3
- il y a 4 ans
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Bonsoir à tous.
00:01 Philippe Bilger, Paul Melin, Olivier D'Artigolle et Georges Fenech.
00:05 Nous allons évoquer une nouvelle fois ce soir l'affaire Palma d'un deuxième homme
00:08 qui a fait un signalement dans l'enquête sur la détention d'images pédopornographiques
00:13 a été entendue aujourd'hui par les enquêteurs.
00:16 Il a remis du matériel vidéo aux enquêteurs.
00:19 Précisément, ce matériel est évidemment en cours d'exploitation.
00:21 Nous sommes avec Antoine Esteve en direct de Bordeaux.
00:24 C'est d'ailleurs une enquête qui est menée au pas de charge,
00:28 j'ai ce sentiment en tout cas.
00:30 Bonsoir Antoine Esteve, est-ce que vous avez des éléments à nous rapporter
00:34 de ce qu'a été ce soir cette audition auprès des enquêteurs ?
00:37 Alors d'après nos informations, le témoin entendu à Bordeaux
00:43 aurait racheté l'an dernier un téléphone portable d'occasion à un ami de Pierre Palma.
00:47 Il aurait alors retrouvé dans ce téléphone des vidéos mais aussi des interviews de l'humoriste
00:52 le montrant, le visionnant en train de visionner des photos pédopornographiques.
00:57 Le jeune homme qui vit en Gironde a appelé le commissariat de Bordeaux
01:00 après cette découverte vendredi dernier pour leur donner ses éléments.
01:03 Les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs de Paris
01:06 sont descendus à Bordeaux aujourd'hui pour l'entendre.
01:09 Ils ont en ce moment en possession avec eux,
01:11 ils sont repartis à Paris avec ces images pédopornographiques.
01:15 D'après nos informations, l'homme aurait également tenté de vendre ces images
01:19 à des médias, notamment en début de semaine.
01:21 Il est sorti du commissariat ce soir par une porte dérobée.
01:25 Est-ce que cet homme est crédible ?
01:28 Vous m'apprenez à l'instant qu'il a tenté de vendre ces images à des médias,
01:33 ce que je trouve une pratique étonnante.
01:35 C'est effectivement une pratique qu'on ne connaît pas, en tout cas en matière de justice.
01:44 Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce sont les informations qu'on a eues
01:46 par diverses sources ici auprès du commissariat de Bordeaux.
01:49 Mais tout cela reste évidemment à étayer, à confirmer dans les jours qui viennent.
01:53 On va être évidemment d'une très grande prudence.
01:55 Je vous remercie Antoine Estêve, vous êtes avec Jérôme Rampenou.
01:58 C'est vrai que, et là je m'adresse à un ancien juge d'instruction
02:03 et à un ancien procureur de la République, il faut être d'une grande prudence.
02:07 On est étonné comment cette affaire est gérée sur le plan médiatique.
02:14 Cette information, on pourrait peut-être ne pas l'avoir.
02:17 Elle est dans l'espace public, mais elle pourrait tout simplement ne pas exister du tout.
02:24 Comprenez ce que je veux dire.
02:25 Je comprends, mais bon, c'est aujourd'hui notre lot quotidien de violations quotidiennes,
02:31 du secret de l'enquête, du secret de l'instruction.
02:34 On a l'impression qu'on vit heure par heure ce qui est en train de se passer, avec tous les éléments.
02:39 Parce qu'il y a un signalement, c'est entendu, que la justice enquête, c'est entendu.
02:44 Que les médias, alors je suis dans une position contradictoire puisque nous en parlons ce soir,
02:48 mais nous pourrions observer...
02:51 Vous avez d'autant plus raison Pascal dans votre souci de prudence
02:55 que cette médiatisation sur tout et n'importe quoi
02:58 entraîne parfois un certain nombre de malades à venir s'impliquer dans une affaire qui ne les concerne pas.
03:06 Il faut être extrêmement prudent sur ces dénonciations
03:10 qui viennent se greffer sur une affaire extrêmement grave dont on parle depuis plus d'huit jours.
03:15 Dénonciations de personnes qui contactent les médias avant de contacter la justice
03:19 et qui ont attendu l'affaire Palmade pour révéler des faits avérés ou pas,
03:24 ce qu'ils auraient pu faire avant.
03:27 Il faut bien voir que si cette affaire a semblant de vérité, on passe dans une autre dimension.
03:32 Je rappelle que vendredi, il y aura le débat sur l'appel du parquet.
03:38 On en parlera tout à l'heure.
03:40 Donc ça peut largement influer ce débat si effectivement,
03:44 dans les trois jours qui viennent, nous sommes mardi...
03:46 C'est la question que j'ai posée ce matin.
03:48 Ça peut avoir des conséquences terribles.
03:49 La réponse est non théoriquement.
03:50 Pardonnez-moi, le juge d'instruction que vous êtes est en train de bafouer la loi
03:54 parce que l'appel est fait pour l'enquête de l'homicide à volontaire.
04:00 Vous avez raison Pascal.
04:01 Oui évidemment j'ai raison.
04:02 C'est moi qui vous reprends sur le plan judiciaire.
04:05 C'est quand même paradoxal.
04:06 Si vous m'expliquez que les juges d'instruction ou les chambres sont contaminés par l'espace médiatique,
04:12 vous m'inquiétez.
04:13 Parce que c'est ça que vous êtes en train de me dire.
04:15 Ces deux affaires sont disjointes.
04:17 Cette deuxième affaire ou troisième maintenant.
04:19 Et c'est la plus grave.
04:21 En termes de sanctions pénales, c'est la plus grave.
04:25 L'homicide à volontaire, si.
04:27 Ça peut aller jusqu'à 20.
04:29 Il est en état de récidive.
04:31 En plus il est en état de récidive.
04:33 À partir de ce moment-là, il y aura des investigations à faire.
04:36 Il faudra protéger, éviter les concertations fonduleuses.
04:39 Donc là ça justifierait davantage un deuxième débat contradictoire s'il a lieu.
04:44 Et là la décision pourrait être différente.
04:47 Bon.
04:48 En tout cas, je ne sais pas si Antoine Estève est toujours avec nous.
04:52 Il peut évidemment intervenir bien sûr.
04:55 Alors ça ne nous empêche pas en revanche de mettre un focus sur quelque chose qui existe.
04:59 Parce que c'est la pédopornographie aujourd'hui.
05:03 Et moi j'ai entendu des choses que j'ai trouvées absolument sidérantes aujourd'hui.
05:07 Qui évidemment ne sont pas liées à l'affaire Palmade bien sûr.
05:11 Et je prends des précautions oratoires.
05:13 Mais j'ai entendu par exemple le docteur Dan Velea sur notre antenne,
05:18 qui est psychiatre, qui explique que les images pullulent sur le net.
05:25 Le net, écoutez-le ce psychiatre.
05:29 Les images à caractère pédopornographique s'appuient sur internet,
05:34 sur des tas de sites plus ou moins cachés,
05:36 avec des directions qui sont prises par les fournisseurs d'accès.
05:40 Évidemment c'est quelque chose d'abominable et criminel, l'existence de ces images.
05:45 Mais il n'est pas rare d'entendre certains dire
05:47 "Oui mais le fait que les gens consultent des images pédopornographiques,
05:50 ça leur permet une forme de catharsis,
05:52 éliminer de pulsions violentes parce qu'ils ont consulté des images,
05:55 donc ils ne passent pas à l'acte."
05:56 Je rappelle évidemment que c'est un délit de consulter ces images,
06:01 mais c'est même un délit de vouloir sur un moteur de recherche,
06:06 pouvoir les consulter.
06:08 Et les moyens mobilisés ?
06:10 Ce qui fait que par définition, nous ne sommes pas au courant que ces images pullulent,
06:14 puisque par définition nous n'avons pas été sur ces sites pour les regarder.
06:19 Les moyens mobilisés pour attaquer les réseaux sont trop faibles.
06:23 Tous les spécialistes de ces questions-là disent qu'il faudrait les renforcer très fortement.
06:28 Oui, sans aucun doute, mais aujourd'hui il y a une spécialisation,
06:31 notamment au parquet d'ailleurs de Paris,
06:33 il y a un parquet spécialisé dans ce domaine-là.
06:36 On a des services qui sont très performants,
06:38 aussi bien à Gendarmerie qu'à la police judiciaire,
06:41 pour justement déceler ces réseaux et ces sites.
06:45 Je crois que certains sites du dark web sont très difficiles à repérer.
06:49 Mais ça vient de l'étranger, c'est ce que je veux dire.
06:51 C'est d'autant plus difficile à tester et à repérer.
06:54 Justement, là aussi, un policier que vous allez écouter,
06:56 témoignait toujours sur le plateau de CNews cet après-midi,
06:59 et parlait, alors j'ai dit dark web, tout le monde ne sait pas vraiment ce que ça veut dire.
07:03 C'est-à-dire le web officiel.
07:05 Oui, c'est l'ombre du web que l'on connaît, mais qui est illégale.
07:09 Et c'est effectivement… Est-ce que vous pouvez, sur un ordinateur classique,
07:15 avoir accès à ces images du dark web ?
07:18 Parce qu'on a parlé de ça également en matière de terrorisme.
07:21 C'est ça, c'est que sur ce fameux dark web,
07:23 circulent à la fois ces images pédopornographiques,
07:25 mais aussi un certain nombre d'éléments en lien avec le terrorisme islamiste, etc.
07:29 C'est vraiment quelque chose auquel je crois qu'il faut s'attaquer.
07:32 Je ne sais pas quels moyens techniques ou policiers il faut mettre en œuvre,
07:35 mais a priori, il serait important que le secrétariat de l'État au numérique s'en occupe.
07:38 Ecoutez ce que disait ce policier précisément sur ce travail.
07:41 Il y a d'autres unités qui travaillent sur le dark web.
07:45 Il y a des offices centraux de cybercriminalité qui sementent cette recherche
07:49 de filières d'images à caractère pédopornographique.
07:54 Beaucoup d'unités travaillent dessus.
07:57 Là, la brigade de protection des mineurs du 36, qui travaille sur ce dossier,
08:00 arrive à postérioriser sur une dénonciation.
08:02 Une double dénonciation.
08:04 Un deuxième individu vient de se désigner.
08:08 Un témoin, un auteur, on ne sait pas trop.
08:11 Il va falloir l'entendre.
08:13 Ce qui est en cours à la centrale de Bordeaux.
08:15 Donc voilà, la brigade de protection des mineurs vient à postérioriser là aujourd'hui.
08:20 Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
08:22 Au-delà de l'aspect web, il y a probablement des réseaux qui doivent être associés à ces images.
08:27 Puisqu'il y a bien un tournage, il y a bien des personnes qui les mettent en ligne.
08:30 Peut-être que de ce côté-là, les services de police pourraient aussi s'y atteler.
08:33 Est-ce que c'est difficile de les repérer via les plateformes web
08:35 parce que le dark web est difficilement accessible ?
08:37 Peut-être pourrait-on agir en amont, sur la base, des personnes qui vont tourner ces images,
08:41 tourner ces vidéos, tourner ces photos.
08:43 Ça vient de l'étranger, ça vient de Thaïlande, ça vient d'Asie.
08:46 C'est compliqué.
08:47 Pour celles qui ne viennent pas d'Europe, c'est très difficile.
08:49 Après, c'est le rôle probablement d'Interpol d'aller fixer ce genre de criminels.
08:53 Mais bon...
08:55 Ça ne peut qu'approuver.
08:57 Non mais ça...
08:58 Il y a des points très importants à vérifier.
09:00 C'est très inquiétant.
09:02 Cette société telle qu'elle s'organise aujourd'hui,
09:04 avec le net, avec le numérique,
09:06 il y a deux choses qu'on découvre, pas qu'on découvre d'ailleurs,
09:09 mais dont on prend peut-être conscience,
09:12 entre la drogue, la pédopornographie,
09:15 et ce qui peut se passer sur les réseaux,
09:18 on peut quand même être inquiet
09:21 de certaines dérives de notre société.
09:23 Et de l'impuissance presque obligatoire
09:29 pour régir certaines transgressions parmi les plus graves.
09:34 Que va-t-il se passer précisément vendredi ?
09:36 Et là, je vous propose de voir le sujet d'Amaury Bucot,
09:40 parce qu'il y a un appel.
09:42 Le parquet a fait appel.
09:44 Là, ce n'est pas un juge seul qui va décider.
09:47 La chambre d'instruction de la cour d'appel...
09:50 Combien de personnes ?
09:51 Il y a deux, trois magistrats,
09:53 que Philippe connaît bien puisqu'il a dû y siéger, je pense.
09:56 Donc là, on va avoir à nouveau un débat contradictoire,
09:59 qui pourrait être public d'ailleurs.
10:01 Si personne ne demande le huis clos,
10:03 le principe c'est la publicité.
10:04 Depuis l'affaire Doutreau, on a fait la publicité du débat devant la chambre d'instruction.
10:08 Le public, ce n'est pas ouvert aux médias.
10:10 C'est ouvert aux médias, mais on ne peut pas le retransmettre à la télévision.
10:12 Vous ne pouvez pas filmer.
10:14 C'est important de le dire.
10:15 Je vais être précis pour...
10:16 Il y aura sans doute un huis clos à mon avis.
10:19 Voyez le sujet d'Amaury Bucot et on en parle ensemble.
10:21 Le parquet de Melun n'a pas dit son dernier mot
10:25 et réclame la détention provisoire de Pierre Palmade.
10:28 À 9h vendredi, la chambre d'instruction de Paris examinera cette demande.
10:33 Actuellement assignée à résidence à l'hôpital avec un bracelet électronique,
10:37 Pierre Palmade pourrait assister à l'audience.
10:39 Une présence souhaitable, selon l'avocat Jérémy Calfon.
10:43 Il peut être présent dans la mesure du possible,
10:46 puisqu'apparemment il est hospitalisé.
10:48 Donc je ne sais pas si son état d'anté lui permettra d'être présent.
10:51 Mais il peut être présent et dans une certaine mesure,
10:54 il le doit, puisque ça montrera à la cour
10:57 que Pierre Palmade répondra à toutes les convocations
11:00 qui lui seront faites par la justice.
11:02 L'audience pourrait être publique ou se faire dans le secret du huis clos.
11:05 La défense d'une part, le parquet d'une autre
11:07 feront valoir leurs arguments face à la chambre d'instruction.
11:10 Il appartiendra aux trois juges présents de prendre une décision,
11:13 rappelle Jérémy Calfon.
11:15 La sévérité des chambres de l'instruction va varier
11:18 en fonction des différentes cours d'appel.
11:21 Elles ont tendance à confirmer les ordonnances
11:24 des juges d'instruction ou des juges des libertés et de la détention.
11:28 Mais il y a toujours un risque d'infirmation,
11:31 notamment lorsque ces ordonnances sont favorables aux mises en examen.
11:35 La décision devrait être connue rapidement,
11:38 dès vendredi ou dans les jours qui suivent.
11:40 En attendant, Pierre Palmade reste étroitement surveillé.
11:44 Ce sera extrêmement compliqué, la chambre d'instruction,
11:49 de confirmer la décision d'assignation à résidence.
11:52 Il faut la motiver, cette décision, la chambre d'instruction,
11:55 elle motive. Pendant qu'elles disent qu'il y a un risque de fuite,
11:59 je me donnerais, qu'il y a un risque de concertation fondueuse,
12:02 ils ont tous déjà été entendus, ceux qui étaient dans la voiture.
12:05 Réitération, est-ce qu'il va reprendre une voiture demain ?
12:08 Donc je ne vois pas comment, puisque maintenant,
12:11 l'ordre public n'est plus un critère.
12:13 Vous disiez tout à l'heure qu'elle pouvait être influencée
12:16 par les informations de la semaine.
12:18 Si on était resté là, ça aurait été extrêmement difficile.
12:21 Mais avec cette nouvelle affaire, si jamais dans les 48 heures
12:24 qui viennent, on établit qu'il y a effectivement des investigations
12:28 à mener et des indices graves et concordants,
12:31 ça peut donner lieu à une nouvelle...
12:33 C'est là qu'on doit observer une vraie...
12:35 Dans l'hypothèse...
12:36 Vous avez raison, il faut être prudent.
12:39 Oui, parce que ce n'est pas avéré pour le moment.
12:42 Voilà, c'est deux personnes qui ont signalé, et ce sont ces paroles...
12:46 C'est ce qu'on dit depuis le début, il faut être extrêmement prudent là-dessus.
12:49 Mais enfin, s'ils se sont déplacés à Bordeaux,
12:51 ce n'est quand même pas pour rien.
12:53 La décision est motivée.
12:54 Oui, mais vous voyez, ce que je trouve étonnant,
12:57 c'est que vous dites qu'il faut être prudent,
12:59 et puis vous ajoutez, vous, avec tout le poids de votre crédibilité
13:02 de juge d'instruction, s'ils se sont déplacés à Bordeaux,
13:05 ce n'est pas pour rien.
13:06 Bien sûr.
13:07 Vous voyez la confusion ?
13:09 Bien sûr.
13:10 On peut dire "je suis prudent sur la suite qui sera donnée",
13:14 mais pardonnez-moi, dans une affaire comme celle-là,
13:16 ils sont obligés tout simplement de se déplacer, j'imagine,
13:18 parce que la brigade de la protection des mineurs de Paris
13:21 ne va pas se déplacer à Bordeaux sur un simple signalement.
13:25 Pourquoi ?
13:26 Parce que...
13:28 Je pense que l'affaire est suffisamment médiatique pour aujourd'hui
13:32 qu'elle se déplace précisément sur un simple signalement.
13:36 Est-ce qu'on peut se dire que c'est une autre affaire,
13:38 et qu'elle ne va interférer en rien dans l'affaire de l'homicide involontaire ?
13:43 Oui, c'est une autre affaire.
13:45 Oui, donc c'est une autre affaire qui théoriquement ne devrait pas interférer...
13:48 Théoriquement !
13:49 J'avais ce dialogue hier avec Sandra Buisson, qui était très rigoureuse...
13:53 Elle a raison.
13:54 Théoriquement, ça ne devrait pas...
13:56 Si ça pesait, Pascal, ce serait évidemment uniquement dans le fort intérieur des juges,
14:02 puisqu'ils ne pourront pas, dans la motivation dont vous parliez, Olivier,
14:08 en l'évoquer.
14:10 Il y a une image aujourd'hui, les avocats de Pierre Palmade sont allés à Villejuif.
14:16 Céline Lasek est une pénaliste, et elle était présente avec Alain Barsikian,
14:22 qui est, j'allais dire, un avocat historique de Pierre Palmade,
14:26 qui n'est pas un pénaliste, au sens classique, Alain Barsikian,
14:30 mais qui est un avocat remarquable, et qui, depuis de nombreuses années,
14:34 et qui défend notamment beaucoup d'artistes.
14:36 Il a une connaissance des artistes intime, une connaissance des dossiers,
14:40 puis une approche, avec son expérience, qui le fait...
14:45 Il est très discret, je ne sais même pas à quoi il ressemble.
14:49 C'est un avocat, et c'est assez rare de le signaler,
14:51 que vous n'avez jamais vu à la télévision, quasiment en 50 ans.
14:55 Il a fait une intervention, une fois, chez Daniel Bidéallian,
14:58 il y a de nombreuses années, parce que Alain Barsikian est d'origine arménienne,
15:02 vous le devinez, et qu'il était intervenu, au nom de l'amitié, j'ai envie de dire,
15:06 chez Daniel Bidéallian.
15:08 Mais il connaissait très bien Pierre Palmade, puisqu'il l'a défendu de nombreuses années,
15:12 c'était son avocat, puisque je vous l'ai dit...
15:15 - Je crois qu'il est obligé, quand même, si à la sortie de la Chambre d'instruction,
15:19 la presse sera présente, j'imagine...
15:21 - Je crois que...
15:22 - Elle s'adresse aux défenseurs...
15:24 - Ce n'est pas la tendance...
15:25 - Il peut le paraitre...
15:26 - Il peut le paraitre...
15:27 - Ce n'est pas la tendance de M. Barsikian, ni de Mme Lasek,
15:31 qui observe, et sans doute ont-ils...
15:35 Ils ont compris, aujourd'hui, que la défense de Pierre Palmade,
15:40 médiatiquement, est inaudible.
15:43 - Ah oui, très très difficile.
15:45 - Donc, je trouve qu'il y a une forme de dignité, pour tout dire,
15:50 et de réserve et de discrétion qu'ils observent,
15:52 qui me paraît, dans le monde d'aujourd'hui, plutôt une bonne chose.
15:57 - Oui, c'est ça.
15:58 - Plutôt une bonne chose.
15:59 - On est tous d'accord là-dessus.
16:00 - Bon, que pouvons-nous dire également sur pourquoi la drogue ?
16:05 Et là, effectivement, on entend des choses, d'ailleurs,
16:08 qui sont assez intéressantes, aujourd'hui,
16:10 et qui font écho, peut-être, à ce que les uns et les autres
16:13 vivent dans leur vie personnelle.
16:14 Par exemple, M. Pierre Sidon, ça fait plusieurs fois,
16:17 je ne connaissais pas Pierre Sidon et les psychiatres,
16:19 ça fait plusieurs fois que je l'entends,
16:20 et il nous donne des raisons, parce qu'on peut tous être confrontés
16:24 à la drogue dans nos entourages, parents, un enfant, que sais-je.
16:28 Et il nous donne une clé de compréhension sur la drogue.
16:31 Pourquoi la drogue ? Écoutez-le.
16:33 - Il ne faut pas croire qu'on peut prévenir tout.
16:36 Pourquoi ? Parce que la vraie prévention, c'est éviter que quelqu'un
16:40 soit heureux uniquement grâce à la consommation de drogue ou d'alcool.
16:45 Ce qui rend quelqu'un addict, c'est que, pour la première fois de sa vie,
16:48 il a éprouvé, non pas de s'amuser, mais un soulagement d'une souffrance.
16:54 C'est ça, le secret de l'addiction.
16:55 C'est que vous rencontrez quelque chose qui, enfin, vous apaise.
16:58 Ils en parlent très bien, les toxicomanes, il faut les écouter.
17:01 Ce ne sont pas des gens qui s'amusent pendant que le reste du monde travaille.
17:04 Ce n'est pas un vice, comme parfois on lit encore sur les réseaux sociaux.
17:08 C'est un auto-traitement, et il en faudrait de meilleurs.
17:12 Par conséquent, la vraie prévention, c'est un traitement.
17:15 - C'est très important.
17:17 - C'est très intéressant, il le dit bien avec des mots choisis et précis.
17:21 - C'est que, finalement, lorsqu'on est confronté à la drogue pour des proches,
17:25 la drogue arrive comme un palliatif à une profonde souffrance.
17:30 C'est cette profonde souffrance psychique qu'il faut traiter en amont
17:33 si on veut éviter la prise de drogue.
17:35 C'est bien là que s'inscrit la démarche d'un psychiatre ou d'un psychanalyste,
17:41 d'agir sur les causes de la prise de drogue.
17:43 Toute personne qui fréquente ou a fréquenté des personnes qui sont toxicomanes,
17:47 c'est très bien qu'elles ne sont pas tombées dans la toxicomanie,
17:50 par hasard ou à l'occasion de rien du tout.
17:52 Elles sont tombées dans la toxicomanie à l'issue d'un mal-être
17:55 et elles ont trouvé un espèce de palliatif, de médicament,
17:58 de remède à leur mal-être via la prise de drogue.
18:01 C'est en agissant en amont.
18:02 - Dans certaines drogues, il y a un phénomène de dépendance.
18:05 On ne le trouve pas, par exemple, dans la cocaïne.
18:07 - Vous avez raison.
18:08 - L'héroïne, il y a un phénomène physique de dépendance,
18:11 indépendamment de son état psychique, qui prend le dessus.
18:15 - Sur le cannabis, j'entends beaucoup de témoignages disant
18:21 "ça m'apaise" et de retrouver...
18:25 - Notamment chez les gens qui ont des troubles du sommeil,
18:27 qui prennent du cannabis le soir pour s'endormir,
18:29 ce qui est une très mauvaise habitude,
18:30 et qui après se généralise et les rend finalement addicts à la prise de cannabis.
18:34 - Mais on a beaucoup changé sur le cannabis.
18:36 Je me souviens d'une époque où on disait que c'était inoffensif.
18:40 - Mais ça l'était surtout plus dans les années 70 visiblement,
18:44 que là.
18:45 - C'est davantage chargé.
18:46 - La part de charge était plus légère.
18:48 - Et puis à partir du moment tout de même où d'autres médecins
18:51 se sont penchés dessus, quand on en prend régulièrement,
18:54 tous les jours, ça crée des dérèglements psychologiques et intellectuels.
18:59 - Des dealers, on en parle quand ?
19:01 - Il faut.
19:02 - Et des grands trafics.
19:03 - Tout le temps, on espère.
19:04 - 80% du cannabis vient du Maroc, j'ai vu ça, ce chiffre, aujourd'hui.
19:12 Est-ce que nous avons des discussions diplomatiques avec le royaume du Maroc
19:17 quand nous les rencontrons sur d'autres sujets ?
19:19 Est-ce que ce sujet est traité avec eux ?
19:21 - Et les consommateurs de cocaïne, il faut dire qu'ils sont à l'origine
19:26 de trafics, d'états trafiquants.
19:29 Il faut faire #Balancetoncoquet.
19:31 - Au trafic.
19:32 - Il faut dire qui prend la coque, il faut aller jusque là.
19:34 - Au niveau des trafics.
19:35 - Ceux qui parfois donnent des leçons sur des plateaux de télévision
19:38 et dont tout le monde sait qu'ils sont...
19:40 - Vous avez des noms ?
19:41 - Non, évidemment pas.
19:43 Non, mais c'est intéressant.
19:44 Est-ce qu'il faut aller jusque là ? Je vous pose la question.
19:46 - Je pense que l'actualité tragique fait qu'on parle enfin
19:52 et avec des expertises de ces questions-là.
19:54 Et peut-être qu'elles amèneront des décisions politiques
19:57 sur la répression et sur la prévention d'un tout autre niveau.
20:01 - Mais à partir...
20:02 - Mais aussi les gros trafics.
20:04 - Les gros trafics et les consommateurs.
20:06 - Pour le Grax, c'était surréaliste.
20:08 On parlait de ça comme s'il ne consommait pas des choses interdites.
20:11 - Une pause et nous revenons à la fin de cette émission.
20:13 J'espère qu'on aura une petite surprise.
20:15 Notre ami Jérôme Beigle est pas là ce soir, il est à l'Opéra.
20:17 Il est à l'Opéra Garnier.
20:19 Je l'ai vu.
20:20 - C'est un problème, il y a quelques semaines, il était au foot.
20:22 - Oui, mais je trouve qu'il n'est pas...
20:24 - Ça commence à l'Opéra.
20:26 - À l'entracte, on essaiera de faire un petit "festime".
20:28 J'ai dit parce qu'il avait mis son beau smoking, pour te le dire.
20:31 - Il voit certainement Lucian Lamère-Morne, non ?
20:35 - C'est à l'Opéra Garnier.
20:38 - Ah, le Garnier, pardon.
20:39 - Bien sûr, c'est à l'Opéra Garnier.
20:41 Et nous serons également avec Olivier Benquemoun, qui viendra ce soir,
20:43 nous présenter, d'ailleurs on mettra un siège en plus,
20:45 les Césars jusqu'à vendredi.
20:47 Et c'est "Souvenir de César", parce qu'il fait les Césars depuis des années.
20:50 Et il a rencontré le monde entier, Michael Douglas, etc.
20:54 Donc il nous ouvrira son album.
20:57 Voilà, la pause.
21:00 Et c'est Mardi Gras aujourd'hui.
21:01 Demain, c'est mercredi décembre.
21:03 Les derniers... Ben oui, les chrétiens et les catholiques le savent.
21:06 40 jours de carême, ce soir c'est Mardi Gras, c'est le dernier jour.
21:10 Donc si vous êtes en train de manger des crêpes, chez vous, du côté d'Orvo, pourquoi pas,
21:13 je vous salue, à tout de suite.
21:15 Mathieu Devez, il est 20h30.
21:20 "Notre soutien à l'Ukraine ne faiblira pas",
21:25 ce sont les mots prononcés ce soir par Joe Biden,
21:27 depuis le palais royal de Varsovie en Pologne.
21:30 Le président américain a répliqué au discours antioxydant,
21:33 tenu par Vladimir Poutine plus tôt dans la journée.
21:35 Selon le chef du Kremlin, il est impossible de battre la Russie sur le champ de bataille.
21:40 Emmanuel Macron maintient qu'il faut travailler plus longtemps.
21:43 Depuis le marché de Rungis, ce matin, le président a déclaré
21:46 compter sur le bon sens des Français pour financer les retraites.
21:49 Une mise en jambe avant le salon de l'agriculture qui l'attend samedi.
21:53 Enfin, Daniel Vesse reste en détention provisoire en Espagne
21:56 après avoir été accusé de viol.
21:58 Le recours du footballeur brésilien a été rejeté par un tribunal barcelonais
22:02 en raison d'un risque élevé de fuite.
22:04 L'ancien joueur du PSG est accusé par une jeune femme
22:06 de l'avoir violé fin décembre dans les toilettes d'une discothèque de Barcelone.
22:10 "Alcool, drogue et volant, comment on fait ?
22:13 Parce que ça aussi c'est un sujet qui existe fortement.
22:15 Je vous propose de voir le sujet d'Antoine Esteve,
22:17 parce qu'il y a très peu de dépistage, évidemment, pour la drogue.
22:20 Et puis on écoutera Pierre Chasserey qui était avec nous ce matin,
22:22 qui nous explique que ce qui se fait aujourd'hui n'est pas très efficace."
22:27 C'est l'une des priorités actuellement sur les contrôles de gendarmerie.
22:30 La recherche de stupéfiants consommés ou bien transportés.
22:33 Le test salivaire est aussi simple d'utilisation qu'un alcotest classique
22:37 et il détecte toutes les drogues, cocaïne, cannabis et produits de synthèse.
22:41 "Il met le bout là, avec le petit liseré rose.
22:44 Dès qu'il devient blanc, c'est qu'il y a assez de salive dessus.
22:47 En fait c'est surtout pour avoir un maximum de salive, pas trop non plus.
22:50 Et sur le bout de la langue, c'est parce que les protéines responsables
22:53 de la fixation du THC se trouvent surtout sur le bout de la langue.
22:56 Donc ça permet d'avoir vraiment un résultat le plus exact possible."
23:00 Pour les automobilistes, la prise de stupéfiants est considérée
23:03 comme aussi dangereuse que la consommation d'alcool.
23:06 "Il y a des gens, ils sont fous.
23:07 Quand ils fument ou ils tapent de la coque, ils font des accidents de fous,
23:09 ils tuent des gens.
23:10 C'est de la drogue en gros, c'est comme de l'alcool."
23:13 "Moi je fais surtout peur de ceux qui boivent de l'alcool."
23:16 Les gendarmes constatent qu'il n'y a pas de profil type.
23:19 La prise de drogue touche toutes sortes d'automobilistes.
23:22 "Tout le monde est amené à pouvoir consommer des produits stupéfiants.
23:24 C'est tellement facile de s'en procurer maintenant.
23:26 On a aussi bien la classe moyenne qui consomme lors de festivités,
23:30 ce qu'ils appellent E-festivités.
23:31 Et puis on a même des personnes d'un âge assez avancé
23:34 qui ont pu consommer en étant plus jeunes et qui ont poursuivi la consommation."
23:37 En France, la conduite sous l'emprise de drogue est un fléau.
23:40 D'après la Sécurité routière, plus de 700 personnes meurent chaque année
23:43 dans des accidents de la route liés aux stupéfiants.
23:45 C'est plus de 20% de la mortalité sur les routes.
23:48 "Il n'y a pas de contrôle."
23:52 "Oui, mais on peut dire du bien Pascal de Gérald Darmanin.
23:58 Je trouve que son idée de créer, s'il peut le faire, un homicide routier
24:05 uniquement pour les accidents mortels sous l'empire de l'alcool et de la drogue,
24:11 si ça se fait, c'est une très bonne idée."
24:14 "Donc on appelle ça comment ? Homicide routier ? Homicide volontaire ?"
24:18 "Homicide routier, ça donnera enfin gravité pénale spécifique à l'alcool et à la drogue,
24:25 alors qu'à l'heure actuelle, c'est simplement des circonstances aggravantes
24:29 de blessures et d'homicides involontaires."
24:32 "Nous sommes d'accord, Philippe Bigère, que ce serait une adaptation presque cosmétique.
24:36 Les causes de mortalité sur accident de la route, c'est vitesse, alcool, drogue,
24:42 mais ce qui est proposé ne changera pas la nature des peines."
24:45 "On ne sait pas ce qui prévoit la changement."
24:49 "Donc c'est de la communication."
24:50 "Je le pense, donc je le dis."
24:52 "Moi je préférerais qu'on voit l'exécution des peines."
24:56 "C'est le vrai sujet."
24:58 "Et l'application."
24:59 "L'un va face à l'autre, de vouloir..."
25:02 "Ça ne change rien."
25:03 "Si, si, c'est une prise de conscience."
25:05 "Ça change pour les familles, puisque le terme d'involontaire, ça c'est important.
25:09 Mais en termes de peines encourues, ça ne change rien."
25:15 "Mais ça peut changer."
25:16 "Bon, écoutez Pierre Chasseret, qui est 40 millions d'automobilistes
25:21 et qui donnait son avis ce matin."
25:23 "On est moins bon que les autres pays européens.
25:26 On est le 15ème élève européen de la sécurité routière, on décline,
25:29 et pourtant on est l'un des pays qui prend le plus de mesures.
25:32 Nos mesures, elles sont faciles, elles sont à côté de la plaque.
25:34 La France, le modèle de sécurité routière c'est quoi ?
25:37 On a un marteau, une planche, un clou, mais on tape à côté.
25:40 Donc jamais vous enfoncez le clou.
25:42 On se retrouve avec des chiffres qui sont équivalents à 2013.
25:45 On nous a pourtant abaissé la limitation de vitesse de 10 km/h,
25:48 ça devait sauver je ne sais plus combien de vies.
25:50 Au final, ça a sauvé personne.
25:52 On se retrouve avec des mesures qui ne ciblent jamais le délinquant de la route.
25:56 On est environ à 700 morts sur la route, qui implique les stupéfiants au volant."
26:01 "Stupéfiants, pas alcool, stupéfiants."
26:03 "C'est énorme."
26:04 "Sur l'alcoolémie, vous êtes en gros entre 25 et 30%.
26:09 Vous êtes sur additionner les deux addictions, alcoolémie et stupéfiants."
26:14 "50%."
26:15 "Et vous avez, un petit peu moins parce que des fois on combine les deux,
26:18 mais en tout cas vous avez évidemment l'une des premières causes de mortalité sur les routes."
26:23 "Oui, oui, bien sûr. Il faut développer les contrôles.
26:27 Mais oui, on en a je crois 800 000 à peu près.
26:31 Le ministre de l'Intérieur l'a annoncé pour un million.
26:34 C'est d'ailleurs le procureur de la République qui peut prendre des réquisitions
26:38 pour ordonner des contrôles à telle heure, sur telle route.
26:41 Il faut multiplier ces contrôles préventifs, pas attendre l'accident."
26:45 "Et je disais ce matin pour les enfants, on découvre parfois qu'on fume dans les lycées, dans les collèges.
26:50 Peut-être faudra-t-il faire des tests dans les classes ces prochains mois, ces prochaines années."
26:59 "Il faut surtout, bien sûr, lutter contre la drogue,
27:03 mais abandonner cette philosophie très légèrement sulpicienne.
27:09 Pourquoi est-ce qu'on a beaucoup de mal ?
27:11 On a les textes pour réprimer, c'est que derrière,
27:15 il y a une espèce de compréhension molle de ceux qui s'adonnent à la drogue.
27:20 Je ne ressens pas véritablement, dans l'esprit public,
27:24 une volonté d'éradication absolue de la drogue,
27:29 comme si c'était encore quelque chose qui relevait seulement, Paul,
27:33 de la difficulté d'être ce que je ne suis pas."
27:36 "L'éradication absolue est-elle seulement possible, Philippe ?
27:39 Existe-t-il une civilisation appellée dans le monde où personne ne prend de la drogue ?"
27:43 "Non, vous n'y arriverez pas, mais vous pouvez notamment..."
27:45 "Il faut s'assigner cette ambition."
27:46 "Notamment pour les plus jeunes."
27:48 "Oui, en face de moi."
27:49 "Il y a un débat de santé publique pour les plus jeunes,
27:51 quand vous apprenez ce qui se passe en collège et en lycée,
27:54 vous ne pouvez pas laisser toute une génération apprendre du cannabis
27:58 et s'abimer le cerveau comme ça, enfin, ça me paraît une question de bon sens,
28:02 donc il va falloir entrer dans les classes et faire des tests."
28:05 "Mais je pense que la répression et le test n'est pas la seule voie."
28:08 "Et aller repérer les parents."
28:09 "Mais arrêtez avec l'information, ça ne sert à rien,
28:12 et tous les élèves te disent, moi j'en entends les élèves,
28:15 ils ont 15 ans, 16 ans, il y a un type qui arrive et qui dit
28:17 "prendre de la drogue c'est mal".
28:18 "Aller à l'école primaire."
28:19 "Mais ça sert à rien."
28:21 "Pour le dire le plus tôt possible, c'est le rôle des familles aussi."
28:23 "Est-ce que vous connaissez un domaine, Georges,
28:25 où l'information a servi à quelque chose ?"
28:27 "Il y en a un que je n'entends pas,
28:29 il y en a un que je n'entends pas sur ce dossier-là,
28:32 c'est M. Dupont-Moretti, je ne l'entends pas.
28:34 Alors ça je ne sais pas où il est, M. Dupont-Moretti, je ne l'entends pas."
28:37 "Mais comme c'est involontaire, peut-être."
28:39 "Le ministère de la Santé."
28:40 "Sur l'affaire, il ne peut pas s'exprimer."
28:42 "Je ne l'entends pas, je crois qu'il..."
28:43 "Non mais ça c'est une affaire importante, alors évidemment, Gérald Darmanin, vous avez raison,
28:47 lui il fait de la politique."
28:49 "Il essaie de faire quelque chose."
28:50 "Darmanin a dit qu'il était en contact avec le garde des Sceaux
28:53 pour réfléchir à cet homicide routier."
28:55 "C'est rassurant."
28:56 "Ils sont en contact, on est rassurés."
28:58 "Bon, Emmanuel Macron ce matin à Rungis,
29:01 bon quand on veut parler à la France qui se lève tôt, on va à Rungis.
29:04 Bon moi je suis toujours circonspect parce que ça sent un peu le coup de com',
29:08 bien évidemment on se balade dans les travées mais les gens..."
29:12 "Je pensais à la campagne présidentielle, ils vont tous à Rungis."
29:14 "Oui, mais les gens qui sont là manifestement, ils ne sont pas très offensifs,
29:18 on les a prévenus la veille qu'il ne fallait peut-être pas poser des questions qui dérangent,
29:22 au président de la République, peut-être, il n'y a pas d'instant de vérité
29:25 dans ce qu'il s'est vu ce matin, nous sommes d'accord."
29:27 "Vous voulez dire Pascal que ça aurait été un peu téléguidé ?"
29:29 "Je ne dis pas ça, je dis que peut-être qu'au salon de l'agriculture samedi,
29:33 il y aura un échange, ça sera peut-être différent,
29:36 là ce que j'ai vu ce matin, bon, ça ne me paraît pas la réalité de..."
29:41 "Il est en contact du Bloc, avec le PS, avec le PS."
29:43 "Il y a 70% des gens qui sont contre la réforme des retraites,
29:46 et alors ce matin il n'y en a pas eu un, donc personne n'était..."
29:48 "Statistiquement, c'est bizarre."
29:50 "On n'en a même pas parlé."
29:52 "Ceux qui sont contre, se lèvent plus tard."
29:54 "Non mais ce qui est drôle, c'est que ce matin, il n'a même pas été question de la réforme des retraites,
29:58 les gens arrivaient..."
29:59 "Il l'a dit, si."
30:00 "Pascal, on aurait bien tout de même dit quelque chose."
30:02 "Il a peut-être été interpellé là-dessus.
30:04 Voyez, le sujet de Gauthier Legrête, il a parlé du bon sens,
30:08 et alors le bon sens, près de chez vous, qui était un slogan historique,
30:12 mais j'ai retrouvé une archive de Valéry Giscard d'Estaing qui parlait également du bon sens,
30:17 vous verrez après ce sujet..."
30:18 "J'ai le bon choix, Giscard d'Estaing."
30:21 "Et c'est marrant ce que vous dites, parce que..."
30:23 "Le bon choix."
30:24 "Oui, vous savez pourquoi il avait dit le bon choix ?
30:26 C'était à Verdun-sur-le-Doux, c'était avant les élections de 1978, les législatives.
30:33 Il voulait se mettre à rembouiller quand même le président de la République,
30:36 si la gauche passait en 1978.
30:38 Quitte à l'Élysée, il allait à rembouiller.
30:40 Et c'est drôle ce que vous dites, parce que dans l'archive qu'on écoutera tout à l'heure,
30:43 il y a le bon choix, mais également le bon sens.
30:46 Et vous verrez..."
30:47 "Très bas limite, est-ce que vous voulez me dire ça ?"
30:49 "Je sais pas, mais en tout cas, vous verrez, c'est absolument extraordinaire."
30:51 "Vous pourriez nous faire tous les préviens."
30:53 "Oui, il y en a que je ferais moins que d'autres."
30:56 "Ceux qui n'ont pas vu Pascal Praud dans la loge tout à l'heure,
31:00 il imite Sarkozy..."
31:02 "Non, arrêtez, arrêtez de dire des choses pareilles.
31:05 J'amène l'avis.
31:07 Écoutons Gauthier Lebret, s'il vous plaît."
31:10 "Donnez un téléphone, on se donne."
31:13 C'est un retour sur le terrain après des mois d'absence.
31:16 Emmanuel Macron, discret pendant les débats à l'Assemblée sur la réforme des retraites,
31:19 reprend la main.
31:21 Pour le président, sa réforme, c'est du bon sens.
31:24 "Dans l'ensemble, les gens savent que oui, il faut travailler un peu plus longtemps,
31:27 en moyenne tous, parce que sinon on ne pourra pas bien financer nos retraites.
31:31 Je pense que tout le monde a du bon sens dans notre pays.
31:34 Tout le monde sait que c'est simple, on a un système auquel on tient,
31:38 qui est un trésor, qui est, on dit toujours,
31:41 c'est au fond le patrimoine de ceux qui n'en ont pas."
31:44 Arrangissent les travailleurs slavetaux, portent des charges lourdes
31:47 et travaillent dans le froid.
31:49 Alors forcément, ils parlent pénibilité au président.
31:52 "Dites au président que vous avez mal au dos, les métiers pénibles,
31:55 c'est ça que je parle dessus."
31:57 "Vous savez combien de temps vous le faites ?"
31:59 "Ça fait 23 ans, moi, que je fais des métiers."
32:01 "Et là, vous sentez le..."
32:02 "Oui, ça va."
32:03 "Les douleurs, ça va."
32:04 "C'est pour ça qu'après 45 ans, il faut que vous suiviez médical renforcé."
32:07 Emmanuel Macron a interrogé sur les prix des carburants qui s'envolent.
32:10 Il promet, un geste sera fait.
32:12 Façon de mettre la pression sur TotalEnergie,
32:15 qui enregistre des bénéfices records en 2022.
32:17 "Je vous jure, ça prête à rire.
32:20 Donc, il y a quelqu'un qui arrive, qui dit, ça fait 22 ans que je suis crevé,
32:23 que je suis malgré, visite médical renforcé, à partir de 45 ans.
32:27 Il aurait pu lui donner un numéro vert aussi, s'il le voulait.
32:30 Mais c'est évidemment pas ce que tu attends là-dessus.
32:34 Je pense que cette loi, elle a un...
32:36 Effectivement, évidemment qu'il faut sans doute travailler plus pour les cadres et tout ça.
32:40 Mais pour les métiers pénibles, il faut vraiment trouver un...
32:42 "C'est inaudible de demander à des gens qui ont travaillé pendant 25 ans, 30 ans,
32:46 dans des frigos, porter des chargons lourds,
32:48 et de leur dire avec ce petit sourire un peu narquois,
32:51 alors je trouve ça difficile et je trouve que la scène que vous avez projetée
32:54 fait un peu Village Potemkin.
32:56 Pardonnez-moi, je me demande pourquoi est-ce qu'il n'a pas été interpellé sur le fond de la réforme.
33:00 Mais parce que c'est délicat de parler au président de la République,
33:03 c'est délicat de recueillir la parole.
33:06 Il n'a qu'à écouter ses news.
33:08 Il n'a qu'à lire les sondages, il n'a qu'à voir les sondages, il n'a qu'à écouter...
33:13 Les enquêtes d'opinion, le dernier, est-ce que vous jugez,
33:16 dernier enquête d'opinion, hier, est-ce que vous jugez cette réforme juste ?
33:20 22% juste.
33:21 Est-ce que vous la jugez claire ? 20% juste.
33:23 Alors qu'ils ont passé trois semaines à vouloir la rendre juste et claire.
33:27 Alors, il parle du bon sens, parce que le bon sens, alors ça c'est le truc le plus tabou,
33:31 c'est quoi le bon sens ?
33:32 C'est une manière d'exiler les adversaires dans le territoire de l'absurdité.
33:37 C'est ça le bon sens.
33:39 Lorsqu'on parle du bon sens, c'est toujours un peu inquiétant,
33:42 comme si les adversaires ne l'avaient pas.
33:44 Mais c'est quoi le bon sens ?
33:45 Retirez la réforme, c'est le bon sens.
33:48 Pour Emmanuel Macron, c'est clair, c'est du côté du pouvoir.
33:52 C'est Raymond Barre qui parlait du bon sens, surtout.
33:55 Je ne sais pas qui en parle, c'était le Crédit Agricole, surtout quand on parlait de l'agriculture.
33:59 C'est pas loin du cadre de la raison.
34:00 Le bon sens, c'est quoi ?
34:04 Le bon sens, c'est d'acheter une maison en fonction de ses revenus.
34:09 Ça, ça s'appelle le bon sens.
34:10 Ça, c'est le bon sens.
34:11 Le bon sens, c'est de ne pas prendre sa voiture précisément quand tu as bu un verre de trop.
34:17 Le bon sens, c'est la logique.
34:19 Le bon sens, c'est de savoir pourquoi tu es fait.
34:22 Écoutez, Valéry Giscard d'Estaing, je précise, on est en 78.
34:25 En 78, la gauche a failli gagner les élections législatives.
34:29 Parce que c'était vraiment chaud, si je veux dire.
34:32 Et avant l'élection, Giscard avait fait ce fameux discours de Verdin sur le Doubs.
34:39 Il disait "Je pars pour rembouiller si je ne suis pas réélu".
34:42 Et écoutez ça, parce que c'est ça vous...
34:44 "Je pars réélu si la gauche passe".
34:48 Je m'exprimerai avec modération, hors des polémiques et des querelles de personnes.
34:56 Comme responsable, je vais vous parler du bon choix.
35:02 Le bon choix est dicté par le bon sens.
35:10 Il faut regarder la vérité en face et elle vous répond ses quatre vérités.
35:18 Extraordinaire.
35:21 Emmanuel Macron pourrait dire la même chose, c'est la vérité.
35:23 Le bon choix est dicté par le bon sens.
35:26 Il n'a pas porté chance en 80, le bon sens.
35:28 Il avait le sens de la formule.
35:30 Comme quand il répond à Mitterrand, vous n'avez pas le monopole du coeur.
35:33 Il avait le sens.
35:34 C'est quelqu'un qui avait le sens.
35:35 Quand il a dit au revoir, il a eu...
35:37 Il avait le sens de la formule, peut-être un peu moins exagéré.
35:39 Je suis d'accord avec la clarté du propos.
35:40 Passer le passif.
35:41 Je suis d'accord avec vous.
35:43 Il rendait clairs les choses compliquées.
35:45 Oui, je crois que c'est Jacques Servan-Schreiber, il disait qu'il avait une case en plus.
35:51 D'accord, une case en moins, lui il avait une case en plus.
35:53 Bon, alors la comparaison avec Sarkozy, Emmanuel Macron l'a retenue ce matin.
36:03 Je m'assume toutes les comparaisons avec mes prédécesseurs.
36:05 Le président Sarkozy est venu ici quand il faisait campagne.
36:09 Le président Chirac émet la tête de veau.
36:12 Le président Hollande est venu aussi à plusieurs reprises.
36:14 C'est un lieu qui est régulier des présidents.
36:16 Parce que c'est un lieu qui représente en effet à la fois les savoir-faire de notre pays,
36:20 la gastronomie, la tradition et tous les métiers.
36:24 En effet, c'est un de ces lieux où on travaille.
36:27 On se lève tôt, on travaille de nuit dans des conditions parfois difficiles.
36:30 Pour lesquelles il faut avoir beaucoup de reconnaissance.
36:34 Et justement, Nicolas Sarkozy, comme on est ce soir dans du vintage présidentiel,
36:38 on est pendant la campagne là, je crois, où Nicolas Sarkozy était allé en 2007.
36:43 Il était allé, mais il mettait la raison pour laquelle il venait peut-être plus clairement.
36:49 Il mettait au cœur de ça le travail.
36:51 Écoutez, c'était à Rungis également.
36:53 Ce matin, je suis venu à Rungis pour voir la France qui se lève tôt.
36:57 Parce que je pense toujours que le problème de la France, c'est le travail.
37:02 Les Français au boulot, il y aura moins de clodo.
37:05 Pour faire travailler les gens, merci beaucoup.
37:07 Bon, voilà, c'est la France qui travaille et c'était ce que je voulais vous montrer.
37:12 Bon, affaire à suivre et ça va être très important samedi,
37:16 puisque samedi, le président Macron sera au salon de l'agriculteur.
37:19 De l'agriculture, l'année dernière, l'Ukraine n'y était pas allée ou peu allée.
37:25 Il y a deux ans, c'était le Covid, etc.
37:28 Ça va être son premier salon, il va pouvoir déroger longtemps.
37:31 Il a battu le record, je croyais.
37:32 Oui, il avait battu le record, Jacques Chirac.
37:34 Il est attendu par la profession.
37:35 Ça sera moins...
37:36 Oui, problème avec la grande distribution, problème sur les pesticides,
37:39 problème sur les revenus des agriculteurs, ça va être plus chaud.
37:42 Les agriculteurs sont très confrontés à la hausse de l'énergie.
37:47 Entre le pesticide, bien sûr, et puis le pesticide, on leur explique bien sûr
37:50 qu'on ne peut pas faire d'agriculture sans pesticides
37:52 et on culpabilise ceux qui mangent de la viande.
37:54 Donc c'est assez compliqué.
37:55 Ils sont dans un dilemme terrible.
37:57 Je veux bien qu'on mange tous du tofu, mais il faut aider nos agriculteurs.
38:01 Une petite polémique, comme il en existe régulièrement, avec Alain Jakubowicz.
38:08 On l'avait ce matin, parce qu'elle est intéressante, cette polémique,
38:11 parce qu'elle révèle la société.
38:13 Il a fait un tweet.
38:17 Un tweet, tenue d'hiver, d'une députée, on redoute l'été.
38:22 Bon, tenue d'hiver, d'une députée, on redoute l'été.
38:26 Pourquoi a-t-il écrit ça ?
38:29 Parce que cette dame est en basket et en short,
38:33 ce qui peut-être n'est pas la tenue la plus convenable.
38:37 Déferlement sur les réseaux.
38:39 Les attaques sexistes contre la tenue de la députée sont une honte.
38:43 Je ne crois pas que ce soit sexiste.
38:45 Si l'homme avait été en t-shirt et en bermudin,
38:49 il aurait sans doute écrit de la même chose.
38:51 Parce que tenue d'hiver, on attend la tenue d'été.
38:54 Je ne vois pas vraiment où est le sexisme là-dedans.
38:58 Elle mériterait la mise en retrait de celui qui les tient au nom d'une association respectée.
39:01 Raquel Guirarido, supprimer votre tweet sans prendre à une femme politique
39:05 sur la base de sa tenue est une discrimination des plus classiques.
39:07 Celle provoquée par le machisme, ne le voyez-vous pas ?
39:10 Alain Jakubowicz qui a répondu, je ne sais pas s'il a bien fait.
39:13 La façon dont vos amis s'accoutrent et se comportent à l'Assemblée
39:16 est indigne du lieu où vous siégez, des Français que vous êtes censés représenter,
39:19 ne le voyez-vous pas ? Et il a écrit en écriture inclusive.
39:22 Du coup, Raquel Guirarido lui répond.
39:25 La petite moquerie sur l'écriture inclusive, vous signez votre méfait,
39:29 dit-elle. Bon sang, mais c'est moi bien sûr.
39:32 Qui est député ? C'est elle, pas vous.
39:34 On pourrait dire que vous lui devez un peu de respect.
39:36 Non mais Guirarido a perdu le sens commun.
39:39 Mais je déteste les leçons de maintien, etc.
39:42 Mais le plus fou, c'est Lalicra.
39:45 Oui Lalicra, vous avez raison quelque part.
39:48 Mais Lalicra, je ne sais pas si vous avez lu Lalicra.
39:52 Lalicra, lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations,
39:57 elle contamne catégoriquement les attaques misogynes et sexistes
40:01 qui attendent à la dignité de la personne humaine
40:04 autant qu'elle disqualifie leur auteur et avilisse la parole publique.
40:07 Il est ancien président de Lalicra.
40:09 Mais on va tous terminer dans un hôpital psychiatrique.
40:12 Et Pascal, vous avez une ministre qui n'a que ça à faire,
40:15 qui a dénoncé évidemment.
40:17 Il a dénoncé quelqu'un simplement qui est mal habillé à l'Assemblée nationale.
40:23 Il a pris des risques en dénonçant l'apparence fine.
40:28 Jacubowicz, que j'apprécie beaucoup, ne mérite peut-être pas les tombereaux d'opprobre
40:33 qu'il prend sur la figure aujourd'hui,
40:35 mais est-ce qu'on peut dire que son tweet n'était pas inspiré de la meilleure manière ?
40:38 Mais il n'est pas sexiste !
40:40 Tu te moques de quelqu'un qui est mal habillé !
40:44 Twitter est un clowap de bêtises, parfois de méchanceté.
40:48 Mais enfin, d'abord, tu te moques !
40:50 Excuse-moi, la moquerie est quand même légère.
40:53 La bêtise, parfois.
40:54 C'est pas connu de se présenter comme ça.
40:56 Olivier, écoutons-le Alain Jacubowicz !
40:59 Ça ne respecte pas l'institution, cette film.
41:01 Ah, écoutons-le Alain Jacubowicz !
41:03 Il y a différentes manières de faire cette connexion.
41:05 Alain Jacubowicz, écoutons-le s'il vous plaît.
41:08 Je suis abasourdi par cette campagne,
41:11 par l'utilisation politique et politicienne de cela.
41:14 Moi, je n'ai voulu attaquer personne, surtout pas cette femme.
41:17 Je ne sais d'ailleurs pas qui c'était.
41:19 Même la tenue, je n'ai rien à dire.
41:21 Je dis simplement que cette tenue est inappropriée dans ce lieu.
41:24 Pour moi, l'Assemblée nationale, ce n'est pas n'importe où,
41:26 ce n'est pas n'importe quoi et ce n'est pas n'importe comment.
41:29 Et effectivement, j'ai été choqué, j'ai le droit de le dire.
41:31 Je dis que j'ai été choqué par la tenue de cette femme.
41:35 Si c'était un homme, c'était exactement la même chose.
41:38 D'ailleurs, je l'ai exprimé s'agissant d'un autre jeune député
41:41 qui vient en jean et en tee-shirt.
41:43 Je trouve ça indigne du lieu, point.
41:45 Revoyons l'image, parce que d'Alain Jacubowicz.
41:48 S'il vous plaît, on parlait de bon sens tout à l'heure.
41:52 Il y a une question de bon sens.
41:54 Est-ce qu'on vient à l'Assemblée nationale habillé comme ça ?
41:57 Hommes ou femmes ?
41:58 Non, mais il y a des hommes qui sont très mal habillés aussi.
42:01 Hommes ou femmes ?
42:02 Les députés en redoutent l'été.
42:04 Est-ce qu'il n'y a pas la volonté de blesser la personne ?
42:07 Vous pouvez faire la police du vêtement.
42:09 Vous savez, Jacques Lang, quand il est arrivé sans cravate en 1981, rappelez-vous.
42:14 Rappelez-vous.
42:15 Il y a une question de bon goût aussi.
42:17 Le bon goût, c'est Olivier Benkemi.
42:21 Parce qu'il y a les Césars sur Canal vendredi.
42:27 Je lui ai dit "Viens nous parler des Césars".
42:29 Je lui ai dit "Parle-nous de tes souvenirs, de tes rencontres.
42:33 C'est une soirée merveilleuse les Césars".
42:36 On regardait, j'étais sur son ordinateur, les rencontres que vous avez faites.
42:40 C'est formidable.
42:42 Surtout, il fait remonter le temps en me disant "Ça fait combien d'années que tu fais les Césars ?"
42:47 C'est une quinzaine d'années quand même.
42:49 En fait, 2009 exactement.
42:51 Premier souvenir de César 2009.
42:54 Vous voulez voir quelques images ?
42:55 Oui, mais on traîne des petites images de vous.
42:57 J'étais jeune, j'avais pas de poils.
43:00 J'étais glabe.
43:02 Et je mettais une casquette pour que les gars viennent vers moi, pour qu'ils me repèrent.
43:06 En plus, on était sous l'eau.
43:07 T'as Rahim, tout jeune, un prophète, il va remporter deux Césars ce soir-là.
43:11 Ça, c'est un des très très grands films de l'année.
43:13 Je vous rappelle qu'il est président.
43:14 C'est un président d'honneur ce soir-là.
43:16 Il remporte deux Césars et on va changer la règle à cause de lui.
43:19 Frédéric Mitterrand est éminisé à la culture.
43:21 Voilà, avec le ministre de la culture, Isabelle Adjani.
43:24 Isabelle Adjani qui remporte ce soir-là le César de la meilleure actrice pour La journée de la jupe.
43:29 Et puis effectivement, il y a des rencontres.
43:31 Il y a ce homme-là, par exemple, Harrison Ford, qui vient vers moi.
43:35 Ça, c'est le coup de la casquette.
43:36 Vous connaissez le coup de la casquette ?
43:37 Hop, et il vient vers moi.
43:38 Ça, c'est formidable.
43:39 Et ça, ils aimaient bien mes camarades se mettre à côté de moi.
43:43 Donc tous les soirs, vous allez ouvrir votre album comme ça.
43:46 Je sais pas.
43:47 Il y a encore une image qui va suivre, vous allez voir.
43:49 Parce qu'il n'y a pas eu que Harrison Ford.
43:50 Après, j'ai vieilli.
43:52 Ensuite, j'ai changé beaucoup.
43:54 Alors Harrison Ford...
43:55 C'est vrai que là, vous ressemblez à votre père maintenant.
43:57 Est-ce qu'on pourra voir un archive, l'image très tardif de Bernard Blier ?
44:03 Et là, ce qui est formidable, c'est quand ils viennent sur un tapis rouge,
44:07 on met un peu de son, vous allez voir qu'ils répondent en français.
44:09 Mais ça, c'est l'image dont vous parlez, c'est 1989.
44:12 C'est Bernard Blier qui arrive et Michel Serrault qui lui remet.
44:15 Vous en avez reçu des hommages ?
44:18 Vous vous rendez compte des excellences qu'ils font ?
44:20 Quand ils viennent, c'est ça.
44:22 Il y a toujours une vedette américaine.
44:24 Alors, première image.
44:26 Et là, on est en retard.
44:27 On n'a plus le temps.
44:28 C'est dommage.
44:29 Mais si, c'est pour vous derrière.
44:30 Michael Douglas quand même.
44:31 Une image de Michael Douglas.
44:32 Allons-y.
44:33 À qui je pose une question en français, qui répond en français.
44:36 Comment allez-vous ?
44:37 Très bien, merci.
44:38 On est tellement heureux que vous soyez là.
44:40 Ça représente quoi le cinéma français aujourd'hui pour Michael Douglas ?
44:43 Je fais tout mon effort de parler en français, mais c'est difficile quelquefois.
44:48 Vous êtes un grand connaisseur du cinéma français.
44:50 Vous êtes un grand comédien aussi.
44:52 Tourner aujourd'hui est encore un plaisir.
44:55 Être dans un acteur, c'est un grand plaisir ?
45:00 Oui, c'est une merveilleuse carrière.
45:04 On peut être 71 ans et il y a toujours des travaux.
45:08 C'est merveilleux.
45:09 Il a 78 ans aujourd'hui.
45:11 Là, il est magnifique.
45:13 Michael Douglas.
45:14 C'est ça qui est bien.
45:15 Il y a toujours une vedette américaine.
45:17 Gordon Greco, il s'appelait dans Wall Street.
45:19 Est-ce qu'on a appelé notre ami Jérôme ?
45:23 Jérôme Béglé qui est à l'Opéra.
45:26 Il est là, Jérôme ou pas ?
45:28 Je vous ai dit à 20h50 de l'appeler.
45:33 Il est en intracte, Jérôme Béglé, ami.
45:35 Ils sont terribles.
45:38 Ils ne voulaient pas avoir Jérôme Béglé.
45:40 Ce n'est pas grave.
45:41 On avait prévu de l'appeler à 20h50.
45:43 En smoking.
45:44 On l'aurait vu en smoking.
45:47 C'est le genre à s'endormir à l'Opéra.
45:51 Il y va pour parler après, pour le cocktail.
45:57 Sa mère ne l'appelle pas.
45:59 Je pense que c'est bon.
46:02 Vedette américaine.
46:05 Vous avez vu des vedettes américaines ?
46:07 Il y en aura eu cette année.
46:09 David Fincher.
46:11 C'est Mardi Gras.
46:13 On entre carrément.
46:16 40 jours jusqu'à Pâques.
46:19 Je salue tous les chrétiens, tous les catholiques.
46:21 Ce soir, ils vont faire la fête pour la dernière fois.
46:26 Avant 40 jours.
46:28 D'où le Mardi Gras.
46:29 Demain, c'est mercredi décembre.
46:32 Ça vous fait rire.
46:34 Gordon Gréco.
46:36 Gordon Guéco.
46:38 Celui qui me dit ça, il connaît un peu la finance.
46:40 C'est Geoffroy Droude-Bézieux qui nous écoute.
46:43 Je balance.
46:46 Gordon Gréco.
46:50 Je balance.
46:52 Là, il intervient.
46:56 Il a raison.
46:58 On le salue.
47:00 C'était un plaisir d'être avec vous.
47:03 Kylian Salay était avec nous.
47:05 Nicolas Bayet était à la réalisation.
47:07 Philippe était à la vision.
47:09 C'est l'occasion de se souvenir qu'il y a 350 ans,
47:13 Molière disparaissait.
47:15 Il était enterré ce jour.
47:17 Benjamin Nau était là.
47:19 Kylian Salay et Thomas Saint-Jean.
47:21 Toutes les émissions sont à retrouver sur cnews.fr.
47:24 C'était vous.
47:26 C'était moi.
47:28 L'info se poursuit avec Olivier.
47:33 Merci.
47:34 Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Le meilleur du foot en vidéoDécouvre le Corner Football