00:00 Au fil des années, Léa Salamé est devenue un visage familier des téléspectateurs
00:13 et une voix appréciée des auditeurs.
00:15 Que ce soit à l'antenne de France 2, aux commandes de quelle époque, ou sur les ondes
00:20 de France Inter, pour donner la cadence de la valse matinale, la journaliste de 43 ans
00:25 est partout.
00:26 Une omniprésence en contraste pourtant avec une certaine pudeur affichée en dehors des
00:33 projecteurs.
00:34 Pourtant, c'est bel et bien à cœur ouvert que la compagne de Raphaël Glucksmann s'est
00:42 livrée, mercredi 19 avril, dans un nouvel épisode de Smalltalk, diffusé sur la chaîne
00:48 YouTube de Konbini.
00:52 Un échange lors duquel elle est revenue sur son véritable prénom, Allah.
00:59 « Mon premier prénom est un prénom libanais, car je suis née à Beyrouth et je suis arrivée
01:04 en France quand j'avais 5 ans parce qu'il y avait la guerre civile au Liban.
01:08 Et donc à l'origine, mon prénom c'est Allah, a-t-elle ainsi confié au micro du journaliste
01:16 David Castello-Lopez.
01:17 » Et de poursuivre, se remémorant les remarques
01:23 désobligeantes de ses camarades de classe, « Or, Allah en français, on ne prononce
01:28 pas le H et quand je suis arrivée à l'école à Paris, c'était une souffrance chez moi.
01:33 On me disait Allah ou Akbar, tes parents t'ont appelé Dieu.
01:39 Ça me heurtait énormément.
01:43 » Supérieur à supérieur à de Raphaël Glucksmann
01:49 à Nicolas Demorand, ces hommes qui ont marqué la vie de Léa Salamé j'ai mis du temps
01:54 à accepter ma différence pour traverser plus sereinement la période difficile qu'est
01:58 parfois l'adolescence.
01:59 Léa Salamé a donc décidé de changer d'identité.
02:03 J'ai demandé à ma mère d'inscrire Léa Allah à l'école, et pas l'inverse, a ainsi
02:10 confié la fille de l'ancien ministre de la culture du Liban Ghassan Salamé à nos
02:14 confères de combini.
02:15 Un changement de patronyme qui reflète un mal-être plus général qui a accompagné
02:23 la journaliste durant sa jeunesse, je voulais avoir une mère de la Creuse et un père de
02:28 Bretagne.
02:29 Je voulais en plus avoir les yeux bleus alors que mes parents parlaient avec un accent.
02:36 Et de conclure, j'ai mis du temps à accepter ma différence qui allait être ma force.
02:43 Article écrit en collaboration avec 6 médias crédit photo, Koadik Girek.
02:52 Et voilà.
03:09 J'ai envie de t'aider, je t'aime.
03:17 Pour mon peuple qui souhaite, j'ai besoin de te voir.
03:22 Je suis là pour toi, mais tu veux que je reste.
03:28 Je suis là pour être fort, mon pays.
03:37 Je sais que tu es là, je ne peux être qu'une partie de la chaîne qui ne s'arrête pas si je peux.
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