il y a 11 mois

Soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés : le MoDem et l’UDF...

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Soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés : le MoDem et l’UDF mis...
L’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés continue de coller à la peau du MoDem. Ce dernier, ainsi que l’UDF, parti avalé par le MoDem lors de sa création en 2007, ont été mis en examen en décembre pour « complicité et recel de détournement de fonds publics » a-t-on appris ce jeudi de sources proches du dossier. Contacté, l’avocat des deux partis n’a pas souhaité réagir.L’enquête porte sur l’organisation du travail de personnes embauchées avec les crédits européens en tant qu’assistants parlementaires pour les eurodéputés, mais qui auraient pu occuper un emploi, à temps plein ou partiel, à l’UDF puis au MoDem.Concrètement, selon un rapport rendu en avril 2021 par l’Office anticorruption (Oclciff), chargé des investigations, le parti centriste a mis en place un « système ancien et plus ou moins informel » de détournement des fonds européens pour salarier ses employés.« Pour faire vivre son parti et assurer son fonctionnement à moindre coût, François Bayrou et Marielle de Sarnez (bras droit du président du parti François Bayrou, décédée en janvier 2021) épaulés par les cadres du parti, ont mis au service de l’UDF, puis du MoDem, des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen », y est-il résumé. Le préjudice du Parlement européen est évalué à 1,4 million d’euros.Quinze personnes, dont François Bayrou, l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier et les anciens eurodéputés Sylvie Goulard, Nathalie Griesbeck et Jean-Luc Bennahmias, sont déjà poursuivies dans cette information judiciaire menée depuis 2017 par des juges d’instruction du pôle financier du tribunal judiciaire de Paris.Le parquet de Paris avait ouvert une enquête en mars 2017 après la dénonciation d’une ancienne élue du Front national, Sophie Montel, sur des emplois fictifs de collaborateurs de 19 de ses collègues de tous bords, dont deux du MoDem : Robert Rochefort et Marielle de Sarnez. Le MoDem s’en est toujours défendu en assurant avoir « respecté toutes les règles ».À l’époque, ces révélations avaient cependant fragilisé le parti, principal allié du président Emmanuel Macron, et entraîné la démission de François Bayrou, alors garde des Sceaux, de Marielle de Sarnez la ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard, ministre des Armées, un mois après leur entrée au gouvernement.

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