00:00 Le concentré de montagne qu'on évoque chaque année, il est sans doute encore plus fort en 2023
00:04 avec un départ du Massif Central, d'Auvergne, des étapes très vallonnées, très accidentées dès le début
00:09 et puis avec un final en feu d'artifice, trois arrivées au sommet vendredi, samedi, dimanche
00:13 un craie-volant d'abord le vendredi, ensuite un final que je n'aurais imaginé à la Croix de Fer
00:18 l'un des cols les plus rudes de France, l'un des plus beaux, l'un des plus formidables
00:21 avec la fameuse Croix de Fer au sommet du col
00:23 et puis ensuite le dimanche, le dernier jour, le retour de la Trilogie, le retour de la Chartreuse
00:27 qui a tant fait rêver dans le passé avec la montée au-dessus de Grenoble
00:31 grâce à la métropole de Grenoble, à la Bastille, c'est-à-dire pour l'adolescent que j'étais à l'époque
00:35 le souvenir de Bernard Hinault inoubliable, chutant dans la descente du col de Porte
00:39 sortant du Roi-20 grâce à son directeur sportif Cyril Guimard, remontant sur sa selle
00:44 épuisé, s'arrêtant dans la montée de la Bastille, remontant encore sur son valo et gagnant
00:49 pour devenir ensuite vainqueur du Dauphiné et vainqueur cinq fois du Tour de France
00:53 donc ce sont plein de souvenirs, ce sont plein d'émotions qui ne demandent qu'à être à nouveau vécues
00:58 par les champions d'aujourd'hui donc voilà, c'est un très beau parcours
01:01 ce que je sais c'est sûr parce qu'il sera rude comme le Tour de France, très très montagneux
01:05 plus encore qu'à l'ordinaire, c'est qu'on aura un grand vainqueur
01:07 ça semble un petit peu comme on dit toujours mais c'est particulièrement le cas cette année
01:12 un prologue du Tour de France quelque part
01:14 le Dauphiné c'est à la fois une course que chaque champion veut inscrire à son palmarès
01:17 c'est une course de référence, quand on a gagné le Dauphiné, on est un champion
01:21 maintenant oui, il y a des indications sans aucun doute pour le Tour de France à suivre
01:25 on l'a vu encore l'année dernière, Jonas Vingegaard le vainqueur du Tour
01:28 on l'a vu trépigné d'impatience derrière son leader de l'époque, Roglic, dans le Dauphiné
01:33 il a gagné la dernière étape, il a fini deuxième au classement général
01:36 ça préfigurait ce qui allait se passer quelques semaines plus tard sur le Tour
01:39 où il a supplanté son chef de file
01:41 donc ça donne beaucoup d'indications, pas toutes les indications mais énormément d'éléments
01:45 mais c'est d'abord le Clé du Dauphiné, une très grande course créée en 47 par la famille Cazeneuve
01:50 et qui met en valeur les paysages, les terroirs sur des cols et des routes
01:54 souvent très rudes, souvent très raides, mais ça nous va bien
01:59 Qu'est-ce que vous retenez de ce début de saison alors que s'annonce Paris Nice aussi ?
02:02 Ce que je retiens c'est qu'on est parti en ce début 2023, tout début 2023
02:07 sur les bases des dernières années, c'est-à-dire qu'on a des champions qui attaquent de loin
02:11 qui sont capables de remporter des courses, pas forcément les plus importantes
02:16 mais auxquelles ils accordent de l'importance manifestement en partant à 10, 20, 30, 40 kilomètres de l'arrivée
02:22 donc voilà, on sait qu'on a des champions jeunes, voire très jeunes pour la plupart
02:27 qui sont emblématiques, qui ont un punch incroyable et qui peuvent attaquer de loin
02:31 donc le cyclisme que nous aimons tous, amoureux du vélo, quel que soit notre rôle dans l'organisation
02:36 les coureurs, les champions, les clubs, la FED etc. ou les journalistes
02:39 c'est le cyclisme où ça se passe à l'avant
02:42 où la différence se fait grâce à des attaques et non pas parce qu'à l'arrière
02:46 on n'arrive pas à suivre et qu'on est distancés
02:48 donc on est sur un rythme qui nous plaît bien effectivement
02:51 dans la continuité de ces 3, 4 dernières années.
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