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La CGT reine du pétrole ? | Désintox | ARTE

Désintox - Arte
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Alors que le mouvement social dans le secteur du pétrole, démarré fin septembre, tire à sa fin, la CGT de la raffinerie de TotalEnergies de Gonfreville (Seine-Maritime) a-t-elle obtenu une hausse de salaire supérieure à celle négociée 15 jours plus tôt, au plan national, par la CFDT et la CGC ? C’est qu'ont laissé entendre, mercredi 2 novembre, plusieurs médias régionaux.
« Demandant dès le début du conflit 10 % d’augmentation, la CGT, seul syndicat à ne pas avoir signé l’accord national, a finalement obtenu 7 % de revalorisation salariale et 3 000 euros de prime », écrit ainsi Paris Normandie. Soit 2% de plus que les 5% obtenus mi-octobre par les autres syndicats. Une information reprise ensuite par l’agence France presse : « La grève a été levée lundi suite à un accord entre la direction et le syndicat, a indiqué à l’AFP le secrétaire général de la CGT du site, Alexis Antonioli »,
Sauf que tout est faux. Contactée par Désintox, la direction de l'entreprise nie l’existence d’un accord spécifique à Gonfreville : « TotalEnergies dément fermement tout accord local sur les salaires. Elle rappelle qu’un accord majoritaire a été signé le 14 octobre dernier et sera appliqué ».
La journaliste de Paris-Normandie, de son côté, évoque « une grande confusion » : « Ils ont parlé parfois d’accord, parfois d’une note interne, mais c’est vrai que je n’ai pas eu confirmation de la direction locale. »
Et de fait, « il n’y a pas d’accord » au niveau local, a fini par reconnaître un délégué CGT de Gonfreville, Johann Senay, auprès de Désintox.
Pourquoi une telle intox ? « Ils ont raconté ça pour faire rentrer les grévistes, estime le représentant d'un syndicat concurrent. Car malgré 15 jours supplémentaires de grève après l'accord national de la mi-octobre, ils n'ont rien obtenu de plus ».

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