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  • il y a 3 ans
Un apiculteur explique que la réforme fait perdre de l’attractivité à son métier et plus globalement à tous les paysans en particulier auprès des jeunes générations : Reculer l’âge de la retraite c’est empêcher les jeunes de s’installer et de devenir paysan».

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Transcription
00:00 - Moi je suis Romain Henry, je suis effectivement éleveur d'abeilles, donc apiculteur, et je suis syndicaliste à la Confédération Paysanne.
00:08 - Syndicaliste à la Confédération Paysanne. Et je peux vous demander quel âge vous avez également ? C'est important dans le cadre de la réforme des retraites.
00:15 - J'ai pas bien entendu avec le bruit qu'il y a derrière. - Quel âge avez-vous, monsieur ?
00:22 - Oui, alors moi j'ai 44 ans. - Et vous allez travailler jusqu'à quel âge ?
00:28 - Ben si vous voulez, j'espère le moins tard possible. Si vous voulez le recul de deux ans encore de l'âge légal, pour nous c'est une vraie problématique.
00:41 - Parce qu'on est aujourd'hui dans une disparition des paysans, il n'y a pas de renouvellement des générations, et d'ici dix ans c'est une profession qui est très âgée.
00:50 - Et donc reculer encore l'âge de la retraite, c'est empêcher encore plus de jeunes de s'installer.
00:56 - Donc nous on est aussi sur une problématique, il faut renouveler les générations de paysannes et de paysans, et donc reculer l'âge de la retraite, c'est pas bon du tout pour nous.
01:05 - Dans dix ans, si on fait rien, on va se retrouver à 200 000 paysans et paysannes, on est à 400 000, et nous à la Confédération Paysanne, on revendique beaucoup d'installations pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux liés à l'agriculture.
01:19 - Et nous ce qu'on vit c'est un million de paysans, donc cette réforme-là, ça va pas nous amener vers un renouvellement des générations.
01:24 - Vous pensez que ça va faire fuir en fait, plus qu'autre chose, les jeunes générations ?
01:29 - Bah vous savez c'est déjà un peu le cas, puisque le métier est très difficile, on n'est pas valorisé socialement, c'est beaucoup beaucoup d'heures de travail, des métiers très difficiles, et on atteint péniblement, très très très péniblement un SMIC.
01:46 - Donc c'est pas encore en plus, en nous faisant encore travailler plus tard, que ça va encore plus susciter des vocations, ça c'est sûr.
01:53 [Musique]
01:56 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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