00:00 Oublier les menus peints sur les murs des halls d'immeubles désaffectés,
00:04 le trafic de drogue se dématérialise, il subhérisse, diront certains.
00:09 Passant par des messages récryptés comme WhatsApp ou Snapchat,
00:12 les dealers veulent minimiser les risques sans tirer un trait sur leurs bénéfices.
00:16 On constate très clairement que ce phénomène s'accroît. Pourquoi ?
00:21 En fait, tout simplement, il y a plusieurs raisons.
00:23 Entre le pilonnage des points de deal,
00:25 le fait d'une répression un peu plus rapide, notamment par les amendes forfaitaires du consommateur,
00:32 effectivement, le dealer s'adapte.
00:34 Un phénomène que les autorités peinent à endiguer,
00:37 d'autant qu'une grosse partie des transactions s'effectuent via le Darknet,
00:41 un Internet caché garantissant l'anonymat des utilisateurs.
00:45 Le Darknet, c'est la zone de non-droit.
00:48 On se rend bien compte que ça vient de tous les pays étrangers,
00:52 avec une situation un peu compliquée.
00:54 Ça, c'est le Darknet, avec beaucoup de drogues de synthèse.
00:57 Les syndicats de police demandent que les plateformes soient responsabilisées.
01:01 Il y a aussi la question, certainement, de la responsabilité pénale de ces hébergeurs,
01:06 de ces gens, de ces Snapchat, qui ne contrôlent pas, au final, ce qui se passe sur leurs réseaux sociaux.
01:12 Et pour vous dire la vérité, on a quand même l'impression que c'est un océan qu'on essaie de dubiler à la petite cuillère.
01:18 Contrairement à ce que les trafiquants pourraient croire,
01:20 l'utilisation des réseaux sociaux ne leur offre aucunement l'impunité.
01:24 Au contraire, l'incitation à l'usage de stupéfiants par des vidéos, par exemple,
01:29 est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
01:33 [Musique]
01:37 [SILENCE]
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