00:00 Nous sommes vendredi matin et on retrouve Sandrine Saroche et son champion de la semaine.
00:04 Oui, bonjour Yves, bonjour Amandine, bonjour à tous.
00:06 Vous me connaissez, chers auditeurs, j'ai toujours à cœur de mettre en lumière les
00:10 jeunes talents de la politique.
00:12 Et j'ai trouvé mon bonheur lundi matin, des poches trombinées, dans les pages faits d'hiver
00:18 de l'excellent quotidien régional Le Berry Républicain.
00:21 Le député de la deuxième circonscription du Cher, Nicolas Sansu, a été placé en
00:29 garde à vue pour conduite en état d'ivresse manifeste et outrage à personne dépositaire
00:34 de l'autorité publique.
00:35 Bref, M.
00:36 Sansu était bourré au volant et il a insulté les flics.
00:40 Tout le monde a entendu parler de l'affaire Sansu, vous en avez eu vent ?
00:46 Très simplement, ce qui me concerne, mais je la sens avec plaisir.
00:48 Vous en avez eu vent tous ?
00:50 Pour ceux qui l'ignorent encore, Nicolas Sansu a 54 ans, il est député, communiste,
00:58 et c'est l'ancien maire de Vierzon.
01:00 Je sais, ça fait beaucoup pour un seul homme.
01:02 T'as voulu voir Vierzon et t'as vu la prison ? Oh non, là j'exagère.
01:07 Il a juste été placé en garde à vue à la suite d'une soirée arrosée, où visiblement
01:12 il y avait aussi du rouge.
01:13 Vous me direz, normal pour un communiste.
01:16 « Je reconnais avoir bu », explique l'élu.
01:20 « Je me trouvais avec d'autres députés pour défendre une proposition de loi relative
01:25 aux déserts médicaux ».
01:26 Ah, ils ont beau dos les déserts médicaux !
01:30 En même temps, du désert, c'est vrai que ça donne soif.
01:33 Sacré Sansu ! Encore un qui voudrait une loi à son nom.
01:36 Après, la loi est vain, la loi Sansu.
01:38 Sauf que sa loi Sansu, il risque fort de se la coller derrière l'oreille.
01:42 C'est vrai, on n'est plus au 18e siècle, on n'a plus besoin de Sansu pour traiter
01:46 les phlébites et assécher les hémorroïdes.
01:48 Pardonnez-moi, chers auditeurs, à l'heure du petit-déj, pointer du doigt les phlébites
01:52 et les hémorroïdes, je sais que ça pique.
01:53 Alors, Amandine, je vois pointer une interrogation dans votre regard de femelle.
01:58 Cet homme est-il marié ? Et si oui, comment s'appelle sa femme ? Est-ce que des fois,
02:04 elle ne s'appellerait pas Emmanuel ?
02:06 Emmanuel Sansu ?
02:07 Non, Emmanuel Seigné !
02:09 A moins qu'elle s'appelle Véronique !
02:13 Véronique Sansu !
02:15 Une nuit sur ton épaule, une nuit sur ton épaule, je l'aime !
02:23 L'article du Berry Républicain nous apprend en outre que les policiers avaient d'abord
02:27 pensé à passer les deals au test.
02:30 Les deals au test, ok, ça prend pour tout le monde.
02:33 Non, la vérité, ça me fait plaisir de vous avoir si bien réveillés.
02:35 Et puis finalement, non, les policiers n'ont pas jugé utile de lui faire une prise de
02:40 sang.
02:41 Ça se voyait tout de suite que Sansu n'avait pas sussé que de la glace, que manifestement
02:44 il était sous le vampire de l'alcool.
02:46 Pas de veine, lui qui a aspiré à devenir ministre.
02:50 Je sais qu'il nous écoute et j'ai envie de lui dire, Nicolas, toi qui a de la bouteille,
02:55 la prochaine fois que tu iras à l'Assemblée, évite la buvette et pour régler ton problème,
02:59 va plutôt voir Eric Dupond-Moretti, il a le bras long.
03:02 Et avec un peu de chance, ton affaire sera classée sans suite.
03:07 Jamais je n'aurais pensé dire du mal de lui.
03:21 Le député roulait bourré.
03:25 Le gendarme a dit « ralenti, espèce de pignouf ».
03:33 Il veut finir au gnouf.
03:37 J'aime, j'aime ses yeux, j'aime son odeur, même si ça me donne mal au cœur.
03:44 Dans le lit, à côté, Sensualité.
03:48 Il est innocent, même à deux grammes dans le sang.
03:53 Élégance, immunité et sensualité.
03:59 Il est innocent, même à deux grammes dans le sang.
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