00:00 C'est clair.
00:01 Wow, wow, wow. La clope électronique qui tombe en live, ça faut le mettre.
00:05 J'arrive de Chine, j'ai besoin de votre aide.
00:07 Rassurez-moi, vous aimez la Chine quand même ?
00:11 J'adore quand tu dis ça, j'adore !
00:15 Ah, tu le dis bien, tu le dis bien.
00:18 C'est toi. Alors dans les souvenirs, il y en a des beaux.
00:26 Ouais, moi c'est...
00:27 Il fallait le redire, raconte-nous.
00:28 C'est... Bah écoutez, c'est la BD tout simplement.
00:32 La seule BD qu'on devait avoir à l'époque, à peu près disponible.
00:35 Il y avait soit Tintin, soit Astérix et Obélix.
00:37 C'est un peu comme les Rolling Stones et les Beatles.
00:39 On avait le choix entre deux groupes.
00:42 T'étais plus quoi ? T'étais Beatles, c'était quoi toi ?
00:45 Ouais, plutôt Rolling Stones.
00:46 Ah ouais ? Ah ouais, donc t'étais Astérix et Obélix.
00:48 Ouais, c'est ça, bah ouais.
00:50 Ah, mais vous savez, dommage qu'on ne soit pas connus dans une autre vie avant des bagnoles,
00:54 parce que franchement, on aurait été super bons.
00:57 Ah putain, on aurait vendu les autoradios en futur, voilà.
01:00 Je vous jure.
01:01 Ouais, bah moi pareil, c'est vrai que c'était un peu soit Tintin, soit Astérix.
01:07 Après, moi je suis rentré, je ne vais pas vous mentir, par les dessins animés.
01:10 Moi je me souviens des Noëls sur la 5, tout ça, de cette chaîne.
01:13 Absolument.
01:14 Qui a disparu.
01:14 Malheureusement, c'est une belle chaîne.
01:16 C'est sûr que ça nous manque.
01:18 C'est clair, tous les jours.
01:19 Et c'est vrai qu'il y avait en rediffusion pour Noël, les Astérix.
01:23 Avec le pote de Pierre Tcharnien et tout ça, c'est ça les vieux ?
01:26 Les vieux, les bonnes années.
01:28 Et il y avait les douze travaux d'Astérix, et il y avait aussi "Truc Cléopâtre".
01:32 J'ai dit "Truc Cléopâtre" parce qu'il me manque une partie de l'intitule.
01:35 Mais il y avait "Cléopâtre", il y avait ce fameux goûteur qui goûtait les gâteaux.
01:38 Exact.
01:38 J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal.
01:40 Ce n'est pas la vraie phrase non plus.
01:41 C'est ce qui me faisait bien, non.
01:42 La voix en tout cas, elle me...
01:43 J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal.
01:45 Je ne suis pas bien, je ne suis pas bien.
01:46 C'est pour ça que j'adore faire des voix de dessin animé, parce qu'en fait c'est ça, c'est qu'en fait ça baigne.
01:50 Et on garde toujours, en tout cas, même si on n'a pas l'image ou le...
01:54 On a la voix.
01:55 On a la voix.
01:56 Daniel la voix.
01:57 Et il en a fait aussi beaucoup des doublages.
01:59 Il en est mort.
02:00 Ouais.
02:01 Alors d'abord, on est déguisé.
02:07 Déjà.
02:08 Et ça, il ne faut jamais oublier que quand on rentre dans la peau d'un dessin animé,
02:11 on s'éclate parce que, évidemment, c'est toujours un peu grotesque.
02:14 Pour des acteurs comme nous, autant vous dire que c'est une vraie cour de récréation,
02:17 parce que dès qu'on a des chevaux, une fourrure, une paire de bottines, un petit costard...
02:21 Toi, ton style, il est fou.
02:22 Toi, ton style, il est dingue.
02:24 Toi, la tojette, parce qu'elle est très courte.
02:26 Non, j'ai un petit pantalon.
02:27 Ah non, ça c'est Vincent.
02:28 Vincent Caire.
02:29 Ah, t'avais le pantalon.
02:30 C'est marrant, dans mon inconscient, toi, t'as une petite tojette.
02:32 Non, j'ai l'air d'avoir une petite tojette dans le regard.
02:35 C'est moi qui ai la robe.
02:37 Mais...
02:38 Mais d'accord, oui.
02:39 Et donc t'avais le futal.
02:40 Non, toi t'avais la perruque et t'es folle.
02:42 Oui, c'est un hommage à Alberto Sordi.
02:45 Exactement.
02:46 On a commencé par Freddie Mercury, mais c'est un hommage à Alberto Sordi.
02:49 Le visage que j'ai, c'est Alberto Sordi dans "El Dentone",
02:52 qui est un vieux film où le mec, il arrive pour faire des jeux...
02:55 Ah oui, la vraie référence, les gars.
02:56 Ah oui, je travaille un peu dans la souplesse.
02:58 Vous travaillez dans la souplesse et dans la ciné.
02:59 Vulgarité, un peu de référence, et voilà.
03:01 C'est là où c'est du cinéma.
03:03 Eh oui.
03:04 Un petit chouï.
03:08 Mais "L'art d'un célibat" est plus brutal.
03:10 Mais là, j'ai en effet un galicien.
03:16 Parce que tous les mots que j'utilise sont des mots galiciens.
03:19 Qui est un patois qui ressemble à du portugais.
03:22 Mais qui n'est pas du portugais.
03:23 Voilà.
03:24 Donc vous voyez quand même le niveau d'acteur, on n'est pas sur la même trempe.
03:26 Ah oui, donc...
03:27 Je peux vous dire tout de suite, il utilise un dialecte ancien.
03:29 Moi, je n'ai utilisé que du galicien, mais le galicien avant, en JC.
03:35 On s'est prédit français basique devant lui.
03:38 On fait de la recherche, on a l'air cons comme ça, mais je peux vous dire qu'on travaille.
03:40 On travaille, on travaille.
03:41 Ah ouais.
03:42 La chance que j'ai eue, c'est que j'ai demandé à Guillaume,
03:44 le personnage était un peu plus classique, je dirais.
03:47 Et je lui ai dit, écoute, voilà, j'aimerais le transformer.
03:49 J'aimerais lui donner un accent galicien.
03:50 Je voulais en faire un personnage un peu comme une mère juive, mais en mère galicienne.
03:54 Et en faire un truc qui sortait un peu pour que le personnage axe plus.
03:59 Non pas sur le désir qu'il a d'être avec, comme c'est le biographe de César,
04:04 d'être tout le temps amoureux de César, parce que ça serait tombé dans un conventionnel un peu pathos.
04:09 Mais d'avoir une espèce de personnage comme ça,
04:11 qui est un peu comme une gardienne d'immeuble, un truc comme ça.
04:15 C'est nerve, s'énerve sur des trucs.
04:18 Et comme j'avais quelques références de gardienne d'immeuble,
04:21 je me suis dit que c'était intéressant d'en faire quelqu'un.
04:23 Non, tu ne salis pas la carpet, il y avait une espèce d'évidence comme ça.
04:28 C'est hilarant.
04:29 J'ai bien terminé.
04:30 C'est magnifique.
04:31 J'ai fait un point à la fin et j'ai mis un truc très positif.
04:33 Mozart.
04:34 Me voir en blond avec des nattes et habillé en jongleur de la place Euclid Chy,
04:44 j'avoue, j'ai eu... c'est un petit choc quand même.
04:47 Tu vois, il est bien.
04:48 Il est bien, surtout que le blond, ce n'est pas une évidence.
04:52 Mais non, c'est assez hilarant.
04:55 Et puis surtout, on va se dire qu'on va passer quatre mois comme ça.
04:57 À un moment donné, tu oublies que tu as des nattes, c'est normal.
05:00 Mais premier impact, il est fort.
05:03 En fait, le problème, c'est qu'on oublie tous les matins qu'il faut mettre le casque.
05:06 C'est le casque qui est le plus compliqué.
05:09 Mais non, moi, le mien, très bien.
05:11 Des petits costards blancs, souples.
05:12 Oui, c'est bien.
05:13 Très lent.
05:14 J'ai juste fait très attention en me disant, il me faudrait une petite zibline parce que je voyais le moment...
05:18 Où tu allais te peler.
05:19 Où j'allais me peler parce que j'ai vu un peu la topographie et j'ai dit à Vincent,
05:22 c'est bien, ça va être drôle, mais je pense qu'à cheval, à un moment, en novembre, tu vas le regretter.
05:27 Et en fait, on nous a fait deux petites pelisses pour Notre-Dame des Courants d'Air.
05:32 C'est très bizarre quand même vos tenues.
05:34 Elles sont bien, elles sont blanches, c'est du lin, c'est souple.
05:36 C'est beaucoup moins...
05:38 J'avais peur que ça soit plus salissant et en fait, non.
05:41 Ça supporte une campagne, ce petit lin travaillé et mouillé.
05:46 Franchement...
05:47 C'est une question, on ne sait pas comment la prendre.
05:54 Moi, en tout cas, le personnage, mine de rien, ce n'est pas un odin qui se déguise en gaulois.
06:00 Alors, le premier effet qui se coule, c'est qu'il veut vendre des produits gaulois,
06:04 donc ils se font passer pour des gaulois.
06:06 Mais je pense qu'il aurait voulu être gaulois.
06:08 En tout cas, il se plaît à être gaulois.
06:10 Je ne sais pas, une espèce de...
06:12 Comme les gars qui visitent Paris, qui disent, j'aimerais bien être français.
06:16 Il y a un peu ce désir.
06:17 T'es venu de Paris, ça a provoqué beaucoup de bérets, de choses comme ça.
06:22 À travers le monde. Moi, j'étais au Japon.
06:24 Et en vrai, Paris, maintenant, c'est Emeline Paris.
06:27 Ah oui, c'est ça.
06:28 Pour eux, pour les gens, c'est Emeline Paris.
06:30 "Ah, Emeline Paris, vous regardez ça, on adore."
06:33 C'est fou.
06:34 Emeline Paris, maintenant, c'est Paris pour les gens.
06:36 Ce qui est bien, c'est que c'est très propre, très aseptisé.
06:38 Et puis quand ils arrivent ici, c'est le choc.
06:40 "Qu'est-ce que c'est que cette merde ?"
06:41 "C'est quoi ce bordel ?"
06:42 "Pourquoi il m'a gazé ?"
06:43 C'est clair.
06:45 Waouh, la clope électronique qui tombe en live.
06:49 Ça, il faut le mettre.
06:51 C'est ne pas se laisser emmerder.
06:53 Gueuler tout le temps.
06:55 Se révolter dès que quelqu'un balance.
06:57 Et se révolter de loin et hurler.
06:59 C'est se détendre.
07:01 C'est ce qu'on fait tous les jours en bagnole.
07:03 Quand on gueule sur les mecs en trottinette
07:05 qui gueulent eux-mêmes sur les piétons.
07:06 Qui gueulent eux-mêmes sur les vélos.
07:08 Et c'est ce qui fait...
07:10 C'est le ville.
07:11 C'est le Pacifique.
07:12 C'est un peu l'inverse d'Emeline Paris.
07:15 Le vivre ensemble.
07:16 J'aime bien quand on a ce truc-là.
07:18 Parce qu'on est seul à ne pas l'avoir.
07:20 Tous les moments, on est tous ensemble.
07:27 Nous, sous la tente.
07:29 On arrive pour manger.
07:30 Et puis moi, je dis que je dois ouvrir à bouffer de la merde.
07:32 C'est le temps qu'on trouve sous la tente de César.
07:35 Vos scènes de groupe, les Romains,
07:39 ça avait l'air d'être exceptionnel à vivre de l'intérieur.
07:42 En fait, tout le monde est sur le kiwi pour essayer de trouver quelque chose à amener.
07:46 Mais sans déranger l'autre.
07:48 C'est ça qui est très touchant.
07:50 Nous, on en a vécu sur le bateau.
07:53 On s'est tapé, j'avoue, des bonnes rigolades sur le bateau.
07:56 Ne me demandez pas pourquoi.
07:58 Mais c'est juste...
07:59 Je ne sais pas, on rigolait.
08:00 On était sur un parking.
08:01 On ne va pas se mentir.
08:02 On n'était pas sur l'eau.
08:03 Ça, c'est quand même la magie du cinéma.
08:05 Donc, on était là, à l'abordage.
08:07 Et là, on est vraiment un bateau qui roule.
08:09 Avec un moteur et tout.
08:11 Et donc, on rigolait beaucoup.
08:14 C'est ça qui est fou.
08:15 Il y a eu beaucoup d'effets spéciaux.
08:17 Le gars qui a fait Avatar, qui a fait Strelitzowitz.
08:20 Je ne vais pas vous mentir.
08:21 C'est faux, évidemment.
08:22 Mais c'est un mec qui est fort.
08:25 Un Anglais.
08:26 Un Anglais.
08:28 Sous-titrage ST' 501
08:30 [Musique]
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