qui le contestent.
00:32:50 Et en plus, on est en train d'avoir permis le développement d'une économie clandestine,
00:32:55 d'un trafic humain qui génère des dizaines de millions d'euros.
00:32:59 Et maintenant, ces trafiquants sont face aux forces de l'ordre
00:33:02 qui manipulent des mineurs, qui ne sont pas des enfants de cœur.
00:33:06 Ils sont entre 10 et 20 ans armés de machettes, de cailloux.
00:33:10 Ils blessent des dizaines de forces de l'ordre chaque mois.
00:33:13 Et vraiment, je l'ai entendu ces derniers jours, elle est excellente
00:33:16 et elle dit les choses avec beaucoup de clarté et de précision.
00:33:20 Vous vouliez dire quelque chose peut-être pour conclure sur ce que disait Michel Onfray,
00:33:25 vous ne partagez pas magnifiquement.
00:33:26 Non, je trouve que je suis assez effaré par son discours.
00:33:29 Ce qui se passe à Mayotte est absolument épouvantable.
00:33:32 Ce que vivent les gens là-bas est absolument incroyable, une insécurité totale.
00:33:36 Et à coup de machette, ce n'est pas des vols à la tire.
00:33:39 C'est d'une violence terrible avec maintenant la population qui commence à s'organiser en milice.
00:33:43 C'est-à-dire que là, on sort des règles.
00:33:46 Et donc ?
00:33:47 Et donc, qu'on le veuille ou non, il était grand temps de mener cette opération.
00:33:52 Mais opération qui quand même...
00:33:53 Il ne dit pas le contraire.
00:33:55 Il dit qu'il voudrait qu'il y ait une façon de ne pas parler des retraites, etc.
00:33:59 On peut toujours dire ça, mais dans ce cas-là, on ne fait plus rien.
00:34:01 Parce que dès qu'on fera quelque chose, on dira ça pour ne plus parler des retraites.
00:34:04 Le problème de Mayotte est un problème qui est vraiment d'une très grave intensité aujourd'hui.
00:34:09 Il est grand temps de faire quelque chose.
00:34:11 En plus, il est quand même prévu que tous les gens dont on détruit les bidonvilles, on les reloge.
00:34:15 Tous les gens qui ont le droit d'être en France.
00:34:18 Et qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ?
00:34:21 Je ne comprends pas le débat.
00:34:22 Il dit simplement que c'est deux poids, deux mesures.
00:34:24 Que ce qu'on fait là-bas, on pourrait le faire dans d'autres territoires de la République.
00:34:29 On ne peut pas comparer ce qui se passe à Mayotte, fort heureusement, avec ce qui se passe en métropole.
00:34:35 Ah bon ?
00:34:36 Parce que les faits ne sont pas du tout les mêmes.
00:34:38 Ah bon ?
00:34:39 Vous savez très bien que ce n'est pas du tout la même intensité.
00:34:42 Ce n'est pas du tout la même chose.
00:34:44 Mais c'est pas du tout.
00:34:45 On n'est pas encore...
00:34:46 Et la situation géographique de Mayotte n'est pas celle de la métropole.
00:34:49 Mayotte, la moitié de la population, c'est des gens qui sont déjà engagés dans la moitié de ce projet.
00:34:53 Charlotte, Charlotte, et après on change de sujet.
00:34:55 Charlotte, Charlotte.
00:34:57 D'abord, on n'est peut-être pas obligés d'atteindre le paroxysme de l'intensité, comme vous dites, pour réagir.
00:35:02 C'est la première chose.
00:35:03 Il y a des quartiers dans lesquels les gens vivent exactement le même genre d'angoisse.
00:35:07 Quand ils sortent de chez eux, on en parle souvent.
00:35:09 Et ces gens-là n'ont pas de raison d'être plus abandonnés que les habitants de Mayotte.
00:35:13 Et enfin, je reprends ce que disait Vincent tout à l'heure, parce que ça me paraît vraiment le point central.
00:35:19 Ici, quand on parle des dispositions qui sont aujourd'hui prises à Mayotte, tout le monde va sur un terrain moral.
00:35:25 Il n'est pas possible de faire ça, c'est amoral, c'est impossible.
00:35:28 A Mayotte, ça devient moral, c'est magnifique.
00:35:30 Donc à Mayotte, c'est possible de le faire.
00:35:32 Et ici, c'est absolument impossible.
00:35:34 Et bien c'est insupportable en fait.
00:35:36 Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:35:38 Dans l'actualité, également, je voulais vous montrer les médecins, parce qu'ils sont mécontents, ils ont raison, on les prend vraiment pour des imbéciles.
00:35:44 Neuf années d'études, neuf années d'études, 1,50€ d'augmentation.
00:35:49 Et j'ai appris quelque chose qui m'a franchement, que je trouve incroyable.
00:35:52 C'est que, dans les médecins, il y a des gens qui sont vraiment incroyables.
00:35:56 Et c'est un vrai exemple.
00:35:58 C'est un vrai exemple.
00:35:59 Et c'est un vrai exemple.
00:36:00 Et c'est un vrai exemple.
00:36:01 Et c'est un vrai exemple.
00:36:02 Et c'est un vrai exemple.
00:36:03 Et c'est un vrai exemple.
00:36:04 Et c'est un vrai exemple.
00:36:05 Et c'est un vrai exemple.
00:36:06 Et c'est un vrai exemple.
00:36:07 Et c'est un vrai exemple.
00:36:08 Et c'est un vrai exemple.
00:36:09 Et c'est un vrai exemple.
00:36:10 Et c'est un vrai exemple.
00:36:11 Et c'est un vrai exemple.
00:36:12 Et c'est un vrai exemple.
00:36:13 Et c'est un vrai exemple.
00:36:14 Et c'est un vrai exemple.
00:36:15 Et c'est un vrai exemple.
00:36:16 Je ne sais pas, celui qui a pondu ce règlement, donc ça pose un vrai problème.
00:36:23 Parce qu'il y a des gosses qui sont, évidemment, qui hésitent d'ailleurs à entrer en médecine.
00:36:27 Parce qu'ils font d'abord des prépas, parfois, avant.
00:36:32 Je trouve que c'est absolument incroyable.
00:36:34 On peut rater sa première année.
00:36:36 Bon, Jean-Paul Hamon, en tout cas, sur 1,50€, ça va passer à 26,50€.
00:36:41 Écoutez ce qu'il dit, parce qu'il n'est pas content, il a bien raison.
00:36:43 Sincèrement, le système de santé est à la rue.
00:36:46 Les urgences continueront d'être débordées si la médecine de ville continue de se désertifier comme elle se désertifie actuellement.
00:36:53 On a vu que les députés ont voté à l'unanimité la loi RISTE, qui va aggraver la désertification.
00:37:00 Et on voit actuellement toutes les urgences en train de fermer les unes après les autres, soit le soir, soit le week-end.
00:37:07 Maintenant, il y en a une de plus tous les jours.
00:37:10 Donc franchement, il serait temps que le gouvernement prenne conscience que le système de santé français est à la rue.
00:37:16 Ils sont en train de le détruire, et encore plus rapidement que les 20 dernières années.
00:37:21 Tous les messages que j'ai depuis qu'on a appris la nouvelle, les médecins sont vraiment très, très, très en colère.
00:37:29 Et je pense que ça ne va pas rester comme ça.
00:37:33 Ce qui est incroyable, c'est d'entendre des professionnels de quelque milieu que ce soit,
00:37:37 je me tourne vers vous puisque vous êtes avocat, qui t'expliquent que tous les systèmes sont à la rue.
00:37:41 C'est-à-dire que le système de médecine, à la rue.
00:37:43 Le système de l'école, à la rue.
00:37:45 Le système judiciaire, ça vous concerne, à la rue, je rappelle que vous êtes avocat.
00:37:48 Mais en fait, qu'est-ce qui marche ?
00:37:50 Tout est à la rue dans ce pays.
00:37:52 En tant qu'avocat, je paye à peu près 50% de charges.
00:37:54 Mais je ne sais pas pourquoi je paye finalement, parce que la justice ne fonctionne pas.
00:37:58 Vous avez une date d'audience, l'autre fois j'ai pris une date d'audience début 2024.
00:38:02 Où va-t-on ? Vous demandez quelque chose, vous ne l'avez pas tout de suite.
00:38:06 Vous arrivez à 16h25.
00:38:08 Début 2024, j'ai envie de dire, c'est dans 6 mois.
00:38:10 À la limite, je ne suis même pas surpris.
00:38:12 Là, je vous dis un exemple où ça va encore.
00:38:14 Parfois, c'est encore plus loin.
00:38:16 Rien ne va. Alors 1,50€, c'est l'aumône, disons les choses.
00:38:20 Avant, il y a quelques années, on pouvait même cuber.
00:38:22 Vous aviez un certificat médical, donc en plaisance, c'est vrai, mais vous pouviez cuber.
00:38:25 Maintenant, qu'est-ce qui se passe ?
00:38:27 Les gens, quand ils n'ont pas médecine et que c'est une vocation, ils vont à l'étranger.
00:38:30 Purement et simplement. Ils reviennent en France.
00:38:32 C'est incroyable quand même.
00:38:33 Plus de ça nous explique qu'il y a des déserts médicaux et qu'on manque de médecins.
00:38:36 On ne peut plus avoir un médecin.
00:38:37 Et on vous dit qu'on va durcir les conditions pour obtenir médecine.
00:38:40 Alors que je connais beaucoup de gens autour de moi qui ont raté médecine une fois
00:38:43 et qui sont d'excellents médecins.
00:38:45 Mais le président de la République n'a pas dit dans sa dernière allocution
00:38:48 que les urgences allaient être désengorgées dans une certaine de jours.
00:38:54 Il a dit que ça y est.
00:38:55 Aujourd'hui, c'est la visite sur le thème de la santé.
00:38:57 Autre sujet très rapide que je voulais vous faire,
00:39:00 que je voulais vous parler ce matin, c'est la question de la fin de billet
00:39:03 qui anime le débat public.
00:39:05 Mais il y a une nouvelle loi qui pourrait voir le jour
00:39:07 concernant le décès d'un proche.
00:39:09 C'est le sénateur Stéphane Lerudulier qui doit être avec nous, d'ailleurs,
00:39:12 qui est républicain.
00:39:13 Il a déposé une proposition de loi permettant d'allonger le nombre de jours de congés
00:39:17 après le décès d'un proche.
00:39:19 C'est notre confrère Bruce Toussaint qui a, d'une certaine manière,
00:39:22 évoqué ça dans son livre.
00:39:24 Puisque dans son livre qui s'appelle "Heureusement, elle n'a pas souffert",
00:39:29 Bruce Toussaint avait réclamé l'allongement des congés de deuil parental.
00:39:32 Il avait évoqué l'absurdité administrative et les multiples tâches à effectuer
00:39:35 après le décès d'un proche.
00:39:37 On n'a que trois jours.
00:39:38 Alors, généralement, d'ailleurs, ce n'est pas trois jours
00:39:41 parce que les gens prennent quand même des vacances.
00:39:43 Généralement, il y a des conventions collectives.
00:39:46 Il y a une forme de...
00:39:48 Je ne sais pas si le mot "tolérance" s'applique, mais dans l'entreprise...
00:39:51 - Ça dépend des employeurs.
00:39:52 - Pas partout.
00:39:53 - Ça dépend des employeurs.
00:39:54 - Oui, pas partout.
00:39:55 - Non, non, non, ne dit pas ça, pas partout.
00:39:57 - Je trouve que c'est un sujet intéressant.
00:40:00 D'abord, tour de table, vous trouvez que trois jours, par exemple,
00:40:02 vous me dites "oui, non, trois jours, c'est suffisant, pas suffisant".
00:40:05 Faut l'allonger, oui ou non ?
00:40:07 - Non, mais je n'ai pas d'avis très...
00:40:09 - Ah non, non.
00:40:10 - Il ne faut pas l'allonger ?
00:40:11 - Si, il faut l'allonger.
00:40:12 - Il faut l'allonger de cinq jours.
00:40:13 - Non, mais vraiment...
00:40:14 - Pour moi, il faut l'allonger, évidemment.
00:40:16 - Trois jours, vous n'avez pas le temps d'organiser le deuil de votre parent.
00:40:18 - Vous faites toutes les démarches administratives.
00:40:20 - Le deuil...
00:40:21 - C'est une évidence, trois jours, on n'a pas le temps.
00:40:23 - Il faut l'allonger.
00:40:24 - Il n'y a pas le temps d'organiser les obsèques,
00:40:25 de tous les problèmes administratifs.
00:40:27 - C'est ça, c'est autre chose, c'est un autre problème.
00:40:29 Actuellement, à Paris, vous mettez huit jours pour obtenir,
00:40:32 pour arriver à mobiliser les funèbres et porter le circuit.
00:40:35 - Il faut allonger ou pas ?
00:40:37 - Oui.
00:40:38 - Je pense que le deuil, ça dure deux ans.
00:40:39 - Oui, c'est ça.
00:40:40 - L'état de choc, après un vrai deuil qui vous touche dans la parenté immédiate,
00:40:45 c'est deux ans.
00:40:47 Alors, trois jours, je ne sais pas, je connais des gens qui sont prévenus dans le travail.
00:40:50 - Oui, oui.
00:40:51 - Des gens qui sont réfugiés dans le boulot.
00:40:52 - C'est pour ça que c'est difficile.
00:40:53 - Je connais des gens, je ne sais pas, ça me paraît assez artificiel en fait.
00:40:56 - C'est vrai que je reste stricto sensu, c'est dur d'avoir un avis tranché sur le...
00:40:59 - Monsieur Lerue-Dulier, c'est intéressant la position de Vincent Herouet,
00:41:02 parce que c'est vrai que c'est une position intellectuelle,
00:41:05 trois jours, cinq jours, ça ne change pas grand-chose au deuil, à la douleur,
00:41:11 et on ne se remet pas plus en cinq jours, quand d'ailleurs on ne se remet pas,
00:41:14 évidemment, en cinq jours ni en trois jours, de celui qui vient de partir.
00:41:17 Alors après, il y a l'aspect technique administratif qui est autre chose.
00:41:20 Qu'est-ce qui motive pour vous de passer de cinq à trois jours ?
00:41:23 Ou de trois à cinq jours ?
00:41:24 - Déjà, vous l'avez dit, il y a une rupture d'égalité des salariés devant la période de deuil.
00:41:31 Il y a certaines entreprises qui ont des conventions collectives
00:41:34 qui permettent aux salariés d'avoir quatre jours, voire cinq jours de congé par rapport à ce deuil.
00:41:39 Et puis, vous avez des millions d'actifs qui n'ont pas voie à cette démarche
00:41:48 d'avoir une ou deux journées supplémentaires.
00:41:51 C'est la raison pour laquelle moi, je me suis penché un peu sur l'état du droit en la matière.
00:41:56 Je me suis dit, mais notre société n'offre que trois jours à une personne qui vient de perdre un proche.
00:42:01 C'est très peu, vous l'avez dit, dans le cadre de démarches administratives.
00:42:05 Ça prend du temps pour régler la succession, pour également faire les démarches au niveau des pensionnaires.
00:42:11 Et quand je vois que certaines personnes sont obligées, dans l'obligation,
00:42:16 de poser des jours de congé supplémentaires pour assister aux obsèques de leur père ou de leur mère,
00:42:22 je trouve ça, le message qui est envoyé par rapport à la mort vis-à-vis de ces gens
00:42:28 qui subissent de plein fouet ce choc psychologique, est un mauvais message.
00:42:33 Vous avez regardé, j'imagine, dans le monde entier, comment ça se passe aux États-Unis, en Europe, le nombre de jours ?
00:42:41 C'est très différent en fonction si vous êtes dans une société libérale ou sociale-démocrate,
00:42:49 mais en moyenne, c'est cinq jours sur l'ensemble des pays.
00:42:52 Donc on est plutôt faible. Il y a plutôt moins de jours pour nous qu'ailleurs.
00:42:57 Et quand vous regardez notamment sur ce qu'on a donné pour les congés parentaux,
00:43:02 alors il n'y a pas d'hierarchie, on donne quinze jours pour la naissance d'un enfant,
00:43:07 on est incapable de donner cinq jours pour le deuil.
00:43:12 Alors c'est vrai que le choc psychologique, le deuil, c'est des semaines, des années,
00:43:18 ça dépend aussi comment réagit la personne, mais à un moment donné,
00:43:22 où on parle de la convention de fin de vie ou du suicide assisté,
00:43:26 je me dis mais il ne faut pas oublier non plus ceux qui restent, ceux qui vont vivre avec le deuil.
00:43:31 Et puis ça peut être aussi un message d'apaisement de la société
00:43:35 par ces petits gestes que le législateur peut porter.
00:43:38 On demande beaucoup d'efforts en ce moment aux Français de travailler davantage.
00:43:42 Eh bien c'est aussi bien d'accompagner ces Français lorsqu'ils…
00:43:46 Je vous remercie beaucoup, monsieur Le Rue-du-Liez, vous êtes député des Républicains, il en reste encore…
00:43:52 Sénateur.
00:43:53 Sénateur, pardonnez-moi, des Républicains.
00:43:56 Et merci d'être intervenu sur notre antenne ce matin.
00:43:59 On va marquer une pause, non sans saluer Sarah Salman, se protéger c'est gagné.
00:44:04 C'est quoi, c'est un côté Julien Courbet que vous avez, d'aider les uns les autres ?
00:44:09 Julien Courbet qu'on embrasse, c'est un côté un petit peu Julien Courbet,
00:44:12 c'est-à-dire réponse cash à des questions cash qu'on n'ose pas forcément poser.
00:44:16 Et j'ai voulu être dans le concret et pas faire un guide théorique où personne ne comprend rien,
00:44:20 donc être vraiment dans la réalité des choses.
00:44:22 Alors par exemple un squatter est généralement une personne qui s'introduit par effraction
00:44:25 dans un appartement qui n'est pas le sien et s'y installe.
00:44:27 Du point de vue des propriétaires, la situation est naturellement inacceptable.
00:44:30 Et vous donnez quoi ? Vous donnez des solutions ?
00:44:32 Je donne des conseils pratiques qui sont dans le livre,
00:44:34 parce qu'on fait primer le droit au logement sur le droit de propriété.
00:44:36 Ça veut dire que si vous squattez mon logement et que vous m'expulsez,
00:44:39 vous risquez beaucoup plus que si moi je squatte.
00:44:41 Et si vous me mettez au tribunal et que je squatte, je suis insolvable.
00:44:45 Et une fois que vous obtenez la décision en vertu de la loi Dallot,
00:44:48 comment vous faites pour m'expulser ?
00:44:49 Donc ça j'explique vraiment des gestes de prévention, comment faire,
00:44:52 parce que sinon la justice malheureusement n'est pas forcément de votre côté.
00:44:55 Par exemple à Nantes, on a eu un cas la semaine dernière,
00:44:58 le préfet attend la décision du tribunal d'instance.
00:45:03 On va attendre longtemps ?
00:45:04 Non, le 3 mai je crois.
00:45:06 C'est ça de perdu pour le locataire.
00:45:08 Et le propriétaire il est à l'hôpital parce qu'il a fait une attaque cardiaque.
00:45:10 Moi je connais même l'attente d'une de mes clientes
00:45:13 qui a fini presque SDF à être hébergée par quelqu'un d'autre.
00:45:16 Et je vais vous parler d'un arrêt de la Cour de cassation qui m'a beaucoup marqué.
00:45:19 L'affaire de squatteurs c'est un truc.
00:45:21 Non mais il y a un propriétaire, c'est un arrêt de la Cour de cassation de 2022.
00:45:24 Donc c'est récent.
00:45:25 Le propriétaire n'a pas fait les réparations nécessaires du logement.
00:45:28 Le locataire sans titre l'a attaqué.
00:45:30 Et le propriétaire a été condamné à verser des dommages intérêts.
00:45:33 Alors qu'il était squatteur.
00:45:34 Parce qu'il n'avait pas refait le ballon.
00:45:36 Alors ça j'en parle dans mon livre.
00:45:38 Je parle aussi des questions plus terre à terre.
00:45:40 Après si vous voulez je peux en parler après la pub si vous préférez.
00:45:43 Ah non j'ai cru que vous vouliez marquer une pub.
00:45:45 Ah non mais franchement vous connaissez les codes de la télévision.
00:45:48 Je vous en remercie, ce n'est pas le cas de tout le monde.
00:45:51 J'en fais quand même régulièrement.
00:45:53 Je vous en prie.
00:45:54 Je vous remercie de m'avoir invité.
00:45:55 Mais je vous en prie.
00:45:56 Parce que ce n'est pas quotidien qu'il aurait fait.
00:45:58 D'ailleurs je ne l'aurais pas envoyé mon livre pour des raisons écologiques.
00:46:01 Bien sûr, mais ils sont en vacances donc ça nous enferme en même temps.
00:46:04 Donc tout va bien.
00:46:06 On va marquer une pause et nous parlerons des rodéos urbains.
00:46:11 Parce que ça aussi ça fait partie des choses qui peuvent nous étonner.
00:46:14 D'une vente aux enchères.
00:46:16 Est-ce qu'on est déjà en direct ?
00:46:17 La vente aux enchères ça c'est formidable.
00:46:19 La vente aux enchères de Lamborghini, de Rolex qui ont appartenu à des bandits
00:46:24 et qui peuvent être achetés aujourd'hui par le commun des mortels.
00:46:27 Et puis du génocide arménien.
00:46:29 On va évoquer le génocide arménien dans une seconde.
00:46:32 Parce que ça c'est un sujet je sais qui touche beaucoup des téléspectateurs qui nous écoutent.
00:46:37 Et on va recevoir M. Claude Mutafian qui est mathématicien mais qui est également historien
00:46:42 et qui nous dira quelques mots sur le génocide arménien.
00:46:46 C'était hier le triste anniversaire 24 avril 1915 comme vous le savez.
00:46:50 A tout de suite.
00:46:51 Il est 9h59.
00:46:56 Vraiment je salue M. Claude Mutafian qui est avec nous.
00:47:00 Bonjour.
00:47:01 Bonjour.
00:47:02 A l'origine vous êtes mathématicien.
00:47:04 Oui.
00:47:05 Et après vous êtes devenu historien.
00:47:06 Voilà.
00:47:07 Et historien de l'Arménie.
00:47:10 Disons du Proche-Orient.
00:47:12 Et aussi forcément du génocide arménien dont on commémorait hier.
00:47:18 C'est le début du génocide le 24 avril.
00:47:22 C'est une date symbolique le 24 avril.
00:47:25 Il y a 2 millions d'Arméniens, 1,5 millions d'Arméniens qui sont tués.
00:47:29 1,5 millions.
00:47:30 Et vous vous symbolisez cette histoire puisque vos parents sont rescapés.
00:47:33 Ils sont arrivés en France.
00:47:35 Ils sont arrivés où ?
00:47:36 Ils sont arrivés en… Ma mère est arrivée directement en France vers 1925 par là.
00:47:44 Mon père lui est passé par l'Italie et puis après il s'est installé en France parce qu'il épousait ma mère.
00:47:50 Et vous êtes évidemment né, vous venez en France.
00:47:52 Moi je suis né en France.
00:47:53 Il y a beaucoup d'Arméniens aujourd'hui et c'est ce souvenir-là, cette histoire-là qu'on voulait ce matin évoquer.
00:48:01 Somaya Labidi nous rappelle les titres du jour.
00:48:04 L'évacuation des ressortissants français du Soudan au cœur du Conseil de défense qui se tient ce matin à l'Elysée.
00:48:13 Emmanuel Macron a annoncé que 538 personnes dont 209 français ont été évacués grâce à des rotations aériennes entre Khartoum et Djibouti menées depuis dimanche.
00:48:23 Par ailleurs, le président précise que le commando des forces spéciales qui a été blessé durant l'opération est maintenant stabilisé.
00:48:31 Vers un service national universel mais uniquement dans certains départements, Emmanuel Macron souhaite une montée progressive du SNU
00:48:39 mais sans le rendre obligatoire dans tout le pays du jour au lendemain car le défi logistique ne le permettrait pas.
00:48:45 Par ailleurs, il précise qu'il faut passer par la loi pour le rendre obligatoire mais avant, il faut finaliser la concertation.
00:48:51 Inauguré en 1973, le périphérique de Paris souffle ses 50 bougies.
00:48:57 Faire le tour de Paris plutôt que de la traverser, c'était le principal objectif du boulevard périphérique.
00:49:03 Les 35 km de goudron qui couronnent la capitale ont nécessité 17 ans de travaux.
00:49:09 Vu tantôt comme une frontière, tantôt comme une passerelle, le périph' assure à lui seul un quart des déplacements des parisiens.
00:49:16 "Justement, j'aime bien voir des images d'archives et on a retrouvé cet archive que je vais vous montrer.
00:49:22 Et je le dis pour Marine Lenson, on ne va pas écouter toute l'archive, on s'arrêtera vers 1 minute 10, 1 minute 15.
00:49:28 C'est Jean-Michel Desjeunes, qui était un journaliste que vous avez peut-être connu, Jean-Michel Desjeunes,
00:49:33 qui était un des plus doués de sa génération disait-on à l'époque, dans les années 70.
00:49:38 C'est lui qui présente ce journal en 1973 et qui est Premier ministre ?
00:49:42 C'est Pierre Messmer, compagnon de la Libération, je vous le rappelle.
00:49:46 Et il n'était pas n'importe qui.
00:49:50 Et donc Premier ministre et qui annonce le dernier tronçon du périphérique.
00:49:58 Écoutez cette archive parce qu'elle est étonnante.
00:50:00 "Pour beaucoup d'automobilistes de Paris ou de la région parisienne, c'était en effet aujourd'hui une inauguration,
00:50:06 puisqu'il est possible depuis ce matin de faire le tour de Paris, même plusieurs fois consécutives,
00:50:10 sans rencontrer un seul feu rouge grâce à ce boulevard périphérique,
00:50:13 dont le Premier ministre, M. Messmer a officiellement inauguré ce matin le dernier tronçon ouvert à la circulation
00:50:18 de la Porte Maillot à la Porte Danière."
00:50:22 Clac, un coup de ciseau dans un ruban et voilà, le cercle est fermé.
00:50:26 Le périphérique au complet, 17 ans après le premier coup de pioche.
00:50:30 Ce matin 9h, le Premier ministre et Mme de Hauteclocque, présidente du Conseil de Paris,
00:50:34 parcourent en autocar les trois derniers kilomètres Porte Maillot-Porte Danière
00:50:38 avec plusieurs ministres, des élus parisiens, sauf les représentants communistes
00:50:42 qui se sont abstenus pour protester contre les conditions de construction du boulevard.
00:50:48 Depuis ce matin, les automobilistes peuvent faire le tour de Paris sans feu rouge.
00:50:55 "La raison d'être de ce boulevard périphérique est d'améliorer la circulation dans la région parisienne
00:51:01 et en particulier aux limites de Paris.
00:51:05 Cet objectif est déjà largement réalisé.
00:51:10 C'est aussi un succès du point de vue de la sécurité,
00:51:15 puisque sur ce boulevard périphérique qui connaît encore trop d'accidents,
00:51:20 car il y a toujours trop d'accidents, toutes choses égales d'ailleurs,
00:51:24 la sécurité est néanmoins meilleure que sur d'autres voies du même style."
00:51:30 Bon voilà donc Pierre Messmer.
00:51:34 C'est toujours intéressant d'écouter les images d'archives,
00:51:37 parce que déjà les communistes, vous avez vu, n'étaient pas présents
00:51:40 parce qu'ils n'étaient pas contents des conditions de réalisation du périph.
00:51:44 C'est un autre parti communiste.
00:51:47 Ce qui est fascinant, c'est que Pierre Messmer parle comme de Gaulle.
00:51:50 Il a le même phrasé, il a la même façon de se tenir.
00:51:53 Vous avez remarqué le mimétisme ? C'est un sacré bonhomme pourtant.
00:51:56 Birak M. Il était à Birak M.
00:51:59 Oui, sur quel quai ? Je ne sais plus qui.
00:52:03 Bon, on évoquera évidemment le sujet de l'Arménie,
00:52:08 mais je veux qu'on voit d'abord la vie parfois au quotidien
00:52:13 et de ce qui se passe en France, et notamment cette image du rodéo urbain
00:52:17 que vous avez sans doute vu à Nantes.
00:52:19 Et que faut-il faire justement ? Est-ce qu'il faut changer les lois ?
00:52:22 Vous avez vu ces motos qui entrent dans un centre commercial,
00:52:25 qui prennent l'escalateur.
00:52:27 Vous voyez le sujet de Thomas Bonnet et on en parle ensemble.
00:52:31 Les rodéos urbains s'enchaînent et se ressemblent.
00:52:34 Dernière en date, vendredi, aux alentours de 17h,
00:52:37 trois engins motorisés font irruption dans ce centre commercial situé au nord de Nantes.
00:52:41 Un nouveau rodéo filmé par l'un des protagonistes est diffusé sur les réseaux sociaux.
00:52:46 Les motards empruntent même les tapis roulants utilisés habituellement par les clients.
00:52:51 Ces commerçantes témoignent anonymement de leur stupéfaction face à cette scène.
00:52:55 En fait, on est tous restés un peu abasourdis, choqués.
00:52:59 On s'est demandé ce qui se passait.
00:53:01 J'ai vu mes collègues également qui étaient stupéfaits.
00:53:05 On s'est demandé où allait le monde quand on aura tout vu.
00:53:07 Ça aurait pu être dangereux si quelqu'un sortait d'une boutique.
00:53:10 Ça aurait été dangereux.
00:53:11 Ou les enfants, parce qu'actuellement il y a tous les jeux des enfants.
00:53:14 Donc un enfant aurait pu traverser au même moment où les motos passaient.
00:53:18 Frédéric Déguerre, secrétaire national délégué unité SGP Police,
00:53:22 évoque un effet de mode et un appel au ministère de l'Intérieur.
00:53:25 On augmente nos missions mais on n'augmente pas nos effectifs.
00:53:28 Si on a des missions qui nous faut des effectifs,
00:53:30 on ne pourrait même pas se permettre de les poursuivre.
00:53:33 Parce que si on les poursuit, ils vont prendre des risques inconsidérés.
00:53:36 Les images des caméras de vidéosurveillance ont été saisies
00:53:39 dans l'espoir d'identifier les suspects.
00:53:41 Une enquête a été ouverte.
00:53:43 Voilà encore un sujet qu'on prête.
00:53:46 Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:53:47 Je veux rappeler que le Rodeo Urbain, sans circonstances aggravantes,
00:53:51 s'est réprimé d'une peine maximale allant d'un an d'emprisonnement
00:53:53 et 15 000 euros d'amende.
00:53:55 C'est la théorie, en pratique ce sera beaucoup moins.
00:53:57 Depuis le 1er mars 2023, 7 000 verbalisations ont été dressées
00:54:01 selon le ministère de l'Intérieur.
00:54:02 Qu'est-ce qu'on fait si ces jeunes gens, on les prend ?
00:54:05 Ils vont passer en loi ?
00:54:06 On les met en prison ?
00:54:07 Qu'est-ce qu'on fait ?
00:54:09 En tout cas, il y a eu une loi.
00:54:10 Pour le coup, l'État était assez réactif.
00:54:13 Il y a eu une loi en 2018, si je ne me trompe pas.
00:54:16 Et comme vous l'avez rappelé fort justement,
00:54:19 il y a des sanctions qui sont assez élevées, assez sévères.
00:54:22 Oui, mais il y a la théorie.
00:54:23 Ensuite, est-ce que c'est appliqué ?
00:54:24 Oui, mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
00:54:25 Moi, je vous pose une question.
00:54:26 Vous en faites quoi de ces jeunes gens ?
00:54:27 Sérieusement ?
00:54:28 C'est pas les jeunes gens, c'est la destruction des véhicules
00:54:31 dès qu'ils sont préemptés.
00:54:33 Je sais qu'on va dire qu'il faut vérification,
00:54:36 que le véhicule soit bien au bon propriétaire.
00:54:38 Mais tout ça, c'est fake.
00:54:40 C'est fake pourquoi ?
00:54:41 Parce qu'ils échangent eux-mêmes, tout simplement, leurs véhicules
00:54:45 et c'est comme ça qu'ils procèdent.
00:54:47 Donc c'est comme ça que finalement…
00:54:48 Prendre le modèle londonien.
00:54:49 Voilà.
00:54:50 Ou prendre le modèle londonien.
00:54:51 Alors le modèle londonien, c'est plusieurs personnalités politiques.
00:54:54 D'ailleurs, Éric Zemmour, Nadine Morano, Laurent Jolivet
00:54:56 se sont prononcés en faveur du contact tactique.
00:54:58 On va peut-être voir des images de ce qui se passe en Angleterre
00:55:01 qui permet aux policiers de percuter des individus en fuite sur un scooter
00:55:03 afin de faciliter les interpellations.
00:55:05 Je précise quand même que c'est lorsque il y a eu quand même un vol,
00:55:10 par exemple, à l'arraché.
00:55:11 Autrement, tu ne le fais pas.
00:55:12 Ah non.
00:55:13 Oui, sinon on ne peut pas le faire.
00:55:15 Oui, c'est ça.
00:55:16 C'est pas un rodéo sans effraction, si j'ose dire.
00:55:20 Cette pratique a été mise en œuvre à Londres pour lutter contre le phénomène des vols,
00:55:23 donc à l'arraché.
00:55:24 Selon la police londonienne, cette pratique aurait fait chuter de 36%
00:55:26 le nombre de délits en scooter entre 2017 et 2018.
00:55:30 On l'a dit hier, on va le redire aujourd'hui,
00:55:32 c'est toujours délicat si vous commencez à percuter des jeunes gens,
00:55:35 si ce genre de jeunes gens vient d'un quartier difficile,
00:55:38 que le quartier s'enflamme derrière.
00:55:39 En fait, on est dans des situations où il me semble que les meilleures solutions,
00:55:46 c'est une réponse pénale extrêmement forte.
00:55:49 C'est toujours le même problème.
00:55:51 C'est-à-dire que quand vous êtes sur votre moto, que vous avez une cagoule ou un casque,
00:55:53 on vous dit "on va sortir la vidéo de surveillance",
00:55:55 la justice ne peut pas condamner si elle n'identifie pas clairement.
00:55:58 C'est normal.
00:55:59 Et par ailleurs, on ne va pas changer ça,
00:56:01 on peut en prendre un au hasard en disant "tu vas prendre pour les autres
00:56:03 parce que de toute façon on n'a reconnu personne".
00:56:05 Donc le seul moyen, c'est que le risque est d'abord pris par le gars
00:56:08 qui monte sur sa moto, qui va dans le centre commercial.
00:56:11 Il y a trois semaines, il y a une dame de 84 ans qui meurt,
00:56:14 là tout le monde s'en fout.
00:56:16 Un gamin de 4 ans qui meurt, tout le monde s'en fout.
00:56:18 Donc le risque, il est initialement pris par le...
00:56:20 On ne fait pas un rodéo par hasard, ça n'arrive pas.
00:56:23 Donc le risque, il faut qu'il revienne à la personne qui le prend.
00:56:25 C'est une manière de narguer l'autorité.
00:56:28 Mais bien sûr, on devrait parler de ceux qui filment aussi.
00:56:30 Les réseaux sociaux, bien évidemment.
00:56:32 Mais bien sûr, mais c'est narguer, c'est de dire "on est chez nous, on fait ce qu'on veut".
00:56:35 C'est une inversion des valeurs, on ne respecte plus l'autorité.
00:56:37 Mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:56:38 Qu'est-ce qu'on fait ? On met des sanctions.
00:56:40 Il ne faut pas augmenter la sanction, il faut déjà appliquer ce qui existe.
00:56:43 Et vous les mettez en prison ces jeunes gens ?
00:56:45 Oui, en une comparution immédiate, s'ils ont un casier...
00:56:48 Comparition, vous les mettez en prison.
00:56:49 S'ils ont un casier long comme le bras, qu'ils ne se font pas insérer dans la société...
00:56:53 On les arrête avant qu'ils aillent plus loin.
00:56:55 C'est ça.
00:56:56 Et puis on ne diffuse pas la vidéo.
00:56:57 Il n'y a pas de double solution pour moi que la destruction du véhicule.
00:56:59 Et là où Charles-Laure Dornelas a raison, c'est qu'il faut déjà les identifier.
00:57:03 Parce que vous avez des gens en garde à vue, même quand on arrive à les identifier,
00:57:06 il dit "je ne me reconnais pas sur les caméras".
00:57:08 J'ai un souci, parce qu'il y a quelqu'un qui me dit "c'est bien Jean-Michel Desjeunes qu'on a vu tout à l'heure".
00:57:12 C'était lui.
00:57:13 Quelqu'un me dit "c'est pas lui".
00:57:14 Si, si, c'était lui.
00:57:15 C'était bien Jean-Michel Desjeunes, il n'y a pas de discussion.
00:57:18 "Ah, ce n'était pas Jean-Michel Desjeunes, c'était Alexandre Ballou", me dit Patrice Lafon.
00:57:26 Ah ben alors là...
00:57:28 Ecoutez, vous m'étonnez.
00:57:31 D'abord, je salue Patrice Lafon.
00:57:33 D'ailleurs, on va revoir l'image pour tout dire.
00:57:36 On va revoir l'image, parce que c'est trompé.
00:57:39 Personne n'a reconnu Jean-Michel Desjeunes.
00:57:41 Marine va nous la montrer, et on verra juste l'image en figé,
00:57:45 et puis on pourra effectivement rendre à César.
00:57:48 Ils ont tous sur Alexandre Ballou, qu'on salue, c'est une musique.
00:57:50 Oui, effectivement, c'est Ballou.
00:57:52 C'est Alexandre Ballou, vous avez raison.
00:57:54 Il est plus mince.
00:57:55 Exactement, vous avez parfaitement raison, c'est Alexandre Ballou.
00:57:57 Sur le tamponnage...
00:57:58 On le salue, Alexandre Ballou, qui est passé par RTL et M6.
00:58:01 Sur le tamponnage par les policiers, il y a quand même ce que soulignent
00:58:04 tous les syndicats de policiers, c'est qu'il y a le risque de victimes collatérales.
00:58:08 Quand vous avez un type qui est en moto, dans un endroit où il y a des passants, etc.,
00:58:11 et que la police essaie de le poursuivre, c'est extrêmement dangereux.
00:58:15 Il y a quand même ça aussi qu'il faut...
00:58:17 Le risque, c'est aussi quand un État ne fait pas respecter la proposition de la Marine.
00:58:22 Dernière chose avant de parler, pourquoi pas, d'ailleurs,
00:58:25 une vente aux enchères qui nous intéresse, de parler de votre bouquin,
00:58:27 de parler de l'Arménie.
00:58:29 On pense à Mathieu Larteau, puisque vous le connaissez.
00:58:33 Il est victime d'une récidive de son cancer aux genoux droits.
00:58:36 Hier, Brigitte Millot, d'ailleurs, avait évoqué le cancer dont il souffre.
00:58:41 Il avait contracté une tumeur cancéreuse aux genoux il y a 25 ans.
00:58:44 Après avoir été opéré à l'époque, le journaliste portait une prothèse.
00:58:47 C'est la voix du rugby sur France Télé.
00:58:49 Il a une carrière magnifique.
00:58:50 Il a commencé d'ailleurs très jeune.
00:58:52 C'est un commentateur...
00:58:53 C'est très dur, le commentaire en direct.
00:58:55 Il y a des gens qui arrivent à s'imposer dans le commentaire en direct.
00:58:59 Il y a eu évidemment Thierry Roland, Thierry Gilardi.
00:59:04 C'est un exercice vraiment particulier de faire vivre comme ça un événement.
00:59:11 Mathieu Larteau savait faire vivre effectivement le rugby.
00:59:15 Il va subir une chimiothérapie.
00:59:17 Et puis, vous l'avez appris, c'est une question de survie, a-t-il tweeté.
00:59:20 Des douleurs, j'en ai toute ma vie au niveau de la jambe,
00:59:23 je m'y suis habitué, sauf que là, elles sont devenues insupportables.
00:59:26 Et il a choisi l'amputation.
00:59:28 Donc, évidemment, on lui souhaite tous les courages du monde.
00:59:31 Le seul objectif que je me fixe, c'est d'être debout.
00:59:34 Quoi ? Mais si dans quelques mois, je peux juste faire une balade à vélo avec mes enfants,
00:59:38 je serai le plus heureux des hommes.
00:59:41 Écoutez, vraiment, tous les courages et tous nos espoirs sont avec lui.
00:59:48 L'Arménie.
00:59:50 L'Arménie.
00:59:53 La jeune génération, c'est ça qui m'intéresse toujours.
00:59:56 Et c'est vrai aussi pour les Juifs.
00:59:59 Est-ce que le sentiment, chez ceux qui ont 15 ans,
01:00:05 qui ont eu un arrière-grand-père désormais,
01:00:08 qui a subi le génocide, a été victime du génocide,
01:00:12 est-ce que l'importance est aussi grande de célébrer cette mémoire ?
01:00:23 Oui, je crois que je peux répondre oui.
01:00:27 C'est même d'ailleurs assez étonnant, mais c'est plutôt encourageant.
01:00:32 J'ai vu par exemple hier à la manifestation de commémoration,
01:00:37 il y avait énormément de jeunes, de la génération dont vous parlez,
01:00:41 il y a même, je dirais, presque un renouveau.
01:00:44 Un renouveau, parce que ce n'était pas le cas dans les premiers souvenirs,
01:00:48 il y a 20-30 ans.
01:00:50 Il y a un renouveau, c'est-à-dire que les jeunes de cette génération
01:00:56 retrouvent leurs racines, si vous voulez.
01:00:59 C'est un retour de leurs racines.
01:01:03 Et l'une des raisons aussi, c'est une raison culturelle,
01:01:07 il y a un renouveau par exemple de la langue arménienne,
01:01:12 qui en diaspora se perdait petit à petit, moi j'en étais témoin.
01:01:17 Là, il y a beaucoup plus de jeunes maintenant qui se mettent à apprendre l'arménien
01:01:23 et à "retrouver leurs racines".
01:01:27 Et ce que vous dites, c'est très vrai, et chacun peut le constater,
01:01:31 ce désir, d'ailleurs dans toutes les communautés, si j'ose dire,
01:01:36 de retrouver une forme de racine qui s'illustre par le prénom, parfois.
01:01:41 C'est-à-dire que les Juifs, aujourd'hui, il y a beaucoup de prénoms bibliques,
01:01:45 depuis 20 ans, 25 ans, alors que dans les années 50, 60 ou 70,
01:01:50 les Juifs français ne donnaient pas forcément un prénom
01:01:56 qui faisait référence à cette histoire-là, parce qu'ils avaient la volonté,
01:01:59 bien souvent, pour des raisons qu'on peut comprendre,
01:02:02 de masquer cette identité juive.
01:02:05 Et pour l'Arménie, pour les Arméniens, on retrouve cela peut-être.
01:02:09 – Oui, oui, il y a un côté culturel, il ne faut pas oublier aussi,
01:02:17 il y avait un creux qui est dû, mais ça se comprend très bien,
01:02:22 au fait que les rescapés du génocide ne voulaient pas que ce soit un poids
01:02:28 pour leurs enfants.
01:02:30 Et donc beaucoup, ce n'était pas mon cas, mais j'en connais beaucoup,
01:02:34 qui savaient, c'était théorique pour eux qu'ils étaient Arméniens d'origine,
01:02:39 mais qui ne connaissaient pas grand-chose, parce que leurs parents,
01:02:43 on n'avait pas parlé pour ne pas que ce soit un poids pour eux.
01:02:48 – Le génocide arménien est un génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916,
01:02:53 au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors
01:02:56 dans le territoire actuel de la Turquie périssent du fait des déportations,
01:02:59 famines, massacres de grande ampleur.
01:03:01 Il est planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque,
01:03:04 le Comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de Jeunes Turcs.
01:03:08 Le génocide est reconnu en France, mais à travers le monde,
01:03:13 ça fait l'objet de certaines controverses.
01:03:16 Joe Biden reconnaît le génocide arménien en 2021
01:03:19 et devient le premier président des États-Unis à qualifier ainsi
01:03:21 la mort d'un million et demi d'Arméniens massacrés par l'Empire ottoman
01:03:24 en 1915.
01:03:26 – Mais il est toujours nié en Turquie, où il est interdit d'en parler,
01:03:29 en Azerbaïdjan.
01:03:31 Et hier, l'Azerbaïdjan, qui a flanqué une pilée terrible à l'Arménie,
01:03:37 il y a en 2020, a établi un checkpoint dans un corridor montagneux,
01:03:45 dans une vallée, qui fait qu'il y a 100 000 Arméniens
01:03:49 qui vivent au Karabakh, qui se retrouvent désormais privés de tout.
01:03:55 Ils ont verrouillé, ils ont choisi ce jour anniversaire,
01:03:58 où le monde, où la France et l'Europe célèbrent la mémoire
01:04:03 des Arméniens massacrés, parce que je le dis, ils ont choisi ce jour
01:04:08 pour renforcer l'étranglement du Karabakh.
01:04:13 – Et parmi eux, 30 000 enfants, et on attend encore une réaction,
01:04:17 justement, du Quai d'Orsay, du ministère de l'Intérieur.
01:04:20 – Vous avez bien dit "renforcer", parce qu'en fait,
01:04:23 ça fait à peu près 120 jours, je crois que ça dure.
01:04:26 – 130.
01:04:27 – Et on en parle, hélas, assez peu, c'est pour ça aussi que je voulais…
01:04:31 – Non, on n'en parle pas, c'est même pas assez peu,
01:04:33 on n'en parle pas du tout, pratiquement.
01:04:35 – Oui, je suis d'accord avec vous.
01:04:36 – C'est absolument ahurissant, il n'y a pas un mot dans la presse,
01:04:44 c'est rarissime.
01:04:45 – Je suis d'accord avec vous, monsieur Mutation,
01:04:47 combien d'Arméniens, combien de fils d'Arméniens,
01:04:50 de petits-fils d'Arméniens vivent en France aujourd'hui ?
01:04:52 – C'est un peu difficile à dire, parce que qui est Arménien ?
01:04:56 C'est assez difficile à définir, par exemple, si vous prenez un jeune de 20 ans
01:05:01 qui ne sait pas l'arménien, qui ne connaît pas son histoire et tout,
01:05:05 est-ce que vous pouvez le considérer comme Arménien ?
01:05:07 Disons, pour moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que j'appelle les Arméniens conscients,
01:05:12 c'est-à-dire qu'ils savent qu'ils le sont et qu'ils ont quelque chose à défendre,
01:05:16 ils ont, bon, il y en a peut-être, disons, 500 000, à peu près, à mon avis,
01:05:24 mais c'est difficile à évaluer.
01:05:25 – Portés par un combat des gens aussi célèbres que Charles Aznavour
01:05:30 pendant de nombreuses années, les figureux.
01:05:32 – Il y a eu effectivement des grands noms qui ont servi à…
01:05:38 Déjà, il y en a eu à l'époque du génocide, des gens comme Clémenceau ou Jean Jaurès,
01:05:44 par exemple Jean Jaurès a fondé un journal en 1900.
01:05:52 – Youri Djorkaeff, hier, avait posté sur les réseaux sociaux cette image,
01:05:58 hommage à la mémoire de toutes les victimes du génocide des Arméniens,
01:06:02 nous n'oublierons jamais, et c'est à Youri Djorkaeff qui est évidemment
01:06:07 un membre de la culture arménienne.
01:06:11 Dans l'actualité, ce matin, on est avec Noemi Schultz
01:06:16 parce qu'il y a une vente aux enchères tout à fait particulière,
01:06:20 puisque c'est, si j'ai bien compris, des Rolex, des sacs Vuitton,
01:06:26 mais aussi des Lamborghini, qui ont été pris par la brigade des stups
01:06:31 à des bandits et qui sont proposés au public.
01:06:34 Alors, c'est très attractif, j'ai vu la mise en chère, par exemple,
01:06:38 il y a des Rolex, il y a une Rolex, j'ai regardé, en or rose,
01:06:43 qui coûte 50 000 euros, elle est mise à prix à 1 500 ou 2 000 euros,
01:06:48 mais ça va monter, ça va monter, évidemment, Noemi Schultz.
01:06:52 Vous avez acheté quelque chose ?
01:06:55 – Eh bien, je suis en repérage, parce que la vente commence cet après-midi à 13h30,
01:07:00 si vous voulez faire du repérage avec moi, il y a ici les fameuses montres dont vous parliez,
01:07:05 vous avez donc des Rolex, vous avez aussi une montre Audemars Piguet Certi de diamant,
01:07:12 je ne sais pas si c'est un produit qui peut vous intéresser, Pascal ?
01:07:16 – Parce que je n'ai pas envie de me faire agresser dans la rue,
01:07:19 je n'ai pas les moyens, donc comme ça…
01:07:22 – Et si on se tourne derrière, vous pourrez peut-être faire un cadeau,
01:07:25 parce que regardez, vous avez des paires de chaussures du meilleur goût,
01:07:29 des Louboutins, du Valentino, des Prada, Yves Saint Laurent,
01:07:37 voilà, tous ces objets sont des produits, vous l'avez dit,
01:07:42 soit des objets qui sont trafiqués, des voitures…
01:07:47 – Ça ne passe plus, Noemi, essayez de vous mettre dans un coin où ça passe,
01:07:49 parce que c'est vraiment passionnant, c'est dommage parce que ça ne passe pas.
01:07:53 – Comment ? Je voulais lui demander, est-ce qu'elles ont été portées,
01:07:57 ces souliers, ces chaussures ?
01:07:59 – Les trafiquants te soignent très bien leurs petites amies.
01:08:01 – Oui, mais pourquoi ?
01:08:03 – Avec tout leur loisir.
01:08:04 – C'est les chaussures que vous avez vues, par exemple, la chaussure bleue,
01:08:07 je l'avais vue sur le catalogue, c'est une chaussure Yves Saint Laurent,
01:08:09 vous voyez derrière…
01:08:10 – Je ne vous entends plus.
01:08:11 – Vous ne m'entendez plus, je vous entends moi.
01:08:12 Bon, la chaussure qui est derrière vous, c'est une paire de souliers Yves Saint Laurent,
01:08:16 mais elles ont été portées, ces chaussures ?
01:08:19 – Ce sont des chaussures, soit ce sont des objets qui ont servi au trafic de stupéfiants,
01:08:25 par exemple les voitures, elles ont pu servir à faire des go-fasts,
01:08:28 il y a aussi un semi-remorque qui est mis en vente,
01:08:30 soit ce sont des objets qui ont été achetés par le trafic de drogue,
01:08:34 grâce à l'argent gagné de manière illégale, et donc tout est mis en vente,
01:08:39 et c'est pour ça que vous avez des chaussures, vous avez aussi des robots Magimix,
01:08:42 vous avez des vélos, vous avez des pyjamas, et effectivement,
01:08:45 227 lots mis en vente aujourd'hui, avec des mises à prix parfois très basses,
01:08:50 mais on imagine que ça va pouvoir monter très haut, et un dernier mot,
01:08:54 tout l'argent qui sera récolté servira à lutter contre le trafic de drogue.
01:08:59 – Bon, et vous allez rester toute la journée, vous allez assister à cette vente,
01:09:03 parce que moi ça m'intéresse ce soir d'avoir un compte rendu,
01:09:06 et de savoir qui achète également, si vous pouvez interroger les gens qui achètent,
01:09:10 et puis si ces gens ont fait des affaires ou pas.
01:09:14 Le four à pizza moi je voudrais.
01:09:16 – Absolument, on va rester, et on pourra même filmer les enchères.
01:09:20 Il y a un four à pizza, alors là, ce four à pizza mis en vente,
01:09:23 8 000 euros, on peut imaginer que le Pizzaïolo ne faisait pas que vendre des pizzas,
01:09:27 il vendait peut-être aussi un peu de drogue à côté.
01:09:30 – Il n'est pas avec vous là le four à pizza, je ne parle pas du Pizzaïolo,
01:09:33 mais le four à pizza, vous ne l'avez pas avec vous, derrière ?
01:09:37 – Je ne l'ai pas vu le four à pizza, mais j'ai des choses plus bougées,
01:09:40 parce qu'il y a plein d'autres objets amusants à vous montrer, mais je ne l'ai pas vu.
01:09:43 – En tout cas, moi je pense que Serge Nadjar sera d'accord,
01:09:47 si vous achetez pour vous une paire de chaussures, vous faites une facture,
01:09:51 une note de frais, et puis voilà, si ça reste dans les prix raisonnables,
01:09:56 je pense qu'on peut négocier quelque chose, Noémie.
01:10:00 – J'ai repéré le modèle rose à petits picots, il me plaît beaucoup celui-là.
01:10:05 – Oui, c'est une paire de chaussures, bien sûr, Marine me dit c'est une paire de chaussures.
01:10:09 – Et vous êtes, Noémie, sur place, nous saluions votre…
01:10:13 – Avec Charles Baget aux images.
01:10:15 – Eh bien écoutez, saluez Charles Baget, lui s'il veut acheter une montre,
01:10:18 facture également, note de frais, ça fera plaisir à la maison.
01:10:21 Merci, merci à tous les deux.
01:10:25 Votre bouquin alors, vous êtes une avocate, parfois je vous ai attaqué sur les réseaux,
01:10:30 parce qu'on dit voilà… – Ce n'est pas parfois, c'est tout le temps.
01:10:33 – Mais pourquoi ?
01:10:34 – Parce que je ne suis pas forcément dans le courant de la pensée unique
01:10:37 des gauches bien pensants et ça ne plaît pas forcément à tout le monde.
01:10:40 Mais bon, j'assume les positions que je peux avoir,
01:10:43 après ceux qui m'attaquent c'est souvent France Inter qui font des chroniques
01:10:47 pseudo-humoristiques concernant, et Quotidien, votre chaîne ne m'a jamais attaqué,
01:10:51 le groupe Bolloré non plus.
01:10:53 – Vous êtes avocate au barreau de Paris, vous exercez un droit pénal et un droit de la famille,
01:10:56 vous avez co-écrit un livre d'accès à la justice avec Olivier Cousy,
01:11:00 mais c'est vrai que vous êtes une personnalité un peu détenante dans ce monde des avocats.
01:11:06 – Oui, et puis j'avais aussi, vous m'aviez d'ailleurs invité il y a un an sur ce même plateau,
01:11:10 pour Orpéa, et il y avait eu Corian, et donc j'ai lancé d'autres actions
01:11:14 contre les grands groupes, et ça c'est vraiment un dénominateur commun,
01:11:17 où j'essaie vraiment quand on a un grand groupe, que ce soit Amazon, Corian, Booking,
01:11:20 de se dire comment on fait quand on est seul face à un grand groupe.
01:11:24 – Mais quand vous entrez aujourd'hui dans une cour, le fait d'être connu,
01:11:28 et le fait de passer à la télévision, et le fait aussi, je vais le dire entre guillemets,
01:11:32 parce qu'en plus c'est une émission à laquelle vous participez,
01:11:34 vous avez une grande gueule, je le dis vraiment comme il faut l'entendre,
01:11:38 est-ce que vous avez le sentiment que ça vous aide auprès des juges,
01:11:42 ou est-ce que vous avez le sentiment que ça vous dessert ?
01:11:46 – Très objectivement, la plupart arrivent quand même à faire la part des choses,
01:11:50 parce que je travaille beaucoup, on peut me reprocher beaucoup de choses,
01:11:52 mais pas de ne pas travailler, la plupart arrivent à faire la part des choses,
01:11:55 après je me comporte en audience, pas comme à la télé, mais je peux envoyer du lourd,
01:12:01 si on peut dire, donc ça peut les faire sourire, ça veut dire que,
01:12:04 en fait, je vais avoir une procureure ou quelqu'un…
01:12:07 – Non mais ce qu'ils se disent, voilà, c'est la fille de la télé,
01:12:10 pardonnez-moi encore de le dire comme ça, qui est très mignonne, qui est très jolie,
01:12:14 et puis qui s'est fait un nom dans cet espace médiatique,
01:12:18 mais au fond, qui n'est peut-être pas aussi pertinente sur le plan juridique.
01:12:22 – Sauf que moi j'ai des dossiers, moi j'ai le dossier Tesla, pour rien, hors PA,
01:12:25 j'ai plusieurs dossiers, là j'ai eu le procès de la chirurgie esthétique,
01:12:29 des injections clandestines, donc je ne suis pas juste une avocate de plateau télé,
01:12:32 ce n'est pas une attaque à certains de mes confrères, loin de là.
01:12:35 – Non mais on en a vu beaucoup dans l'affaire Palma,
01:12:38 on se disait… – Et contrairement aux autres de mes confrères,
01:12:41 je n'interviens pas sur le dossier des autres, quand on m'appelle pour me dire
01:12:44 "est-ce que vous pourriez parler d'un dossier", je dis "ben écoutez, c'est pas le mien",
01:12:46 moi je parle de mes dossiers, et je réponds aussi de façon concrète,
01:12:50 et je vais parler de quelques points parce que je n'aurai pas le temps de tout faire,
01:12:53 notamment les pensions alimentaires impayées, je le rappelle,
01:12:56 il y a un tiers des pensions qui ne sont pas payées,
01:12:58 c'est souvent des personnes qui ont les moyens, qui se pavanent parfois…
01:13:01 – Et c'est souvent des hommes bien sûr. – Non, c'est que des hommes.
01:13:03 – Oui, c'est que des hommes qui ne payent pas, qui se conduisent n'importe comment.
01:13:05 – C'est que des hommes, et qui parfois sur certains plateaux,
01:13:07 alors là c'est le secret professionnel, je ne dirais rien,
01:13:09 se pavanent en faisant de grandes leçons aux autres,
01:13:11 et moi je suis de l'autre côté du dossier, je vois que vraiment ils n'ont pas payé.
01:13:14 – Mais franchement là, il faudrait donner leur nom pour le coup,
01:13:18 parce que l'homme qui ne paye pas sa pension alimentaire à sa femme…
01:13:24 – Pour ses enfants, bien sûr.
01:13:26 – Alors ça j'explique vraiment, la procédure est de ne pas hésiter à les mettre au pénal,
01:13:30 parce que les gens se disent, il faut faire l'impayé,
01:13:32 non, il faut aussi faire la procédure pénale.
01:13:34 Donc j'explique aussi les successions, et là j'ai abordé des questions
01:13:37 que les gens n'osent pas poser, comment déshériter ses enfants, voilà, c'est une question.
01:13:40 – Mais on ne peut pas déshériter ses enfants.
01:13:42 – Je vous donne quand même deux, trois astuces.
01:13:44 – Vous faites quoi, vous mettez tout en assurance vie, c'est ça ?
01:13:47 – Vous pouvez aussi aller à l'étranger, mettre un viagé, c'est un…
01:13:50 – En viagé, on peut aller en viagé ?
01:13:52 – Oui, l'héritage c'est un actif et un passif, s'il ne reste que du passif.
01:13:56 – Mais en viagé par exemple, quelqu'un peut mettre tous ses biens,
01:14:01 tous ses biens mobiliers en viagé, et donc les enfants n'ont plus rien.
01:14:05 Vous avez donné des mauvaises idées à ce qu'il faut dire.
01:14:08 – Non mais je ne suis pas là pour faire la morale aux gens,
01:14:10 moi je suis là pour, on me pose des questions,
01:14:12 on me soumet des questions, je réponds.
01:14:14 Après l'idée ce n'est pas de mettre les gens dans l'embarras,
01:14:16 c'est de leur dire comment on s'en sort quand on est face à une situation difficile.
01:14:20 – "Protéger c'est gagner", c'est donc aux…
01:14:22 – Édition Robert Laffont.
01:14:23 – À l'édition Robert Laffont, et vous avez le sentiment que ça marche bien quoi.
01:14:28 – Oui et puis j'explique aussi la différence entre la théorie et la pratique,
01:14:31 parce que par exemple vous faites voler un collier dans la rue,
01:14:34 vous savez on arrache les colliers comme ça moi,
01:14:36 et donc j'explique aussi concrètement qu'est-ce que vous aurez,
01:14:38 parce qu'on va vous dire voilà la peine maximale,
01:14:40 et bien je vous explique qu'en réalité il faut retrouver l'auteur,
01:14:42 pareil pour les cambriolages, ce que j'explique c'est,
01:14:44 est-ce qu'on peut tirer sur un cambrioleur ?
01:14:46 Est-ce que c'est de la légitime défense ?
01:14:48 Donc là j'explique la jurisprudence. – Et quelle est la réponse ?
01:14:50 – C'est au cas par cas, c'est in concreto,
01:14:52 ça veut dire qu'il faut que ce soit nécessaire et proportionné.
01:14:54 – Oui mais il n'y a pas de témoin, par exemple quelqu'un rentre chez moi cette nuit.
01:14:58 – Quelqu'un rentre ?
01:14:59 – Il n'y a pas de témoin, on est deux, moi et lui, donc je le tue.
01:15:03 Et je vais dire, qu'est-ce que je dis ?
01:15:05 – Est-ce que l'avoir tué est nécessaire et proportionné ?
01:15:07 Est-ce que c'est proportionné à être rentré chez vous ?
01:15:09 C'est la question qu'on peut se poser. – Je vous la pose moi.
01:15:11 – Et bien vous verrez dans mon livre, que j'espère que vous lirez,
01:15:14 il y a des jurisprudences, et je sais que vous l'avez lu,
01:15:18 il y a beaucoup de jurisprudence et c'est vraiment au cas par cas,
01:15:20 il y a des gens qui ont été relaxés, il y en a d'autres qui ont été condamnés.
01:15:23 Par exemple là, il y a eu une personne qui a été relaxée
01:15:26 parce qu'il avait eu 17 effractions au cours des derniers mois.
01:15:30 Bon, on peut quand même perdre patience au bout d'un moment.
01:15:33 Mais l'idée c'est aussi de parler du laxisme judiciaire,
01:15:35 parce qu'on est une justice qui est très engorgée,
01:15:38 et malheureusement les peines ne sont pas à la hauteur des…
01:15:41 – C'est marrant parce que vous êtes une des avocates,
01:15:43 et c'est très rare quand les avocates parlent du laxisme…
01:15:45 – Mais je vais encore me faire taper dessus en sortant du plateau.
01:15:47 – Oui, mais ce n'est pas si fréquent, puisque par définition,
01:15:49 vous défendez des gens que…
01:15:51 – Je suis souvent côté parti civil, voilà.
01:15:53 – Oui, ça change tout.
01:15:55 – Et moi je vois le désarroi des victimes, qui ont leur vie brisée,
01:15:59 je dis bien brisée, et on leur met un sursis et la personne ressort libre.
01:16:03 Et bien c'est inaudible pour les victimes et c'est insupportable.
01:16:05 – Vous avez vu le film de… c'est Jeannot Héry ?
01:16:09 – Oui. – Je ne l'ai pas vu moi.
01:16:11 – Et qui rapporte justement cette confrontation tout à fait étonnante entre…
01:16:17 – Des victimes et des agresseurs.
01:16:19 – Et des agresseurs, qui est un film qu'il faut…
01:16:21 – Et je trouve… – Je verrai toujours vos visages.
01:16:23 – Les rares fois où je vois en comparution immédiate,
01:16:25 c'est vrai que c'est rare, mais quand j'entends quelqu'un,
01:16:27 un prévenu dire "mettez-moi en prison, ça ne me fera rien",
01:16:30 oui je trouve que c'est inacceptable.
01:16:32 – Bon, Soumaya Labidi va nous rappeler les titres,
01:16:35 et puis on restera ces dernières minutes pour évoquer,
01:16:38 une dernière fois avec Claude Mutafian,
01:16:42 cette communauté arménienne qui est si présente en France,
01:16:46 et souvent on le dit d'ailleurs, qui est un exemple à la fois d'assimilation,
01:16:50 et en même temps d'avoir gardé son histoire, sa culture, ses racines.
01:16:56 Soumaya.
01:16:58 [Musique]
01:17:01 – Comparution aujourd'hui de Thierry Dupin,
01:17:04 celui qui a été surnommé le "forcené de Dordogne"
01:17:07 et jugé pour violences volontaires aggravées.
01:17:09 Fin mai 2021, il avait fait les gros titres suite à une cavale,
01:17:12 après avoir agressé son ex-compagne.
01:17:15 Récidiviste, cet ancien militaire en cours jusqu'à 14 ans d'emprisonnement
01:17:19 et 200 000 euros d'amende.
01:17:21 Donald Trump à nouveau devant la justice,
01:17:23 son procès au civil s'ouvre aujourd'hui à New York.
01:17:26 Une ancienne journaliste américaine accuse l'ex-président
01:17:29 de l'avoir violé dans les années 90.
01:17:32 Les débats débuteront dès que le jury sera sélectionné.
01:17:36 Et puis avec plus de 1,4 milliard d'habitants,
01:17:39 d'ici la fin avril l'Inde devrait devenir le pays
01:17:42 le plus peuplé du monde selon les Nations Unies.
01:17:45 La Chine qui était sur la première marche du podium depuis longtemps
01:17:48 va donc céder sa place.
01:17:50 D'ailleurs des projections indiquent que la population chinoise
01:17:53 pourrait tomber sous le milliard d'ici la fin du siècle,
01:17:56 alors que la population indienne devrait continuer à croître
01:17:59 durant plusieurs décennies.
01:18:01 - Claude Mutafian était avec nous ce matin,
01:18:03 hier c'était la journée officielle de la commémoration du génocide arménien,
01:18:06 et hier soir il y avait un rendez-vous, une manifestation,
01:18:09 en tout cas un rassemblement.
01:18:11 - Oui, c'est toujours...
01:18:13 Donc il y a un monument depuis quelques années,
01:18:17 un monument à un grand compositeur arménien, Komitas,
01:18:22 qui a été donc arrêté aussi en 1915,
01:18:26 et c'est un peu un symbole du génocide.
01:18:30 Donc il y a ce monument, et c'est à la place du Canada,
01:18:32 à l'après du Grand Palais, et c'est là qu'on se réunit tous les ans.
01:18:37 Et alors il y a des interventions, des discours et tout,
01:18:40 puis après une marche.
01:18:42 D'ailleurs à une époque la marche c'était vers l'ambassade de Turquie,
01:18:47 et depuis quelques années non, ça n'est plus là,
01:18:50 probablement parce qu'il y a eu des problèmes,
01:18:54 des protestations, etc.
01:18:57 - Est-ce qu'il y a aujourd'hui des demandes particulières
01:19:00 de la communauté arménienne qui est en France ?
01:19:03 - La première demande essentielle c'est la reconnaissance.
01:19:05 - Oui mais la reconnaissance existe en France.
01:19:08 - Oui, cela dit je vais quand même mettre un bémol.
01:19:11 Je vous répète la phrase que c'est en 2001 qu'il y a eu cette décision,
01:19:16 la France reconnaît le génocide arménien de 1915.
01:19:21 Point, très bien, d'accord.
01:19:23 Mais ce génocide, où a-t-il eu lieu et qui en est responsable ?
01:19:28 On ne le dit pas, c'est très important ça, c'est très important.
01:19:32 - Et on ne le dit pas pour des raisons diplomatiques ?
01:19:34 - Ah voilà !
01:19:35 Alors sur le monument de Comitas où on se retrouve comme tous les 24 avril,
01:19:39 c'est un peu plus, c'est précisé, le génocide commis dans l'Empire ottoman.
01:19:46 C'est un peu plus, mais ce n'est pas suffisant.
01:19:49 Parce que dans l'Empire ottoman, mais de la part de qui ?
01:19:52 On ne le dit pas.
01:19:53 - Et ça c'est une demande qui est toujours en cours ?
01:19:55 - Ah ben oui, bien sûr, bien sûr.
01:19:57 Et moi c'est toujours, moi je mets un bon, c'est bien, c'est mieux que rien cette décision de 2001.
01:20:02 Cela dit elle a mis du temps à venir, entre 1915 et 2001.
01:20:05 - C'est Patrick Devegian qui a la manœuvre.
01:20:08 - Oui, oui, oui.
01:20:09 - Mais donc c'est un génocide sans auteur, c'est ce que vous voulez dire.
01:20:12 - Voilà, voilà, donc c'est...
01:20:16 Disons, les choses sont loin d'être terminées.
01:20:19 Loin d'être terminées, et c'est toujours pareil,
01:20:22 l'Empire ottoman avant et la République turque maintenant,
01:20:26 jouent sur la peur de l'autre.
01:20:30 L'autre c'est qui ?
01:20:32 Pendant l'époque, à l'époque du génocide de 1915, l'autre c'était la Russie.
01:20:35 Et on avait peur de la Russie, donc on soutenait,
01:20:40 ou en tout cas on était très tolérants vis-à-vis de l'Empire ottoman.
01:20:45 Après, il y a eu, évidemment, l'ennemi, c'était l'Union soviétique.
01:20:49 Alors là c'était encore pire.
01:20:50 Et c'est la raison pour laquelle on ne veut pas fâcher les autorités turques,
01:20:55 et donc on ne va pas jusqu'au bout.
01:20:58 - Je trouve que c'est un sujet passionnant, comme tous ces sujets d'histoire,
01:21:01 et qui éclaire la situation d'aujourd'hui.
01:21:04 On pourrait continuer bien sûr cette discussion,
01:21:06 sauf si vous avez 10 secondes à dire par rapport à ce qu'il vient de dire.
01:21:09 - Aujourd'hui il y a une autre...
01:21:10 - Ce n'est pas le passé, c'est le présent, mais il y a une urgence vitale,
01:21:13 parce que c'est l'Arménie qui est en danger de mort, l'état arménien,
01:21:16 à cause de la guerre en Ukraine.
01:21:18 Les Arméniens, leur protection est assurée par la Russie,
01:21:21 mais la Russie n'a plus rien à refuser à la Turquie et à l'Azerbaïdjan,
01:21:25 donc les Arméniens sont seuls au monde, les Arméniens d'Arménie,
01:21:28 et leur résistance en tant que nation est aujourd'hui menacée.
01:21:32 - Écoutez, c'est effectivement primordial de dire ce que vous venez de dire,
01:21:35 et je vais vous remercier grandement, vraiment, monsieur Mutafian,
01:21:39 et puis saluer à travers vous tous les Arméniens qui nous écoutent,
01:21:43 et je sais qu'ils sont nombreux ce matin, avec une pensée particulière
01:21:48 pour notre ami Alain Barsikian, que vous connaissez très bien.
01:21:53 Je vais remercier Audrey Misiraca, qui était à la réalisation,
01:21:56 Ludovic Liebhardt, qui était à la vision,
01:21:58 Grégory Possidalo, qui était au son, merci à Marine Lanson, à Florian Doré.
01:22:02 Toutes les émissions sont à retrouver évidemment sur cnews.fr.
01:22:06 Je rappelle Sarah Salman, "Se protéger, c'est gagner", aux éditions Robert Laffont.
01:22:10 Saluer, ce sont des amis, on est tous des amis dans ce grand monde de l'audiovisuel.
01:22:16 Saluer les gens avec qui vous travaillez habituellement.
01:22:18 - Alain Marshall et Olivier Truchot.
01:22:20 - Eh bien, écoutez ce que c'est dit, saluez-le, dites-leur bonjour de notre part.
01:22:24 Et j'embarque mon rendez-vous dans une seconde.
01:22:27 [Rire]
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