Depuis quelques semaines LaTeleLibre suit l'« affaire Lamine Dieng », du nom de ce jeune homme de 25 ans décédé lors de son interpellation par les forces de l'ordre le 17 juin dernier.
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Ce jour-là, vers 4 heures du matin, la police est appelée pour un différend entre Lamine Dieng et une femme dans un hôtel du 20e arrondissement de Paris. Arrivés sur place, les policiers ont déclaré avoir « vu un jeune homme dans la rue, en état de démence ». Maîtrisé, Lamine Dieng succombe, selon l'enquête de l'IGS (Police des Polices), d'un malaise cardiaque provoqué par une overdose.
La famille a été prévenue 36 heures après son décès et a pu voir le corps seulement le 19 Juin, soit 58 heures après.
Afin d'avoir accès aux éléments de l'enquête, la famille a déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile, le 22 Juin 2007, auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris.
La famille a rencontré Mme le Vice-Doyen des Juges d'instruction le 29 Juin, qui s'était engagée à ouvrir une information dans les plus brefs délais.
La solidarité a gagné le quartier du 20e arrondissement où habitants et commerçants se sont relayés l'information. Un libraire a même reçu la visite de policiers en civils car il affichait sur sa vitrine un communiqué du comité de soutien « Vérité et Justice pour Lamine Dieng » et une affichette « maison » ou il était inscrit « Ici on meurt dans des fourgons de police ».
Le 6 juillet dernier, le comité de soutien a organisé un rassemblement citoyen pour alerter l'opinion publique mais aussi les medias qui semblent peu enclins à parler de cette affaire. A cette date, un juge d'instruction n'est toujours pas désigné et le corps de Lamine Dieng est toujours à l'Institut Médico-Légal de Paris.
Reportage : Jean-Sebastien Desbordes et Karim Benzidani
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