00:00 C'était une journée compliquée aujourd'hui, c'était vraiment dur, il y avait du vent,
00:11 c'était tendu, c'était nerveux.
00:12 La chance de compter sur une grosse équipe aujourd'hui.
00:16 On n'a jamais été piégés, on n'a jamais été, je dirais, dans le rush, jamais été
00:22 trop inquiétés.
00:23 On a même essayé de lancer une bordure.
00:25 Donc en vrai, c'était une bonne journée.
00:28 Racontez-nous un peu comment vous avez géré votre cette montée avec les premières attaques
00:31 de Pogacar à Vingegaard.
00:34 Oui, forcément, la première attaque, il ne fallait peut-être pas forcément la suivre.
00:39 Je pense que tout le monde avait eu un peu la même réaction, en mode on va laisser
00:43 faire leur spectacle devant et puis derrière on va voir qui s'est le plus fort.
00:49 Et au final, j'ai pu encaisser le pied, j'avais récupéré, donc je me suis dit bon, on reprend
00:57 Vendee, pourquoi pas, de toute façon autant anticiper.
01:00 J'ai vu que je n'avais personne dans la roue, je me suis dit bon, ce n'est pas plus mal.
01:05 Et derrière, je savais qu'il y avait le replat, donc je voulais m'accrocher au maximum quand
01:09 Pogacar est revenu.
01:10 Et puis après dans le sprint, il était plus fort que moi, j'ai tout donné, malheureusement.
01:17 Je suis encore deuxième, après c'est deuxième derrière Pogacar.
01:20 Mais bon, c'est comme ça.
01:21 Le plan, c'était vraiment de profiter de leur rivalité.
01:24 C'est sûr que des occasions, il n'y en aura pas 46 000 de les battre sur une arrivée au
01:29 sommet dans tous les cas.
01:30 Et voilà, c'est de pouvoir saisir les opportunités.
01:34 Après, pour les saisir, il faut aussi être en forme.
01:36 Je suis content de ma forme.
01:38 Après, ça reste un premier test maintenant.
01:42 Celui-là est passé, on a vu que depuis le début de la semaine, ça se goupille bien.
01:45 Il faut rester concentré.
01:48 Il y a encore une grande arrivée au sommet après-demain.
01:50 Et puis, samedi, il y a une étape difficile vendredi.
01:53 Donc, on va tâcher de récupérer, de faire les choses bien.
01:57 Et demain, on aura la possibilité de sprinter.
02:00 - T'as été surpris de le voir revenir seul, Pogacar ?
02:02 Quand il est revenu avec toi, qu'il n'est pas jeune dans sa roue.
02:05 - Oui et non.
02:06 On sait que les deux sont très forts.
02:09 Après, l'un peut aussi décrocher l'autre.
02:12 Donc, ça ne m'a pas surpris.
02:13 Après, est-ce que si les deux seraient restés ensemble, ils se seraient regardés, ça
02:17 m'aurait profité pour aller jouer la gagne ?
02:18 Ça, c'est une autre histoire.
02:20 On ne va pas refaire le monde.
02:23 Mais du point de vue du général, d'un autre côté, il faut dire que j'ai peut-être réussi
02:28 à reprendre un petit peu plus de temps sur les autres favoris du général, en vue du
02:32 possible podium qu'on peut essayer d'aller chercher.
02:34 - Justement, tu es deuxième du général.
02:36 Wingergaard est décroché.
02:38 Comment tu vois les choses et la suite de la semaine ?
02:41 - La suite de la semaine, il faut rester lucide, il faut rester concentré, il faut récupérer.
02:45 Demain, il y a une étape qui peut être piégeuse.
02:50 On va essayer de faire les choses bien, de se tâcher de récupérer.
02:53 Vendredi, on sait ce que c'est que les étapes du vendredi sur Paris-Nice.
02:56 C'est full gaz de A à Z et ça laisse des traces.
02:59 Après, le week-end, ça annonce compliqué.
03:02 On va avoir une grosse étape avec une arrivée de 45 minutes samedi et dimanche, la traditionnelle
03:08 étape de Nice-Nice.
03:09 - Il est battable, Fogatcha, à ton avis ?
03:12 - Il faut rien s'interdire.
03:16 Après, il faut rester lucide et courir intelligemment.
03:18 On va prendre les opportunités de la WLGN et on verra bien.
03:25 Peut-être que j'aurai un peu moins d'opportunités vu que je suis rapproché au général.
03:29 Je pense qu'il va plus se méfier d'un Wingergaard que de moi pour l'instant.
03:34 On va prendre les choses comme elles viennent.
03:36 En tous les cas, il ne faut rien s'interdire mais rester lucide.
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