Le cauchemar obsessionnel d'Hamlet nous rappelle son impuissance à agir et devient la métaphore du théâtre d'aujourd'hui qui nous interdit de jouer. Bâillonnés, nous ânonnons quelques phrases à travers un masque pour ne pas mourrir.
Mais c'est aussi la mort du jeu qui est la conséquence de l'assassinat du personnage que l'on met au pilori. Jouons nous-mêmes et tant pis si Diderot écrit: "jouer soi même, c'est jouer petitement et mesquinement", c'est l'air du temps.
Espérons à l'instar du Phénix que le personnage et le théâtre renaîtront de leurs cendres.
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